12 juillet 2022 2 12 /07 /juillet /2022 17:56

N° 1I | Parfums, Poésie & Genre | Actions en faveur des femmes & personnes LGBT+ [publication numérique uniquement du texte]

 

 

 

 

 

 

 

 

Actualités artistiques choisies

 

 

pour cet été

 

 

​​​​​​

I. Pour assister aux concerts de la superbe artiste Oumou SANGARÉ durant ces été et début d'automne, il vous suffit de consulter les manifestations artistiques citées dans l'affiche officielle présente ci-dessous de sa tournée en France et d'acheter vos billets par l'intermédiaire de son site :

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel des concerts de l'artiste malienne Oumou SANGARÉ, image prise par LPPDM. 

 

 

 

Billetterie & informations complémentaires via le site de l'artiste Oumou SANGARÉ :

 

 

II. Vous pouvez encore voir le merveilleux artiste MIKA cet été dans les manifestations et concerts artistiques suivants :

 

 

En juillet, les

 

  • 13, à La Rochelle aux Francofolies
  • 14, à Valenciennes dans le concert gratuit de la fête nationale
  • 20, à Perpignan au Festival Au Campo
  • 22, à Carcassonne au Festival de Carcassonne
  • 24, à Colmar à la Foire Aux Vins
  • 27, à Julouville au Festival Les Grandes marées

 

 

© Crédit photo : Le visuel officiel du Festival Porto Latino en Corse, image prise par LPPDM. 

 

En août, les

  • 6 en Espagne au Cap Roig Festival, Calella de Palafrugell

  • 8, à Saint-Florent au Festival Porto Latino

  • 26, à Toulon au concert gratuit Toulon Plage

 

 

Ou pendant sa tournée italienne "The Magic Piano" en juillet, septembre et octobre, les

 

  • 30 juillet à Forte Arena, Santa Margherita di Pula en Italie
  • autres dates se trouvent dans l'affiche de la tournée (voir ci-dessous)
​​

© Crédit photo : Le visuel officiel de la tournée en Italie avec toutes les dates sans celle de juillet citée ci-haut, image prise par LPPDM.

© Crédit photo : Le nouveau visuel officiel de la tournée en Italie avec la  date, image prise par LPPDM.

 

 

Et une date supplémentaire en Suisse :

 

Billetterie & précisions supplémentaires via le site de l'artiste MIKA :

 

 

III. Il y a un nouveau site dédié aux archives des femmes dans la musique :

 

"Welcome to the Archiv Frau and Musik (Archive of Women in Music) International research center in Frankfurt/Main, Germany", URL : https://www.archiv-frau-musik.de/en/

 

IV. Le sublime Stromae réalise depuis la sortie de son album "Multiude" une tournée internationale (2022-2023) et voici les dates et lieux de ses concerts à venir :

 

 

© Crédits photos : Les dates officielles de sa tournée mondiale qui a déjà commencé et se poursuit durant 2022-2023, images prises par LPPDM. 

​​​​​​

 

 

Billetterie & autres détails utiles via le site de l'artiste Stromae :

 

V. Les rédactrices ont choisi les festivités qui suivent via Twitter :

 

Chères lectrices, Vos suggestions culturelles de qualité sont prises en compte par la rédaction. MERCI ! 

 

 

 

***

 

Pour citer cet agenda artistique

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Actualités artistiques choisies pour cet été », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 11 | ÉTÉ  2022 « Parfums, Poésie & Genre »mis en ligne le 12 juillet 2022. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/no11/actualitesartistiques2022

 

 

 

Mise en page par David 

 

Attention, cette page est

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Notre sélection a commencé en juin 2022.

Dernière actualisation de la page : 5 septembre 2022

 

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Retour au sommaire du N°11

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 11 Agenda artistique Musique Chansons
19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 17:58

 

REVUE MDV | N°1 Célébration | Ré (Réceptions) 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore

 

 

témoin de son temps

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo : Capture de l'Image présente dans les œuvres complètes de Marceline Desbordes-Valmore de 1931, image réalisée par DS.

​​​​

 

 

 

Honorée par Verlaine qui l’a découverte par la grâce de Rimbaud, vénérée par Baudelaire, saluée par Mallarmé, Aragon et bien d’autres pour l’essence de son écriture poétique, Marceline Desbordes-Valmore n’a pas fini d’enchanter les amoureux des Belles Lettres d’hier et d’aujourd’hui.

 

D’elle on connaît la mère pleurant de douleur la perte de ses trois enfants et noyant son chagrin dans la composition des vers poignants et aussi la femme délaissée qui espère en vain le retour de l’être aimé. Mais on connaît moins bien la femme de cœur qui fut la seule à immortaliser en poésie La Révolte des Canuts à Lyon en 1834.

Elle est bien celle qui a vu « le plomb déchirer et séparer les corps ». Témoin oculaire des atrocités de son temps, elle consigne son témoignage dans ce poème :

 

 

Dans la rue par un jour funèbre de Lyon

 

 

La femme.

Nous N'avons Plus D'argent Pour Enterrer Nos Morts.

Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;

Et les corps étendus, troués par les mitrailles,

Attendent un linceul, une croix, un remords.

 

Le meurtre se fait roi. Le vainqueur siffle et passe.

Où va-t-il ? Au Trésor, toucher le prix du sang.

Il en a bien versé.. mais sa main n'est pas lasse ;

Elle a, sans le combattre, égorgé le passant.

 

Dieu l'a vu. Dieu cueillait comme des fleurs froissées

Les femmes, les enfants qui s'envolaient aux cieux.

Les hommes.. les voilà dans le sang jusqu'aux yeux.

L'air n'a pu balayer tant d'âmes courroucées.

 

Elles ne veulent pas quitter leurs membres morts.

Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;

Et les corps étendus, troués par les mitrailles,

Attendent un linceul, une croix, un remords.

 

Les vivants n'osent plus se hasarder à vivre.

Sentinelle soldée, au milieu du chemin,

La mort est un soldat qui vise et qui délivre

Le témoin révolté qui parlerait demain..

Des femmes.

Prenons nos rubans noirs, pleurons toutes nos larmes ;

On nous a défendu d'emporter nos meurtris :

Ils n'ont fait qu'un monceau de leurs pâles débris :

Dieu ! bénissez-les tous ; ils étaient tous sans armes !

 

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786- 1859).

Lyon, 4 avril 1834, (Œuvres poétiques).

 

 

Pour citer ce témoignage 

 

Maggy de Coster, « Marceline Desbordes-Valmore témoin de son temps », texte inéditMarceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist)« Célébration », n°1, volet 2, mis en ligne le 19 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/mdc-temoindesontemps

 

 

 

 

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Retour au N°1 

15 juin 2021 2 15 /06 /juin /2021 13:26

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poésie des ancêtres 

 

 

 

 

 

 

 

 

Petit blanc

 

 

(chanson créole)

 

 

 

 

 

 

La Bacchante...

 

Poème choisi, transcrit, légèrement modifié

& commenté brièvement

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

 

Crédit photo : "La Belle Créole" label, peinture trouvée sur Wikimedia.

 

 

 

Un petit blanc que j'aime

En ces lieux est venu,

Oui, oui, c'était lui même,

C'était lui, je l'ai vu.

À la pauvre négresse

Il porte le bonheur,

Elle voudrait sans cesse

Le presser sur son cœur.

Petit blanc, mon bon frère,

Ah ! ah ! petit blanc si doux,

Il n'est rien sur la terre,

D'aussi joli que vous.

 

 

Sitôt que l'ombre cesse,

Que le ciel est en feu,

Vous me dite : négresse

Reposez-vous un peu.

Vous, bon, toujours le même,

Jamais ne me battez,

Et quand je vous dis j'aime,

Vous, blanc vous m'écoutez.

Petit blanc, etc.

 

 

Si belle est vôtre bouche,

Vos cheveux sont si doux,

Lorsque ma main les touche

Mon cœur en est jaloux :

Votre regard m'enchante

Comme le plus beau jour,

Et votre voix touchante

Me fait mourir d'amour.

Petit blanc, etc.


 

 

Le poème ci-dessus a été publié dans l'opus La Bacchante : almanach chantant pour la présente année, Paris, chez STAHL, Imprimeur-Libraire, Quai Saint-Michel, n° 15, 1834, pp. 45-46. L'ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica.

Ce "poétexte" journalistique emploie le chant élogieux d'amour pour résister aux abus de l'esclavage et pour contourner les méfaits des excès de l'égoïsme de se croire vainqueur lorsqu'on est vaincu par l'amour.

Ainsi, ce chant témoigne aussitôt non seulement de la division sociale et ethnique (voire raciale) mais aussi éthique entre des êtres qui ne se voient qu'à travers leurs différences morphologiques insignifiantes devenues essentielles...

La chanson peut aussi être une propagande faite par les blancs à leur gloire et censée renforcer leur pouvoir sur les personnes colonisées et réduites à l'esclavage. Une enquête sur l'origine de la genèse de cette chanson et sa circulation parmi la population nous renseignera certainement sur sa portée exacte. Néanmoins, ce chant dont on ignore tout, dit une chose importante : il permet surtout de penser d'ambiguïté et les ambivalences entre le "petit" maître "blanc" ethiquement et la grandeur de la "négresse" dévouée. L'amour philanthropique ou charnel renverse la situation et accorde la grandeur à une femme dominée par un homme qui de ce fait devient vaincu et renvoyé à sa petitesse comme l'explique fort bien le titre "Petit blanc" qui dépasse par sa signification la simplicité d'une expression affective d'affinité et de proximité amoureuse.

 

 

***

 

Pour citer ce chant d'amour 

 

La Bacchante..., « Petit blanc (chanson créole) », poème de La Bacchante : almanach chantant pour la présente année (1834), a été choisi, transcrit & commenté brièvement par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 15 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/b-petitblanc

 

 

 

 

 

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Retour à la Lettre n°16  

17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 17:56

 

Megalesia 2020 | Poésie, musique & art audiovisuel |Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe siècle | Articles & témoignages

 

 

 

 

« Me, Myself » ou

 

du Care lyrique & philosophique

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

© Crédit photo : L'affiche de la chanson "Me, Myself" de Mika en duo avec la star mexicaine Danna Paola. Capture d'écran réalisée par LPPDM via le réseau social Twitter

 


 

Introduction

 

Ce mois réserve plusieurs surprises aux fans de l'artiste-star mexicaine Danna Paola et de l'auteur-compositeur-interprète mika, il suffit de feuilleter leur actualité musicale (sans oublier bien sûr le concert international « I Love Beirut »*) pour s'en rendre compte. La sortie de la chanson « Me, Myself » a été annoncée par le duo artistique le 11 septembre dernier. Ainsi, elle devient la dernière collaboration en date de l'artiste polyglotte Mika. Ce titre bilingue anglais-espagnol lui permet de remettre en relief sa capacité déconcertante à chanter magistralement dans toutes les langues qu'il maîtrise bien.

Cependant, tout porte à croire que ce dieu solaire de la POP du XXIe siècle méconnaît encore l'étendue de ses capacités poétiques, vocales et émotionnelles. En tous les cas, Danna Paola donne à voir dans le court-métrage stylé aux influences chinoises du single une féminité toute puissante contrebalancée toutefois par sa mise sur le même piédestal de la masculinité représentée par Mika.

 

 

I- Narcisse ou le moi non haïssable

 

N'en déplaise à certaines personnes, « Me, Myself » est bel et bien une chanson d'amour et  porte surtout sur l'amour du soi. Si beaucoup d'entre vous ont déjà eu cette réflexion « encore une chanson sur la déception amoureuse », Ou « encore, une chanson narcissique », cela n'empêche pas de constater que vous avez à la fois raison et tort car cette chanson décrit précisément une étape cruciale de la reconstruction du soi qui s'impose après une relation amoureuse compliquée, non réciproque, voire destructrice...

Mais un échec amoureux n'est jamais une période facile à traverser. Il constitue toujours un moment très pénible de la vie d'une personne.

Et plus l'amour et l'engagement sont importants, plus est pesant le chagrin qui accompagne et suit une expérience amoureuse avortée. Des questionnements, doutes, blessures, « sutures » (cf. Danna Paola et Mika, « Me,Myself », septembre 2020) surgissent parmi les flux et reflux de souvenirs et empoisonnent la vie.

 

Dans ces moments-là ne pas se détester, ni se dévaloriser, ni être l'ennemi de soi-même mais plutôt être à l'écoute de ce moi traumatisé, être un Narcisse se contemplant avec tendresse et amour décrypte l'étape nécessaire voire indispensable à traverser pour se reconstruire ou passer à autre chose.

Par ailleurs, le titre « Me, Myself » (que l'on traduit par « Moi, Moi-même ») en dit long sur cette nécessité de faire appel à la figure mythique de Narcisse – personnage détesté et dénigré culturellement à tort – pour ne pas se laisser dévorer par la culpabilité, ni céder à la haine du moi et d'autrui.

Toutefois, invoquer Narcisse, c'est aller à l'encontre de la fameuse expression-injonction pascaline « Le moi est haïssable ». Ce premier pas vers la reconstruction est justement ce dont parle le single « Me, Myself » qui retrace l'acte fondateur de cette réconciliation avec soi.

Comme l'explique la chanson, se pardonner n'est pas seulement un geste guérisseur mais fondamental pour ne pas sombrer et tout perdre.. même la vie...

D'emblée, la douceur des voix mélodiques des artistes accentue le propos et déconstruit l'idée normative selon laquelle les hommes sont insensibles ou presque à un échec sentimental. À tour de rôle, femmes et hommes se retrouvent dans la même situation et souffrent pareillement même si la Charge mentale paraît toujours plus lourde à porter pour les femmes dans nos sociétés contemporaines.

Il ne s'agit donc pas de penser uniquement ses propres échecs et défaites, ni de soigner son amour propre blessé mais de redonner à soi-même le soin qui s'impose en urgence : être dans le Care ou se prodiguer un peu de soin et du respect, tenter aussi de ne pas se punir car cela ne fait qu'aggraver la situation et démultiplier ses tristesse et peines. La chanson met ainsi à plat la situation dramatique pour proposer de se nourrir de tendresse et tolérance à l'égard de ses propres leurres au lieu de se réconforter dans la rancune et l'incrimination  du soi-même et par conséquent de l'autre. Cette invocation au personnage mythique et androgyne Narcisse est foncièrement lyrique puisqu'elle porte sur le souci de soi et sur sa propre subjectivité à travers l'emploi des pronoms personnels du sujet « Me, Myself, I, etc. ». Elle relève également de ce que nous appelons le care lyrique. Ici, Narcisse comme le narcissisme sont un acte de générosité voire d'humanité à l'égard de soi-même, cela sauve littéralement la vie...

 

 

II- Un lyrisme psychologique, philosophique et cosmique

 

Le poème chanté « Me, Myself » laisse transparaître un lyrisme psychologique par l'intermédiaire de

– la bulle individuelle de la subjectivité dans laquelle les artistes évoluent...

– l'invocation de Narcisse qui est un personnage mythique hautement symbolique et qui a donné naissance à des théories diverses, au « Narcissisme » et son cortège de syndromes et symptômes pathologiques parmi lesquels on trouve « le pervers narcissique »...

– l'invocation aux principes cosmiques et philosophiques des Yin et Yang de la culture chinoise dans le court-métrage (ou la vidéo) et l'affiche de la chanson (y compris les couleurs, les vêtements et les mouvements des artistes) et par la présence des archétypes féminins et masculins influencés par les idées de Carl Gustav Jung qui peuplent le court-métrage et les paroles du single.

 

 

III- La puissance du Care lyrique des figures néopaganistes persistantes (Narcisse, les archétypes des féminités et masculinités, le Yin et le Yang)

 

Ces figures néopaganistes du care lyrique citées ci-dessus sont tout à fait originales puisqu'elles dévoilent une nouvelle façon de se représenter soi-même en tant que sujet du Care lyrique.

Les figures mythiques et issues des archétypes dont « Me, myself » use démultiplient la puissance du message du texte. Elles transforment complètement l'idée normative et quasi religieuse que l'on a du narcissisme et de l'amour du soi en opérant un trouble dans la représentation même du Care qui passe d'un acte culturellement féministe, à un acte lyriquement orienté vers le moi. Le single semble aussi contredire la parole messianique sur l'amour du prochain comme soi-même mais cela n'est qu'en apparence parce que le Care lyrique de « Me, Myself » vise finalement la compréhension et l'amour de l'autre puisque l'on ne donne que ce que l'on a.

Ne pas être ni dans les regrets, remords, pleurs, rancunes, mais se soucier de soi, avoir du courage pour traverser ces moments difficiles et pouvoir faire face à ses propres défaites, voilà ce que Mika et Danna Paola nous communiquent à travers leurs voix pleines de générosité et tendresse nécessaires à tout recommencement. Ainsi prendre soin de soi-même, nous autorise à prendre soin de l'autre. 

Ce Care lyrique riche de références mythiques, psychologiques et philosophiques populaires tente de nous réveiller en dénudant petit à petit nos certitudes sur soi, l'autre, ce que c'est être une femme, ce que veut dire être un homme, être narcissique, etc. Tout ce travail de déconstruction des normes est guidé par la richesse des ressources culturelles et par le pouvoir critique des modèles que l'on se donne pour se protéger et s'individualiser tout au long de la vie. Le blanc et le noir ainsi que leurs nuances sont une autre manière de nous rappeler comment voit-on soi-même, le monde et l'autre...

 

À force de symboles, cette chanson romantique ouvre ainsi le champ des possibles à toute personne en proie aux doutes. Le chant à défaut de guérir panse la blessure affective, apaise l'humain en désarroi face à sa nécessité d'aimer et d'être aimé.

 

 

IV- Le Care lyrique est philosophique

 

Oui, ce care lyrique est philosophique pour de nombreuses raisons parmi lesquelles, on cite les suivantes :

– est un message sublimé et quasi mystique que l'on trouve dans presque tous les manuels de philosophie et de bien-être contemporains.

– parce qu'il permet de traverser le désert affectif et en sortir "Le Cœur Holiday" (cf. Mika, août 2020).

– puisqu'il se base sur une tradition philosophique chinoise du Yin et du Yang,


 

Conclusion

 

L'hymne « Me, Myself » au Care lyrique et philosophique accorde aux hommes, femmes et tout autre individu le pouvoir de rebondir et de se reconstruire malgré un vécu douloureux ou après des traumas. La chanson et les artistes qui la portent s'insurgent aussi discrétement contre la guerre des sexes et préfèrent mettre l'accent sur la complexité des relations entre les sexes au lieu de les renvoyer incessamment à leur complémentarité ou de les restreindre à la binarité normative...

 

 

 

* Pour vous procurer un billet pour le concert du 19 septembre 2020 et/ou pour faire un don pour le Liban, veuillez consulter le lien suivant :

 

À lire également : 

 

 

***

 

Pour citer cet article

Dina Sahyouni, « "Me, Myself" ou du Care lyrique et philosophique », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020|I- Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe​​​​​​ siècle, mis en ligne le 17 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/my-myself-mika-Danna-Poala

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Chansons
16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 13:57

Megalesia 2020 | Poésie, musique & art audiovisuel

 

 

 

 

« Reality Scares Me » ou

 

quand la réalité de la Terre

 

et celle de l'amour nous font peur

 

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

 

© Crédit photo : L'affiche de la sortie de la chanson "Reality Scares Me" de MONSIEUR, capture d'écran réalisée par LPPDM via le réseau social Twitter

 

 

 

L'auteur-compositeur-interprète MONSIEUR a annoncé le 3 septembre dernier la sortie d'une nouvelle chanson en anglais intitulée « Reality Scares Me » (que l'on peut traduire par « La réalité me fait peur »). Cette nouveauté RnB et Saoul est marquée de sonoritées de la guitare électronique.

Au premier degré et avant même d'écouter la chanson, on pense tout de suite à tout ce qui se passe sur la planète Terre, dans cette maison que le feu Président de la République Française Jacques Chirac déclarait déjà au début du XXIe siècle en danger imminent puisqu'elle « brûle, et nous regardons ailleurs », oui, « Notre maison brûle » et il y a de quoi avoir peur en lisant, regardant l'actualité et son lot quotidien de désastres...

 

Mais, cette chanson parle-t-elle vraiment de ceci ? ! Intriguée donc par ce titre parlant à plus d'un titre dans un monde dit-on en déroute (voire qui part à volo ou en etc.), j'ai suivi les conseils de mes collègues et ai écouté à plusieurs reprises le single en question. Et quelle fut ma surprise de découvrir que « Reality Scares Me » parle d'une crise amoureuse en laissant entrevoir les crises sanitaire et mondiale que nous traversons et leurs lots de catastrophes d'autres natures...

Sur un fond d'histoire d'amour qui tourne au fiasco, MONSIEUR nous parle de tout ce qui nous désoriente et nous déstabilise en cette année très particulière et dans un contexte mondial ultra crispé. Le single porte en effet sur une thématique récurrente en poésie lyrique et plus particulièrement dans les chansons contemporaines d'après mai 68 (et la liberté sexuelle...). Ainsi, chanter sa rupture amoureuse ou un échec amoureux (voire une déception passionnelle) n'est pas seulement un sujet classique mais il reste toutefois très en vogue puisqu'il concerne tout le monde ou presque... Or, ce thème bien habituel de la chanson s'entiche d'ambiguïtés dispersées ici et là et me renvoie à mes premières intuitions presque archaïques.. la réalité du monde nous fait peur comme celle de l'amour... Et cette peur n'est pas facile à endiguer. Elle est constante et ébranle l'être tout entier.

Hébété, l'artiste s'insurge en rythme saccadé et, en mélodies douces, lentes et romantiques, Monsieur scande son inquiétude et la nôtre...

L'être aimé en Muse est bien présent et c'est bien lui la source du bonheur, de l'attente, de la peur et de l'inspiration poétique. La déesse Gaïa en bien-aimée semble aussi là, une Muse inspirante et inquiétante... Ces représentations de l'être aimé sont assez traditionnelles où l'amertume côtoie la douleur et la douceur... Et Monsieur en joue pour libérer ses émois et états d'âme d'amoureux éperdu et déstabilisé par la conduite de l'être aimé.

En poète néoromantique, soucieux de la planète autant que de lui-même, en poète fragile, esseulé, inconsolable, en proie aux inquiétudes et aux tourments de la passion amoureuse, MONSIEUR vous livre sincèrement une part intime de lui-même et une part aussi de notre triste actualité face non seulement à un échec amoureux mais aussi au "Radeau de la Méduse" dans lequel on attend incessamment, on espère, désespère, et s'entremêle violemment...

Ne sachant que faire, MONSIEUR chante donc nos peines et espoirs presque désespérés... Si vous aimez par exemple la chanson du groupe Scorpion « Still Loving You », vous aimerez aussi « Reality Scares Me » de MONSIEUR.


 

Rappel utile  :

ce single est disponible en libre accès sur

SPOTIFY :

https://open.spotify.com/album/616czriDg84YlawKrhs5x3

APPLE :

https://music.apple.com/fr/album/reality-scares-me-single/1527450341
DEEZER, etc.

 

***

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « "Reality Scares Me" ou quand la réalité de la Terre et celle de l'amour nous font peur  », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020mis en ligne le 16 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-realityscaresme-monsieur

 

 

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