17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 17:56

 

Megalesia 2020 | Poésie, musique & art audiovisuel |Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe siècle | Articles & témoignages

 

 

 

 

« Me, Myself » ou

 

du Care lyrique & philosophique

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

© Crédit photo : L'affiche de la chanson "Me, Myself" de Mika en duo avec la star mexicaine Danna Paola. Capture d'écran réalisée par LPPDM via le réseau social Twitter

 


 

Introduction

 

Ce mois réserve plusieurs surprises aux fans de l'artiste-star mexicaine Danna Paola et de l'auteur-compositeur-interprète mika, il suffit de feuilleter leur actualité musicale (sans oublier bien sûr le concert international « I Love Beirut »*) pour s'en rendre compte. La sortie de la chanson « Me, Myself » a été annoncée par le duo artistique le 11 septembre dernier. Ainsi, elle devient la dernière collaboration en date de l'artiste polyglotte Mika. Ce titre bilingue anglais-espagnol lui permet de remettre en relief sa capacité déconcertante à chanter magistralement dans toutes les langues qu'il maîtrise bien.

Cependant, tout porte à croire que ce dieu solaire de la POP du XXIe siècle méconnaît encore l'étendue de ses capacités poétiques, vocales et émotionnelles. En tous les cas, Danna Paola donne à voir dans le court-métrage stylé aux influences chinoises du single une féminité toute puissante contrebalancée toutefois par sa mise sur le même piédestal de la masculinité représentée par Mika.

 

 

I- Narcisse ou le moi non haïssable

 

N'en déplaise à certaines personnes, « Me, Myself » est bel et bien une chanson d'amour et  porte surtout sur l'amour du soi. Si beaucoup d'entre vous ont déjà eu cette réflexion « encore une chanson sur la déception amoureuse », Ou « encore, une chanson narcissique », cela n'empêche pas de constater que vous avez à la fois raison et tort car cette chanson décrit précisément une étape cruciale de la reconstruction du soi qui s'impose après une relation amoureuse compliquée, non réciproque, voire destructrice...

Mais un échec amoureux n'est jamais une période facile à traverser. Il constitue toujours un moment très pénible de la vie d'une personne.

Et plus l'amour et l'engagement sont importants, plus est pesant le chagrin qui accompagne et suit une expérience amoureuse avortée. Des questionnements, doutes, blessures, « sutures » (cf. Danna Paola et Mika, « Me,Myself », septembre 2020) surgissent parmi les flux et reflux de souvenirs et empoisonnent la vie.

 

Dans ces moments-là ne pas se détester, ni se dévaloriser, ni être l'ennemi de soi-même mais plutôt être à l'écoute de ce moi traumatisé, être un Narcisse se contemplant avec tendresse et amour décrypte l'étape nécessaire voire indispensable à traverser pour se reconstruire ou passer à autre chose.

Par ailleurs, le titre « Me, Myself » (que l'on traduit par « Moi, Moi-même ») en dit long sur cette nécessité de faire appel à la figure mythique de Narcisse – personnage détesté et dénigré culturellement à tort – pour ne pas se laisser dévorer par la culpabilité, ni céder à la haine du moi et d'autrui.

Toutefois, invoquer Narcisse, c'est aller à l'encontre de la fameuse expression-injonction pascaline « Le moi est haïssable ». Ce premier pas vers la reconstruction est justement ce dont parle le single « Me, Myself » qui retrace l'acte fondateur de cette réconciliation avec soi.

Comme l'explique la chanson, se pardonner n'est pas seulement un geste guérisseur mais fondamental pour ne pas sombrer et tout perdre.. même la vie...

D'emblée, la douceur des voix mélodiques des artistes accentue le propos et déconstruit l'idée normative selon laquelle les hommes sont insensibles ou presque à un échec sentimental. À tour de rôle, femmes et hommes se retrouvent dans la même situation et souffrent pareillement même si la Charge mentale paraît toujours plus lourde à porter pour les femmes dans nos sociétés contemporaines.

Il ne s'agit donc pas de penser uniquement ses propres échecs et défaites, ni de soigner son amour propre blessé mais de redonner à soi-même le soin qui s'impose en urgence : être dans le Care ou se prodiguer un peu de soin et du respect, tenter aussi de ne pas se punir car cela ne fait qu'aggraver la situation et démultiplier ses tristesse et peines. La chanson met ainsi à plat la situation dramatique pour proposer de se nourrir de tendresse et tolérance à l'égard de ses propres leurres au lieu de se réconforter dans la rancune et l'incrimination  du soi-même et par conséquent de l'autre. Cette invocation au personnage mythique et androgyne Narcisse est foncièrement lyrique puisqu'elle porte sur le souci de soi et sur sa propre subjectivité à travers l'emploi des pronoms personnels du sujet « Me, Myself, I, etc. ». Elle relève également de ce que nous appelons le care lyrique. Ici, Narcisse comme le narcissisme sont un acte de générosité voire d'humanité à l'égard de soi-même, cela sauve littéralement la vie...

 

 

II- Un lyrisme psychologique, philosophique et cosmique

 

Le poème chanté « Me, Myself » laisse transparaître un lyrisme psychologique par l'intermédiaire de

– la bulle individuelle de la subjectivité dans laquelle les artistes évoluent...

– l'invocation de Narcisse qui est un personnage mythique hautement symbolique et qui a donné naissance à des théories diverses, au « Narcissisme » et son cortège de syndromes et symptômes pathologiques parmi lesquels on trouve « le pervers narcissique »...

– l'invocation aux principes cosmiques et philosophiques des Yin et Yang de la culture chinoise dans le court-métrage (ou la vidéo) et l'affiche de la chanson (y compris les couleurs, les vêtements et les mouvements des artistes) et par la présence des archétypes féminins et masculins influencés par les idées de Carl Gustav Jung qui peuplent le court-métrage et les paroles du single.

 

 

III- La puissance du Care lyrique des figures néopaganistes persistantes (Narcisse, les archétypes des féminités et masculinités, le Yin et le Yang)

 

Ces figures néopaganistes du care lyrique citées ci-dessus sont tout à fait originales puisqu'elles dévoilent une nouvelle façon de se représenter soi-même en tant que sujet du Care lyrique.

Les figures mythiques et issues des archétypes dont « Me, myself » use démultiplient la puissance du message du texte. Elles transforment complètement l'idée normative et quasi religieuse que l'on a du narcissisme et de l'amour du soi en opérant un trouble dans la représentation même du Care qui passe d'un acte culturellement féministe, à un acte lyriquement orienté vers le moi. Le single semble aussi contredire la parole messianique sur l'amour du prochain comme soi-même mais cela n'est qu'en apparence parce que le Care lyrique de « Me, Myself » vise finalement la compréhension et l'amour de l'autre puisque l'on ne donne que ce que l'on a.

Ne pas être ni dans les regrets, remords, pleurs, rancunes, mais se soucier de soi, avoir du courage pour traverser ces moments difficiles et pouvoir faire face à ses propres défaites, voilà ce que Mika et Danna Paola nous communiquent à travers leurs voix pleines de générosité et tendresse nécessaires à tout recommencement. Ainsi prendre soin de soi-même, nous autorise à prendre soin de l'autre. 

Ce Care lyrique riche de références mythiques, psychologiques et philosophiques populaires tente de nous réveiller en dénudant petit à petit nos certitudes sur soi, l'autre, ce que c'est être une femme, ce que veut dire être un homme, être narcissique, etc. Tout ce travail de déconstruction des normes est guidé par la richesse des ressources culturelles et par le pouvoir critique des modèles que l'on se donne pour se protéger et s'individualiser tout au long de la vie. Le blanc et le noir ainsi que leurs nuances sont une autre manière de nous rappeler comment voit-on soi-même, le monde et l'autre...

 

À force de symboles, cette chanson romantique ouvre ainsi le champ des possibles à toute personne en proie aux doutes. Le chant à défaut de guérir panse la blessure affective, apaise l'humain en désarroi face à sa nécessité d'aimer et d'être aimé.

 

 

IV- Le Care lyrique est philosophique

 

Oui, ce care lyrique est philosophique pour de nombreuses raisons parmi lesquelles, on cite les suivantes :

– est un message sublimé et quasi mystique que l'on trouve dans presque tous les manuels de philosophie et de bien-être contemporains.

– parce qu'il permet de traverser le désert affectif et en sortir "Le Cœur Holiday" (cf. Mika, août 2020).

– puisqu'il se base sur une tradition philosophique chinoise du Yin et du Yang,


 

Conclusion

 

L'hymne « Me, Myself » au Care lyrique et philosophique accorde aux hommes, femmes et tout autre individu le pouvoir de rebondir et de se reconstruire malgré un vécu douloureux ou après des traumas. La chanson et les artistes qui la portent s'insurgent aussi discrétement contre la guerre des sexes et préfèrent mettre l'accent sur la complexité des relations entre les sexes au lieu de les renvoyer incessamment à leur complémentarité ou de les restreindre à la binarité normative...

 

 

 

* Pour vous procurer un billet pour le concert du 19 septembre 2020 et/ou pour faire un don pour le Liban, veuillez consulter le lien suivant :

 

À lire également : 

 

 

***

 

Pour citer cet article

Dina Sahyouni, « "Me, Myself" ou du Care lyrique et philosophique », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020|I- Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe​​​​​​ siècle, mis en ligne le 17 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/my-myself-mika-Danna-Poala

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Chansons
16 septembre 2020 3 16 /09 /septembre /2020 13:57

Megalesia 2020 | Poésie, musique & art audiovisuel

 

 

 

 

« Reality Scares Me » ou

 

quand la réalité de la Terre

 

et celle de l'amour nous font peur

 

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

 

© Crédit photo : L'affiche de la sortie de la chanson "Reality Scares Me" de MONSIEUR, capture d'écran réalisée par LPPDM via le réseau social Twitter

 

 

 

L'auteur-compositeur-interprète MONSIEUR a annoncé le 3 septembre dernier la sortie d'une nouvelle chanson en anglais intitulée « Reality Scares Me » (que l'on peut traduire par « La réalité me fait peur »). Cette nouveauté RnB et Saoul est marquée de sonoritées de la guitare électronique.

Au premier degré et avant même d'écouter la chanson, on pense tout de suite à tout ce qui se passe sur la planète Terre, dans cette maison que le feu Président de la République Française Jacques Chirac déclarait déjà au début du XXIe siècle en danger imminent puisqu'elle « brûle, et nous regardons ailleurs », oui, « Notre maison brûle » et il y a de quoi avoir peur en lisant, regardant l'actualité et son lot quotidien de désastres...

 

Mais, cette chanson parle-t-elle vraiment de ceci ? ! Intriguée donc par ce titre parlant à plus d'un titre dans un monde dit-on en déroute (voire qui part à volo ou en etc.), j'ai suivi les conseils de mes collègues et ai écouté à plusieurs reprises le single en question. Et quelle fut ma surprise de découvrir que « Reality Scares Me » parle d'une crise amoureuse en laissant entrevoir les crises sanitaire et mondiale que nous traversons et leurs lots de catastrophes d'autres natures...

Sur un fond d'histoire d'amour qui tourne au fiasco, MONSIEUR nous parle de tout ce qui nous désoriente et nous déstabilise en cette année très particulière et dans un contexte mondial ultra crispé. Le single porte en effet sur une thématique récurrente en poésie lyrique et plus particulièrement dans les chansons contemporaines d'après mai 68 (et la liberté sexuelle...). Ainsi, chanter sa rupture amoureuse ou un échec amoureux (voire une déception passionnelle) n'est pas seulement un sujet classique mais il reste toutefois très en vogue puisqu'il concerne tout le monde ou presque... Or, ce thème bien habituel de la chanson s'entiche d'ambiguïtés dispersées ici et là et me renvoie à mes premières intuitions presque archaïques.. la réalité du monde nous fait peur comme celle de l'amour... Et cette peur n'est pas facile à endiguer. Elle est constante et ébranle l'être tout entier.

Hébété, l'artiste s'insurge en rythme saccadé et, en mélodies douces, lentes et romantiques, Monsieur scande son inquiétude et la nôtre...

L'être aimé en Muse est bien présent et c'est bien lui la source du bonheur, de l'attente, de la peur et de l'inspiration poétique. La déesse Gaïa en bien-aimée semble aussi là, une Muse inspirante et inquiétante... Ces représentations de l'être aimé sont assez traditionnelles où l'amertume côtoie la douleur et la douceur... Et Monsieur en joue pour libérer ses émois et états d'âme d'amoureux éperdu et déstabilisé par la conduite de l'être aimé.

En poète néoromantique, soucieux de la planète autant que de lui-même, en poète fragile, esseulé, inconsolable, en proie aux inquiétudes et aux tourments de la passion amoureuse, MONSIEUR vous livre sincèrement une part intime de lui-même et une part aussi de notre triste actualité face non seulement à un échec amoureux mais aussi au "Radeau de la Méduse" dans lequel on attend incessamment, on espère, désespère, et s'entremêle violemment...

Ne sachant que faire, MONSIEUR chante donc nos peines et espoirs presque désespérés... Si vous aimez par exemple la chanson du groupe Scorpion « Still Loving You », vous aimerez aussi « Reality Scares Me » de MONSIEUR.


 

Rappel utile  :

ce single est disponible en libre accès sur

SPOTIFY :

https://open.spotify.com/album/616czriDg84YlawKrhs5x3

APPLE :

https://music.apple.com/fr/album/reality-scares-me-single/1527450341
DEEZER, etc.

 

***

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « "Reality Scares Me" ou quand la réalité de la Terre et celle de l'amour nous font peur  », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020mis en ligne le 16 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-realityscaresme-monsieur

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Chansons
7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 16:13

Megalesia 2020 | Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe siècle | Articles & témoignages | Critique & réception

 

 

 

« Le Cœur Holiday »

​​​​​​

ou la joie de vivre

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

 

© Crédit photo : Le visuel de la chanson "Le Cœur Holiday" de Mika en duo avec Soprano. Capture réalisée par LPPDM via les réseaux sociaux

 


 

Le 28 août dernier, l'auteur-compositeur-interprète Mika a annoncé la sortie de deux nouvelles chansons en Français « Le Cœur Holiday » et en Italien « Bella D'Estate » (une excellente reprise du titre du chanteur Mango). Elles ont été réalisées pour la première avec l'artiste Soprano, quant à la deuxième, avec l'artiste Michele Bravi. Ce sont ses premières participations avec des chanteurs Français et Italien.

Les deux singles ont le vent en poupe depuis leur sortie et l'on pense qu'ils ouvrent un nouveau volet de la carrière artistique internationale de l'artiste Mika par sa façon de chanter (posée et séductrice) et par la sobriété voulue des titres. Par ailleurs, parmi les dernières photographies postées par l'artiste sur les réseaux sociaux, on découvre qu'il s'habille entièrement en blanc. Au-delà de cette élégance qui ne peut que nous rappeler celle du chanteur Joe Dessin, Mika dégage ainsi vêtu une certaine simplicité sereine, et semble apaisé. Il y gagne en épaisseur et grandeur.

Or, c'est en effet fort juste et louable son engagement pour le Liban meurtri par une crise économique sans précédent et les deux explosions du 4 août 2020. L'artiste se démène tous azimuts pour apporter son aide à Beyrouth, la ville où il est né en 1983 en publiant sa « Lettre d'amour à Beyrouth », en organisant le 19 septembre prochain un concert caritatif virtuel « I Love Beirut » et en mettant en place une collecte de dons au profit de deux organismes humanitaires. Mika explique que « l'argent récolté sera divisé entre deux associations qui font un travail incroyable sur le terrain à Beyrouth, en se concentrant sur la réponse d'urgence et la reconstruction de la ville : la Croix rouge libanaise et Save the Children UK » (à ce propos, voir le lien proposé en fin du texte). Toutes ces initiatives dévoilent une nouvelle facette du chanteur : il est un artiste engagé qui n'hésite pas à prendre des décisions inattendues par la majorité des personnes et d'être là où on l'attend pas. Même si cette actualité mérite de s'y attarder et même si les deux nouvelles chansons citées nous intéressent, nous nous contentons d'esquisser une brève analyse de la chanson française qui est un événement en soi puisqu'elle arrive six ans après le titre "Boum Boum Boum".


 

I- De la poésie lyrique et populaire sur un fond de références mythique, légendaire et philosophique

 

Le single, de Mika en duo avec Soprano, s'intitulant « Le Cœur Holiday » est un éloge lyrique à la joie que procurent Érato et Terpsichore (Muses du chant lyrique et de la danse). Le texte de la chanson insiste d'ailleurs sur le fait de ne pas céder aux sirènes des peines, tristesses et catastrophes qui nous frappent et nous affaiblissent, d'être un moderne Ulysse, véhément et combattant, face aux obstacles rencontrés au gré des jours :

 

Vois ces rivières sous mes yeux

Mes prières à ces dieux

J'ai pas vu d'hiver, d'hiver aussi froid

Jamais l'enfer, d'aussi bas

Allez, bouge ton corps à la gauche et à la droite

Allez, on se tord, on n'est pas des automates

Allez, viens danser,

Danser coûte que coûte, on n'a pas besoin, pas besoin de doutes

Allez, secoue-toi, reste pas là dans ton lit

[...]

Garde le cœur debout, garde le cœur holiday

(cf. Mika, « Le Cœur Holiday », août 2020.)


 

Certains médias consultés dernièrement (Aficia, RFM.fr, BFMTV, Sortir à Paris...) voient dans ce message dit « positif » de garder le cœur insouciant, léger et joyeux « un hymne [… et] un véritable appel à la résilience puisqu'il] sonne particulièrement aux oreilles en ces temps sanitaires incertains » ou « ce nouveau titre est une véritable ode à la vie et sonne particulièrement aux oreilles en raison de la crise sanitaire." mondiale. […] "Un rappel à garder la tête et le cœur brillants", a par ailleurs rappelé l'artiste […] ».

 

En fait, après la sortie de l'album poétique et néopaganiste My Name Is Michael Holbrook, Mika renouvelle son attachement à la mythologie et à la philosophie gréco-latine comme à la mythologie africaine avec la chanson POP danse « Le Cœur Holiday » enregistrée l'été 2019 et qui est assez chargée de références explicites et implicites à l'Antiquité et à la mythologie (par exemple « Mes prières à ces dieux » ou les métaphores implicites aux Muses Érato, Terpsichore, à Éros, Épicure, au Golem (ou zombie, à la zombification) avec le terme « automates », au merveilleux des contes et fables avec le visuel et l'aperçu de la vidéo de la chanson, au paradis et à l'enfer, à Apollon avec le terme "soleil", au kairos, aux dieux, au fatum, etc.) De même, il fait référence au continent africain et à l'univers merveilleux et populaire de Disney avec l'affiche et la vidéo de la chanson qui rappellent des films tels Le roi Lion, Le livre de la jungle, etc.) Ce titre est par ailleurs très mélodieux aux paroles faciles à retenir, rythmées et rimées y compris par des rimes internes (comme par exemple « Et si la vie te rend fou, même sans le soleil /Garde le cœur debout, garde le cœur holiday). Il constitue ainsi un titre relevant de la Pop danse et du néopagnisme. Mika réussit à réunir dans une seule chanson qui a l'air d'être légère et simple (voire même facile...), à joindre à la fois l'utile à l'agréable, la légèreté des fables de la Fontaine dans un style contemporain, populaire et urbain.

Bien sûr, l'on peut lui reprocher le choix assez simple des termes mais c'est justement la correspondance entre la légèreté mélodieuse des mots, leur accessibilité à tout public, la musique pop et la profondeur du message émis par le titre qui nous touche et nous semble bien intéressante. La voix urbaine de Soprano qui exprime des « orages dans [sa] voix » dévoile la profondeur de la chanson et accentue la douceur et la phrasée de la voix de Mika.

Les références philosophiques sont nombreuses, parmi lesquelles, on cite celles de l'Antiquité greco-romaine se basant sur les pensées des Stoïciens, Diogène et épicure, et celles de l'Ancien régime rappelant des idées de Spinoza et des penseurs des Lumières. D'autres influences philosophiques peuvent encore être décelées dans ce titre telles les pensées de Nietzsche, Freud, sans oublier des allusions à des idées contemporaines comme la notion en vogue de la « Résilience », etc.

Enfin, n'oublions pas les clins d'œil culturels aux styles urbains, à des lieux de vie des deux artistes par l'intermédiaire des villes citées « Miami et Marseille ». De même, ce titre de poésie lyrique optimiste renferme bien d'autres clins d'œil culturels aux vies privées des artistes, surtout Mika, qui sont dissimilés un peu partout dans le visuel, la vidéo et le texte de la chanson...

 

 

II- « Le Cœur Holiday » est une philosophie épicurienne de la joie et de la générosité

 

 

Comme on l'a déjà dit dans la section précédente à propos des références philosophiques et spirituelles (par les notions des « prières » et « dieux ») anciennes et modernes. Il est question dans ce titre de défendre une philosophie de vie basée sur l'émerveillement presque enfantin face à la beauté de la vie au lieu de cultiver les marasmes des affects tristes qui nous éloignent de la bonté du cœur amoureux de vivre et joyeux d'exister. On insiste dans cette section sur l'influence de la philosophie épicurienne, à la notion du kairos à réinventer chaque jour malgré tout, à l'aide des muses contemporaines (les artistes, danseurs, danseuses, etc.) qui nous donnent envie de les imiter et qui sont là pour dissiper nos peurs, doutes et angoisses par leurs arts.

La philosophie épicurienne est une pensée accessible et lucide, elle appelle à se contenter quotidiennement de ce qui est indispensable et de se réjouir humblement de la vie. Être dans l'Éros en saisissant le kairos. Chaque jour est une occasion pour « Le Cœur Holiday » d'éprouver la vie en lui et de la célébrer en dansant et en chantant. Vivre ainsi en poète bohème, vagabond et non en Orphée mutilé par la douleur de la perte de sa bien-aimée. Vivre en être dionysiaque est la philosophie de ce titre éloquent à plus d'un titre. 

Le terme anglais « Holiday » exprime bien les délices de se réjouir de cette existance-naissance de chaque jour en dansant ses joies et peines « Côute que coûte » comme Lucrèce, Rimbaud, Annie Cordy et tel Freddie Mercury...

 

« Le Cœur Holiday » est ainsi un concept, une notion synonyme de la joie et la génorosité. Ce single ne constitue donc pas une injonction à être heureux, mais une invitation à jouir de son statut d'Existant-vivant en apprenant à vivre pleinement et généreusement tout en pansant nos nombreuses blessures, souffrances, défaites…

 

La musique, le chant, la danse et la poésie sont une manière de célébrer la vie en nous et hors de nous puisque nous mourrons un jour, c'est cela notre condition, alors faisons la fête.

C'est une sorte de pharmakos (provenant du tetrapharmakos ou tetrapharmacum d'Épicure) du XXIe siècle, une ascèse dionysiaque (ou hédoniste) qui rend le cœur joyeux, et l'être tout entier généreux à l'égard de lui-même et des autres. C'est à défaut de refermer, voire guérir nos tristesses, avoir le cœur gai nous permet d'apaiser ses blessures et celles des autres...

Chantons et dansons alors...


 

 

Rappel utile :

À prendre en compte également la cagnotte créée par le chanteur Mika pour le Liban et spécialement Beyrouth. Ainsi, il organise pour le 19 septembre un concert caritatif direct via les réseaux sociaux en soutien à sa ville natale. Veuillez consulter le lien ci-dessous de ces activités :

 

 

Cet article paraîtra imprimé en novembre 2020 dans la revue féministe et paritaire " IRIS ET MÊTIS", no 3 intitulé "Eau".

​​​​​​

 

***

 

Pour citer cet article 

Dina Sahyouni, « "Le Cœur Holiday" ou la joie de vivre », texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020|I- Le néopaganisme & la sexualité dans la culture populaire du XXIe​​​​​​ siècle, mis en ligne le 7 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-le-coeur-holiday-mika

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Chansons
16 juin 2020 2 16 /06 /juin /2020 09:15

 

Megalesia 2020 | Portrait de la personnalité féministe et/ou LGBTQIA+ de l'année

 

 

 

Portrait de Mika

 

 

 

​​© Crédit photo :  Le superbe visuel créé par Mika pour son cinquième album intitulé " My Name Is Michael Holbrook".

 

 

La personnalité féministe et/ou LGBTQAI de l'année 2019-2020 est l'auteur-interprète Mika. Les résultats du vote sont clairs : Mika a été plébiscité par les personnes qui ont répondu à notre questionnaire (de Twitter) sur l'artiste qui incarne vraiment "la personnalité féministe et/ou LGBT+ de cette année parmi Rokia Traoré, Angèle, Mika et Clara Luciani"1.

 

 

Nous esquissons ici son portrait en quelques lignes :

 

L'artiste Mika est un génie des mots, rythmes, mélodies, voix et formes. Il a par ailleurs des capacités vocales et artistiques époustouflantes selon les nombreuses critiques qui fleurissent sur le web et dans la presse écrite depuis 2007...

 

 

Cosmopolite, ce poète polyglotte et funambule est aussi un voyageur inlassable et un fidèle ami des humains et animaux. Généreux, il aide les personnes réfugiées, LGBTQAI et les enfants malades (et plus particulièrement atteints de tumeurs).

 

Ses chansons dessinent un horizon d'azur comme "We are golden" et "Blue". Des chansons telles "Sanremo" et "Ice cream" donnent à voir sa volonté de défaire les inégalités dont souffrent les personnes LGBT+.

​​​​​

Nous nous réjouissons donc du choix de notre public et félicitons chaleureusement ce poète arc-en-ciel, lumineux et fabuleux !

 

 

Note

 

1. Voir https://twitter.com/LPpdm/status/1269908488802705408?s=19

 

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Pour citer ce billet

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Portrait de Mika », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 16 juin 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/portrait-Mika 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Chansons
2 mai 2020 6 02 /05 /mai /2020 15:00

Megalesia 2020 | Entretiens artistiques, poétiques & féministes 

 

 

Interview avec l'artiste

Monsieur à l'occasion de

la sortie de la chanson

« Encore »

 

 

 

David Simon

Entretien réalisé 

par voie électronique

 

© Crédit photo : "Monsieur", image fournie par le chanteur. 

 

 

J'ai eu la joie de m'entretenir avec l'invité du festival Megalesia 2020, l'auteur-compositeur-interprète MONSIEUR et ai le plaisir aujourd'hui de vous présenter nos échanges :

 

 

 

LPPDM — Bonjour Monsieur, comment se passe-t-il votre confinement ?  

 

Monsieur — Plutôt pas mal, même si les dîners entre amis me manquent beaucoup. Je ne m’ennuie jamais seul, je suis un solitaire et la musique a toujours été une amie fidèle. 

 

LPPDM — Les lectrices et lecteurs de cette revue ne vous connaissent pas assez, qui est Monsieur, quel est son parcours artistique ?

 

Monsieur — Je suis un auteur, compositeur, interprète indépendant qui a sorti 5 albums, un EP et quelques singles, j’écris et chante en Français et en Anglais. 

 

LPPDM — Que pensez-vous de la poésie ? 

 

Monsieur — J’ai toujours beaucoup aimé la poésie, lorsque j’étais adolescent, Serge Gainsbourg m’a donné goût aux poèmes de Rimbaud, Verlaine et Baudelaire.

La poésie m’a toujours accompagnée. Dans une chanson les mots sont les éléments percussifs de la voix.

 

LPPDM — Quels sont vos poètes préférés ? Y a-t-il des femmes parmi eux ?

 

Monsieur — J’ai un faible pour Baudelaire, en ce moment je lis « La machine infernale » de Jean Cocteau, malheureusement, je connais peu de femmes poètes. 

 

LPPDM — Et vos Muses sont-elles toutes femmes ! 

 

Monsieur — Oui, les femmes sont très inspirantes pour moi

 

LPPDM — À propos de votre nouvelle chanson "Encore", elle est accompagnée par un visuel surprenant à la fois érotique, féministe et osé. S'agit-il d'une déclaration d'amour adressée aux femmes ?  

 

Monsieur — Il faut que ça soit surprenant, sinon on s’ennuie, d’ailleurs je trouve le paysage musical français très ennuyeux, où sont passées les fesses de Polnareff, les propos outranciers de Gainsbourg, les envolées lyriques d’Higelin.

Il fallait un visuel qui représente le plus possible la chanson, qui est une déclaration d’amour, sans pour autant exclure l’aspect érotique de la relation. 

Toutes les espèces vivantes de notre planète possèdent des organes génitaux, les plantes, les fleurs, les fruits, quoi de plus naturels, la reproduction est l’aboutissement de la relation amoureuse.

 

LPPDM — La sexualité est omniprésente et très directe dans la musique de ces deux dernières décennies, qu'en pensez-vous ?  

 

Monsieur — Je n’en avais pas conscience, c’est vrai qu’une certaine forme de sexualité est abordée notamment dans le rap américain et surtout dans les clips.

La plupart du temps d’ailleurs l’image de la femme est représentée de manière assez dégradante. J’ai préféré l’évoquer de manière plus sensuelle et artistique avec le visuel d’ « Encore ».

 

LPPDM — Que pourriez-vous encore nous dire à propos du single "Encore"? 

 

Monsieur — La chanteuse Yéshé a accepté de chanter les refrains avec moi, et sa voix apporte une sensualité supplémentaire, j’adorais déjà sa voix dans le bas, je ne pensais pas qu’elle serait aussi à l’aise dans les aigus, j’ai été scotché lors des prises de sons et vraiment content du résultat. C’est une artiste très professionnelle, j’espère que nous allons collaborer à nouveau très prochainement. 

 

LPPDM — Est-ce que c'est difficile d'être artiste au XXIe siècle ? 

 

Monsieur — Oui et non, le marché a totalement changé ces dernières années, ceux qui s’en sortiront le mieux sont ceux qui sauront s’adapter comme toujours. L’enregistrement d’un single ou un d’un album ne peut plus constituer à lui seul une source de revenu suffisante. D’ailleurs, les albums sont devenus une présentation de l’œuvre pour donner envie au public de venir l’écouter sur scène. Et en même temps c’est beaucoup plus facile aujourd’hui d’accéder à un public qu’avant, les majors du disque ne sont plus les seules à pouvoir proposer des artistes et grâce aux réseaux sociaux, nous pouvons proposer un contenu qui peut intéresser les gens, dès lors qu’il sort de l’ordinaire. 

 

LPPDM — Voudriez-vous nous parler un peu de vos projets en cours ?  

 

Monsieur — Le modèle du single mensuel ou bimensuel m’intéresse particulièrement, il permet de proposer un univers diffèrent, à la fois musical et visuel plus fréquemment, je pense que l’album est un format inadapté à l’époque. 

 

LPPDM — Voudriez-vous dire autre chose à nos lectrices et lecteurs par cette question "carte blanche" que vous choisissiez vous-même ?

 

Monsieur — Le single « Encore » est disponible sur toutes les plateformes de streaming, je vous invite à suivre mon actu sur mon site www.monsieurmusic.com ou mon compte instagram @monsieurmusic. Portez-vous bien !

​​​​​

 

Bio bikinibliographie datant de 2019

 

© Crédit photo : "Monsieur", image fournie par le chanteur

 

MONSIEUR : Son nom sonne comme un hommage à une parente éloignée que l'on surnommait Mademoiselle : Coco Chanel. 

Mais l’élégance de ce chanteur multi-instrumentiste, originaire de Montpellier, s’exprime plus dans ses groove haute-couture que dans sa garde-robe. Après 5 années de piano classique, c’est en collectionnant les disques pour jongler sur ses platines et sa table de mixage, dans sa chambre et aux fêtes de famille, que Monsieur découvre la puissance séductrice des refrains pop et de la danse. 

Claque décisive, la créativité virevoltante de Prince pousse l’adolescent dans les bras d’une guitare avec laquelle il compose ses premiers titres. À 17 ans, le jeune Monsieur a déjà de quoi produire un album. Mais il faudra attendre son exil à Paris, où il monte, à 20 ans, suivre des études d’ingénieur du son, pour que ce musicien passionné par le travail en studio, étrenne sa discographie, avec l’album Bientôt chez vous (2005). Suivront Monsieur (2008), 2021 (2012) et Sir (2016). 

Avec à chaque fois, une envie d’embrasser avec classe un bouquet de styles soul, funk, rock 70’s, harmonies sophistiquées de la pop anglaise... portée par un chant majoritairement francophone, en cousin de M, Bertrand Burgalat ou Mathieu Boogaerts

Pour son cinquième opus, DIFFERENT, paru le 3 mai 2019, l’admirateur de Prince, Stevie Wonder, Michael Jackson et Serge Gainsbourg, a choisi d’affûter des riffs, des rythmes et des refrains (surtout anglophones), plus radicalement tournés vers les dancefloors. 

Irrésistible electro-funk aux battements robotiques (Sorry), jazz fusion caréné d’argent (My Dope), pop soul addictive (Youjustneedsomeonelikeme) ou groove fusionnant fêtes caribéenne et new-yorkaise (You and Me), donnent des fourmis dans les jambes. 

Mais, le Français seul en studio, ou accompagné sur scène 

par Emmanuel Demangeon à la batterie et Hugo Parle à la basse sait aussi faire fondre les cœurs dans des ballades agiles (For your love) et émouvantes (Right On). En grand Monsieur

 

 

L'équipe de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES remercie infiniment l'artiste Monsieur pour cette agréable interview et pour sa disponibilité !

À (ré)écouter absolument !

 

***

 

Pour citer cet entretien

David Simon« Interview avec l'artiste Monsieur à l'occasion de la sortie de la chanson « Encore » », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Megalesia 2020, mis en ligne le 2 mai 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/entretien-monsieur

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L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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