1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

 

 

Avant-propos

 

 

 

 

   Comme vous le savez, nous préférons oublier la formule magique : « Il était une fois » pour prononcer celle d'une aïeule bien connue : « On ne naît pas femme, on le devient »  (cf. Simone de Beauvoir, Le deuxième sexe). Le Pan poétique des muses est fidèle à sa parenté intellectuelle féministe sans pour autant nier ses autres racines... 

 

La poésie est encore plus rayonnante cet été 2013 !

 

   Nous voudrions, comme d'habitude, commencer ce numéro par le mot Merci qui exprime notre sentiment à l'égard de celles et de ceux qui contribuent à la revue. Merci d'être là, de tracer avec nous les lisières de l'apport des femmes et du genre à la poésie ! L'équipe de ce périodique vous livre aujourd'hui le fruit de plusieurs mois d'efforts collectifs et de moments joyeux vécus avec vous.

 

    Toute l’équipe de la revue vous souhaite une bonne lecture et remercie Françoise Urban-Menninger qui nous invite dans les pages qui suivent à cultiver ensemble nos jardins poétiques.

 

    Le Pan poétique des muses conserve ses couleurs et son design plébiscités par la majorité absolue des lectrices et lecteurs qui ont répondu à notre sondage. N’hésitez pas à nous faire part de vos suggestions, avis et/ou de nous faire parvenir vos poèmes, articles et autres propositions.

 

  Poétiquement,


Nelly Taza

 


 

Pour citer ce billet

 

Nelly Taza, «  Avant-propos », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin  2013. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-avant-propos-118179566.html/Url. 

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Poème

 

Dans mon jardin  

          

  Sylvie Troxler 

 

 

 

  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/53/Monet_-_Im_Garten_-_1895.jpeg?uselang=fr

Crédit photo : Dans le jardin par Claude Monet (1840–1926)  

 

 


Dans mon jardin

J'ai cueilli le bonheur.


Ses premières fleurs m'ont donné

Leur amour, leur tendresse, leur gaieté.

L'une, un dos courbé, une peau ridée,

Bêchant, suant, jurant comme charretier.

L'autre, un acrobate fou,

Jonglant sur des échelles accrochées au ciel,

Pour remplir son panier de vers et de rimes.

Ici, des femmes en noir, aussi rondes et mûres

Que les fruits qu'elles découpent au-dessus d'un tonneau.

Elles parlent une langue tantôt dure

Comme la terre sous un soleil d'été,

Tantôt douce comme l'herbe

Dans laquelle on se couche.

Là, une soirée sous les branches d'un pommier,

Mit Bier, Brot un Wurst,

À faire et à défaire le monde,

D'où l'on entend au loin des éclats de voix,

Des éclats de rire, des éclats de verre.

 

Dans mon jardin,

J'ai cueilli le bonheur.


Un bouquet bigarré m'a appris à aimer

Les odeurs de la terre, les battements de la pluie,

Les morsures du vent, les brûlures du soleil,

La naissance d'un bourgeon, la magie d'un flocon.

Il m'a fait goûter

Le parfum subtil de la fraise sauvage,

La pulpe juteuse de la « cerise du cœur »,

La chaire croquante de la pomme encore verte.

Il m'a fait découvrir

Le plaisir du corps qui s'enracinerait pour mieux communier,

Qui s'envolerait pour mieux admirer le splendide tableau.

 

Dans mon jardin

J'ai cueilli le bonheur.



J'ai trouvé une fleur pour grandir avec moi.

Nous avons partagé

Les tout premiers pas, les Babala,

Les Steinala, les Osterhasala,

Les heures de rêverie.

Enfin l'envie de dépasser la grille

Pour découvrir le monde, pour essayer la vie.

Et le besoin de revenir,

Comme reviennent les saisons,

Dans mon jardin.



Dans mon jardin,

J'ai cueilli le bonheur.

 

Texte écrit l'automne 1995

       

 

Pour citer ce poème

 

Sylvie Troxler, « Dans mon jardin », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin  2013.  

Url. http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-dans-mon-jardin-118177346.html/Url.

 

Auteur(e)

 

Sylvie Troxler, domiciliée à Strasbourg,  Orthophoniste. Auteure d’une soixantaine de nouvelles et de nombreux poèmes en français et en dialecte. 

Publications : Tony Troxler, Derrière le miroir en 2002, livre hommage à son père, poète, comédien, et auteur de pièces dialectales. À cette occasion, travail de traduction de nombreux poèmes du dialecte vers le français ; Tommy et Louise apprennent l’alsacien en 2003, méthode d’apprentissage de l’alsacien pour enfants. Création des saynètes et des comptines ; Nouvelles et poèmes dans la Revue Alsacienne de littérature entre 2002 et 2013.

Sylvie Troxler a reçu les prix de Conseil régional, d’excellence de la Poésie, d’honneur de la Nouvelle du Centre Culturel Européen d’Abbeville (en 2002) puis le prix de la Région pour l’ensemble de l’œuvre dialectale (en 2009).

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Catalogue de la SIEFEGP

Pour ses archives


Sitaudis au féminin

 

(première partie)

Nelly Taza 

 

 

Comme vous le savez, la SIÉFÉGP a commencé à mettre en place son catalogue digital sur les femmes et le genre, "Sitaudis au féminin" est une série de listes conçue pour le Fonds de la revue numérique Staudis/Pierre Le Pillouër

 

Le répertoire ci-dessous donne un aprerçu de la richesse de la revue Sitaudis et de l'importance du travail journalistique entrepris depuis 2001 par le poète Pierre Le Pillouër pour diffuser la poésie contemporaine. Il est évidemment consacré aux femmes et il représente seulement la première partie de notre enquête, à suivre...

 

 


Liste des femmes poètes (ou poétesses ?), journalistes et éditrices de poésie publiées par Sitaudis (ayant une note biographique) depuis 2001 jusqu'au mai 2013

 

   

  1. Nadine Agostini : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/nadine-agostini.php
  2. Hélène Angel : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/helene-angel.php

  3. Elena Andreyev : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/elena-andreyev.php

  4. Maud B. David : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/maud-b-david.php

  5. Ariane Bart : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/ariane-bart.php

  6. Marie Bélisle : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/marie-belisle.php

  7. Alexandra Bougé : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/alexandra-bouge.php

  8. Oscarine Bosquet : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/oscarine-bosquet.php

  9. Pascale Bouhénic : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/pascale-bouhenic.php

  10. Nicole Caligaris : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/nicole-caligaris.php

  11. Cléa Chopard : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/clea-chopard.php

  12. Geneviève Chovrelat-Péchoux : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/genevieve-chovrelat-pechoux.php

  13. Françoise Clédat : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/francoise-cledat.php

  14. Fabienne Courtade : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/fabienne-courtade.php

  15. Béatrice Cussol : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/beatrice-cussol.php

  16. Chloé Delaume : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/chloe-delaume.php

  17. Carla Demierre : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/carla-demierre.php

  18. Maryline Desbiolles : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/maryline-desbiolles.php

  19. Louise Desbrusses : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/louise-desbrusses.php

  20. Anne-Sophie Demay : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/anne-sophie-demay.php

  21. Louise Desbrusses : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/louise-desbrusses.php

  22. Katrine Dupérou : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/katrine-duperou.php

  23. Sylvie Dupuis : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/sylvie-dupuis.php

  24. Stéphanie Eligert : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/stephanie-eligert.php

  25. Heike Fiedler : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/heike-fiedler.php

  26. Liz Gabriel : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/liz-gabriel.php

  27. Renée Gagnon : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/renee-gagnon.php

  28. Typhaine Garnier : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/typhaine-garnier.php

  29. Françoise Geslin : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/francoise-geslin.php

  30. Liliane Giraudon : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/liliane-giraudon.php

  31. Michelle Grangaud : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/michelle-grangaud.php

  32. Frédérique Guétat-Liviani : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/frederique-guetat-liviani.php

  33. Cécile Guivarch : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/cecile-guivarch.php

  34. Isabelle Baladine Howald : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/isabelle-baladine-howald.php

  35. Emmanuèle Jawad : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/emmanuele-jawad.php

  36. Monique Juteau : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/monique-juteau.php

  37. Virginie Lalucq : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/virginie-lalucq.php

  38. Isabelle Lassignardie : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/isabelle-lassignardie.php

  39. Mylène Lauzon : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/mylene-lauzon.php

  40. Aurélie Loiseleur : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/aurelie-loiseleur.php

  41. Adilia Lopes : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/adilia-lopes.php

  42. Anne Malaprade : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/anne-malaprade.php

  43. Nelly Maurel : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/nelly-maurel.php

  44. Sophie Maurer : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/sophie-maurer.php

  45. Aïcha Liviana Messina : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/aicha-liviana-messina.php

  46. Michèle Métail : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/michele-metail.php

  47. Francine Montplaisir : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/francine-montplaisir.php

  48. Sylvie Nève : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/sylvie-neve.php

  49. Angèle Paoli : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/angele-paoli.php

  50. Anne Parian : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/anne-parian.php

  51. Aude Picard-Wolff : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/aude-picard-wolff.php

  52. Angélique Piéri : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/angelique-pieri.php

  53. Emmanuelle Pireyre : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/emmanuelle-pireyre.php

  54. Véronique Pittolo : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/veronique-pittolo.php

  55. Nathalie Quintane : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/nathalie-quintane.php

  56. Lucie Raulin : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/lucie-raulin.php

  57. Katy Rémy : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/katy-remy.php

  58. Marine Richard : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/marine-richard.php

  59. Cécile Richard : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/cecile-richard.php

  60. Cia Rinne : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/cia-rinne.php

  61. Marie-Luce Ruffieux : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/marie-luce-ruffieux.php

  62. Caroline Sagot : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/caroline-sagot-duvauroux.php

  63. Dina Sahyouni : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/dina-sahyouni.php

  64. Marie-Céline Siffert : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/marie-celine-siffert.php

  65. Gwenaëlle Stubbe : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/gwenaelle-stubbe.php

  66. Julia Sørensen : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/julia-sorensen.php

  67. Ana Tot : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/ana-tot.php

  68. Aminata Traoré : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/aminata-traore.php

  69. Florence Trocmé : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/florence-trocme.php

  70. Véronique Vassiliou : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/veronique-vassiliou.php

  71. Marine Vassort : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/marine-vassort.php

  72. Annie Vautier : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/annie-vautier.php

  73. Fabienne Villani : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/fabienne-villani.php

  74. Dorothée Volut : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/dorothee-volut.php

  75. Catherine Weinzaepflen : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/catherine-weinzaepflen.php

  76. Yaël Weiss : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/yael-weiss.php

 

 

Et Josette Kèchnie : url. http://www.sitaudis.fr/Poetes-contemporains/josette-kechnie.php  Josette Kèchnie est le pseudonyme d'un auteur : source Sitaudis  

 

 

 

Pour citer ce billet


Nelly Taza, « Sitaudis au féminin », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013. 

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-sitaudis-au-feminin-premiere-partie-117999039.html/Url. http://0z.fr/T0Vny

 

Auteur(e)

 

Nelly Taza

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Poème

  

La vérité

 

  Anne-Marie Désert

Poème reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure

 

 

Rivière d'arbres Acrylique 1978

©Crédit photo : Rivière d'arbres Acrylique 1978 par Anne-Marie Désert

    

   

Présentation

 

 

 

Voici un long poème qui commence dans un jardin, le jardin primordial, le jardin des jardins... Publié pour la première fois dans mon recueilQuatre Saisons dans l'Arbre Transparent, il a été repris, légèrement modifié, dans mon romanLa Belle Porte.

 

 

 

 


 

    

« Je voys, et viens aux ventz de la tempeste

De ma pensée incessamment troublée…

Parquoy durant si longue phrenesie,

Ne povant plus, je fais plus que ne puis. »

Maurice Scève (XVIème siècle) Délie (CCCXCIII)

    

 

  

Depuis un temps immémorial

j'aime d'amour la vérité.

C'est elle qui m'a mise au monde

et toujours je pensais lui dire

la vérité, la vérité.

 

C'est toi, je me souviens de toi,

tu es la fleur de ma mémoire.

 

Au commencement du monde,

dans un jardin persan,

tu étais cette source

aux yeux de pierre précieuse,

et moi sur ton épaule

oiseau de paradis.

 

Rivière,

tu portais ma soif et mes fardeaux.

 

 

 

Ou bien peut-être

cet arbre

ocellé des yeux de mille fleurs,

et moi au fond des branchages

j'étais ce petit loir

qui dort parce que le ciel est trop beau.

 

Dans le jardin d'orient,

tu étais mon âme libre et fière,

et ton pelage zébré

d'herbes transparentes

et constellé de signes arborescents

faisait des fleurs qui regardaient le ciel.

 

Et moi, sous les épées des arbres,

j'écoutais ta voix

d'une oreille lointaine et fine

en jouant dans les mares

avec les reflets trompeurs.

 

 

 

Mais la jungle a changé le ciel,

je me réveille : ici

pas un oiseau ne chante

au jardin clos,

car la source est tarie,

les pierres se taisent

et tout est défleuri.

 

Voilà maintenant que je n'entends plus

ta voix ruisselante,

et même l'écho m'en est refusé.

 

 

 

Toi, vérité que j'aime,

dépose au moins pour moi

le son crépitant de ta voix

au fond d'un simple coquillage,

que je l'écoute sans fin

comme on écoute la mer.

 

Laisse encore cette fragile douceur,

le murmure ténu de ta voix,

à mon caprice d'enfant,

avant de me quitter

jusqu'à la fin du monde.

 

Au fond d'un coquillage

rejeté par la mer,

moi je t'entendrais bien,

tu sais.

 

 

 

J'ai demandé au vent si tu m'aimes,

mais il a dit : la vérité

aime le vent plus que tout.

 

J'ai demandé à la pluie si tu m'aimes,

mais elle a dit : la vérité

aime la pluie par-dessus tout.

 

J'ai demandé au feu si tu m'aimes,

il a dit que c'est lui seul

l'amour de la vérité.

 

J'ai demandé à la terre si tu m'aimes,

mais elle ne m'a pas répondu.

 

 

 

Sur quel toit descendras-tu ?

Dans quelle forêt éliras-tu domaine ?

Dans quel jardin bâtiras-tu maison ?

Il y a tout le long du fleuve

des bateliers qui savent tes secrets.

 

Les bêtes m'ont parlé de toi,

et même les pierres quelquefois,

et j'écoute l'herbe chanter

et les arbres se parler,

et je suis seule à ne pas savoir

la vérité.

 

Bien des soirs où je rentrais fatiguée,

j'ai rêvé te trouver chez moi,

lumière et parfum à ma table

et sur les murs de ma maison.

 

Je t'aurais nourrie,

toi et tes petits,

tous les petits que tu m'aurais confiés.

 

 

 

Mais de maison, je n’en ai pas,

et au creux des chemins de terre

tu ne parfumes que le vent

et tu n'éclaires que la pluie.

 

Si tu réponds, c'est un murmure,

tu dis : il faut croire en moi.

Comment croirais-je en toi

si je ne te connais pas,

vérité ?

 

Tu dis : à demain,

mais que sais-tu du jour qui vient ?

sais-tu seulement l'heure de ma mort

et l'heure de ma naissance,

t'en souviens-tu,

vérité ?

 

 

 

Si je connais ton nom,

toi, connais-tu le mien,

sais-tu celui que je viens de trouver

et celui que je vais te donner,

vérité ?

 

Sais-tu où je m'avance,

sais-tu si je te fuis

ou si je vais te trouver,

vérité ?

 

 

 

Mes élans, un à un,

tu les as faussés,

jusqu'à les rendre plus étranges

que des grimaces,

toi, vérité.

 

Plus étrangère à moi-même

qu'à toi,

j'ai vu ton regard sur moi,

vérité,

se poser sans se reposer.

 

Tu as crié à l’imposture :

chacun de mes pas, disais-tu,

chavirait vers le mensonge,

mais c'était vers toi, vérité,

que je tombais.

 

 

 

Et voici, maintenant :

toutes les étoiles des mares,

et toutes les fleurs du ciel,

les précieuses pierres de ton visage

se taisent quand je les regarde.

 

Si peu que je me tourne

vers ton image claire,

ta lumière me saisit

se donnant toute entière,

ta lumière me frappe

en plein visage

et je pleure.

 

 

 

Plus douce que toi-même

ton image, ton image

pourtant me frappe au visage

et me rejette à terre

sans force ni langage,

vérité.

 

Ainsi nous sommes,

oiseaux de mensonge

et de lâcheté,

vérité,

ainsi tu m'as faite et tissée

de tes mains promptes et précieuses,

vérité.

 

 

 

Ta voix tranche,

ta voix brise,

qui suis-je donc

pour te répondre,

mes longues oreilles tremblent

dans le vent.

 

Où sont mes pieds,

où est ma main ?

Là-bas dans les branches des arbres,

parmi les bandes de corbeaux.

Ta voix a tranché

et brisé.

 

Qui suis-je

que tu me convoques en justice,

que ton regard

ne cesse de me suivre ?

Oublies-tu

que je ne suis qu'un souffle :

ta lumière sur moi

et je m'envole.

 

 

 

Peux-tu cesser de me regarder

un instant, que je respire,

oublies-tu que je vais mourir

sans t'avoir connue, vérité ?

 

Et qui te voit, toi qui t'en vas ?

tu brises là et tu t'enfuis.

Qui te connaît ? tu cries, tu cries,

mais ainsi tu ne réponds pas.

 

 

 

Ta robe est verte dans le soir,

dans le soleil ta robe est noire,

ta robe est rouge sur la mer

et violette au profond de la terre.

 

Qu'un seul s'approche, tu disparais,

le fil de ta voix se dissout,

mais ta beauté navre un par un

tous ceux qui marchent vers la mer.

 

Regarde-moi sans colère.

Je me lève : tu ne me reconnais plus,

tu fuis, plus frêle que le vent ;

ne sais-tu donc rien de ta force ?

 

Et mon reflet, pourtant,

est à ta ressemblance,

infidèle mais complète image

de ton visage,

vérité.

 

 

 

Des hauteurs l'écho me renvoie

mon cri finement taillé dans les lointains.

 

Les oiseaux chantent dans les arbres

mais le vent ne s’est pas levé,

les nuages s'en vont vers le nord

mais rien ne bouge encore.

 

Aux portes de la mer

est dressée ta maison.

Quand la mer monte

le vent se lève.

 

La mer est en haut du talus

et va tomber dans ton jardin.

Les oiseaux s'envolent des arbres

et les allées se mettent à briller.

 

Sous le ciel vert de la forêt

les murs de ta maison fleurissent.

Dans la forêt d'où les miens sont venus,

à mon tour je suis revenue.

 

 

 

En haute mer flotte une herbe nouvelle

de douce odeur et de saveur amère

qui peut guérir, dit-on,

le vieux mal qui me point,

et je m'en vais pêcher

ses écheveaux précieux

en haute mer, où volent les oiseaux.

 

Et que le feu Saint-Elme

prenne mes ailes folles

pour les guider bientôt

vers les sources du ciel.

 

 

 

La mer est une page blanche

d'heure en heure plus transparente

où je fais le portrait de la mort

avec cette encre noire

que tu me donnes à boire.

 

La mer est un miroir de glace

d'heure en heure plus dur et plus roide

où l'on suit pas à pas mes traces

aux lueurs de l'aurore boréale.

 

La mer est ton image

aux arêtes tranchantes,

miroir fragile et blanc

où je passe ma rage

à coups de pierres plates.

 

C'est ton image qui me glace

et me saisit si brusquement

qu'elle se brise et qu'elle me brise

en millions d'éclats tranchants.

 

 

 

De grands oiseaux

nous apportent l’hiver,

de grands oiseaux de colère,

de grands oiseaux aux ailes bistres

qui nous apportent un hiver de vent pur

où pleuvent doucement

la blancheur et les larmes.

 

Te voilà,

toi qui laisses

l'arc-en-ciel des jours

enluminer nos habits de semaine,

toi qui jettes

sur nos vêtements de fête

un manteau de blancheur,

toi, vérité.

 

 

 

Mais oui, laisse-moi

dans le noir

et ne dis rien.

Je n'ai pas même un mot d'amour

pour te parler.

Les épines des larmes

me couronnent.

 

Je te regarde

et je ne te vois pas,

vérité.

 

Si je regarde,

Je ne vois

qu'une poupée de porcelaine,

une orpheline aux grands yeux clairs,

toi, vérité ?

Est-ce toi, ces yeux de faïence,

cette bouche close, est-ce toi,

vérité ?

 

 

 

Qu'il me reste en partage,

au bout du compte,

de croire que tu es là,

si près, si loin,

et au sommet des arbres

la frange de ta robe,

sans que j'en sache goutte.

Car tu déchires la douceur du monde

pour une plus grande douceur encore

et tu préfères à toute musique

les silences des marées montantes.

 

Ton visage

est si grand

qu'il passe

ma mémoire.

 


 

Pour citer ce poème


Anne-Marie Désert,  « La vérité » (poème reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure), poème présenté et illustré par A-M. Désert, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013. 

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-la-verite-117991343.html/Url.

 

Auteur(e)


Anne-Marie Désert, professeur certifié de lettres, née à Paris en octobre 1949, je suis d'une famille de chercheurs. En 1971, une rencontre m'a délivrée de ce destin tout tracé : Patricia Bourke, peintre (1912-2011). Je peignais, et rêvais d'être artiste-peintre, mais l'écriture était depuis toujours mon activité vitale. Après un bref passage dans les métiers de la librairie, je me suis mise alors à enseigner la littérature. Quand on doit en plus assumer une famille, il ne reste plus de temps pour grand'chose... Les enfants grandis, je me suis remise plus assidûment à l'écriture...

Publications : cinq oeuvres, deux recueils de poèmes en autoédition (l'un en 1974 réédité en 1983 : L'arbre transparent, l'autre en 2010 : Quatre Saisons dans l'Arbre Transparent), deux romans (La Belle Porte en 2012 en autoédition chez Atramenta, Les sept jours de l'Arc-en-ciel, qui est un extrait de La Belle Porte,en autoédition en 2010) puis en autoédition chez Atramenta Les Misérables Résumé et morceaux choisis.

Commentaire : J'ai fait de belles rencontres sur Atramenta : Eugénie Steyert, Hervé Léonard Marie, Fialyne Olivès, Agnès Chêne, Jodelle et Bruno Krol, Hélène Ourgant et Michele Angelo Murgia, par exemple. J'espère en faire par le biais de la revue Le Pan poétique des muses (LPpdm).

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

 

Appel à contribution

 

 

Contribuer au n°4

 

 

 

Date limite : 20 novembre 2013


 

Contribuer au dossier majeur  


La figure de Philomèle

 

  http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/ad/Gardner-Philomena_and_Procne.jpg

Crédit photo : Philomèle et Procné par Elizabeth Jane Gardner (1837–1922) 
 

 

 

Argumentaire

 

 


 

 

Tant de Philomèles en ce monde...


Dans le texte des Métamorphoses d’Ovide, Philomèle, la Princesse athénienne, d’une beauté sublime, est violée par son beau-frère, qui lui coupe la langue pour qu’elle cesse de réclamer vengeance. Elle révèle le crime à Procné, sa sœur en tissant une tapisserie. Les deux sœurs se vengent en faisant manger au violeur la chair de son propre fils. Les trois protagonistes sont transformés en oiseaux. 

Figure complexe, qui représente la femme victime-meurtrière, prisonnière de ses malheurs, Philomèle illustre le thème primitif de la vengeance, la violence qui engendre la violence. Et la vengeance des sœurs exprime pleinement cela. Le châtiment est d'une violence inouïe non seulement à l'égard de l'oppresseur mais aussi envers l'enfant (être subalterne), créature innocente, incapable de se défendre. Cependant, l'essentiel est ailleurs... 

L’appropriation féministe de la figure des tisseuses prend en compte l’identité sexuelle de la « voix » de la poétesse, et interprète — ce qui est indispensable de nos jours —, l’histoire de l’oppression des femmes dans les sociétés patriarcales. Philomèle, et Arachnê, montrent que le contre point direct de la violence subie par les femmes est leur « voix ». Philomèle devient pour la critique féministe américaine la figure emblématique de la poétesse, dont la voix, qui représente la nudité dans la tradition hébraïque, est censurée. C’est par une expression non verbale qu’elle se libère de la violence de l’oppresseur. Procné déchiffre, comprend et traduit la voix de sa sœur. Elle est l’allégorie de la critique féministe. 

Lisons Anne Tomiche  qui précise que « Le "nous" à qui Philomèle "parle" est la communauté des femmes, à la fois victimes de la violence masculine, condamnées au silence, et sources d’inspiration pour les poètes masculins. En même temps, elles protestent et cherchent à résister. Dans la même veine que Patricia Joplin, Jane Marcus et Elissa Marder font de Philomèle la figure de la femme violentée et réduite au silence dans une société patriarcale : Philomèle, écrit Jane Marcus, est "an appropriate metaphor for the silencing of the female, for rape and male violence against women" ("Philomèle est une métaphore appropriée de la réduction au silence de la femme, du viol et de la violence masculine contre les femmes") »* 

Philomèle devient l’incarnation de la poétesse. Elle n’est pas sans évoquer le poète maudit rejeté de la cité par Platon. Le thème central de ce mythe est la violence spécifique envers les femmes qui est à l'origine de leur création verbale. Nous vous proposons donc d'envisager des textes relevant des deux séquences suivantes :

  • le tissage, dire autrement le vécu du corps, la douleur, la violence, la maladie, etc.
  • la poésie maudite, ou l’errance poétique, le poète prisonnier de sa douleur, de son passé et de ses obsessions...

Et par extension, tout texte sur le système qui dévalorise la création féminine est également susceptible de s’inscrire dans ce numéro. 

 

 

 

*Voir l'article d'Anne Tomiche, « Philomèle dans le discours de la critique littéraire contemporaine », dans Véronique Gély, Jean-Louis Haquette et Anne Tomiche (dir.), Philomèle : figures du rossignol dans la tradition littéraire et artistique, actes du colloque international tenu à l'Université de Reims les 25 et 26 novembre 2004 ; Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, Maison de la recherche, Coll. Littératures, 326 p., 2006, p. 
314


Bibliographie sélective 


Fabrizio Ara, Les Saturniens : morceaux d'anthologie moroses de la poésie maudite française, [S.l.] : Jannas, impr. 2011 ; Maurice Monda, François Montel, Bibliographie des poètes maudits, Paris, L. Giraud Badin, 1927 ; Ovide, Métamorphoses ; Anne Tomiche et Pierre Zoberman (dir.), Littérature et identités sexuelles, Paris, SFLGC, coll. Poétiques comparatistes, DL 2007, 191 p. ; Anne Tomiche, Métamorphoses du lyrisme : Philomèle, le rossignol et la modernité occidentale, Paris, Classiques Garnier, coll. Perspectives comparatistes, 2010 ; Véronique Gély, Jean-Louis Haquette et Anne Tomiche (dir.), Philomèle : figures du rossignol dans la tradition littéraire et artistique, actes du colloque international tenu à l'Université de Reims les 25 et 26 novembre 2004 ; Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, Maison de la recherche, Coll. Littératures, 326 p., 2006 ; Paul Verlaine, Les poètes maudits : Tristan Corbière, Arthur Rimbaud, Stéphane Mallarmé, Marceline Desbordes-Valmore, Villiers de l'Isle-Adam, Pauvre Lélian (Nouvelle édition, ornée de six portraits par Luque), Paris, L. Vanier, 1888, 103 p. , url. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72580r

 

 

 

 

Contribuer au dossier mineur de la revue

 

 

 

 Muses & Poètes

Poésie, Femmes & Genre

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/4/48/The_Muse_of_Poesie_by_Konstantin_Makovsky.jpg

Crédit photo :  La Muse de Poésie (1886)  

par Konstantin Yegorovich Makovsky (1839–1915)

 

 



Depuis l'émergence du champ de recherche de la poésie des femmes à la fin du XXe siècle, les études et les anthologies se succèdent. Notre revue s'inscrit dans cette démarche tout en élargissant les frontières qui la déterminent.  La revue Le Pan poétique des muses se voue à la poésie des femmes comme aux autres formes de leur existence en poésie et elle y inclut le genre. Vous êtes donc invité-e-s à prendre part à cette manifestation et vous avez carte blanche pour votre contribution en articles, notes de lecture, comptes-rendus, fragments, textes théoriques peu connus et poèmes de vous ou de nos ancêtres (aïeules/aïeux par votre intermédiaire). Cet appel à contribution comme cela est indiqué plus haut est permanent, il se renouvelle donc au lancement de chaque numéro de la revue. 

 

Bibliographie

 


 

Consignes à respecter


 

Vos textes d'une longueur de 25000 caractères (espaces compris) sont les bienvenus jusqu'au 20 novembre 2013 à Camille Aubaude (camille.aubaude@pandesmuses.fr).

La publication d'une sélection de textes de ce numéro est prévue par les éditions Pan des muses de la SIEFEGP.

Merci de respecter les normes usuelles suivantes lors de la rédaction de votre article : prénom, nom (nom de plume si c'est votre cas), adresse postale et profession. Biobibliographie (de dix lignes). Pièces jointes acceptées : en format Word (pour les textes) et JPEG (pour les illustrations, dessins et annonces), police Book Antiqua, taille 12, interligne double, justifier, notes de fin. La contribution ne doit pas dépasser vingt-cinq mille caractères (espaces compris). La revue accepte de publier des textes et des poèmes déjà parus (merci de joindre les autorisations nécessaires).

 

Avertissement : ce périodique est féministe et publie des études théoriques et des textes poétiques des femmes, sur les femmes et sur le genre en poésie. Notre équipe réserve le droit de modifier, modeler, ajouter, censurer voire supprimer une partie des textes reçus. Vous pouvez contribuer à la revue en proposant vos articles et créations (6 poèmes, 2 illustrations, 2 articles) qui portent sur les femmes et/ou le genre en poésie. Ce périodique accorde une exception aux poètes hommes âgés de moins de 26 ans (ils peuvent publier des poèmes sur tous les thèmes).   

 

 

Responsable scientifique

 

Camille Aubaude (camille.aubaude@pandesmuses.fr)

 

 

 

Pour citer ce texte


Camille Aubaude & LPpdm, « Contribuer au n°4 », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin Poésie des femmes romandes », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin  2013.   

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-contribuer-au-n-4-117943654.html/Url. http://0z.fr/BbuSy

 

Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une