7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 17:41

 

Poèmes sur l'amour & l'amitié

 

 

 

 

Chanson d'amour  

 

&

 

Vivre et laisser vivre

 

 

 

 

Poèmes, musiques, interprétation et réalisation par

 

Marie Mazaudou

 

 

 

Chanson d'amour

 

 

https://youtu.be/UV9h--nWuys

 
 
 

© Tous droits réservés

***

 

Vivre et laisser vivre

 

https://youtu.be/GEAZ82nn2Wo

 

https://youtu.be/GEAZ82nn2Wo

***

Pour citer ces poèmes filmés

 

Marie Mazaudou (poèmes, musiques, interprétation et réalisation par), « Chanson d'amour » & « Vivre et laisser vivre », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 7 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/laisservivre.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm Chansons
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:59

 

Poème

 

 

Je ou le porté disparu

 

 Dina Sahyouni

Poème reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure et de sa maison d'édition

 

 

 © Crédit photo : Fortuna par Jean-François Félix Armand Bernard (1829 - 1894) 

 

Le vide creuse une place,
Il se déplace en moi.

Le vide creuse une place
Il casse, menace le moi.

Le vide anime mon être,
Dépouille mon paraître,
Me lapide…

Le vide creuse une place,
Il se déplace en moi.

Le vide me hait,
Me rend fait
De mes blessures.
Il me sature.

Le vide-nid me remplace,
Me dédicace,
Dénigre la carapace, langagière.
Il m’efface. "Je" me classe :
Case invisible.



 

© DS, 2009

 

***

Pour citer ce poème

 

Dina Sahyouni, « Je ou le porté disparu », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 6 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/je-disparu.html


 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 13:04

 

Poèmes sur l'amour & l'amitié

 

 

Dis-moi... Te reverrai-je ?

 

&

 

Fleurs d'Amour

 

 

Nicole Coppey

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

 

 

 

Poème sur l'Afrique, il a été tourné au Sahara en Afrique du Nord

 

 

Dis-moi... Te reverrai-je ?

 

https://www.youtube.com/watch?v=A63fg5AdPms

 

© Nicole Coppey

 

***

Poème musical sur l'amour

Fleurs d'amour

https://m.youtube.com/watch?v=fdHsFSMLTzg

© Nicole Coppey

Site de référence : www.nicolecoppey.com

 

***

Pour citer ces poèmes

 

Nicole Coppey, « Dis-moi... Te reverrai-je ? » & « Fleurs d'Amour », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 6 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/dis-moi.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
6 avril 2017 4 06 /04 /avril /2017 12:30

 

Lettre n°10 | Poésie & théâtre

 

 

 

 

 

 

Chronique d’Edmond

 

 

 

au Théâtre du Palais Royal

 

 

 

 

 

 

Camille Aubaude

Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

responsable de la rubrique en ligne Chroniques de Camille Aubaude

Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

& www.lamaisondespages.com/

Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

 

 

 

 

© Crédit photo : Portrait de Rosemonde Gérard par Ernest Hébart, exposé à la Villa Arnaga, au pays basque. Photographie de Camille Aubaude.

 

 

 

 

La pièce d’Alexis Michalik assure au poète Edmond Rostand une Résurrection dans le monde du théâtre. Un célèbre acteur de l’époque, Coquelin, fait un superbe matamore, qui n’est pas l’un des moindres agents de cette création. Nous sommes pris par une mise en scène qui donne leur place aux tensions et aux joies extrêmes de l’écriture. Nous voyons Edmond assis à son bureau pour écrire Cyrano en alternance avec des créanciers qui lui mettent le couteau sous la gorge. 

Edmond le créateur, le démiurge, affublé d’une femme au foyer avec deux enfants en bas âge, Rosemonde Gérard (voir photo)...

À la différence de CyranoEdmond, la pièce, ne rebat pas les cartes des liens familiaux ni des valeurs sociales. L’heure et demie de spectacle se déploie comme un sortilège où se drapent d’excellents comédiens, dont une très jeune Roxane sensible à la poésie d’Edmond Rostand, une « fan » avant la lettre, qui admire sans écrire, noyant dans l’harmonieuse beauté de son visage nos débats contemporains sur la création féminine. 

 

Il en ressort une Rosemonde Gérard (1866-1953), l’épouse d’Edmond Rostand, dépossédée de son génie poétique. Une technique dramatique ou un oubli ? Le sort des femmes ou le constat terrible de leur ignorance ? Le Nom de la rose vs Rosemonde. Un univers de fantaisie n’est pas une scène de contestation, certes, mais nous sommes si éloigné.es de la réalité que c’en est agaçant. Dans un simple respect de véracité, le talent de Rosemonde Gérard devait être représenté. Âgé de trente-deux ans, Alexis Michalik est en droit d’ignorer une poétesse du XXe siècle — que je n’ai pas réussi à publier sur la Toile, car ses poèmes ne sont pas libres de droits —, mais peut-il traiter une poétesse tombée dans l’oubli en présentant tous les stéréotypes sociaux construisant la signification du démiurge, de l’auteur, du grand homme, cette masculinité unilatéraliste étant fondée sur l’asservissement (voire le sacrifice) d’une femme ? « Luttons pour les roses… » 1

 

 

En 2017, il est donc encore possible d’imposer cela... Je n’ai pas été la seule à ressentir le rôle de l’épouse du « grand homme » comme une trahison. N’est-il pas douloureux qu’une pièce au rythme prenant nous exonère de nos devoirs de gratification d’une poétesse ? Je ne suis pas la seule non plus à aimer la poésie exquisément désintéressée de Rosemonde Gérard, primée à l’âge de vingt-quatre ans par l’Académie française — Les Pipeaux, 1889. Edmond Rostand était inconnu.

 

Rosemonde Gérard, avec Lucie Delarue Mardrus, Amélie Murat et toutes les autres « poétesses de la Belle Époque »2, a édifié une œuvre essentielle au XXe siècle. La voir ainsi traitée, rendue jalouse de Roxane qui n’a pas à pouponner deux enfants, accrédite le mouvement actuel qui veut séparer l’art des « mascus » de celui des femmes. Nous entendons le nom de Rosemonde déformé par Sarah Bernard, dans une scène où l’admirable poétesse est montrée en bonne femme qui met la bouillie dans la bouche ses enfants (ça ne s’invente pas !). Wikipédia indique que Rosemonde Gérard a interprété Roxane de Cyrano de Bergerac, avec Sarah Bernhardt lui donnant la réplique en « Cyrano ». Comble d’éreintement de la créatrice, l’actrice qui endosse le rôle de Rosemonde endosse à la fin celui d’une prostituée du bordel « Aux Belles poules ». Le silence n’était pas assez, voilà qu’elle caquète, rappelant une des scènes les plus obscurément anti-femme du cinéma masculin, la dernière scène de Freaks (Tod Browning, 1932), ancrée dans nos pensées. 

 

Nurse, femme au foyer jalouse, pute, poule qui roucoule…  j’ai cru que l’éviction de la créatrice avait épuisé les clichés éculés. Hélas non ! écoutez le mot de la fin que cette pièce met dans la bouche de Rosemonde Gérard quand son mari connaît la gloire : il exprime tout ce que les femmes endurent pour apprendre à se taire !

Chaque poème de Rosemonde Girard est une épure. D’autres que moi pensent qu’éteindre la gloire d’un art poétique, où l’élégance coule à flots, est désastreux. Qui dira encore que cette banalité de coteries inquisitrices est l’assise de l’inconscient viril ?

 

La pièce connaissant un grand succès, demandons à Alexis Michalik d’acquérir des notions plus progressistes, et de promouvoir une poétesse dont la voix et la sagesse ont nourri « Edmond », et ses fils.

 

 

1. pas seulement pour le pain », criaient les ouvrières grévistes du textile américain.

2. Voir Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la Belle Époque, étude littéraire, historique et sociologique, L’Harmattan, 2009, sur les conditions et modalités de l’essor de la poésie féminine aidée par la naissance du féminisme.

 

©C. Aubaude

 

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Camille Aubaude, « Chronique d’Edmond au Théâtre du Palais Royal », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 6 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/edmond.html


 

Dernière mise à jour le 29 décembre 2021 à la demande de l'autrice.

Mise à jour affectuée par Aude Simon

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 10:10

 

Poèmes reproduits & suivis de la biographie de l'auteure

 

 

Extraits du dernier recueil

 

Le fruit obscur

 

paru aux Éditions du Cygne, janvier 2017

 

 

 

 

Dana Shishmanian

 

Poèmes reproduits avec l'aimable autorisation de l'auteure et de sa maison d'édition

 

 

Extraits du dernier recueil Le fruit obscur paru aux Éditions du Cygne, janvier 2017

 

© Crédit photo : 1ère de couverture de l'ouvrage illustrée des éditions du Cygne

 

 

Daphnis

Sur les cordes des violons

s’avancent à petits pas

de pauvres êtres

des animaux des elfes des humains

non nés – qui sait…

je les entends qui chuchotent

qui soupirent qui trébuchent

près de l’entrée de ma bouche

essoufflés

ils se tiennent maintenant tranquilles

en attendant sans doute

que je les dévore

ogre des sons

masticateur de manne

pilleur de mystères

mais non

fatigué

je m’écroule dans l’herbe

m’abandonne aux couleurs

de l’après-midi d’un faune

m’endors

et rêve de la danse de Chloé

sous la lune naissante

au réveil

mon corps nu

gît dans son sang

 

***

Parthénogenèse

 

L’orchestre est rentré dans ma tête

pour l’envahir ou peut-être

pour s’y cacher

il pousse des cris

des hurlements des rires

hystériques

mon cerveau tout gonflé n’a plus de place

sous ma calotte crânienne

alors j’enlève celle-ci comme une perruque

et je salue avec

tel un chapeau

les musiciens qui sortent en rangs serrés

jouant à fond leurs instruments

soufflant à tue-tête dans leurs vents

rythmant leur marche tambours battants

tous regorgeant de mon sang


***

Rock progressif

 

Entrecoupé

entrelacé

entrecroisé

ce rythme a fait exploser ma tête

y a creusé un trou

en a absorbé le cerveau

ma tête vide est pleine de sons

tel un tambour chamanique

quand j’applaudis

elle bouge comme un tambourin de gitane agité dans les mains

et les clochettes gambadent autour de mes oreilles

alors que j’ai déjà glissé au-delà

de la porte du son

dans le silence feutré

où je m’enfonce comme un papillon transpercé

 


***

 

Concerto électro-acoustique

 

Mon corps de son remplace mon corps de chair

temps bref figé en espace

limité à l’intérieur

sans limites dedans

le tam tam du sang

les cris des nerfs

piqués par des doigts malhabiles

une écoute enfouie

clapotis d’eau

entre des tempes amincies

crâne sculpté au laser

réapprendre la marche

des fourmis sur la peau

faire sonner les cloches

en balançant sa tête entre les murs

ô quel chant profond sort de tes mains

en cor de chasse se change mon aura sauvage

lumière glisse dans les graves

nuit s’aiguise gouffre monte

épuisement du natif

avènement de l’étranger

sans figure

obsession du continuum en un point

discontinuité lisse

coagulation furtive des dissemblables

dispersion des semblables

adhérences non adhérentes

incongruités d’humeur

spasmes orgasmiques

exthanasiques

chuchotement de feuilles mortes

suintement de violons en sueur

sifflements de tympans frappés à la baguette

percussions ennemies

complices dans l’étouffement

le soliste s’éteint dans le solipsisme

l’accordéon expire en s’étirant

les vents s’étouffent les cordes se nouent

clignotent encore les cliquetis des célestas

comme feux follets sur des ondes sismiques

le chaudron se déversera

de sa lave un jour

 

***


 

L’égarement de Kundry

 

As-tu jamais tiré un horizon tel une corde

le long du cou d’un violon

jouant de mille membres à la fois

l’organiste fait jaillir le soleil de tous les pores de la terre

et remet ensuite la lune dessus comme un couvercle sonore

Kundry n’as-tu pas de place pour t’étendre

si ce n’est la forêt profonde des sons

à venir

***


 

© Crédit photo : Dana Shishmanian  (image fournie par l'auteure)

 

Dana Shishmanian est diplômée en lettres modernes, spécialité littérature comparée, de l’Université de Bucarest. Elle vit et travaille en France depuis 1983. Elle a publié des poèmes dans des revues, sur le Net, dans des anthologies, et collabore régulièrement à la revue en ligne Francopolis. Elle est l’auteur de plusieurs recueils personnels dont les derniers sont parus à Échappée belle édition et aux Éditions du cygne.

En 2010 elle a animé avec l’écrivain mauricien Khal Torabully l’anthologie Poètes pour Haïti, parue en janvier 2011 dans la collection Témoignage poétique de L’Harmattan.

***

Pour citer ces poèmes

 

Dana Shishmanian, « Extraits du dernier recueil Le fruit obscur paru aux Éditions du Cygne, janvier 2017 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10, mis en ligne le 5 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/fruitobscur.html


 

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