30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 10:54

 

Événement

Événement poétique :

 

Paris, une longue histoire d'amour

 

 

Depuis des siècles, les poètes hommes et femmes célèbrent Paris dans leurs écrits. Le Pan poétique des muses et l'association SIEFEGP ont le plaisir de vous inviter à leur événement poétique « Paris, une histoire d'amour » pour rendre hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 et célébrer la ville des lumières et des amoureux. Nous acceptons vos poèmes (deux par poète), vos images/dessins (deux par artiste) sur les thèmes : « être parisien/parisienne », « l'amour de Paris » jusqu'au 28 février 2016 31 mars 2016. Merci de mentionner lors de votre envoi (contact.revue@pandesmuses.fr) : Poèmes pour Paris. Cet événement donne lieu à une publication régulière en ligne (des contributions sélectionnées) suivie d'une publication imprimée aux éditions Pan des muses de la SIEFEGP.

 

Paris, une longue histoire d'amour

 

 

Pour citer cet événement

 Anna Perenna, « Événement poétique :  Paris, une longue histoire d'amour », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 30 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/pour-paris.html/Url :   

 

Page précédente Retour au sommaire Page suivante
Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:29

 

 

Poème

 

 

 

Chroniques des temps morts

 

 

Huguette Bertrand

 

 

Avant-première

 

 

 

Un poème extrait de Chroniques des temps morts, recueil à paraître. Ce poème » Chroniques des temps morts » est aussi reproduit du recueil La mort amoureuse (paru en 1993) avec l'aimable autorisation des Éditions En Marge, Qc, Canada et de son auteure/autrice

 

 

 


 

Dans l'épaisseur des langues  

les matins lèchent le silence de nos mères  

quand leurs mains pétrissent les corps  

apprêtés aux semailles du vent  


 

on les nomme sauvagement croupes  

juments berbères   

elles galopent dans le fumier des anges  

font grincer les cœurs à la rimaille  


 

d'un lieu sculpté à même l'hiver  

une larme serpente la dorsale de leurs rêves  

à l'affût des étangs grenouillards  


 

ces géantes gravent des gestes neufs  

sur la courbure du jour  

oubliant leurs fils dans le magma des fatigues  


 

elles grignotent les secondes  

pour faire croire que ça sent bon vers le haut  

tandis qu'en bas  

les hommes rotent  


 

durant cette inertie  

l'univers dépose des lumières  

sur l’œil réduit devant tous les feux  

au regret de n'avoir pu énumérer   

quelques enfants mauves  


 

femmes d'éternité  

leurs chevelures s'enroulent  

autour d'un chaud frisson  

quand la mémoire de leurs jambes   

se referme sur la tendresse  

dépôt de lumière  

dans la moelle du lit


 

Extrait de « La mort amoureuse », poésie, Éditions En Marge, Qc, Canada


 

 

 

 

Notice biographique : poète, est née à Sherbrooke, Qc, Canada. Elle a fait paraître 23 ouvrages de poésie de 1985 à 2015 ainsi que huit (8) ouvrages en collaboration avec des artistes en art visuel et photographies. De nombreux textes ont également paru dans des revues au Québec, en Belgique, en France, aux U.S.A. et au Pays de Galles. À partir de 1996, elle a publié ses ouvrages en version numérique sur le présent site devenant ainsi sa plate-forme de création et de diffusion. La plupart de ses ouvrages en numérique ont par la suite été publiés en livre papier. Elle est aussi éditrice. Éditions En Marge est sa maison d'édition. Non contente de s'autoéditer sauf ses deux premiers recueils de poésie, elle a publié des ouvrages de plusieurs poètes du Québec, du France, du Maroc et des États-Unis. Très active sur le Web depuis 1996 jusqu'à ce jour, elle ne compte plus les implications qui l'ont maintenue sur la voie numérique. Huguette Bertrand est membre de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois, et représentante canadienne du mouvement international IMMAGINE & POESIA, Turin, Italie.

Son site officiel : http://www.espacepoetique.com

Site web : http://www.espacepoetique.com/poete/poete.html

 

 

Pour citer ce poème

Huguette Bertrand, « Chroniques des temps morts », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 28 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/chroniques-des-temps-morts.html /Url : 

 

Page précédente Retour au sommaire Page suivante

 

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:29

 

 

Appel à contribution

 

Dossier du n° 6

 

Penser la maladie et la vieillesse en poésie

 

 

 

 

Date limite : 30 juin 2016

Parution imprimée en 2017

 

Crédit photo : dessin de Vincenzo Busciolano (image trouvée sur Wikipédia Commons, domaine public)

 

 

Responsable du numéro : 

Françoise Urban-Menninger (courriel : jardins@pandesmuses.fr)

 

 

Ô rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !

 

C’est avec ce cri de désespoir que Don Diègue dans le Cid de Corneille exprime son impuissance face aux aléas de l’âge. C’est « cette forme dégradée de vie » que certain(e)s dénoncent en revendiquant, au nom de la dignité humaine, une mort douce, librement choisie.

Noëlle Châtelet avec son ouvrage lumineux « La dernière leçon » en offre un témoignage bouleversant. Colette Fellous (Rosa Gallica), Pierrette Fleutiaux (Des phrases courtes, ma chérie), Annie Ernaux (Une femme), Albert Cohen (Le livre de ma mère) ou encore Simone de Beauvoir (Une mort très douce) nous invitent à aborder cette problématique à laquelle nous sommes inévitablement confrontés lors de l’agonie d’un proche mais que la dictature imposée du jeunisme à tout prix tend à occulter.

Est-il plus difficile pour une femme de vieillir que pour un homme ? À l’ère où le paraître l’emporte sur l’être, la fin de vie semble gommer toute différence…Il suffit pour s’en convaincre de franchir l’entrée d’une maison de retraite pour constater qu’un tel lieu n’est autre que l’antichambre de la mort.

Mais si vieillir devenait une forme d’art où chacun apprivoiserait sa propre mort comme le suggérait Montaigne, en ajoutant que le temps de la vieillesse était celui « des loisirs » et la fin de « l’embesognement », n’aborderions-nous pas notre finitude avec plus de sérénité ? Épicure, pour sa part, déclarait que la joie des souvenirs permettait de combattre les douleurs du corps… Oui, mais alors qu’en est-il de celles ou ceux qui sont atteints de la maladie d’Alzheimer et qui ont perdu jusqu’à leur identité ?

L’espérance de vie toujours plus grande est-elle véritablement bénéfique ? On songe à cette phrase terrible de Jankélévitch : «  La ride est une allusion à la mort » et dans le même temps, on peut lire dans le journal intime de Georges Sand cette pensée rédigée lorsqu’elle avait 64 ans  : « On a tort de croire que la vieillesse est une pente de décroissement, c’est le contraire ».

Alors comment aborder la maladie et l’hiver de notre vie  dans ce dédale de contradictions ? S’il appartient à chacun(e) de trouver en soi la réponse, l’art, la littérature, la philosophie, peuvent enrichir et éclairer nos réflexions plus que jamais nécessaires pour préparer notre dernier voyage.

 

 

Participer au dossier mineur de la revue

 

 

 Muses & Poètes

 

Poésie, Femmes & Genre

 

 

Depuis l'émergence du champ de recherche de la poésie des femmes à la fin du XXe siècle, les études et les anthologies se succèdent. Notre revue s'inscrit dans cette démarche tout en élargissant les frontières qui la déterminent.  La revue Le Pan poétique des muses se voue à la poésie des femmes comme aux autres formes de leur existence en poésie et elle y inclut le genre. Vous êtes donc invité-e-s à prendre part à cette manifestation et vous avez carte blanche pour votre contribution en articles, notes de lecture, comptes-rendus, fragments, textes théoriques peu connus et poèmes de vous ou de nos ancêtres (aïeules/aïeux par votre intermédiaire). Cet appel à contribution comme cela est indiqué plus haut est permanent, il se renouvelle donc au lancement de chaque numéro de la revue. 

 

Bibliographie

 

 

Consignes à respecter

 

 

Avertissement : ce périodique est féministe et publie des études théoriques et des textes poétiques des femmes, sur les femmes et sur le genre en poésie. Notre équipe réserve le droit de modifier, modeler, ajouter, censurer voire supprimer une partie des textes reçus. Vous pouvez contribuer à la revue en proposant vos articles et créations (6 poèmes, 2 illustrations, 2 articles) qui portent sur les femmes et/ou le genre en poésie. Ce périodique accorde une exception aux poètes hommes âgés de moins de 26 ans (ils peuvent publier des poèmes sur tous les thèmes).   

 

Veuillez transmettre vos contributions inédites (d’une longueur entre 5000 et 35000 caractères pour les articles, critiques, notes de lecture, essais) à l’adresse postale de la revue (à l’attention de M. Bontron, Revue LPpdm, 24 rue Lucien Andrieux. 38100 Grenoble) ou à à l'adresse électronique de la revue à l'attention de Françoise Urban-Menninger. Les contributions qui ne respectent pas les normes usuelles et la charte affichées sur le site de la revue www.pandesmuses.fr ne seront pas examinées.

 

Merci de respecter les normes usuelles suivantes lors de la rédaction de votre article : prénom, nom (nom de plume si c'est votre cas), adresse postale et profession. Biobibliographie (de dix lignes). Pièces jointes acceptées : en format Word (pour les textes) et JPEG (pour les illustrations, dessins et annonces), police Times new Roman, taille 12, interligne, justifier, notes de fin. La revue accepte de publier des textes et des poèmes déjà parus (merci de joindre les autorisations nécessaires). La publication d'une sélection de textes de ce numéro est prévue par les éditions Pan des muses de la SIEFEGP. 

 

 

Pour citer cet appel

Françoise Urban-Menninger, «  Penser la maladie et la vieillesse en poésie », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne],  mis en ligne le 28 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/appel-du-no-6.html/Url :   

 

Page précédente Retour au sommaire Page suivante

 

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm Appels à contributions
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:29

 

Vidéos-poèmes

 

Y  & ZérO

 

 

 

Y

Réalisation : Trihn Lo et Cristina Rap

Durée : 1'50”

Date : novembre 2015

Url : https://www.youtube.com/watch?v=ej3q_y7B0T8

Publication de la revue LPpdm, tous droits réservés

 

 

 

 

ZérO

Réalisation : Trihn Lo et Cristina Rap

Durée : 1'14”

Date : novembre 2015

Publication de la revue LPpdm, tous droits réservés

Url : https://www.youtube.com/watch?v=P5XYfhTYmmw

 

 

 

Pour citer ces vidéos-poèmes

Trihn Lo, « Y » & « ZérO »Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 28 novembre 2015.

Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/zero-y.html/Url : 

 

 

 

Page précédente Retour au sommaire Page suivante
Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
28 novembre 2015 6 28 /11 /novembre /2015 15:29

 

 

Critique & réception

 

Notes de lecture sur les recueils

Poémitude (7ème tome) et

Sonnets pour une autopsie

ou la vie d'un poète

 

 

 

Cyril Bontron

Rédacteur, directeur artistique de la revue LPpdm et membre de la SIEFEGP

Responsable d'une rubrique (en construction)

Avec l'aide d'Anna Perenna

Spécialiste en poésie, rédactrice en chef de la revue LPpdm

Responsable d'une rubrique (en construction)

 

© Crédits photos : Couvertures illustrées des recueils de Khris Anthelme aux éditions Stellamaris

 

Les recueils sont bien présentés malgré quelques hésitations sur la mise en page ici et là. on peut par ailleurs féliciter l'éditeur pour son travail élégant et épuré. Toutefois, certaines couvertures peuvent être améliorées par un résumé du livre.

Ce qui nous frappe dans l'écriture de Khris Anthelme, ce n'est pas le recours à la poésie dite classique (la métrique, la rime, la césure, la forme fixe, etc.), mais c'est l'empreinte nette d'une voix distincte. On peut entendre le timbre de sa voix, suivre ses inflexions et les mouvements de sa mémoire, voire presque entrevoir son âme lorsqu'on lit son recueil « Entre muse et plume » (7ème tome de Poémitude).

Si l'exercice de la poésie métrique n'est pas aisé, l'effort de la technicité ne transparaît pas dans ses écrits. Il nous semble qu'il existe un dialogue et une continuité entre la forme stricte, fixe, imposante et la légèreté apparente de sa poésie.

 

I- La poésie est l'acte fondateur du soi et du monde

 

Dans Entre muse et plume, la poésie devient l'acte fondateur du soi et du monde. La création à l'état pur poíêsis. Le poète créateur de lui-même et du monde nous rappelle la figure des poètes mythiques tels Musée et Orphée.

 

Dans l'écriture de Khris Anthelme, il y a une irruption de la subjectivité romantique, une réinvention d'une longue tradition poétique des formes fixes. Le poète est ce moi façonné par sa muse, par l'impitoyable poésie qui donne des joies et des moments d'exaltation mais se nourrit aussi des entrailles, de la chair du poète qui nous dit :

 

 

La poésie est acte et non un don de Dieu,

Suspicieux sur nos batailles

Il nous guide la main vers un juste milieu ! 

(cf. P. 4, Poémitude, 7ème tome, chapitre 1 "Je suis")

 

Voilà le poète qui s'éloigne formellement de l'origine sacrée de la poésie pour se forger un réel de contraintes. Oui, la poésie est un acte fondateur du soi (comme dans le poème cité ci-dessous) mais surtout du monde...

 

 

Je suis !

Mon vers n’est jamais trop blessant,

Simplement sa juste victime,

Ni non plus d’un trait trop savant,

Mon vers n’est jamais trop blessant.

Mais parfois, s’il devient froissant

C’est qu’une grande faim l’anime.

Mon vers n’est jamais trop blessant,

Simplement sa juste victime.

Je ne suis du temps qu’un passant,

Qui pas à pas sème sa rime

Sur un siècle hautain se lassant.

Je ne suis du temps qu’un passant

Au verbe alerte et fleurissant

Pour que l’instant veille et s’arrime.

Je ne suis du temps qu’un passant,

Qui pas à pas sème sa rime !

(cf. Voir ibid, p. 10)

 

II- La poésie demeure l'enfant mythique du merveilleux

 

Dans le deuxième chapitre « À ma muse », la muse du poète Khris Anthelme est bel et bien la Muse traditionnelle des poètes hommes. Elle renvoie à la poésie et au trait d'esprit. L'usage de l'alexandrin et du sonnet n'empêchent pas la présence de quelques nouveautés notamment dans le choix original de la chute dans un bon nombre de poèmes.

Quant aux rimes, l'utilisation des rimes est restreinte aux formes assez courantes comme les rimes croisées et plates. Le choix des rimes n'est pas vraiment original mais il y a toujours un trait d'esprit, une tournure du vers qui mettent en valeur la rime choisie. Ses rimes sont parfois répétitives et souvent des rimes anaphoriques. Le poète ne respecte pas toujours les règles de la versification classique notamment dans le choix de ses rimes.

Khris Anthelme rime et versifie facilement avec un rythme soutenu et une harmonie particulièrement appréciable. Quant à la césure, elle tombe régulièrement à sa place, le poète en joue pour accentuer le rythme du vers. Parfois, il a tort de chercher une expression familière ou une rime répétitive, facile et devinable aisément.

Khris Anthelme a tantôt le style de La Fontaine « Mes respects, Muse ! » , tantôt celui de Rimbaud, tantôt celui de Voltaire dans « Jalousie » (chaque strophe est composée de dix vers, rimes plates).

Ses poèmes sont un mélange assez joyeux et ludique malgré la part sombre et le fond romantique de la plupart de ses textes. 

Le poète navigue entre la poésie moralisante (comme la fable) et la poésie de circonstance des salons du XVIIIe siècle avec un trait d'esprit voltairien à l'instar du poème « Odeur de jasmin » dans les deux premiers vers qui se répètent : « Muse, quel est ce trait qui me fait me méprendre/ Me léguant une rime afin de me surprendre ? » ou dans le poème « Partez, ma muse ! » ou a affaire à une muse bien salonnière :

 

Partez, ma muse !

 

Ma chère, je vous sers un triolet,

Avec bel espoir qu’il ne vous déplaise,

N’ayant de temps pour vous instruire un lai,

Ma chère, je vous sers un triolet.

Ne me dites surtout qu’il est trop laid,

Vous m’en trouveriez bien fort mal à l’aise,

Ma chère, je vous sers un triolet

Avec bel espoir qu’il ne vous déplaise !

Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai

Vous servir mon ardeur sur une braise,

Mais le moment fait défaut au délai,

Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai …

Mais ma plume hier soir m’interpellait,

Asséchée hélas de cette fournaise,

Il est vrai, j’aurai pu, d’un virelai

Vous servir mon ardeur sur une braise !

 

Mais cette légèreté poétique enchanteresse semble se contraster avec la part d'ombre, la lourdeur romantique empreinte du classicisme romantique du XIXe siècle (dans une grande partie du recueil).

Quant aux poèmes humoristiques et ironiques « Muse lucide »  et « Que Nenni », ils  dessinent une ironie mordante semblable à celle de Voltaire.

Dans le poème « Elle me nargue », comme dans plusieurs autres poèmes, le poète s'attache à muse humaine, qui devient au fil du temps et des pages une amie, la femme aimée qui inspire et s'éloigne de la créature féerique d'antan. Elle échange avec le poète et lui transmet ses opinions. La muse inspiratrice se transforme en confidente avec qui le poète partage sa passion dévorante de la poésie et des mots.

Comme dans le 3ème chapitre, le poème mise au point : ''« ma Muse est temporelle » '', contrairement à la Muse du merveilleux et à la Muse classique, cette Muse est bien réelle et ancrée dans le temps, mais demeure dans la temporalité de la poésie. Dans le présent continu. La contradiction est donc juste formelle, elle ne concerne pas le fond.

En somme, la poésie comme ses créatures et son univers restent attachés aux origines traditionnelles de la poésie et au merveilleux malgré les nombreux ancrages urbains. Ce merveilleux poétique est donc original parce qu'il est entiché de la vie citadine et de l’hyper modernité.

 

III- Le poète romantique d'antan revu et corrigé

 

Confidences

Si j’existe, ce n’est qu’en tant que grand rêveur,

Je ne suis d’aucun institut,

Ni ne me prends non plus pour un sombre penseur,

Car mon âme est mon seul salut.

(cf. Ibid, p. 8 )

 

Dans Sonnets pour une autopsie ou la vie d'un poète, Khris Anthelme dessine plusieurs figures traditionnelles du poète parmi lesquelles, il y a la figure du poète errant et romantique. Cette figure d'antan est renouvelé, travaillé et actualisé dans une perspective universelle. Ici, on se réfère à la préface détaillée et importante de Mohammed Zeïd qui traite du lyrisme d'Anthelme. Ce lyrisme est influencé entre autres par le sonnet irrationnel de Jacques Bens. On peut également citer la figure du poète philosophe dont parle le préfacier :

 

avec ses images éloquentes nous fait pénétrer dans le vaste univers du poète mariant théo­logie et spéculation philosophique ; ce recueil, et par la forme des poèmes qu’il regroupe et par leur fond, ouvre au lecteur le chemin de l’introspection où il peut donner libre cours à son penser pour cerner la Vie en général et sa propre vie en particulier.

L’être humain dont les deux bouts de son séjour sur terre sont le berceau et le tombeau s’est toujours interrogé sur sa condition, sur sa vie où se mêlent le clair et l’obscur.

Cet être dont le physique en tant qu’enveloppe englobe l’affectif que se partagent l’Amour et la Haine, l’intellec­tuel dont les éclats peuvent être aussi bien éblouissants et bénéfiques que ternes et nuisibles, le social cette trame des relations que peuvent consolider l’entente et l’intérêt commun mais que peut déchirer le moindre vent de la discorde, le spirituel dont l’essence demeure élévatrice tant qu’elle garde sa pureté ; cet être, disais-je, est perçu par notre poète comme une terre lointaine, j’allais dire inexplorée, à parcourir en long, en large, en profondeur pour essayer de la connaître.

(voir p. 6).

 

Cette vision du poète philosophe se double de la figure du poète savant scientifique ou le poète alchimiste, découvreur du monde, du réel et du langage. Ces figures traditionnelles sont retravaillées et enrichies dans les recueils de Khris Anthelme. C'est surtout le dialogue établi entre les savoirs réels et fictifs au sein du merveilleux poétique qui attire notre attention et représente une originalité patente.

 

Nous vous proposons donc et sans tarder de lire les ouvrages de ce poète à la fois romantique (comme Lamartine) et ironique (à l'instar de Voltaire).

 

Pour citer ce texte

Cyril Bontron (avec l'aide d'Anna Perenna), «  Notes de lecture sur les recueils Poémitude (7ème tome) et Sonnets pour une autopsie ou la vie d'un poète », Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°6 [En ligne], mis en ligne le 28 novembre 2015. Url : http://www.pandesmuses.fr/2015/11/notes-de-lecture.html /Url : 

 

Page précédente Retour au sommaire Page suivante

 

Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

Bienvenue !

 

La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).

L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.

SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.

Rechercher

Publications

 

Dernière nouveautés en date :

VOUS POUVEZ DÉSORMAIS SUIVRE LE PAN POÉTIQUE DES MUSES  SUR INSTAGRAM

Info du 29 mars 2022.

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

À La Une