N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Muses & Poètes... / Florilèges | Spiritualités en poésie | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Créations poétiques
Narcisse es-tu là ?
& autres poèmes
Poèmes d’amour par
Poétesse lyrique & tragique
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Crédit photo : Allégorie anonyme de la nuit avec une colombe, peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran de la photographie libre de droits du Web.
Mon écriture explore l’amour sous ses visages tragiques et mythologiques, entre lyrisme intime et symboles universels. Mes poèmes explorent la passion, la perte et la solitude avec une voix intime et dramatique.
Narcisse es-tu là ?
Reprendre souffle.
La course est terminée,
le sort rompu,
le miroir brisé.
Narcisse a cessé de se mirer,
résigné de cette lutte impossible,
de cette quête d’un amour hors de portée.
Alors moi aussi,
j’arrête de courir.
Mon amour pour toi
tire sa révérence.
La nuée perdue
Un sentiment étrange,
quand l’alouette s’arrache à la nuée.
Seule, elle découvre d’autres cieux,
et devient cette alouette allochtone,
égarée dans un monde qui la rejette.
Elle voudrait rejoindre la nuée,
retrouver l’élan premier,
mais la nuée a mué,
sans elle.
Alors l’alouette erre,
éternelle étrangère,
ni des siens,
ni des vôtres.
Orphée
On dit que l’espoir est le plus cruel des poisons,
plus âpre que la ciguë.
Il consume à petit feu
et pourtant on en redemande.
J’ai attendu ton retour,
qu’en amant tu descendes,
que tu m’arraches aux Enfers,
et que tu convainques
Hadès et Perséphone.
Mais hélas,
dans cette version du mythe,
Orphée n’a pas bravé l’ombre.
Il a trouvé une autre Eurydice.
Et moi je me demande :
ai-je vraiment fléchi pour toi ?
Les âmes sœurs aveugles
Je cherche ton reflet
dans les yeux de chaque passant,
dans le rire qui éclate
à la table d’à côté.
Me cherches-tu aussi,
toi, mon âme sœur égarée ?
Encore un soir de solitude
où ton absence se fait chair.
Cupidon n’était pas ivre,
il nous a visés droit au cœur.
Mais sa flèche, cruelle ironie,
nous a transpercé les yeux.
Comment te reconnaître,
toi qui es mien,
si l’amour même nous aveugle ?
Folle de toi
Hier encore,
je t’aurais cru éternel,
le seul visage inscrit
au fronton de ma vie.
Et moi,
satellite de ma propre solitude,
je t’observe disparaître.
Sont fous
ceux qui veulent retenir
les étoiles filantes.
Pires encore
ceux qui aiment
quand l’amour a quitté le navire.
Folle, oui.
Mais cruellement folle,
de toi.
Amour destructeur
J’irais confier mon cœur à Hadès,
qu’il l’enfouisse au plus profond du Tartare,
loin des cieux, loin des flèches d’or.
Car c’est le seul moyen que j’ai trouvé
pour échapper à Cupidon,
et préserver ce cœur fragile
d’un amour trop ardent,
d’un amour destructeur,
de notre amour.
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Pour citer ces poèmes d'amour inédits
NYX, « Narcisse es-tu là ? et autres poèmes », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 13 septembre 2025. URL :
https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/nyx-poemes
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