10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

 

Article

Invitée de la Journée du 13 mars 2013

     

À propos de...

 

La femme-précipice, Princesse Inca/Cristina Martín,

 

présentation et traduction de Laurence Breysse-Chanet,

 

(Éditions) La Contre Allée, Collection La Sentinelle, 2012.

 

[La mujer-precipicio,Barcelona, Ediciones Libros del Silencio, 2011]



Laurence Breyesse-Chanet

 

 

 

Avertissement :  ©document pdf protégé tous droits réservés

 

 

Pour citer ce texte


Laurence Breyesse-Chanet, « À propos de La femme-précipice, Princesse Inca/Cristina Martín, présentation et traduction de Laurence Breysse-Chanet, (Éditions) La Contre Allée, Collection La Sentinelle, 2012. [La mujer-precipicio, Barcelona, Ediciones Libros del Silencio, 2011] », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-a-propos-de-la-femme-precipice-princesse-inca-117654984.html/Url.http://0z.fr/FsRa5

 

Auteur/Autrice


Laurence Breyesse-Chanet

Membre du comité de rédaction de la revue Polyphonies (1989-1997), Agrégée d’espagnol, Maître de conférences HDR, Université Paris-Sorbonne.

 Écrit sur la poésie contemporaine de langue espagnole, Espagne (Génération de 27, Claudio Rodríguez, Antonio Gamoneda), et Amérique latine (José Lezama Lima).

 

Quelques titres :

En la memoria del aire. Poesía y poética de Manuel Altolaguirre, Malaga, Centro Cultural Generación del 27, col. Estudios del 27, 2005, 277 p. 


 

Écrire sur la poésie, Séminaire du CRIMIC, Laurence Breysse-Chanet, Henry Gil et Ina Salazar (éd.), Paris, Indigo, 2006. 


Gravitaciones en torno a la obra poética de José Lezama Lima, Actes du colloque des 28-29 mai 2010, co-organisation Université Paris-Sorbonne, Institut Cervantes, Université Marne la Vallée, Laurence Breysse-Chanet et Ina Salazar (éd.), Le Manuscrit Recherche-Université, Paris, 2010.


Dossier José Lezama Lima, introduction, études, notes et traductions, bibliographie commentée réunis par Laurence Breysse-Chanet, revue Europe, « Miguel de Cervantes », novembre-décembre 2010, n°979-980, p. 130-188.


Las ardientes pisadas, Hommage au poète péruvien Emilio Adolfo Westphalen, Laurence Breysse-Chanet et Ina Salazar (éd.), revue en ligne Iberic@l, n°3, avril 2013.

iberical.paris-sorbonne.fr/wp-content/uploads/2013/04/003-09.pdf


Redes azules bajo los párpados. Hacia el pensamiento rítmico de Antonio Gamoneda (inédit).


Traductions de l’espagnol :

Espagne : Amparo Amorós, Jaime Siles, Blanca Andreu, Claudio Rodríguez, Princesse Inca ((Éditions) La Contre Allée, 2013. Publications dans Polyphonies et dans d’autres revues de poésie.

Amérique latine : Traductions de Luis Mizón (Chili), d’Emilio Adolfo Westphalen (Pérou), de José Lezama Lima (Cuba) en livres ou en revues.


Quelques titres :

Amparo Amorós, La profonde traversée de l’aigle. Présentation et traduction, Paris, José Corti, coll. « Ibériques », 1989.

Amparo Amorós, Arbres en la musique. Présentation et traduction, Paris, José Corti, coll. « Ibériques », 1995.

 Jaime Siles, Genèse de la lumière. Biographie seule. Canon. Présentation et traduction,

Paris, Presses de l’École normale supérieure, coll. « Off-shore », 1990.

Blanca Andreu, Le Bâton de Babel suivi de D’une petite fille de province qui vint vivre dans un Chagall. Présentation et traduction, Paris, Éditions de la Différence, coll. « Le fleuve et l’écho », 1992.

Luis Mizón, Le jardin du Luxembourg. Traduction (Chili), Paris, J. Matarasso, Nice, 1992.

Luis Mizón, L’Eucalyptus. Traduction (Chili), Mortemart, Rougerie, 1998.

Claudio Rodríguez, Don de l’ébriété, préface d’Antonio Gamoneda, présentation et traduction de Laurence Breysse-Chanet, Paris-Orbey, Éditions Arfuyen, 2008. Prix de Traduction Nelly Sachs 2010 (ATLAS, Association des Traducteurs Littéraires en Arles).

Princesse Inca, La femme-précipice, Fives, (Éditions) La Contre Allée, 2013.


A publié des poèmes en revues (Sigila, Voix d’encre, La Revue Alsacienne de Littérature) et revues en ligne (Terre à ciel). Un recueil de poèmes en cours de publication.


Le Pan poétique des muses - dans Hors-Séries du Ppdm
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

Article



L’imaginaire de la poésie féminine.

 

Une section d’or

 

 

Dr. Georgeta Adam

Roumanie

          

 Couverture, Imaginarul poeziei feminine par Georgeta Adam

©Crédit photo : Couverture de l'éditeur- Imaginarul poeziei feminine   

 

* 
 

Georgeta Adam
Imaginarul poeziei feminine
O secţiune de aur
Bucureşti, 2010

 

 

La présente recherche de l’imaginaire de la poésie féminine contemporaine en Roumanie a tiré profit des études sur la poétique de l’imaginaire réalisées par quelques théoriciens ayant jeté les bases de la méthodologie et de la terminologie du domaine, dont Gaston Bachelard, Albert Béguin, Hugo Friedrich, Gilbert Durand, Mircea Eliade, Jean Burgos et alii.


Nous avons étudié et situé dans ce contexte théorique les contributions de tout premier ordre de Mircea Eliade à la structuration de la théorie de l’imaginaire, qui ont été synchrones ou ont précédé celles de Bachelard et Durand. Nous y avons répertorié également les contributions de la linguistique, de la sémiotique, de la sémantique et du structuralisme qui ont apporté des lumières nouvelles sur le texte littéraire moderne interprété dans son intégralité, en prenant appui pour ce faire sur les travaux d’illustres chercheurs tels Leo Spitzer, Dámaso Alonso, William Empson, Jacques Derrida, Cleanth Brooks et alii. Pour la première fois en Roumanie, nous avons analysé les contributions des figures de proue de la gynocritique ayant mis en exergue la spécificité de la féminité dans la littérature: Robin Tolmach Lakoff, Hélène Cixous, Luce Irigaray, Mary Jacobus, Betty Friedan et aliae. Nous avons eu recours également à des théoriciens roumains – esthéticiens, critiques et historiens littéraires – qui ont tracé de nouvelles voies d’interprétation pour la poésie, en synchronisant les perspectives roumaines avec celles européennes: Nicolae Manolescu, Ion Pop, Eugen Negrici, Marin Mincu, Ecaterina Mihăilă, Mircea Cărtărescu, Radu G. Ţeposu, Alexandru Muşina, Al. Cistelecan, Călin Teutişan et alii.


Une application pratique et qui saurait, nous l’espérons, être utile aux chercheurs roumains est le tableau synthétique des termes et idées littéraires du domaine de l’imaginaire qui met en valeur la contribution individuelle de chaque chercheur et éclaircit le sens de ces termes. Vu que de par le monde fonctionnent environ 60 (40, d’après autres sources) instituts de recherche de l’imaginaire, nous avons procédé à une systématisation des avis les plus significatifs. Le dictionnaire de termes constitue une recherche à part dans la littérature spécialisée, que nous avons entreprise en envisageant son application à la poésie roumaine moderne et postmoderne.


Le chapitre concernant la poésie féminine en Roumanie et les étapes de la prise en compte du genre dans notre littérature insiste sur le suivi exact de la consécration des femmes poètes aussi bien du côté occidental que du côté roumain, où ce filon a eu du mal à rencontrer une bonne réception. La critique littéraire roumaine a longtemps adopté une optique misogyne, exclusiviste, de mise à l’écart qui transparaît même dans les travaux de critiques majeurs tels E. Lovinescu ou G. Călinescu. Le contexte contemporain de l’égalité de genre, favorable à la révélation des différences entre genre et sexe, a fait que la poésie féminine et le féminisme acquièrent leur place méritée dans le monde et en Roumanie. La poésie roumaine des dernières décennies s’est synchronisée avec la lyrique occidentale malgré l’autarcie culturelle promue par le régime totalitaire. C’est bien la raison pour laquelle dans cette partie de notre recherche nous avons insisté entre autres sur la découverte de l’identité de genre, la poésie féminine comme suprathème littéraire, la modernisation du discours lyrique et sa synchronisation avec les évolutions récentes de la lyrique européenne et américaine. Le segment de poésie contemporaine auquel nous avons appliqué la grille de recherche sur les structures de l’imaginaire lyrique comprend des personnalités féminines de la seconde moitié du XXème siècle et du début du XXIème : Ana Blandiana, Ileana Mălăncioiu, Angela Marinescu, Carolina Ilica, Mariana Marin. L’analyse des structures de l’imaginaire lyrique prend toujours comme point de départ l’oeuvre littéraire de ces auteures comme un tout qui propose à la critique et aux lecteurs des trajets impératifs susceptibles de faire découvrir son originalité, expressivité et organicité.


La structuration de l’imaginaire lyrique dans l’univers de la création de Ana Blandiana confirme les éléments du changement intervenu avec la génération 60 au niveau du discours poétique, si consonant avec celui de Nichita Stănescu ou Marin Sorescu. Nous avons suivi les hypostases du moi lyrique, le rapport réel/imaginaire, la déréalisation du réel, la présence des éléments cosmiques, des états et parcours de l’imaginaire lyrique dont: l’aspiration vers la pureté, l’ocularité universelle de l’espace, l’état de rêve et rêverie, la mémoire de l’être, la structuration des sens poétiques dans l’oeuvre etc. En mobilisant les termes des théories de l’imaginaire qui ont fait ou font toujours carrière dans le langage de la nouvelle critique littéraire contemporaine mondiale, nous avons analysé l’oeuvre lyrique de la poète en prenant comme point de départ l’altérité féminin/masculin, mais également l’omniprésent motif du miroir, les synonymies et différences entre le sommeil et la mort. Nous avons lourdement accentué sur la spécificité de l’imaginaire lyrique à travers lequel poète et lecteur passent pratiquement du monde contingent à un autre monde. Par le pouvoir de l’imagination, précisait Durand, la mort peut être niée, et l’imaginer en tant que repos, sommeil signifie sa destruction, son euphémisation. C’est la démarche de Ana Blandiana, qui utilise cette fonction de l’imagination créatrice en poésie, à travers les images convergentes ayant trait au sommeil et à la mort.


Nous avons aussi analysé d’autres éléments de la sphère de l’imaginaire comme le vol, la lévitation, que nous avons considérés comme des valorisations de l’anthropologique, de l’aspiration vers la divinité, de la verticalisation de l’être humain. Dans l’oeuvre littéraire de Ileana Mălăncioiu nous avons suivi la stratégie littéraire complexe de cette voix lyrique qui apparemment raconte, communique, évoque, met en scène des fragments d’histoires archaïques, patinées, rongées par le temps comme une pièce longtemps ensevelie dans la poussière, mais aussi d’histoires récentes, parfois venues d’un immédiat facilement reconnaissable. La plupart du temps le livresque est imperceptiblement incorporé aux visions propres, la transfusion de sang lyrique se fait avec une réussite telle que le coeur du poème bat au rythme de l’imaginaire avec une parfaite régularité. Dans un pareil contexte même les « narrations » de l’espace rural, du souvenir, d’une enfance qui semble ancestrale sont à nouveau racontées et découpées en les intégrant à un monde imaginé, elles semblent venir d’un livre apocryphe, un liber librorum sur la souffrance et l’humiliation, la vie et la mort, l’amour et la haine, l’innocence et la culpabilité, l’existence et le néant.


Nous énumérerons juste quelques uns des parcours suivis dans la structuration de l’imaginaire lyrique chez Ileana Mălăncioiu : le rapport Éros/Thanatos fondé sur une incurable crainte de l’amour et une irrépressible aspiration vers celui-ci; le chant, donc la poésie, représente le moyen de transférer ses états dans l’imaginaire; la connexion entre féminité et eau, élément cosmique d’essence féminine; la noce et la mort comme rituels qui se déroulent sous la lumière froide de l’Enfer, l’empire de la mort, où les ténèbres se mêlent au feu; la trace obsessive dans l’imaginaire d’un liant persistent, obsédant, coagulant, visible dans l’oeuvre entière de Ileana Mălăncioiu: la mort en tant que présence dans la vie. La tonalité distincte de la poésie de Angela Marinescu est esquissée par les deux pôles entre lesquels se déchargent violemment, générant des intenses éclats d’arc voltaïque, les tensions du poème. Il y a d’abord un pôle de l’instinct, baigné dans le sang comme un autel de l’expiation et – dans son voisinage immédiat – un pôle de la parole où le rituel «barbar» s’(im)purifie et devient Texte.


Nous avons retracé la cohérence de l’imaginaire de Angela Marinescu, visible également dans l’architecture des poèmes, des images qui circulent libres, parfois appuyées par des mots de la sphère sémantique de la fragilité, mais qui mobilisent la force de l’être tendu dans le geste suprême du refus. Pont sur l’abîme entre réel et imaginaire ou (pour reprendre les termes de Jean Burgos) entre « l’univers symbolisé » et « l’univers symbolisant » de la représentation, la poésie de Angela Marinescu témoigne d’une tentative hardie, souvent couronnée de réussite, d’élever la biographie instinctuelle vers l’horizon de l’« autobiographie textuelle » où suinte le « sang des paroles ».

 

 

En étudiant la manière dont Angela Marinescu organise son imaginaire lyrique à la fois original et paradoxal, nous avons insisté dans la présente thèse sue les modalités d’euphémisation de la mort. La perspective du parcours anthropologique donne de la profondeur à la vision de l’échec de l’être, alors que l’écriture représente le salut à travers lequel on récupère et construit un sens; le combat incessant contre le néant fait partie de la stratégie de l’imaginaire pour repousser le moment de cet impact; le vivant (le sang) s’oppose à l’inanimé et constitue, à côté de la lumière, un élément salutaire, résistant, dans cet univers lyrique ténébreux; les ténèbres font partie du sémantisme du néant, de sa substance, elles constituent son temps; l’espace de l’imaginaire de Angela Marinescu en est un irréel, dont l’implosion est possible à tout moment.


Nous nous contenterons de mentionner quelques éléments de l’imaginaire présents dans l’oeuvre de Carolina Ilica que nous avons soumis à des interprétations inédites : l’échelle vers les cieux – motif ascensionnel; le miroir – élément (symbole) de réflexion imaginaire du moi lyrique, de l’univers; le rêve, temps des poèmes oubliés, territoire de la création poétique; l’éros, rempart contre la mort; l’été – saison parfaite, plénière du monde; le motif du double, de l’androgynéité; le retour au primordial et aux archétypes; le retour à l’enfance, état archétypal de l’être; ; l’antithèse masculin/féminin; l’euphémisation de la mort; le sommeil, porte d’entrée dans la mort; la présence à fréquence variable des éléments: feu, eau (élément primordial de la genèse, d’origine féminine), la terre, l’air; la végétation édénique; l’ocularité universelle ; la suspension du temps, comme moyen de repousser le néant, de gagner du temps sur lui.


Carolina Ilica se soumet à la tyrannie du rêve. Les poèmes doubles comme moyens originaux d’exposition et d’organisation de l’imaginaire poétique constituent son apport novateur. Uniques dans la littérature roumaine, les poèmes doubles sont un reflet de la pulsation des étoiles doubles (évoquées dans le sous-titre du volume La Tyrannie du rêve: l’Adoration des étoiles doubles). Certains des parcours de l’imaginaire dans la création de Mariana Marin, poète de la génération 80, sont chargés de signification esthétique et la présente recherche les a examinés avec une attention particulière. Nous avons souligné l’ocularité de l’espace, dont l’architecture sous-tend la vision de l’univers entier comme oeil qui regarde; la cohérence de l’imaginaire et son isotopie; l’évocation antiphrastique, mécanique de l’éros correspondant au régime antithétique de l’image. Relevant du sémantisme post-moderne d’un imaginaire multiple et terrifiant, les motifs du double (le frère), du mirroir et de l’aveuglement.


Nous avons identifié dans la création de Mariana Marin l’utilisation de véritables constellations d’images qui participent du sémantisme de l’imaginaire de la poète circonscrit au postmodernisme. Dans la lignée de la négation de la mort, de la remise à plus tard du néant, nous avons mis en évidence diverses techniques et stratégies dont : le paradoxe de l’imaginaire, la fonction fantastique de l’imagination, le principe de la mise en sursis, de l’inventaire; le manque d’amour et la mémoire de la mort. La mise à nu dès le vivant des jeux insinuants de la mort représente, à notre avis, un possible stratagème pour consolider la résistance au néant. Notre analyse de la poésie de cette auteure postmoderniste a ménagé une place de choix au pouvoir de l’imagination poétique de déstructurer par l’écriture, d’ériger à travers les paroles du poème une barrière devant le « passage ».

 


Pour citer ce texte


Georgeta Adam, « L’imaginaire de la poésie féminine. Une section d’or », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-l-imaginaire-de-la-poesie-feminine-une-section-d-or-117657833.html/Url. http://0z.fr/9b28W

Auteur/Autrice

Georgeta Adam 

 

Le Pan poétique des muses - dans Hors-Séries du Ppdm
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

Conférence de l'IEC

 

 


L'Institut Emilie du Châtelet a le plaisir de vous inviter à la

CONFÉRENCE
donnée par

ANN LAURA STOLER


À l'occasion de la parution de son livre :

La chair de l'empire. Savoirs intimes et pouvoirs raciaux en régime colonial
(La Découverte, coll. "Textes à l'appui", série "Bibliothèque de l'IEC")


Lundi 27 mai 2013
17h15-19h30


École normale supérieure
45 rue d'Ulm 75005 Paris
Salle Dussane
Entrée libre dans la limite des places disponibles

Ann Laura Stoler enseigne à la New School for Social Research, à New York. Elle est historienne, spécialiste de l’histoire coloniale. L’originalité de son approche tient à sa manière d’articuler questions sexuelles et raciales dans les régimes coloniaux. La Chair de l’empire est son premier livre traduit en français.

 

Avec les interventions de :


Eric Fassin, sociologue, Université Paris 8, co-directeur de la collection « Genre & sexualité » 

Étienne Balibar, philosophe, Université Paris Ouest Nanterre la Défense
Elsa Dorlin, philosophe, Université Paris 8, co-directrice de la collection « Genre & sexualité »
Odile Goerg, historienne, Université Paris-Diderot
Christelle Taraud, historienne, Columbia University of New York

 

Programme détaillé : IEC-Stoler IEC-Stoler
 

Institut Emilie du Châtelet
, pôle Genre du GID


http://www.mnhn.fr/iec
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Pour citer ce billet

LPpdm,  « La chair de l'empire : conférence d'Ann Laura Stoler le 27 mai 2013... », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : «  Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-a-l-occasion-de-la-parution-de-son-livre-la-chair-de-l-empire-savoirs-intimes-et-pouvoirs-raciaux-117659426.html/Url. http://0z.fr/yYm8E

Le Pan poétique des muses - dans Hors-Séries du Ppdm
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

 

 

Lecture publique en espagnol et français

Lectura pública en español y francés


POESIA y GUITARRA Lectura

en español y francés del nuevo libro de poesía Cartas a Azul de la poeta

Aurélie-Ondine Menninger

&

música con Fernando Strasnoy a la guitarra… 

 

Lecture à Buenos Aires en Argentine


Crédit photo : Image trouvée sur Wikipédia

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/0/0f/Flamenco04.JPG?uselang=frPOESIA y GUITARRA Lectura

en español y francés del nuevo libro de poesía Cartas a Azul de la poeta Aurélie-Ondine Menninger & música con Fernando Strasnoy a la guitarra… 

SABADO 11 de Mayo a las 11 a.m

 

Librería francesa “El Libro Francés”, Esmeralda 861

 

 

 

Poesía y Guitarra

 

 

lectura en español y francés del nuevo libro de poesía Cartas a Azul de Aurélie-Ondine Menninger y música con Fernando Strasnoy a la guitarra, Sábado 11 de mayo a las 11 de la mañana Librería francesa, esmeralda 861 Capital Federal (esquina de la Avenida Córdoba)

 

 

 

  Télécharger le Bon de commande des livres d'Aurélie-Ondine Menninger :

 

Lettres à Bleue BDC Lettres à Bleue BDC

 

 

Pour citer ce billet


LPpdm,  «  POESIA y GUITARRA Lectura en español y francés del nuevo libro de poesía Cartas a Azul de la poeta Aurélie-Ondine Menninger & música con Fernando Strasnoy a la guitarra…», in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : «  Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-lecture-publique-117668270.html/Url.http://0z.fr/NWau8

 

Le Pan poétique des muses - dans Hors-Séries du Ppdm
10 mai 2013 5 10 /05 /mai /2013 13:00

 

Critique & réception



Chronique : La politique d'un roman d'amour

 

 

Camille Aubaude

 



Comment une femme, universitaire et savante de surcroît, peut-elle affirmer sur France Culture, dans une série sur les romans d'amour, qu'après Belle du Seigneur, on ne peut plus écrire de romans d'amour ? Elle s'est contredite en énonçant un autre truisme : le roman d'Albert Cohen ne correspond pas au genre du roman.

Rien que le titre !... La femme se contente d'être belle. Au début, elle n'a pas de nom, tandis que Solal est sûr de se la faire : "Elle ne sait pas ce qu'il l'attend", est-il écrit. N'est-ce pas la même idéologie que les publicités révoltantes de Montsantos pour les pesticides ? Le puissant jardinier verse du poison sur la mauvaise herbe en disant : "Ah ! tu faisais la fière !", pubs anaérobies et réactionnaires que l'on voit partout depuis des années. Tout fonctionne sur la soumission de la Femme, l'esclave du "Seigneur", "sois belle et tais-toi". C'est la belle "du" seigneur, elle appartient au maître. Comme Amanda et toutes les autres.

Qu'une femme voie en cela l'amour passion, et qu'après cette atroce représentation de la femme, tout roman d'amour soit incolore et sans saveur serait grotesque s'il n'y avait les crimes impunis d'une société qui brûle vives les femmes — le pire supplice rappelait l'émission précédente, elle aussi dénuée de conscience féministe —, qu'elle bannit comme "sorcières", d'une société qui les viole, brise leur vie sexuelle, sans jamais penser à châtier l'agresseur, le don juan, "le seigneur".

C'est la politique du crime sexuel que cette interprétation cautionne et promeut. "Albert Cohen iconoclaste", encore un truisme déplacé. Il dictait son œuvre immortelle pas à un homme mais à une femme, avec le sentiment de lui faire un enfant. Pour les palmes du sexocide culturel, cela confine à Balzac1 et Stendhal2, le volume et le style en moins.
 
Ce roman prétendument "iconoclaste" contribue au maintien du système politique aberrant qui condamne les femmes à subir la loi du plus fort, innombrables Philomèles réduites au silence, avec l'argument, qu'aujourd'hui, la femme n'a jamais été aussi libre que dans les sociétés occidentales... Encore un truisme déplacé.    
 
Notes

1. Dans une lettre à Madame Hanska, il écrit, à peu près : "J'aime qu'une femme écrive, mais elle doit faire comme vous, détruire ses œuvres".
2. Voir son assassinat en règle de Claire de Duras, qu'il a plagiée, humiliée par une version pornographique d'un de ses excellents romans, parce qu'elle était noble et avait du talent.

Pour citer ce texte


Camille Aubaude, « Chronique : La politique d'un roman d'amour  », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : « Le printemps féminin de la poésie », Hors-Série n°1 [En ligne], sous la direction de C. Aubaude, L. Delaunay, M. Gossart, D. Sahyouni & F. Urban-Menninger, mis en ligne le 10 mai 2013. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-chronique-la-politique-d-un-roman-d-amour-117677796.html/Url.


Auteur/Autrice

 

Camille Aubaude

 

 

 

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