31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

 

 

Invité de la revue

1ère partie 

 

Pour un parallèle intempestif

 

Poètes norvégiennes


contemporaines / grecques anciennes

 

 

Michel Briand

Université de Poitiers

 

 

 

 

On propose ici une expérience dont le résultat n’est pas vraiment prévisible, variable selon la lectrice / le lecteur, les auteurs rapprochées, le moment choisi pour tel ou tel parallèle … Le terrain de jeu est un peu balisé, simplifié, mais mouvant : un ensemble de poèmes norvégiens contemporains et grecs anciens, en langue originale et dans une traduction inédite, dont le point commun est double, l’aspect fragmentaire et le genre (féminin) de l’auteur (et du locuteur « lyrique » ?), deux questions immenses, à creuser toujours.

 

D’une part, d’abord, un choix arbitraire et réduit de poèmes brefs, issus de recueils contemporains publiés, entre 1968 et 2009, en Norvège et signés : Sidsel Mørck, Tone Hødnebø, Eldrid Lunden, Hanne Aga, Ellen Einan. Des noms peu connus en France, d’auteurs parfaitement reconnues chez elles. Entre un et neuf pour chacune, et des écritures, formes, forces, sensations, réflexions, questions, douleurs, jouissances, couleurs, à la fois variées à l’extrême et comparables. Des textes d’abord écrits et publiés, parfois lus à l’oral voire mis en scène, rarement. Un goût pour l’expérimentation et la méditation, la rigueur réflexive et l’aquarelle diffuse, l’affirmation d’un « je » trouble ou net et les flux explosifs ou souples d’une nature diverse et forte, ou d’un corps fragile, un univers peuplé de formes brèves aux tonalités claires ou sombres, et de figures denses et légères, pensives souvent, cruelles aussi, féministes et sentimentales, politiques et morales. Un Nord vécu et fantasmé, contemporain, au féminin donc, mais à l’humain, aussi.

 

D’autre part, ensuite, un choix tout aussi réduit mais dont l’arbitraire est d’abord celui du temps passé (de l’immense naufrage de qu’on appelle la poésie grecque ancienne), de poèmes anciens composés entre les VIe et IIIe siècles avant notre ère : Cleoboulina, Praxilla, Erinna, Corinna, Anytê, Moïro, Nossis. Des noms peu connus en France, ou ailleurs, même si quelques collections de qualité les ont rassemblés et transmis. Et, volontairement, pas les fragments, plus nombreux, de Sappho, la plus glorieuse (et traduite) d’entre elles, dont l’ombre (et la lueur) les survole. Et là aussi entre un poème (mais d’une trentaine de vers) et une douzaine (mais longs de quatre vers seulement en moyenne), pour chacune. Quitte à se répéter : encore des écritures, formes, forces, sensations, réflexions, questions, douleurs, jouissances, couleurs, à la fois variées à l’extrême et comparables. Et quitte à se contredire, en revanche, des poèmes (plutôt que des textes) d’abord chantés, voire dansés, au moins pour les plus anciens, et un goût fort pour les rites et l’énigme, parfois de l’épopée, souvent de la mythologie et de la religion, de l’humour aussi, en même temps que du deuil. Un Sud méditerranéen, vécu et fantasmé tout autant, antique, féminin sans doute, bien autrement.

 

Et le choix a été fait, même si la lectrice / le lecteur suivra le chemin qu’elle / il veut, de présenter les norvégiennes avant les grecques, pour renforcer la comparaison, la rencontre, en désamorçant l’effet historique, évolutionniste parfois, d’une présentation chronologique, qui fixerait les unes aux origines, archaïques et / ou hellénistiques, et les autres à la fin des temps, modernistes ou post-modernes. Cette expérience se veut en effet « intempestive » (ou « inactuelle » ?, ou mieux encore « à contre-temps », voire « à contre-courant »), en référence à ce que dit Friedrich Nietzsche dans ses Unzeitgemässe Betrachtungen, en particulier dans la deuxième « considération », intitulée Vom Nutzen und Nachteil der Historien für das Leben (« De l’utilité et de l’inconvénient des études historiques pour la vie »)1. À ce sujet, au-delà des interprétations célèbres, et contradictoires, qu’en donnent les philosophes (M. Heidegger, H. White, et ensuite), on renvoie ici également aux usages plus liés à l’esthétique ou à la théorie littéraire qu’on peut en lire chez Evelyne Grossman & Paola Marrati, « Qu’est-ce qu’une pensée intempestive (de Deleuze à Lynch) ? »2, ou surtout dans les travaux suggestifs où Sophie Rabau développe la pratique et la théorie appliquée d’un « lire au futur », par exemple au sujet des rencontres décrites par de nombreux auteurs anciens, modernes et contemporains avec Homère lui-même, (de Lucien de Samosate à Howard Baker en passant par Fénelon, Swift, Dante, ou Borgès …)3.

 

Ce qui est proposé ici, c’est donc à la fois de lire une poésie norvégienne contemporaine à la lumière d’une poésie grecque ancienne, mais aussi de (re)lire, à l’inverse, l’antique en toute conscience du contemporain, et même d’imaginer ce que cette rencontre, vive surtout si elle crée des effets réciproques, permettrait encore de lire, écrire, créer et penser, au futur. Ce jeu, dont l’auteur de ces lignes ne fournit que le matériau de base et le dispositif initial, relève ainsi d’un certain « anachronisme » assumé et contrôlé, tel que l’a théorisé, chez les hellénistes, Nicole Loraux, dans son article qui a fait date, « Éloge de l’anachronisme en histoire »4, mais aussi, en littérature ou en esthétique, S. M. Eisenstein, W. Benjamin ou Didi-Hubermann5. Ce qu’on proposerait d’ailleurs volontiers de compléter, ou radicaliser, par une pratique aussi contrôlée d’un « anatopisme » encore à définir.

 

Qu’on ne s’y trompe pas, cependant, il n’y a ici aucun déni à l’égard d’une tout aussi nécessaire étude des contextes anthropologiques, culturels, historiques, religieux, politiques, sociaux, cognitifs, qui, bien évidemment, amènent à ressentir d’abord les différences et spécificités de ce qui est comparé, en particulier pour les modalités pragmatiques de l’énonciation poétique (réellement chantée ou d’abord écrite dans un livre, pour désigner deux pôles)6. Variations qui permettent d’ailleurs souvent, du fait que de toute façon, nous modernes, nous lisons tout cela, de découvrir ensuite d’autres similitudes, insoupçonnées7. Une différence générale qui semble confirmée aussi, paradoxalement, par ce qui sépare un corpus pour quel le lecteur francophone (ou anglophone) n’a pas d’accès direct à une pourtant riche bibliographie critique ou médiatique, pour la poésie norvégienne vivante8, alors qu’il bénéficie, pour la poésie grecque disparue, de (parfois trop ?) multiples médiations, dont on peut au moins, pour le contemporain, signaler les introductions et traductions (inspirées) d’Y. Battistini (prés., trad. et notes), Poétesses grecques. Sapphô, Corinne, Anytê …, Imprimerie Nationale Éditions, 1998, ou les commentaires et traductions plus retenues de I. M. Plant (ed.), Women Writers of Ancient Greece and Rome. An Anthology, Equinox, London, 2004. Une différence cependant qu’on tient à nuancer ou décaler enfin, en affirmant que les poètes grecques sont des fictions9, comme tout auteur, du point de vue du XXIe siècle, qui n’est pas toujours celui d’Y. Battistini, par exemple, voire, en vocabulaire foucaldien, des fonctions-auteurs10. Mais elles ne le sont guère moins (ni plus ?) que leurs analogues norvégiennes.

 

D’où d’ailleurs, pour la fin, un ultime préalable. Le travail de traduction présenté ici ne se veut ni strictement philologique, au risque de la platitude, ni totalement libre, à l’autre risque de l’infidélité totale. Il ne s’agissait pas de produire des textes de langue française qui, s’ils n’étaient pas présentés en regard des « versions originales », auraient pu prétendre avoir été directement composés en français, sans trouble donc, et on espère bien que les poèmes français traduits de S. Mørck, T. Hødnebø ou E. Einan, ont quelque chose d’étrange et d’étranger, norvégien en l’occurrence, en même temps que d’universellement spécifique, comme on souhaite aussi que ceux d’Erinna, Corinna ou Nossis, sont encore grecs, et donc aussi universels, autrement. On a lu, par exemple, la Poétique du traduire d’Henri Meschonnic (Verdier, 1999), et on sait bien que traduire, c’est aussi écrire. Et même si, dans ce qui est offert ici à la lecture, on imagine que rien n’est au dessus de tout soupçon, on espère que parfois les effets de variance dans l’ordre des mots et de la pensée, les jeux de sonorités et de syntaxe, les divers souffles de poètes à la fois profondément liées à une culture et à une langue, en même temps que chacun très particulier, incomparable au fond, seront un peu mieux ressentis, facilitant à peine, mais tout de même, l’appréciation de textes que même qui ignore leur langue a le droit de goûter immédiatement, au mieux pour le plaisir.

 

 

Préalables formels

 

 

Les textes norvégiens sont directement tirés des publications dont les dates sont indiquées, ou bien des recueils complets, quand il y en a, comme pour E. Einan. Les textes grecs sont dans la version des Poetae Melici Graeci, édités et numérotés par D. L. Page, dans celle des éditions les plus reconnues de l’Anthologie Palatine, pour les épigrammes, ou encore, pour Erinna, suivant le volume III des Select Papyri, publiés par le même D. L. Page, chez Loeb, en 1970.

 

Pour les poètes grecques, on propose des datations du type « avant notre ère » : certes, il s’agit de neutraliser une désignation courante, culturellement orientée, mais surtout d’éviter un biais méthodologique qui fait parfois oublier que par exemple les philosophes dits présocratiques ne sont pas à définir par rapport à Socrate. Pour les poètes norvégiennes, la question se pose moins. Par ailleurs, dans la brève présentation individuelle qui suit, les titres des poèmes présentés ici sont indiqués entre crochets, à la fin de chaque notice.

 

Enfin, on a choisi aussi de faire comme si le mot « poète » pouvait se mettre facilement au féminin, sans suffixation particulière. C’est évidemment discutable et le mot « poétesse » est aussi très beau. Il acquiert cependant parfois un caractère marqué qu’on a préféré éviter. La langue, à cause aussi, de la multiplicité de ses usages, ne rend pas encore bien compte de ce que l’on voudrait dire, en termes de genre et d’humanité. Qui proposera une solution queer ou post-féministe à ce sujet est bienvenu-e.

 

 

 

Cinq poètes norvégiennes contemporaines : 23 poèmes


 

Sidsel Mørck, née en 1937, est l’auteur de poèmes, mais aussi de nouvelles et de romans pour la jeunesse comme pour les adultes. Son engagement social reconnu la porte à la fois vers le féminisme et l’écologie. Parmi les quinze recueils de poèmes publiés (dont 6 de barnedikt, poèmes pour la jeunesse) : Et ødselt sekund (Une somptueuse seconde), 1967 - Dager kan vokse (Les jours peuvent allonger), 1969 - Byliv (Vie urbaine), 1980 - Hver eneste natt (Absolument chaque nuit), 1990 - Vi sover ikke (Nous ne dormons pas), 1997 … [Kvinne / Femme]

 

Tone Hødnebø, née en 1962, publie à la fois de la poésie lyrique et moderniste et des essais critiques. Elle a traduit Emily Dickinson de l’anglais en norvégien, Skitne lille hjerte (Pauvre petit cœur), 1995. Parmi les six recueils poétiques publiés : Larm (Tapage), 1989 - Pendel (Pendule), 1997 - Et lykkelig øyeblikk (Un instant de bonheur, choix de poèmes), 2005 - Nedtegnelser (Notes écrites), 2008 … [Måkene / Les mouettes, Blaff / Souffle, Blått / Bleu]

 

Eldrid Lunden, née en 1940, est une figure marquante de la poésie moderniste. Premier professeur en « écriture créative » (skrivekunst) dans l’histoire de l’enseignement supérieur norvégien, elle a publié divers essais critiques, d’abord autour de la revue Profil, et, parmi 13 recueils poétiques, en nynorsk (néo-norvégien) : f. eks. juli (p. ex. juillet), 1968 - hard, mjuk (dur, tendre), 1976 - Gjenkjennelsen (Reconnaisance), 1982 - Flokken og skuggen (La troupe et l’ombre)… On renvoie aussi à une étude critique en anglais : Unni Langås, Dialogues in Poetry. An Essay on Eldrid Lunden, Scandinavian Women Writers vol. 3, 2010. [Løysing / Solution, 5 poèmes sans titre de hard, mjuk / dur, tendre, et 2 poèmes sans titre de Gjenkjennelsen / Reconnaissance]

 

Hanne Aga, née en 1947, vit à Tromsø, en Norvège du Nord. Son oeuvre mêle modernisme et lyrisme et associe volontiers poésie, musique, cinéma et performance spectaculaire. Parmi 9 recueils publiés : Skjering med lyset (Coupure de lumière), 1981 - Forsvar håpet (Protège l’espoir), 1983 - Gå i skuggen, vent på vinden (Marche à l’ombre, attends le vent), 1993 - Som om ein ny dag skal komme (Comme si un nouveau jour venait), 2008. [2 poèmes sans titre de Forsvar håpet / Protège l’espoir]

 

Ellen Hainen, née en 1931, à Svolvær (Lofoten), a surtout travaillé comme aide ménagère et publié son premier ouvrage, tard, en 1982, Den gode engsøster (La douce sœur de prairie), avant une douzaine de recueils, rassemblés dans le volume (Samlede dikt) édité en 2011, par le poète Jan Erik Vold. E. Hainen se veut autodidacte et développe une langue personnelle, empreinte de références quasi-animistes à des esprits familiers, aux animaux, aux plantes … Sa voix est reconnue comme l’une des plus significatives dans la poésie contemporaine nordique. Parmi ses œuvres : Jorden har hvisket (La terre a murmuré), 1984 - Hestene våker i duggtoneengen (Les chevaux veillent dans la prairie au son de rosée), 1989 - Noen venter på bud (Quelqu’un attend un message), 2009, ensemble d’où sont tirés les 9 poèmes présentés ici. [Vi er ånder / Nous sommes des esprits, Om en tid / Dans un temps, Elsk meg / Aime-moi, Noen venter på bud / quelqu’un attend un message, En dag en løve / Un jour un lion, Nattbåt / Bâteau de nuit, Jeg samler føll / Je rassemble des poulains, Så vente / Alors attendre, Så er vi mange / Alors nous sommes nombreux).



Sept poètes grecques anciennes : 35 poèmes


 

Cleoboulina de Rhodes (VIe s. av. ne). Citée par Aristote, Plutarque, Athénée, elle a laissé trois énigmes ou devinettes, de tonalité à la fois pathétique et comique, et n’a rien à envier à la Sphinge. Son existence réelle n’est pas assurée et une quatrième énigme est autant attribuée à son père, Cleoboule, l’un des sept Sages, qu’à elle-même : le père de douze fils qui ont chacun soixante filles, les unes blanches, les autres noires (réponse : « l’année »). [3 énigmes].

 

Praxilla de Sicyone, en Corinthie (Ve s. av. ne). On présente ici cinq des huit fragments transmis par la tradition, en omettant trois brefs fragments étiologiques sur Carneios. Célèbre en son temps, auteur d’hymnes, dithyrambes et scolies (chants à boire), on lui attribue des innovations métriques (le vers praxilleion, et les quatre premiers mots du fr. 754 sont inscrits sur un vase béotien de 450 av. ne. [5 fragments d’hymne, dithyrambe, chanson à boire …].

 

Erinna de Rhodes ou de Tenos (IVe s. av. ne ?). Le poème présenté ici (recomposé, par son titre, en thrène émouvant), redécouvert en 1928, est le plus long des quatre fragments issus d’un poème de 300 hexamètres, Le Fuseau / Alakata. On lui attribuait aussi trois épigrammes, dont deux funéraires en mémoire de la même jeune Baucis (AP VI, 352, VII, 710, VII, 712). Cette poète, contemporaine de Sappho, a fait l’objet, dès l’époque hellénistique, d’un débat critique vif sur son style raffiné, précurseur de l’alexandrinisme. [Adieux à Baucis].

 

Corinna de Tanagra (VIe/Ve ou IIe s. av. ne ?). On lira ici deux poèmes transmis par des papyri du IIe s. av. ne, fr. 654, partagé en deux composantes mythologiques, et fr. 655, peut-être le début de cinq livres de Récits (si tel est le sens de ϝεροῖα). La tradition philologique signale des « nomes lyriques » et épigrammes, et donne quelques 40 fragments, certains minimaux. Plutarque, Pausanias et Élien font naître Corinna à la fin du VIe siècle, suivant la rivalité violente qui l’aurait opposée à Pindare, vaincu cinq fois (elle serait la « truie béotienne » de sa VIe Olympique, v.89). La critique moderne la situe à la fin du IIe siècle. Son dialecte béotien, sa virtuosité métrique et son registre quasi-épique la distinguent. [La joute de l’Hélicon et du Cithéron, Les filles d’Asopos, fragment de Parthénée].

 

Anytê de Tégée, en Arcadie (IIIe s. av. ne). On lira ici huit épigrammes, choisies comme représentatives parmi les 21 conservées. Ce corpus, en dialecte dorien, moins fragmentaire que d’autres, permet d’apprécier une œuvre assez influente dans l’Antiquité et reconnue pour ses innovations de ton, de syntaxe, de style, une vive intensité visuelle et sonore, et une alliance d’humour et de pathétique engagé. On peut regretter d’autant plus la disparition de son œuvre épique et mélique. [8 épigrammes, votives, funéraires, descriptives …].

 

Moïro de Byzance (IIIe s. av. ne). Deux épigrammes votives ont été conservées d’une œuvre qui comprenait aussi notamment des textes en hexamètres (un Hymne à Poséidon, un poème à Mnémosyne, p. ex.). Moïro était reconnue en tant qu’exégète d’Homère, comme l’indique Athénée (XI, 490e) à propos d’une affaire de plagiat universitaire dont elle aurait été victime, sur le chant XII l’Odyssée. [2 épigrammes votives].

 

Nossis de Locres, en Grande-Grèce (IIIe s. av. ne). Les douze épigrammes conservées sont présentées ici. Habitée de figures féminines, humaines / divines, vivantes / mortes, souvent comparée à Sappho, cette voix met en scène une femme à la fois respectable et sexuée, comme sa lectrice impliquée, et a quelque chose d’aussi hellénistique qu’italien aux yeux de critiques comme Y. Battistini, qui la rapproche de la peinture pompéienne, revue par Pascal Quignard. [12 épigrammes amoureuse, votives, funéraires, descriptives]

 

 

Notes

 

1. À lire en français dans la traduction de Pierre Rusch, publiée chez Gallimard, « Folio Essais »,  en 1990.

2. Rue Descartes, 1/2008 (n° 59), p. 2-5, en introduction à un volume intitulé Gilles Deleuze, l’intempestif.

3. Sophie Rabau, En présence de l’auteur. Quinze (brèves) rencontres avec Homère, à paraître aux éditions Belin, « Antiquité au Présent », en 2012.

4. Nicole Loraux, « Éloge de l'anachronisme en histoire », Le genre humain n° 27, éd. Seuil, 1993, p. 23-39, repris dans Les voies traversières de Nicole Loraux. Une helléniste à la croisée des sciences sociales, numéro commun Espaces Temps Les Cahiers n°87-88 et CLIO, Histoire, Femmes et Sociétés, 2005, p. 128-139.

5. Des pratiques similaires se développent, depuis plus d’un an, dans le séminaire « Anachronies », qui se tient régulièrement à l’ENS-Ulm, et tel qu’il est présenté, avec de riches références critiques, sur le site www.fabula.org.

6. Sur le pôle « chanté », on lira avec grand profit, parmi d’autres travaux des mêmes auteurs, la synthèse (fondatrice) de Claude Calame, Florence Dupont, Bernard Lortat-Jacob & Maria Manca, La voix actée. Pour une nouvelle ethnopoétique, Paris, Éditions Kimé, 2010.

7. Sur le rapport entre genre et « littérature » grecque, je renvoie à mon étude, Michel Briand « « Construction des genres, rites et fictions : de l’épinicie au roman grec », p. 225-240, dans le dossier « Questions de genre et de sexualité dans l’Antiquité grecque et romaine », Lalies 32, 2012, PENS-Ulm, p. 141-240, Sandra Boehringer & Michel Briand (dir.), ainsi qu’à la synthèse initiale de S. Boehringer, « Le genre et la sexualité. État des lieux et perspectives dans le champ des études anciennes », p. 145-167 (en particulier la p. 157 où il est à nouveau question, à propos des travaux de John Winkler cette fois, de « lire à contre-courant », against the grain).

8. Pour une première approche en français, on signale l’ouvrage de référence d’Éric Eydoux, Histoire de la littérature norvégienne, éd. PU de Caen, 2007, en particulier dans le chapitre « De la fin des années 1960 à nos jours », la partie Trente années de poésie, p. 357-367, qui dialogue avec d’autres analyses sur La « littérature des femmes ». La masculinité en question, L’après « littérature des femmes », Le post-féminisme, ou encore le modernisme, le post-modernisme, et des Promesses d’avenir.

9 . Sandrine Dubel & Sophie Rabau, Fiction d’auteur ? Le discours biographique sur l’auteur de l’Antiquité à nos jours?, éd. Honoré Champion, Paris, 2001.

10. Claude Calame et Roger Chartier, Identités d’auteur dans l’Antiquité et la tradition européenne, éd. Million, Grenoble, 2004.

 

Suite...

                               

Pour citer ce texte


Michel Briand, « Pour un parallèle intempestif. Poètes norvégiennes contemporaines/grecques anciennes » (1ère partie), in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Poésie des femmes romandes », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°2|Automne 2012 [En ligne], (dir) Michel R. Doret, réalisé par Dina Sahyouni, mis en ligne le 31 octobre 2012. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-n-2pour-un-parallele-intempestif-poetes-norvegiennes-contemporaines-grecques-anciennes-110785224.html/Url.http://0z.fr/wZC2S

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent


http://www.aplaes.org/node/289

 

http://licorne.edel.univ-poitiers.fr/docannexe/fichier/5221/Briand.pdf

 

Auteur(e)


Michel Briand est professeur de langue et littérature grecques à l’Université de Poitiers, équipe de recherche EA 3816 FoReLL (Formes et représentations en linguistique et littérature). Domaines de recherche et d’enseignement: poésie et fiction, rhétorique, histoire des représentations et du corps, dialogue des arts et danse, dans l’Antiquité grecque et dans les références modernes et contemporaines à l’Antiquité. Nombreux travaux p. ex. sur Homère, Pindare, la poésie alexandrine, Lucien de Samosate, le roman ancien, la relation texte/image, le genre, le regard, la danse, Paul Valéry…

   

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°2|Automne 2012

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