un temps fait de silences étendus — tout comme les branches des arbres et le toit brisé, maintenant effacé.
Des formes érodées, portant le poids de nos paroles ;
des marais salés au loin,
se rapprochant de la mer que nous savions être une sortie possible.
Une vieille maison, avec des fenêtres et des portes barricadées,
et des plinthes qui craquent ;
des galets d’oursin nichés entre des gonds et des serrures rouillées.
Mais il n'y avait pas de mer immédiate —
bien sûr.
Tête de pont
La lune derrière ton ombre :
un moulin à vent de nuages, fragmentés.
On dirait que je suis revenue à terre
après une longue absence,
marchant à travers des algues vertes et des capsules de fleurs inversées.
Tu es là :
— j’ai atteint la tête de pont de ta présence.
* Deux poèmes extraits de Quantum, par Irina Moga (éd. DarkWinter Press, Ontario, Canada, Juillet 2025) publiés ici avec l'aimable accord de l’auteure et de sa maison d'édition. Ces poèmes ont été traduits de l'anglais canadien en français par Irina Moga.
En cours de programmation pour paraître cette semaine :
l'annonce de parution de Quantum par Irina Moga, paru en anglais chez DarkWinter Press, Ontario, Canada en juillet 2025.
***
Pour citer ces poèmes inédits traduits en français & illustrés
Irina Moga (poèmes & photographie), «Vieille maison » & « Tête de pont », illustration par Ayna Paisley,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 15 juillet 2025. URL :
La poétesse et chercheuse Imèn Moussa signe un retour sensible et percutant avec son nouveau recueil de poésie, intitulé « Nos coutures apparentes », publié chez Les Constellations. Préfacé par la poétesse et romancière Cécile Oumheni, cet ouvrage confirme une année poétiquement riche pour cette voix singulière de la poésie tunisienne francophone.
Dans ce nouveau recueil, le titre à lui seul suffit à poser le ton : "Nos coutures apparentes". Il évoque à la fois la vulnérabilité, la force exposée, et les blessures recousues par la résilience. En choisissant de rendre visibles ses coutures, Imèn Moussa fait un geste poétique fort : celui de revendiquer l’imperfection, la réparation et la rébellion créatrice. En effet, les soubassements politiques actuels, les turbulences des relations humaines, le pouvoir de l’amour, la beauté des apprentissages, les traumatismes collectifs sont autant de thématiques qui préoccupent la poétesse et agitent son imaginaire comme des fils tendus entre l’intime et le collectif.
« Nous avons tous traversé un incendie.
Nous nous sommes tous un jour ou l’autre pris les pieds dans la toile d’araignée de l’anxiété.
À un moment où un autre, nous nous sommes tous brisés comme une poupée de porcelaine ».
Édité chez la maison d’édition Constellations, dont le nom évoque déjà un certain imaginaire poétique, le recueil s’inscrit dans un univers entièrement engagé, où chaque poème est une tentative de dire ce qui ne se dit pas, de montrer ce qui est souvent caché. Les constellations, au-delà de l'éditeur, deviennent aussi une métaphore du tissu poétique qu’Imèn Moussa tisse entre les voix, les langues, et les histoires qui l'habitent. À l’instar d’une conteuse, elle nous emmène avec ce recueil dans les tréfonds de l’âme et dans les chemins sinueux de l’indicible.
« Elle me raconte le village des sources,
Le village où l’on a creusé autour de la fontaine pour faire pousser le nombril d’une Femme à Paroles.
À son pied ils ont inscrit quelques symboles étranges et des mots qui ne vous diront rien :
Porte tes yeux au soleil à l’heure qu’il est la gravité a perdu son sens à l’heure qu’il est ne laisse pas ta peau sur les murs ne sois plus en colère le silence, ça s’entend ! »
La préface de Cécile Oumheni, autrice franco-tunisienne reconnue pour son écriture à la croisée des cultures, vient introduire cette œuvre comme un dialogue littéraire entre deux femmes poètes issues d'horizons francophones pluriels enrichit. La couverture du livre signée par l’artiste plasticienne de renom Najet Dhahbi nous offre aussi un aperçu sensible sur ce que recèlent les pages du recueil. Tout comme sa couverture, Imèn Moussa nous met face à une écriture qui, à la fois, perturbe et rassure.
Imèn Moussa, qualifiée dans les cercles littéraires de poétesse aux multiples talents et une artiste aux flamboyantes couleurs, continue d’explorer avec passion des formes d’expression hybrides, sincères, et profondément humaines. À travers sa poésie, sa photographie, ses voix off et ses performances scéniques, elle donne voix aux silences, aux marges, au vivant, aux fragments d’identité, sans jamais avoir froid aux yeux.
« En fait, je ne conteste pas, mais j’ai tant de fausses certitudes à congédier loin de mes doigts. Nous autres, nous n’avons qu’à s’épiler les ailes pour accueillir nos troubles
Nous autres, nous n’avons qu’à remonter l’armature d’un soutien-gorge pour nous confondre avec une femme en liberté puis, de toi à moi, qui pourrait m’empêcher d’arracher mes fils et mes clous ? Si je te dérange, ferme les yeux ! »
Ce recueil s’inscrit incontestablement dans une dynamique contemporaine de la poésie francophone, qui se réinvente et surprend. Ses vers deviennent le lieu du soin, de la rencontre, de la résistance et de la reconstruction.
Tu sais ? J’ai entendu une voix qui m’appelait. Quand je me suis retournée, j’ai cru te voir, toi, terre enracinée dans chaque cœur. J’ai souri.
« Un grand sourire comme tu les aimes. Parce que, tu sais ? Au bout du compte je me suis rappelée que ceux qui naissent sous les oliviers, cultivent à jamais une tenace liberté et se tournent toujours vers l’espoir ».
« Nos coutures apparentes » est plus qu’un livre : c’est le geste premier de la littérature : un miroir tendu vers notre humanité commune.
— La page officielle de présentation du recueil chez la maison d’édition Constellations, URL.https://editionsconstellations.fr/nos-coutures-apparentes/
En ouvrant ce livre au hasard, vous atterrirez sur des mots qui vous ressemblent. C'est le défi que s'est lancé Imèn MOUSSA dans sa poésie franche, nette et solaire. Poétesse du mouvement, ell...
— L’annonce de parution de cette œuvre par Le Pan Poétique Des Muses « Vient de paraître le recueil de poèmes Nos coutures apparentes par Imèn MOUSSA », URL. https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno4/noiv/noscouturesapparentes
Hanen Marouani (texte & photographies fournies), «Nos coutures apparentes : Imèn MOUSSA signe un recueil qui démêle l’âme », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Déesses de l'Orient », n°4, volume 1, mis en ligne le 7 juillet 2025. URL :
Pour citer ce poème vécu, réaliste, psychique & inédit
Louise Hudon,« Mon mal de l’âme »,Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2024 | NO III « Florapoétique », 1er Volet, mis en ligne le 11 septembre 2024. URL :
La rédaction lyonnaise reprend son activité éditoriale après un arrêt de l'actualisation de ce site (suite au décès d'un proche).
L’association SIÉFÉGP publiera en septembre 2026 ses anthologies livresques composées de vos écrits poétiques sur des thèmes déjà proposés par la rédaction.
SIÉFÉGP, JUIN 2026
APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.
SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025
Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.
Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.
N° III ÉTÉ 2026 | NUMÉRO SPÉCIAL « MÉTAPOÉSIE AU FÉMININ », 1ER VOLET | Critique & réception Irène Shraer, « Vertige du réel », nouvelles aux éditions Unicité, 2026, 141 p. 14€ Article par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes
Il s’agit...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International Poésie de l'Académie Claudine...
Événements poétiques | NO II Hors-Série | Festival International Megalesia 2026 « POÉTIQUE PRINTANIÈRE » | Distinctions 2026 | Prix poétiques attribués par la SIÉFÉGP le 1er Mai | Revue Matrimoine 2026 | Le Prix International de Poésie Féministe de l'Académie...