7 octobre 2025 2 07 /10 /octobre /2025 18:48

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Philosophies & sagesses en poésie | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie...

 

 

 

 

 

 

 

 

À celle qui viendra /

 

 

She is coming for me

 

 

 

 

 

 

 

Nouvelle inédite par

 

Denis Emorine

 

Traduction inédite en anglais par

 

Michael T Steffen

 

 

 

 

Crédit photo : Jacob Van Loo (1614-1670), « La mélancolie », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

​​​​​

 

À celle qui viendra

 

 

 

À Jayant Dhupkar

 

 

La salle était pleine de monde. Un léger brouhaha s’éleva. L'écrivain regardait fixement devant lui, l’air absent. Il en avait assez qu'on le consulte comme un oracle alors qu’il n'avait rien à dire. Oppressé, il regretta d’être venu. Il se sentait comme un poisson rouge dans un bocal. La première question le fit sursauter :

« Que pensez-vous de cette épidémie qui s’abat sur le monde ?

Il haussa un peu les épaules et ne répondit pas. On répéta la question. L’écrivain garda le silence. Il y eut quelques murmures de désapprobation dans l’assistance. À ce moment-là, son attention fut attirée par une femme qui le regardait avec attention. Elle avait les yeux d’un bleu qui lui rappela ceux de sa mère. Était-ce elle qui l’avait sollicité ? Non, probablement pas,mais elle le dévorait littéralement du regard.

D’autres questions lui parvinrent. Notamment celles-ci : « De quoi parle votre dernier livre ? Pourquoi ce titre : "À celle qui viendra"? »

 

Combien de temps avait passé ? Il lui sembla que la salle se vidait peu à peu. Ce qui le laissa indifférent.

À ce moment-là, la femme aux yeux bleus se leva en se dirigeant vers lui. Elle le fixait avec insistance. Ils étaient seuls à présent. Tout le monde était parti. L’écrivain se mit debout machinalement. Elle lui prit la main. Il ressentit une espèce de décharge électrique. La ressemblance de l'inconnue avec sa mère le frappa. il avait l'impression de redevenir un petit garçon. « Tu m'attendais depuis si longtemps….», lui murmura-elle en effleurant sa joue. L'inconnue le guidait doucement vers la sortie. Plus rien n'avait d'importance. Une fois dehors, il eut très envie qu’elle le prenne dans ses bras ; ce qu'elle fit, d'ailleurs.

Il se demanda où elle l’emmenait. Sa mère était morte depuis une bonne dizaine d’années… À plus de soixante ans, l’écrivain y pensait parfois en se demandant pourquoi, un jour, il faut devenir orphelin.

La femme aux yeux bleus le regarda à nouveau.

Il ne sentit pas la mort arriver.

 

 

She is coming for me

 

 

 

 

For Jayant Dupkar

 

 

The room was full of people. A light stirring arose. The writer gazed absently before himself. He was tired of being consulted like some oracle, when he had nothing to say. Stifled, he  regretted having come. He felt like a goldfish in a bowl. The first question startled him :

‘What are your thoughts about this epidemic that’s ravaging the world ?’

He shrugged his shoulders a little and didn’t respond. The question was repeated. The writer kept silent. There were murmurs of disapproval among the gathering. Just now his attention was drawn to a woman who looked at him attentively. Her eyes were of a blue that reminded him of his mother’s eyes. Could it have been she who had brought her to him ? No, probably not, but she was literally devouring him with her look.

More questions were asked of him. In particular these questions : ‘What is your latest book about ?’ ‘Why have you called it, She is coming for me ?’

 

How much time had gone by ? It seemed to him the room was emptying little by little. He couldn’t really care less. Now the woman with blue eyes got up and headed toward him.  Her stare at him was insisting. They were alone now. Everybody had left. The writer arose mechanically. She took his hand. He felt a kind of electrical pulse. He was struck by this stranger’s resemblance to his mother. He was under the impression he was turning back into a little boy. ‘You’ve been waiting for me for so long,’ she whispered to him with a tender smile. The stranger guided him gently toward the exit. Nothing else mattered. Once they were outside, he so wanted her to take him in her arms. And this she did. 

He wondered where she was taking him. His mother had been dead for some ten years. In his sixties now, the writer thought about her at times and wondered why the day ever came that left him an orphan.

The woman with blue eyes looked at him again.

He couldn’t even feel himself dying.




 

© By Denis Emorine, Translated from the French by Michael T Steffen

***

Pour citer cette nouvelle bilingue français-anglais, illustrée & inédite

 

Denis Emorine, « À celle qui viendra / She is coming for me », traduction inédite en anglais par Michael T Steffen, peinture par Jacob Van Loo (1614-1670), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 7 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/emorine-acellequiviendra

 

 

 

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 17:25

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Florilège | Revue Poépolitique | S’indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages 

 

 

 

 

 

 

 


Je ne vous sauve pas

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 Kristen Fra Skoven

 

 

 

 

 

Crédit photo : Artiste anonyme, allégorie de la « Paix », peinture tombée dans le domaine public. Capture d'écran faite par LPpdm de la photographie libre de droits du site Commons.

 

Genèse du poème

 

C’est un poème de veille.
Écrit dans une nuit d’insomnie face à la guerre, il ne cherche pas à dénoncer, mais à veiller.
Il parle du décalage entre ceux qui meurent et ceux qui vivent, de la honte de regarder sans pouvoir agir, et de l’amour silencieux qu’on porte à distance.
Ce n’est ni une prière, ni un manifeste. C’est une veille obstinée, une tentative de tenir la mémoire quand tout s’effondre.

 

 

Je ne vous sauve pas

 

 

Je ne dors plus.
Je ne peux pas.

 


Pas pendant qu'on ramasse
des lambeaux d'enfants
dans la poussière d'une route éventrée.

 


Pas pendant qu'on filme.
Leurs pleurs,
leurs plaies,
leurs os secs et brisés,

 


Qu’on regarde,
s’insurge, zappe,
et oublie.

 


Moi je suis là.
Avec indécence, je vis.
Dans une maison intacte
entourée d’enfants vivants.

 


Et pourtant,
un feu intérieur me brûle.
Parce que les vôtres
vous ne les reverrez plus.

 


Parce que nous les tuons,
à ciel ouvert,
à sol fermé,
Avec nos armes,
Nos lunettes noires
nos ventres pleins.

 


Oh non, je ne débats pas.
Je me bats.
Avec les mots que j’ai
et le courage que je n’ai pas.

 


Je pleure avec les mères,
vidées de leurs larmes,
dépossédées de leurs voix,
mortes de tirs
ou de chagrin.

 


Des mères qui enterrent
une semelle brûlée,
un membre identifié,
ou juste un nom.
Hurlé.
sur la terre imbibée de sang.

 


Ils auront vécu
cinq minutes,
cinq semaines,
ou cinq ans.
Ont levé les yeux vers le ciel,
Ont vu les étoiles s’écraser.

 


Et puis, la lumière s’est éteinte.
Pas doucement, non.
Dans le bruit,
la fureur
et la rage.

 


Je vous écris
parce que mon humanité crie
et que le monde
m’empêche d’hurler.

 


Je vous écris des mots
que vous ne lirez jamais
Vous suppliez des noms
Que notre silence tait.
Et moi, je ne vous sauve pas

 

© Kristen Fra Skoven

 

Biographie  
 

Kristen FRA SKOVEN est le nom d’écriture d’une autrice franco-lusophone.
Née ailleurs, élevée ici, elle traverse les langues comme on traverse une perte.
Son écriture parle de soin, d’effondrement, de mémoire, de maternité, et de justice.
Elle publie à sa manière, hors des grands circuits, mais au plus près des plaies du monde.
Elle écrit sans étiquette, sans carte d’entrée, mais avec une boussole intérieure.

***

Pour citer ce poème engagé & pacifique

 

Kristen Fra Skoven, « Je ne vous sauve pas », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 11 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/kfs-jenevoussauvepas

 

 

 

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4 août 2025 1 04 /08 /août /2025 16:09

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & Réception | Astres & animaux / Nature en poésie & REVUE ORIENTALES (O) | N° 5-1 | Critiques poétiques & artistiques  

 

 

 

 

 

 

 


« Soleil basalte » : la poésie vive de Nora Atalla

 

 

 

 

 

Texte & images par

 

 Hanen Marouani​​​​​​

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée par l’artiste Pierre Zanzucchi du recueil de poèmes intitulé « Soleil basalte » de Nora AtallaCapture d’écran de l’image de la page Facebook de la poète, 2025.

 

 

La poète québécoise d’origine gréco-libanaise Nora Atalla revient avec « Soleil basalte », un recueil intense et profondément humain, publié aux Éditions Unicité.

 

 

Dans une langue sobre et tranchante, elle y interroge les déracinements, la violence du monde, mais aussi les lueurs de résistance. Chaque poème s’inscrit comme une matière vivante, entre terre, feu et mémoire, et fait entendre la voix de celles et ceux que l’histoire efface trop souvent.

 

 

Les œuvres de l’artiste Pierre Zanzucchi accompagnent les textes, prolongeant ce dialogue entre la parole poétique et les formes de l’indicible.

 

© Crédit photo : Portrait photographique de la poète québécoise d’origine gréco-libanaise Nora Atalla. Capture d’écran de l’image de la page Facebook de l'auteure.

 

Avec « Soleil basalte », Nora Atalla poursuit son œuvre de veilleuse : une poésie lucide, habitée, minérale, qui creuse la nuit sans jamais renoncer à la lumière.

 

© Hanen Marouani

 

Soleil basalte, Éditions Unicité, 2025, ISBN : 978-2-38638-208-6

 

 

Lien vers la page officielle dédiée au recueil de Nora Atalla :

ÉDITIONS UNICITE | Nora Atalla | Soleil Basalte

—————

Pour citer ce texte illustré, engagé & inédit

 

Hanen Marouani, « « Soleil basalte » : la poésie vive de Nora Atalla », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet & Revue Orientales, « Libres », n°5, volume 1, mis en ligne le 4 août 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientalesno5/2025noiii/hm-soleil

 

 

 

 

 

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29 juillet 2025 2 29 /07 /juillet /2025 15:16

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Poésie & littérature pour la jeunesse 

 

 

 

 

 

 

Petit Loic, prince de ta vie

 

 

 

 

 

 

Poème & photographie par

 

Berthilia Swann

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, image du visuel officiel des « Ateliers d'arts plastiques de l'association Tous tes rêves ».

 

 

Petit Loïc deviendra grand

Au cœur de beaux sentiments

D’amour de joie, de paix donnée

Riche en créativité. 


 

Petit Loïc

À l'âme douce d’enfant

animée de jeux et d’histoires récitées

De regards purs, aux intentions partagées

D’un soi sincère, d’une immense sensibilité.

 

 

Petit Loïc

Prince de ta vie

Marche, avance, de tes idées nous éblouis

Tel que tu me l’as dit et bien promis.*

 

© Berthilia Swann, été 2025.

 

 

* Ce poème est un hommage à l'un des élèves avec lequel j'ai eu l'immense bonheur de travailler ces dernières semaines en atelier d'arts plastiques par le biais de l'association « Tous tes rêves ».

Un petit garçon doux et sensible, rempli d'inspirations et de belles créativités. Nos "au revoir !" ont été fort en émotion tant le contact humain était pur et authentique. C’est un petit ange parmi tant d'autres pour qui tendre une main vous donne l'envie de créer un tout nouveau monde de partage et de paix.

 

© Berthilia Swann

***

Pour citer ce poème illustré, engagé & inédit

 

Berthilia Swann (poème & photographie), « Petit Loic, prince de ta vie », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 29 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/swann-princedetavie

 

 

 

 

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21 juillet 2025 1 21 /07 /juillet /2025 16:18

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception  | Biopoépolitique

 

 

 

 

 

 

 

Anthèse ou anesthésie, poèmes de Spyros Tsovilis. Recueil paru aux Éditions de Bonne Heure (E.D.B.H)

 

 

 

 

 

 

Chronique & photographie de

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée de « Anthèse ou anesthésie » poèmes de Spyros Tsovilis. Recueil paru aux Éditions de Bonne Heure (E.D.B.H).

 

Sur la 4e de couverture de ce livre, on lit cette injonction « Offrons à la mort notre plus noble résistance », et c’est bien, ce que tente d’appréhender le poète Spyros Tsovilis, juriste et fonctionnaire international au Conseil de l’Europe. Le titre de l’ouvrage porte en lui, l’une des réflexions de l’auteur qui dénonce « l’anesthésie » d’un monde où la fuite en avant généralisée lui fait écrire « Nous nous perdons dans l’insouciance ».

 

Le poète nous confie « Nous sommes des révolutions permanentes... » et plus encore « Nos vies sont parsemées d’éveils, de soleils retirés de nos cartables, de nuits où les étoiles pleuvent comme s’il n’allait plus en rester. » et de résumer son passage sur terre par ce vers décisif et incisif « Je vais où le vent me porte » et peut-être bien où son psychisme créateur l’emporte sur cette mer d’errance où l’âme à la vague et le cœur en proue tourné vers un espoir fou l’amènent à renaître encore et toujours.

Car l’anthèse n’est-elle pas l’antidote de l’anesthésie généralisée ? L’anthèse n’est-elle pas cette floraison qui fait danser les plantes dans la ronde des saisons et qui a partie liée avec l’éternel retour, voire l’éternel amour ? La mer et le soleil omniprésents dans ces vers lumineux, brûlés et brûlants jusqu’à l’incandescence nous rappellent que Spyros Tsovilis est Grec, « Ma joie s’écrit d’encre et de sel », « le Soleil ronge ses racines », écrit-il.

Ces vers sublimes, nimbés de clarté, qui font écho à ceux de Paul Valéry dans Le cimetière marin, font aussi écho à nos réminiscences, enfouies dans notre inconscient et qui se consument au soleil des mots tel « un complexe archaïque fécond » nous enseignait Carl Gustav Jung.

Si la douleur irrigue les vers de ce recueil où parfois, l’on pressent les stigmates de plaies mal refermées, l’on entrevoit des instants d’éternité où le poète s’écrie « Je suis béni par l’amour mon ange » et quand il s’emploie « à restaurer le monde à partir du dernier sourire, qui est aussi le premier », il nous offre une autre façon de nous réaffirmer que notre origine et notre mort confinent.

 

© Crédit photo : Reha Yünlüel, « Portrait phtographique du poète Spyros Tsovilis ».

 

Alors même « si les fenêtres sont ouvertes sur la mort », il nous reste à  cueillir et recueillir ces vers d’une magnificence intemporelle dans le poème intitulé Anthèse où resplendit le bonheur tangible et enivrant d’être au monde « J’ai ton sourire sur mes mains/ sur mon front et mes jambes/ et mon sang s’ensoleille/  car c’est l’anthèse/ que nous avions imaginé  ensemble » et de célébrer l’acmé du désir et ses vibrations « dans la saison des amours naissantes » dans une musique des sens et des quatre éléments qui fait battre le cœur et tourner la terre au diapason de celui de la vie car Gaston Bachelard nous l’avait déclaré dans La psychanalyse du feu « Le feu est l’ultra-vivant » !

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

***

Pour citer ce texte inédit & illustré par deux images

 

Françoise Urban-Menninger, « Anthèse ou anesthésie, poèmes de Spyros Tsovilis. Recueil paru aux Éditions de Bonne Heure (E.D.B.H) » avec un portrait photographique du poète par Reha Yünlüel, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 21 juillet 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-st-antheseouanesthesie

 

 

 

 

 

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SIÉFÉGP, JUIN 2026

 

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SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

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