30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 17:50

 

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Réception  & critique d'autrefois | Presses, médias, femmes, genre & poésie

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Préface

 

 

 

 

 

 

 

 

Renée Vivien

 

Texte choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : "Sappho", Gabrielle Krauss by Benque, Gallica, domaine public, Wikimedia. 

 

 

 

La Préface présente ci-dessous a été rédigée par VIVIEN, Renée et se trouve dans son édition de SAPPHO (612?-557? av. J.-C.), Sappho. Traduction nouvelle avec le texte grec [par] Renée VIVIEN, Paris, Alphonse LEMERRE, Éditeur, 23-31, passage Choiseul, MDCCCCIII/1903, pp. I-V.

Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

 

 

 

    L'Œuvre du divin Poète fait songer à la Victoire de Samothrace, ouvrant dans l'infini ses ailes mutilées.

    Comme elles s'allient profondément avec l'ombre et le silence, ces paroles trempées dans le parfum des nuits mytiléniennes :

    « Les étoiles, autour de la belle lune, voilent aussitôt leur clair visage, lorsque, dans son plein, elle illumine la terre de lueurs d'argent. »

    … Voici la langueur des vergers où les fruits et les verdures s'imprègnent de soleil :

    « Alentour [la brise] murmure fraîchement à travers les branches du pommier, et des feuillages frissonnants coule le sommeil. »

    Mais l'enchantement est rompu par un cri de détresse :

    « Car ceux à qui je fais du bien, ceux-là m'outragent le plus. »

    De quelles blessures envenimées ces mots ont-ils coulé, comme de brûlantes gouttes de sang ? À quelles ingratitudes, à quelles trahisons songeait-Elle ? Et qui jamais apprendra les douleurs secrètes de ce cœur si magnifiquement humain ?

    « Venez, Grâces délicates et Muses aux beaux cheveux. » Telle fut jadis l'invocation de la Tisseuse de violettes, tandis qu'auprès d'elle Eranna de Télôs, la plus ardente et la plus inspirée de ses disciples, la Musicienne qui mourut trop jeune pour atteindre au sommet de sa gloire, accompagnait vaguement d'une note errante du paktis* le chant souverain. L'air du large gonflait les cheveux nocturnes de Psappha**, et, au loin, dans les pauses du rythme, montait le soupir de la mer. Dika tressait de ses mains souples les roses de Mytilène entrelacées de fenouil. Damophyla de Pamphylia, qui devait plus tard composer une ode sur le modèle de cette parfaite harmonie, écoutait, pareille à une statue de l'Extase ; Gorgô, un peu à l'écart, se souvenait avec mélancolie des heures fanées ; Gurinnô contemplait le « sourire de miel » que célèbrent les vers d'Alcée ; Atthis, l'ondoyante et l'incertaine, cherchait le regard d'Androméda et, sous l'ombre des pommiers du verger, s'attardaient, ivres de musique et de souvenirs, Télésippa, Mégara, Anagora de Milet, Gonyla de Colophôn, Anactoria et Euneika de Salamine.

    … En évoquant, à travers les brumes du Temps, les ardeurs sacrées de l'immortelle Amoureuse, ma pensée va vers Atthis, la moins fervente des Amies, peut-être, et la plus aimée. Car c'est pour elle que s'éleva ce divin soupir :

    Je t'aimais, Atthis, autrefois... »

    Je me plais à croire qu'elle fut la Beauté fugitive de l'Ode à l'Aphrodita et de l'Ode à une Femme aimée, à laquelle la tradition attache le nom d'Anactoria.

    Psappha s'éprit de toutes les magnificences de la nature : elle aima les fleurs, l'étoile du soir, l'hyacinthe meurtrie qui se fane sur la montagne, la pomme qui s'épanouit sur les plus hautes branches et que la convoitise des passants n'a pu atteindre, semblable à l'inaccessible et désirable virginité, et le duvet de l'herbe du printemps, que foulent en dansant les femmes de la Crête.

    L'incomparable Amante fut aussi l'incomparable Amie. Recueillons avec pitié cette larme très pure donnée au souvenir d'une petite morte virginale.

« C'est ici la poussière de Timas, que l'azur sombre du lit nuptial de Perséphoné reçut, morte avant l'hymen. Lorsqu'elle périt, toutes ses compagnes, d'un fer fraîchement aiguisé, coupèrent la force de leurs désirables chevelures. »

 

 

 

 

 

 

* Harpe inventée par Psappha, instrument dont la forme nous est peu connue, mais qui était très différent de la lyre et ne comportait pas l'emploi de l'archet.

** Forme dorienne et exacte du nom de Sapho.

 

 

 

***

 

 

Pour citer cette présentation de la poésie d'une lesbienne 

 

Renée Vivien, « Préface », texte dans SAPPHO (612?-557? av. J.-C.), Sappho. Traduction nouvelle avec le texte grec [par] Renée VIVIEN, (1903), a été choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 30 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/rv-pref-psappha

 

 

 

 

 

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30 mai 2021 7 30 /05 /mai /2021 17:44

 

 

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Biographie de Psappha

 

 

 

 

 

 

 

 

Renée Vivien

 

Texte choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : "Sappho", Blue Tile Victoria and Albert Muséum, domaine public, Wikimedia. 

 

 

 

La biographie présente ci-dessous a été rédigée par VIVIEN, Renée et se trouve dans son édition de SAPPHO (612?-557? av. J.-C.), Sappho. Traduction nouvelle avec le texte grec [par] Renée VIVIEN, Paris, Alphonse LEMERRE, Éditeur, 23-31, passage Choiseul, MDCCCCIII/1903, pp. VII-XII. Cet ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica de la Bibliothèque nationale de France.

 

 

 

    De la femme qui atteignit jusqu'aux purs sommets de la gloire nous ne savons presque rien, les siècles ayant trop impénétrablement embrumé la splendeur de son lointain visage. Les ardents d'Alcée attestent qu'elle fut belle et qu'elle fut aimée :

    « Tisseuse de violettes, chaste Psappha au sourire de miel, des paroles me montent aux lèvres mais une pudeur me retient. »

    Cet hommage lyrique fut, d'ailleurs, peu favorablement reçu de celle à qui il fut adressé. Psappha répondit :

    « Si tu avais eu le désir des choses nobles et belles, et si ta langue n'avait proféré une phrase vile, la honte n'aurait point fait baisser tes yeux, mais tu aurais parlé selon la justice. »

    … L'Aède de Lesbôs dut naître vers 610 avant Jésus-Christ. Hérodote nous apprend que son père se nommait Skamandronymos et sa mère Kléis.

 

 

 

Crédit photo : Psappha Obbink, Brothers Poem crop, domaine public, Wikimedia. 

 

 

 

 

Elle eut deux frères, Larichos et Charaxos. Larichos étant l'échanson en titre des cérémonies publiques de Mytilène, et ce privilège étant réservé aux éphèbes de noble naissance, on en conclut que Psappha devait appartenir à l'opulente aristocratie de la ville. Charaxos, étant allé vendre en Égypte le vin célèbre de Lesbôs, s'éprit d'une esclave de Naucratis, Doricha, surnommée par ses amants Rhodopis. Il la libéra au prix d'un trésor et dissipa avec elle ses richesses. Elle devint ainsi l'illustre courtisane aux joues roses. Psappha, dans une de ses odes, la raille amèrement. « Une faveur publique, » dit-elle, en parlant de l'hétaïre égyptienne.

 

    Une inscription sur un marbre de Parôs nous apprend que, pendant le règne d'Aristoclès à Athènes, Psappha s'enfuit de Mytilène et se réfugia en Sicile. Nous ignorons la cause de son exil. Ce ne fut assurément point la poursuite de Phaon, comme l'assurent certains auteurs, qui détermina la Tisseuse de violettes à quitter les musiques et les sourires de Mytilène. Car Phaon n'est qu'un mythe créé par quelques écrivains d'après la tradition populaire.

    Phaon, suivant la légende, était un passeur de bac fort honoré par les habitants de l'île pour son intégrité. « La Déesse, » (comme disaient les Lesbiens en parlant de l'Aphrodita), ayant revêtu l'aspect d'une vieille mendiante, pria Phaon de la transporter sans payer l'obole. Il acquiesça immédiatement à sa demande, et l'Immortelle le récompensa par une jeunesse et une grâce renouvelées.

 

    Ce Phaon, ajoute Phalacphatos, fut chanté par l'amoureuse Psappha. » Cette erreur grossière a été mise en crédit par plusieurs autres historiens, peu soucieux de vérifier l'exactitude de leurs affirmations. Pline écrit : « Phaon fut aimé de Psappha, parce qu'il avait su trouver la racine mâle de la plante éryngo, qui avait le pouvoir magique d'inspirer la passion. »

    On voit quelles incertitudes fabuleuses entourent la tradition, aussi erronée qu'universelle, de l'amour de Psappha pour Phaon.

    En face de l'insondable nuit qui enveloppe cette mystérieuse beauté, nous ne pouvons que l'entrevoir, la deviner à travers les strophes et les vers qui nous restent d'elle. Et nous n'y trouvons point le moindre frisson tendre de son être vers un homme.

Ses parfums, elle les a versés aux pieds délicats de ses Amantes, ses frémissements et ses pleurs, les vierges de Lesbôs furent seules à les recevoir.

N'a-t-elle point prononcé cette parole si profondément imprégnée de ferveur et de souvenir :

    « Envers vous, belles, ma pensée n'est point changeante. »

    Elle traduit son mépris pour le mariage par ce vers : « Insensée, ne te glorifie point d'un anneau, » et repousse avec dédain l'offrande poétique d'Alcée.

Elle a le calme des êtres immortels, à qui la contemplation de l'éternité est familière : « … j'ai l'âme sereine. »

 

 

Crédit photo : Victoria and Albert Muséum, Tripota, Sappho, portrait, domaine public, Wikimedia. 

 

 

 

    La terre d'où jaillit une fleur sans pareille est, en vérité, la partie de la volupté et du désir, la patrie de la volupté et du désir, une Île amoureuse que berce une mer sans reflux, au fond de laquelle s'empourprent les algues.

 

    Les Lesbiens avaient l'attrait bizarre et un peu pervers des races mêlées. La chevelure de Psappha où l'ombre avait effeuillé ses violettes, était imprégnée du parfum tenace de l'Orient, tandis que ses yeux, bleus comme les flots, reflétaient le sourire limpide de l'Hellas. 

Ses poèmes sont asiatiques par la violence de la passion, et grecs par la ciselure rare et le charme sobre de la strophe.

 

    Des vierges et des femmes, délaissant leur pays et oubliant leurs tendresses, venaient des contrées lointaines apprendre d'Elle l'art des rythmes et des pauses. Elles entendirent dans toute leur plénitude et tout leur orgueil les poèmes dont nous ne possédons que de rares fragments, pareils à des lambeaux de pourpre royale...

 

    La vie harmonieuse, ardente et sincère de Psappha, se résume en ces vers : « J'aime la  délicatesse, et pour moi la splendeur et la beauté du soleil, c'est l'amour. » Nous ne savons comment ni quand elle mourut : le saut de Leucade n'est qu'une fable : mais peut-on douter de la beauté de sa mort lorsqu'on se souvient de cette parole magnifique et solennelle : « Car il n'est pas juste que la lamentation soit dans maison des serviteurs des Muses, cela est indigne de nous. »

 

 

 

***

 

 

Pour citer cet article 

 

Renée Vivien, « Biographie de Psappha », texte dans SAPPHO (612?-557? av. J.-C.), Sappho. Traduction nouvelle avec le texte grec [par] Renée VIVIEN, (1903), a été choisi & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021 & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 30 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/megalesia21/rv-bio-psappha

 

 

 

 

 

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27 mai 2021 4 27 /05 /mai /2021 08:19

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au cœur effeuillé,

 

 

 

La feuillée

 

 

&

 

 

Printemps

 

 

 

 

 

 

 

Monique-Marie Ihry

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Allégorie de "La Peinture" par Alphonse Mucha, domaine public, Wikimedia. 

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Au cœur effeuillé

 


 

   Je l’ai connu au temps des roses. C’était le gai printemps lorsque fleurissent les baisers sur les lèvres des jeunes filles. C’était cette époque où l’on ose semer de fous baisers dans les sillons de l’espérance, avec toi, muse, mon amour, lorsque fleurit tout l’or du printemps et que germent les roses sur les buissons de l’innocence, quand les arbres du printemps chuchotent encore de si douces choses… 

 

   Les blanches roses dispensaient alors leur arôme dans la tendresse du matin. C’était au temps des roses belles, lorsque l’on ne soupçonne pas le chagrin lié aux peines de l’amour, quand règne l’innocence au sein du bouquet de l’espérance…

 

   Depuis, il y eut bien des automnes et leur cortège monotone. Il ne reste en notre jardin que ces buissons tristes et nus ayant fait vœu de pénitence. L’amour, les baisers se sont tus, il n’est plus qu'un chapelet d’épines au cœur effeuillé du matin…

 

 

 


 

La feuillée   

 

 

 

 

À l’ombre d’une feuillée centenaire, 

voguaient les flots paisibles du canal du Midi. 

Sous une barque nonchalante 

paraissait l’onde de l’après-midi. 

C’était un jour de mai, à l’aube,

quand les platanes du canal 

reflètent leur robe de rosée matinale 

sur l’eau calme ensommeillée. 

C’était au chant gai de l’aurore, 

près du pont où passent les péniches 

sur l’onde à peine réveillée, 

un matin balancé par une brise légère, 

doucement, avec toi mon amour.

 

 

 

Le ciel semblait d’or et le soleil chantait. 

Ton sourire, ton regard amoureux 

dans mon âme versaient. 

Le ciel se teintait de douceur, 

les nuages aux tons or chaviraient mon cœur. 

Se suspendait le temps au-delà de l’instant. 

Dans l’obscure clarté, une pause faisait le temps. 

 

 

C’était hier, un dimanche avec toi mon amour, 

quand le printemps semble s’installer tout à fait 

sur la robe des branches, dans une campagne fleurie 

empreinte de douce majesté…


 

 

 

 

Printemps

 

 

 

Dans le petit jardin offert à l’heure matinale,

un lilas se pavane à l’envi, jalouse

toutes les fleurs des champs. 

Dans l’aurore il épouse

au fil de ses désirs leur grâce virginale…

Dans la prairie d’Arras, beauté matutinale

balancée par le vent, la rosée va brodant

sur la robe des fleurs mille perles d’étoiles,

sur leur corolle ivoirine dessine 

la promesse d’un jour bercé de poésie.

La nuit, peu à peu s’incline

abandonnant son règne au jour bien décidé

à parer d’une jeune beauté le présent

que le vent d’une douce caresse

effleure langoureusement

avant de disparaître.  

 

 

Dans mon cœur ouvert au printemps de l’amour,

il est une chanson poétisant le jour

où le printemps du cœur enfante au nid de l’âme

le plus beau des cadeaux, dans le sillon fécond

d’une claire espérance, et dans l’état second

aux vertiges soumis à mon élan de femme.

 

 

Dans le jardin offert à l’aube matinale,

il est un clair bonheur logé au fond de l’âme,

celui du souvenir de ces contrées du Nord

lorsque l’aube s’éveillait au nid de bras aimants,

à mille lieues du tourment de la capitale,

avec toi, mon aimé, mon amour…


 

 

 

© M-M. Ihry

 

 

***

 

Pour citer ces trois poèmes printaniers & colorés

 

Monique-Marie Ihry, « Au cœur effeuillé », « La feuillée » & « Printemps », poèmes inédits sur le printemps & l'amour, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies Printanières & Colorées », mis en ligne le 27 mai 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mmi-printemps

 

 

 

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24 mai 2021 1 24 /05 /mai /2021 13:55

 

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Les printemps d’Ondine 

 

 

 

 

Michel Orban

 

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Ondine Valmore, domaine public, Wikimedia. 

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La voix de ta poésie

S’articule autour

Du silence coloré

Du printemps,

Prolongeant ainsi

L’écho du bonheur

De tes vertes années.

 

MichelOrban

 

 

 

Pour citer ce poème élogieux 

 

Michel Orban, « Les printemps d’Ondine », éloge inéditMarceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist)« Célébration », n°1, volet 2 & Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies Printanières & colorées », mis en ligne le 24 mai 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/megalesia21/mo-printemps

 

 

 

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REVUE MDV et LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia REVUE MDV Muses et féminins en poésie
23 mai 2021 7 23 /05 /mai /2021 14:19

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Voies/voix de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maman

 

 

 

 

 

 

Corinne Delarmor

 

 

 

 

Crédit photo : Renoir, "Bouquet", nature morte, tableau, Commons, domaine public​​​​​​. 

 

 

 

 

Dans la beauté de tes vingt ans,

Le ventre fier et le sein rond,

Tu as porté ton cher enfant,

Donné la vie, le biberon,

 

 

Tu m’as tenu la main longtemps,

Moi, ton petit, toi, ma Maman,

Découvrant le monde en chantant,

Ensemble, à chaque moment,

 

 

Te souviens-tu des premiers pas,

Des couches, des bobos aux genoux,

Tu te faisais tant de tracas,

À l’école, j’attrapais des poux,

 

 

Un jour, je ne sais pas lequel,

Au lycée, était-ce au collège,

Autonome, j’ai rencontré celle

Qui émerveille, qui allège,

 

 

Être amoureux, puis aimer,

Tu m’avais montré le chemin,

Ainsi, puis, d’année en année,

C’est à elle que je tiens la main, 

 

 

Ta place est unique en mon cœur,

Tu m’as donné tant de ton temps,

Tu contribues à mon bonheur,

Toi, ma Maman, depuis longtemps,

 

 

Aujourd’hui tes cheveux sont gris,

Mais tu as bien rempli ton rôle,

Tu me regardes et me souris,

Et c’est mon âme que tu frôles !


 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème élogieux des mères

 

Corinne Delarmor, « Maman », poème  inédit pour la fête des mères, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 23 mai 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/cd-maman

 

 

 

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