24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 17:43

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mémoires

 

 

 

 

 

 

 

Yvan Robberechts

 

 

 

Crédit photo : Rosetti, "Mnémosyne", Wikimédia, domaine public​​​​​​. 

 

 

 

 

 

Mémoire de rivage

Les adieux naufragés

 

Mémoire d’horizon

Le soleil sous Morphée

 

Mémoire de plume

Chatouille le néant

 

Mémoire de nuage

Au bal masqué du vent

 

Mémoire de rêve

Chevauche à cru des galops de brumes

 

Mémoire de vague 

Précipite les panurges d’écume

 

Mémoire de ressac

Tango du sable et de l’eau

 

Mémoire de miroir

Tango de l’être et de l’égo

 

Mémoire de rivière

La chevelure rousse de la noyée

 

Mémoire du temps

Temps qui passe et temps passé

 

Mémoire de ton corps 

A nul autre pareil

 

Mémoire de lune ivre

Où les idées faseyent

 

Mémoire de peau

Mémoire de drôle d’oiseau

Mémoire de pluie

Mémoire de cendre

 

Et renaître à la vie.

 


 

 

***

 

Pour citer ce poème inédit

 

 

Yvan Robberechts, « Mémoires », poème inédit sur Mnémosyne, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 24 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/yr-memoires

 

 

 

 

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 12:07

​​

​​​​​REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations

 

 

 

 

 ​​

 

 

Je m'aime

 

 

 

 

 

 

 

 

Mariem Garaali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

 

© Crédit photo :  Mariem Garaali Hadoussa, "Amazigh II" de "Série berbères amazighs", acrylique et huile sur toile 35/27 cm. 

 

 

 

Je m'aime quand je souris à la vie

Au soleil et aux belles choses

Je m'aime parce que

je me respecte

je m'accepte comme je suis

 

 

J'aime mes imperfections

Elles me rendent unique

Originale !

j'ai cessé d'être perfectionniste

En quoi ça dérange ? 

Je me sens légère et libérée

Parfaite ou imparfaite à ma manière !

 

©M. G. Hadoussa, 18/2/21.

 

 

 

 

Pour citer ce poème

 

Mariem Garaali Hadoussa, « Je m'aime », poème  et peinture féministes inédits, Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 24 juin 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/mgh-jemaime

 

 

 

 

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24 juin 2021 4 24 /06 /juin /2021 12:03

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques | Poésie des ancêtres/aïeules | Presses, médias, femmes & genre

 

 

 

 

 

 

 

 

Soir de juin

 

 

 

 

 

 

Madeleine Amidieu

 

Poème choisi & transcrit

par Dina Sahyouni

 

 

 

 

 

Crédit photo : "Coucher de soleil", peinture trouvée sur Wikimedia.

 

 

Le poème ci-dessous composé par une parfaite inconnue nommée Madeleine AMIDIEU a été publié dans la prestigieuse revue le Mercure de France : série moderne, VALLETTE, Alfred (directeur de publication), N° 822, 43e Année, T. CCXXXVIII, 15 septembre 1932, p. 572. L'ouvrage appartient au domaine public et se trouve sur le site de Gallica.

 

Dès que la rue aux mille voix s'est apaisée,

Je vais goûter le soir au bord de ma croisée.

 

Avec l'heure qui sonne, Aujourd'hui cesse d'être

Et je me sens placée entre Hier et Demain

Comme entre les rideaux et le balcon d'airain

        De ma fenêtre.

 

Tandis que, droit aux cieux, la frêle pyramide

De mes rêves jaillit comme un fervent désir,

Je bois la brise lente au goût de terre humide

Ainsi que la brise lente au goût de terre humide

Ainsi que le boirais la vie en élixir.

 

Je brûle du besoin d'user ma jeune force :

De ployer du métal, d'étreindre d'un seul coup

Un arbre dont ma chair attiédirait l'écorce ;

Ou de marcher longtemps, ou de pleurer beaucoup.

 

Je m'unis, enchantée, aux bourgeons frémissants.

Je voudrais m'attarder, les pieds nus sur la mousse,

Ou m'étendre et dormir dans l'herbe grasse et douce

Ou m'étendre et dormir dans l'herbe grasse et douce

Pour que la sève monte en moi mêlée au sang.

 

Qu'ils doivent être bien, les paisibles défunts !

 

J'écoute la rumeur du vent lourd de parfums :

C'est le tressaillement des fécondes semences

Et des germes levant au ras des champs immenses

Où claquent en lambeaux les vieux épouvantails.

C'est le froufrou léger des fleurs qui se déplissent

En faisant éclater la gaine des calices.

 

C'est un soupir poignant de la Terre en travail.

***

 

Pour citer ce poème 

 

Madeleine Amidieu, « Soir de juin », poème de AMIDIEU, Madeleine dans le Mercure de France : série moderne, (1932), a été choisi, & transcrit par Dina Sahyouni, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 25 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ma-soirdejuin

 

 

 

 

 

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21 juin 2021 1 21 /06 /juin /2021 15:38

 

REVUE MDV | N°1 Célébration | AS | Anthologie

 

 

 

 

 

 

 

 

​​​​​​Ondine 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

​​

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Ondine Valmore, domaine public, Wikimedia. 

​​​​

 

 

Coule l’onde de l’au-delà et toi Ondine

À fleur de jeunesse 

Et à l’aube de ta vie 

Tu es partie caresser les muses du ciel

De ta plume douce et gracieuse

 

 

Tu panseras les roses blessées 

Des mains de Monsieur Sainte-Beuve tombées

Tu parcourras les champs du paradis parsemés

Des fruits vermeil de l’automne

Quand sur terre dînent près du Val

Les rescapés de la mort

 

 

© M. De COSTER

 

 

Pour citer cet hommage inédit

 

Maggy de Coster, « Ondine », poème élégiaque en hommage à Ondine ValmoreMarceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist)« Célébration », n°1, volet 2, mis en ligne le 21 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/mdc-ondine

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans REVUE MDV Muses et féminins en poésie
19 juin 2021 6 19 /06 /juin /2021 17:58

 

REVUE MDV | N°1 Célébration | Ré (Réceptions) 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marceline Desbordes-Valmore

 

 

témoin de son temps

 

 

 

 

 

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo : Capture de l'Image présente dans les œuvres complètes de Marceline Desbordes-Valmore de 1931, image réalisée par DS.

​​​​

 

 

 

Honorée par Verlaine qui l’a découverte par la grâce de Rimbaud, vénérée par Baudelaire, saluée par Mallarmé, Aragon et bien d’autres pour l’essence de son écriture poétique, Marceline Desbordes-Valmore n’a pas fini d’enchanter les amoureux des Belles Lettres d’hier et d’aujourd’hui.

 

D’elle on connaît la mère pleurant de douleur la perte de ses trois enfants et noyant son chagrin dans la composition des vers poignants et aussi la femme délaissée qui espère en vain le retour de l’être aimé. Mais on connaît moins bien la femme de cœur qui fut la seule à immortaliser en poésie La Révolte des Canuts à Lyon en 1834.

Elle est bien celle qui a vu « le plomb déchirer et séparer les corps ». Témoin oculaire des atrocités de son temps, elle consigne son témoignage dans ce poème :

 

 

Dans la rue par un jour funèbre de Lyon

 

 

La femme.

Nous N'avons Plus D'argent Pour Enterrer Nos Morts.

Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;

Et les corps étendus, troués par les mitrailles,

Attendent un linceul, une croix, un remords.

 

Le meurtre se fait roi. Le vainqueur siffle et passe.

Où va-t-il ? Au Trésor, toucher le prix du sang.

Il en a bien versé.. mais sa main n'est pas lasse ;

Elle a, sans le combattre, égorgé le passant.

 

Dieu l'a vu. Dieu cueillait comme des fleurs froissées

Les femmes, les enfants qui s'envolaient aux cieux.

Les hommes.. les voilà dans le sang jusqu'aux yeux.

L'air n'a pu balayer tant d'âmes courroucées.

 

Elles ne veulent pas quitter leurs membres morts.

Le prêtre est là, marquant le prix des funérailles ;

Et les corps étendus, troués par les mitrailles,

Attendent un linceul, une croix, un remords.

 

Les vivants n'osent plus se hasarder à vivre.

Sentinelle soldée, au milieu du chemin,

La mort est un soldat qui vise et qui délivre

Le témoin révolté qui parlerait demain..

Des femmes.

Prenons nos rubans noirs, pleurons toutes nos larmes ;

On nous a défendu d'emporter nos meurtris :

Ils n'ont fait qu'un monceau de leurs pâles débris :

Dieu ! bénissez-les tous ; ils étaient tous sans armes !

 

 

Marceline Desbordes-Valmore (1786- 1859).

Lyon, 4 avril 1834, (Œuvres poétiques).

 

 

Pour citer ce témoignage 

 

Maggy de Coster, « Marceline Desbordes-Valmore témoin de son temps », texte inéditMarceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe (poefeminist)« Célébration », n°1, volet 2, mis en ligne le 19 juin 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/mdc-temoindesontemps

 

 

 

 

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