2 octobre 2025 4 02 /10 /octobre /2025 16:10

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Spiritualiés, croyances, religions & mysticismes en poésie

 

 

 

 

 

 

 

 

Qu'est-ce donc que la vie

 

 

 

 

 

 

Poème engagé par

 

 

Christiane Bozza

 

 

 

Crédit photo : Angelica Kauffmann (1741-1807), « Composition Royal Academy of Arts », peinture tombée dans le domaine public, capture d’écran d’une image libre de droits trouvée sur le Web.

 

 

 

 

Toi qui penses savoir

d'où vient la mort

toi qui crois pouvoir

m'en protéger à tout prix

dis-moi 

dis-moi alors

qu'est-ce donc que la vie ?

 

 

Est-ce ce temps passé

recluse dans le mouroir

qu'est devenue 

cette chambre glacée

de n'être pas partagée

où tu m'as enfermée 

du matin jusqu'au soir ?

 

 

Est-ce ces longues heures 

perdues

dans les laboratoires

où tu observes mon corps

est-ce ces molécules

ces microparticules

ici analysées ?

 

 

Est-ce l'absence du cri

vibrant dans mes os perclus

de douleur

le silence de ce mal disparu 

endormi

par la morphine ?

 

 

Est-ce le souffle continu

de ce respirateur

auquel je suis branchée

dans une cabine

aseptisée ?

 

 

Est-ce l'obéissance

à tes savantes ordonnances

à manger pour manger

à boire pour boire

à marcher pour marcher ?

 

 

À courir pour courir

et ne pas voir le pire

parce que c'est bon pour mes organes

pour mon crâne

du moins en théorie ?

 

 

Et celui-là que j'aime

est-ce l'aimer

est-ce consoler sa peine

de le nourrir par cette lucarne

percée dans un mur

sans jamais le toucher

comme un vampire

impur ?

 

 

Le penses-tu vraiment

qu'on peut vivre sans tendresse

par les pores échangée

le crois-tu sûrement

qu'au lieu de son adresse

il suffit d'un médicament ?

 

 

Qu'à la chaleur humaine

qui demeure pourtant

quand je respire à peine

et même en mourant

je préfère les machines 

qui me préservent des angines 

seule dans ce havre

désinfecté

et gardent mon cadavre

vivant ?

 

 

Oui crois-tu que la vie

cela soit ça vraiment ?

 

Et penses-tu qu'ainsi

j'y tienne tellement ? 

 

© Christiane Bozza

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Christiane Bozza« Qu'est-ce donc que la vie », peinture par Angelica Kauffmann (1741-1807), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 2 octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/cbozza-lavie

 

 

 

 

 

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1 octobre 2025 3 01 /10 /octobre /2025 17:22

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Articles & Témoignages


 

 

 

 

 

 

 

Poésie & suicide

 

 

 

 

 

 

Texte & image (fournie) par

 

 

Armelle Dupiat-Aellen

 

Auteure, responsable de collection, membre de la SOFIA

& de la SGDL, Chartre des auteurs & illustrateurs jeunesse
 

 

 

© Crédit photo : Henry Wallis (1830-1916), « The Death of Chatterton », peinture représentant le jeune poète Thomas Chatterton après sa mort (arsenic). Un tableau qui fait du suicide d’un poète un symbole romantique du génie brisé. Peinture tombée dans le domaine public, image fournie par l’autrice.

 

 

 

 

On se souvient peu de Jacques Rigaut (1898-1929). Poète dadaïste, qui n’a pas la notoriété d’un Apollinaire ou d’un Breton, et pourtant il a incarné dans sa chair ce vertige de la disparition. Dès ses premiers textes, il affirmait que « le suicide est mon métier ». Phrase provocatrice peut-être, mais surtout prophétique. Rigaut a tenu parole : en 1929, à trente ans, il s’est tiré une balle dans le cœur, méthodiquement, presque comme on rédige une dernière strophe.

 

Ce suicide, oublié ou tu par pudeur, interroge. Faut-il voir dans cette fidélité à une idée fixe une forme d’achèvement esthétique ? Ou bien la conséquence d’une incapacité à vivre en dehors du scandale ? 

 

Là où d’autres, comme Virginia Woolf ou Sylvia Plath, ont laissé des lettres ou des poèmes qui éclairent leur geste, Rigaut a choisi le silence définitif. La littérature, ici, se réduit à l’acte lui-même.

 

La poésie et le suicide s’entrecroisent souvent dans l’ombre. Gérard de Nerval (1808-1855), errant dans les ruelles de Paris, laissait flotter ces mots comme un viatique : « Je suis le ténébreux, le veuf,  l’inconsolé… » avant de se pendre, au petit matin, rue de la Vieille-Lanterne. 

 

Alejandra Pizarnik (1936-1972), la voix brisée de Buenos Aires, écrivait : « Je ne veux pas aller rien de plus loin que le fond », avant d’avaler des barbituriques à trente-six ans. 

 

Jean-Pierre Duprey (1930-1952), poète surréaliste et sculpteur, murmurait : « Je donne à la nuit des yeux pour voir », avant de se pendre à trente ans, fidèle lui aussi à l’appel du gouffre.

 

Durkheim sociologue (1858-1917), au XIXᵉ siècle, tentait de classer le suicide : égoïste, altruiste ou anomique. Mais peut-on réduire ces gestes extrêmes à des catégories sociales ? Ce serait oublier que pour Rigaut comme pour Nerval, Pizarnik ou Duprey, la poésie elle-même était déjà une mise en danger, un pas de trop au bord du vide.

La fascination du public pour ces disparitions volontaires ne s’est jamais éteinte. Les médias, les romans, le cinéma transforment parfois le geste en mythe. Mais le cas de Rigaut, comme celui d’autres poètes effacés, nous laisse face à une question nue : et si le suicide, au lieu d’être l’échec de la création, en était la pointe extrême ?

Nerval s’est pendu à une grille parisienne, Rigaut a retourné son arme contre lui, Pizarnik s’est endormie dans les barbituriques, Duprey a rejoint la nuit par sa propre main. Quatre éclats, quatre gestes, quatre manières de dire l’impossible. Tous ont brûlé leurs ailes au soleil de la vérité, et leur chute compose aujourd’hui une constellation tragique. Peut-être faut-il voir en eux non des vaincus, mais des astres noirs : des poètes qui, pour avoir trop regardé le gouffre, se sont confondus avec lui.*


 

©Armelle Aellen Dupiat

* « Poésie et suicide » fait écho au thème du « Mal de vivre dans la mort volontaire » avec l'œuvre intitulée : « The Death of Chatterton de Henry Wallis » en suport visuel.

 

***

Pour citer ce texte illustré & inédit

 

Armelle Aellen Dupiat, « Poésie et suicide », peinture par Henry Wallis (1830-1916), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 1er octobre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/aadupiat-poesieetsuicide

 

 

 

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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 18:48

N° IV | AUTOMNE 2025 | LE MAL DE VIVRE... » | Dossiers majeur & mineur | Florilèges | Poésie, musique & art audiovisuel | Astres & animaux / Nature en poésie

 


 

 

 

 

 

 

 

Douces eaux du Léthé

 

 

 

 

 

 

Chanson par

 

Joan Ott

 

 

 

Crédit photo : Jean Delville (1867-1953), « Dante buvant les eaux de Léthé », 1919, peinture tombée dans le domaine public, Capture d’écran d’une image libre de droits via les réseaux sociaux.

 

 


 

Au rivage du lac

À l’heure où point l’aurore

Sous les nuées opaques

Teintées de rouge et d’or

Couchée dans l’herbe humide

Et froide de rosée

Elle est sourde au timide

Chant du vanneau huppé


 

Ses yeux clos ne voient pas

Le jaune bouton d’or

Elle n’entend ni ne voit

Allongée elle dort

Inconsciente et sans rêve

Dans son sommeil profond

Elle ne sait ni la sève

Ni le soleil tout blond


 

Sa main comme une serre

Qui serre et serre encore

Miettes de somnifères

Et flacon d’alcool fort

Est bleue comme ses lèvres

Plus livides que la mort

Quelques fleurettes mièvres

Complètent le décor


 

Elle ne sait rien du jour

Elle aspire à la nuit

A la nuit pour toujours

Elle n’aime plus la vie

Mais le jeune soleil

Darde ses doux rayons

Sur celle qui sommeille

Voilée de cheveux blonds


 

Alors elle ouvre un œil 

Reconnaît le flacon

Le vert tendre des feuilles

La grappe de houblon

La frêle coccinelle

Les fleurs qui sentent bon

Parfum de citronnelle

Le lac froid et sans fond

 

 

Elle s’étire et soupire

Maudit sa maladresse

Malgré elle un sourire

Pour l’aube qui la presse

Lui dit de revenir

De chasser sa détresse

Sa funeste tristesse

Et jusqu’au souvenir


 

Combien d’amants volages

Et combien de maîtresses

Victimes des outrages

De leurs amours traîtresses

Ont traversé les âges

Ariane abandonnées

Oubliées aux rivages

Par mille et un Thésée


 

Elle se relève sage

Dans ses mains rassemblées

Recueille son courage

En perles de rosée

Ô le divin breuvage

Douces eaux du Léthé

Le vent tourne la page

Thésée est oublié

 

© Joan Ott

***

Pour citer ce poème illustré & inédit

 

Joan Ott, « Douces eaux du Léthé », peinture par Jean Delville (1867-1953), Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : AUTOMNE 2025 | NO IV « LE MAL DE VIVRE DANS LA MORT VOLONTAIRE DES ARTISTES DE SAPHO À NOS JOURS » sous la direction de Francoise Urban-Menningermis en ligne le 27 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiv/joanott-douceseauxdulethe

 

 

 

 

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8 septembre 2025 1 08 /09 /septembre /2025 15:44

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages

 

 

 

 

 

 

Il avait les mots mis en photos 

 

 

 

 

 

 

Poème & photographie par

 

Berthilia Swann

Poétesse & autrice engagée

 

 

 

© Crédit photo : Berthilia Swann, « Hommage à un ami photographe », image composée de plusieurs photographies. Technique utilisée :  collage, été 2025.

 

En hommage à un ami photographe... Capturant les mouvements de la vie, du ciel et de la terre.. pendant leurs plus belles heures.

 

 

 

Il avait les mots

D’un air nouveau, d’un rythme d’une chanson

D’une balade, d’une évasion

Marchant vers l’horizon

D’air pur, frais, en pas à tâtons.

 

 

Il avait les mots mis en photos

De danses, d’amour, d’aventures, de voyages et tango

De vivre en harmonie, de doux rêves à mille raisons

De cadences, de rythmes, en frissons.

 

 

Il avait les mots mis en photos

De couleurs, en éclats lumineux, d’une joie en floraison

S'élevant jusqu’au bleu du ciel

Montant, formant un arc-en-ciel.

 

 

Il avait les mots, les gestes, la voix

D’un être vivant sa belle passion. 

 

©Berthilia Swann

 

***

Pour citer ce poème élégiaque illustré & inédit

 

Berthilia Swann (poème & illustration), « Il avait les mots mis en photos », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 8 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/swann-motsenphotos

 

 

 

 

 

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3 septembre 2025 3 03 /09 /septembre /2025 14:25

N° III | ÉTÉ 2025 / NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES » | 1er Volet | Critique & réception / Muses & Poètes... / Articles & Témoignages

 

 

 

Jacques Wallet, JMAB/CDMX  ABECEDAIRE. Ode à l’Ami mexicain et au Pays du Serpent à Plumes, paru aux Éditions Astérion

 

 

 

 

 

Texte par

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

© Crédit photo : Première de couverture illustrée du livre de Jacques Wallet, « JMAB/CDMX ABECEDAIRE. Ode à l’Ami mexicain & au Pays du Serpent à Plumes » Paru aux Éditions Astérion. Image fournie par Jacques Wallet.


 

Enseignant en philosophie, Jacques Wallet a parcouru le monde pour promouvoir la langue et la culture françaises en Turquie, en Inde, au Pakistan mais aussi au Mexique où il a passé cinq années de sa vie marquées par son amitié avec celui qu’il nomme JMAB.

 

 

© Crédit photo : Le galet sur lequel l'ami disparu de Jacques Wallet lui a écrit & dédié un poème. Image fournie par Jacques Wallet.

 

Aujourd’hui, secrétaire général de l’Alliance française à Strasbourg, il se remémore, sous la forme d’un abécédaire, cette amitié qui nous renvoie à celle de Montaigne et de La Boétie qui résume d’une phrase le mystère et la force du lien unissant deux hommes « Parce que c’était lui, parce que c’était moi ».

 

La perte de son ami lors de l’épidémie de Covid a ravivé des souvenirs chez Jacques Wallet qu’il nous restitue dans le cadre de fabuleux paysages mexicains, il nous invite à appréhender l’âme de ce pays à travers des découvertes, des anecdotes vécues que l’on peut prolonger à l’envi dans des photographies empreintes d’émotion tel ce galet où JMAB avait inscrit un poème qui lui était dédié.

 

© Crédit photo : Peinture de la Vierge Marie prise en Guadalupe et tirée de l'ouvrage. Image fournie par Jacques Wallet.

 

C’est à un voyage au Mexique inédit que l’auteur nous convie, et non pas à un voyage touristique galvaudé. S’il évoque Notre-Dame de Guadalupe «Reine du Mexique et patronne des Amériques», il n’oublie pas «le très baroque Sanctuario de la Virgen de Guadalupe» « avec son décor intérieur ruisselant de fleurs et de dorures» situé à Morelia, ville, où son ami l’emmena car ses parents en étaient originaires.

Et l’auteur d’ajouter sur le ton de l’aparté que «quelques jours après la disparition de JMAB, je suis allé déposer une petite veilleuse sur l’autel consacré à la Vierge de Guadalupe dans la basilique du Sacré-Coeur de Paray-le-Monial en Bourgogne.»

 

Ainsi nous partageons des fragments de vie préservés dans la mémoire intime de l’auteur et entreprenons avec lui un voyage intérieur où « le cœur a ses raisons » car à la lettre C, Jacques Wallet, bien évidemment, a choisi le mot « Corazon », dont les battements font vibrer ce petit livre lumineux. Des figures marquantes et émouvantes telle celle de La Llorra «la pleureuse», à savoir «la femme mexicaine enveloppée dans son châle qui pleure les morts » émergent de ce livre qui permet à Jacques Wallet de faire très certainement son deuil en rendant un magnifique hommage à son ami disparu qu’il éternise dans une ode de lumière frappée du sceau d’une poésie délicate et sensible.

 

© Françoise Urban-Menninger

***

Pour citer ce témoignage inédit & illustré

Françoise Urban-Menninger, « Jacques Wallet JMAB/CDMX  ABECEDAIRE. Ode à l’Ami mexicain et au Pays du Serpent à Plumes, paru aux Éditions Astérion » avec des photographies fournies par l'auteurLe Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : ÉTÉ 2025 | NO III NUMÉRO SPÉCIAL « CRÉATRICES », 1er Volet, mis en ligne le 3 septembre 2025. URL :

https://www.pandesmuses.fr/2025noiii/fum-jw-jmabcdmx

 

 

 

 

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Bienvenue !

 

L’association SIÉFÉGP publiera en juin 2026 son anthologie livresque composée de vos écrits poétiques sur le thème « Liberté » du festival Le Printemps des Poètes 2026.

SIÉFÉGP, LE 2 AVRIL 2026

 

APPEL PERMANENT À ARTICLES ENCYCLOPÉDIQUES POUR NOTRE ENCYCLOPÉDIE UNIVERSELLE ET NUMÉRIQUE (LANCÉE EN 2012) SUR LES POÉTESSES (FEMMES POÈTES, POÈTES, POÉTRIDES, ETC.) DE TOUTES LES PÉRIODES, ET DANS UNE OU PLUSIEURS LANGUES. CHAQUE ARTICLE DOIT PORTER SUR LA VIE, L'ŒUVRE ET LA POSTÉRITÉ DE LA CRÉATRICE CHOISIE.

SIÉFÉGP, 18 FÉVRIER 2025

Crédit photo : Visuel pour le 2 avril ou la la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme. Capture d’écran réalisée par LPpdm d'une image libre de droits diffusée sur un réseau social.​​​​​​​

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