7 septembre 2020 1 07 /09 /septembre /2020 14:34

 

PÉRIODIQUES | JOURNAL SDM | N°1 Spécial 2020 | POÉTESSE | Table des matières 

 

 

 

 

 

Poétesse

 

 

 

Parution exceptionnelle en ligne en partenariat avec

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

 

et en avant-première de sa parution imprimée et disponibilité à la vente

le 12 octobre 2020

 

En souscription à 3,50 €

 

livraison comprise à partir du 12 octobre, vendu en 2 volets au prix de 8 € livraison comprise en France métropolitaine. Pliage artisanal. 

 

 

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© Crédit photo : Cristina Rap (illustration et photographie), Marceline Desbordes-Valmore, dessin inspiré de ses œuvres, été 2020.

 

SEMAINIER DES MUSES (SDM)

JOURNAL ANTHOLOGIQUE, FÉMINISTE,

PARITAIRE, INTERNATIONAL & MULTILINGUE DE POÉSIE

N° 1| SPÉCIAL 2020

Par un collectif féministe

 

Poèmes & textes sur

 

 

Poétesse

 

 

Le Semainier des muses est le premier périodique féministe, multilingue et paritaire de poésie

Publication thématique de textes poétiques et d'articles sur la poésie

Publication illustrée ou non sur toutes les époques, les régions du monde et les pratiques poétiques. 

 

© Grenoble, Éditions Pan des muses de la SIÉFÉGP, coll. Ops, 2017, ISSN : 2494-2901

 

 

 

Table du Semainier

 

 

 

Édito

Le poète anonyme « Manifeste pour multiplier les termes nommant une femme faisant de poésie... y compris "Poétesse" »

......

Poétesse

 

Articles & témoignages 

 

​​​​​​​​

Dina Sahyouni « Je suis "Poète", non poétesse, et vous dis pourquoi » texte en une partie inédit disponible uniquement en version imprimée

Adin Shani « Poétesse rime avec noblesse » texte inédit disponible uniquement en version imprimée. 

Dany « Demain, les femmes, poétesses (ou poètes) seront visibles » texte inédit disponible uniquement en version imprimée. 

 

Poèmes inédits

 

​​​Véro Ferré, « Poétesse »

Maxime Deprick, « ​​​​Fonction du p

oè-te 2 »

​​Marine Albert, « ​Prêtresse poétique » 

Laurent Poliquin, « poétesse obstinément »

Cyrille Zoé et Barbara Polla, « Poétesse de fille en mer »

Berry Bams, « Poétesse »

​​​Claire Mélanie Popineau, « Bouche en cœur »

Dany «  Poétesse, pas Bas-bleu » poème disponible uniquement en version imprimée 

Adin Shani « J'aime une poétesse » poème disponible uniquement en version imprimée

 

Affichage complet des volets sur ce thème, à partir du 26 octobre 2020. 

 

 

Mentions légales

 

Première de couverture illustrée par Cristina Rap

 

 

ISSN PAPIER : 2494-2901

 

 

Périodique mprimé

Parution du numéro en octobre 2020

numérique exceptionnellement grâce à la revue

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

Journal SDM sur Twitter

 

 

Pour citer cet avis de parution

 

Journal SEMAINIER DES MUSES​​​​, « Table des matières | Poétesse », Journal anthologique, international, multilingue et paritaire de poésie« Poétesse », numéro spécial 2020, mis en ligne le 30 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/periodiques/sdm/special1

 

 

 

Page en construction créée

le 30 août 2020 par

Aude et David Simon

Dernière mise à jour : septembre 2020

 

© Tous droits réservés

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JOURNAL SEMAINIER DES MUSES - dans JOURNAL SDM Periodiques
2 septembre 2020 3 02 /09 /septembre /2020 08:52

 

 

PÉRIODIQUES | JOURNAL SDM | N°1 Spécial 2020 | POÉTESSE | Poèmes

 

 

 

 

Parution en ligne en avant-première

 

 

 

 

 

 

Bouche en cœur

 

 

 

 

 

 

Claire Mélanie Popineau

 

 

Site officiel : www.lespacelune.com​​​

 


 

Bouche en cœur

Papillon aux yeux

la poétesse

Bouche au cœur

hystérique pour rire

échevelée à coup sûr

brouillonne et cliché

d'ambre et d'argent

je l'ai croisée, la poétesse

martelant le son et psalmodiant l'irraisonnable

traversée d'amour et de pleurs

crispant ses mots

comme des enfants trop doux

emportée pour tout taciturne pour rien

Disparue, survivant

__ irrésolue ; nécessaire

 

 

Biographie :

 

Claire Mélanie POPINEAU, diplômée en littérature générale et comparée, elle a exercé dans plusieurs domaines : enseignement, communication, management. Elle se consacre en ce moment plus particulièrement à l'écriture de formes courtes : nouvelles, poésies libres, haïkus. Elle présente son univers sur le site www.lespacelune.com

​​​​

 

 

Pour citer ce poème engagé

 

Claire Mélanie Popineau, « Bouche en cœur », SEMAINIER DES MUSES, Journal anthologique, international, multilingue, féministe et paritaire de poésie« Poétesse », 1er numéro spécial 2020, mis en ligne le 2 septembre 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/periodiques/sdm/poetesse-popineau

 

 

 

Mise en page par

David Simon

 

Dernière mise à jour : 10 septembre 2020, ajout de la biographie de l'autrice. 

 

© Tous droits réservés

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JOURNAL SEMAINIER DES MUSES - dans JOURNAL SDM Périodiques
27 août 2020 4 27 /08 /août /2020 12:00

 

Megalesia 2020 | Critique & réception

 

 

 

Ses yeux d'eau

 

ou la poésie de la déesse Oxum​​​​​​

 

 

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 

© Crédit photo :  "Première de couverture de Ses yeux d'eau", illustration par Adriana Varejão, Via Láctea, 2017, huile et plâtre sur toile 118 x 103 cm, photographie par Eduardo Ortega/Fortes d'Aloía & Gabriel. 

Cette image du livre a été prise par LPPDM.

 

 

 

Conceição Evaristo, Ses yeux d'eau, Nouvelles traduites du portugais (Brésil) par Isabella Borges, Préface de Daniel Rodrigues, éditions des femmes-Antoinette Fouque, 2020, p. 160, 15 €, ISBN 978-2-7210-0717-9, https://www.desfemmes.fr/litterature/ses-yeux-deau/

 

 

 

 

« Je veux contaminer d'espoir d'autres bouches », lit-on dans la nouvelle « Nous décidons de ne pas mourir ». Le désir du personnage Bica fait écho à celui de son autrice, Conceição Evaristo, dont l'œuvre a transmis son espoir à d'autres bouches et d'autres mains, devenant le point de départ d'une nouvelle génération d'écrivaines qui changent actuellement le paysage des lettres brésiliennes.

[...]

Peu à peu, sa littérature se construit autour du concept d'escrevivência qui est, selon elle, une forme littéraire dialectique mettant en rapport l'expérience d'une collectivité (les femmes noires brésiliennes) et l'autobiographie. Escrevivência ne se limite pas au récit et puise aussi dans le langage poétique la forme d'un chant qui s'exprime en 2008, dans le recueil Poemas da Recordação e outros movimentos4. Une autre forme d'expression en est la multiplication des histoires. […] Il est important de souligner que la nouvelle est un genre majeur au Brésil depuis l'avènement d'une littérature nationale au XIXe siècle. Les chants des femmes noires résonnent enfin à côté de ceux des personnages canoniques de la littérature brésilienne.

Daniel Rodrigues, Préface « Archives et transmissions » , pp. 5-12.

4. Poèmes de la mémoire et autres mouvements, trad. Rose Mary Osorio et Pierre Grouix, édition bilingue, des femmes-Antoinette Fouque, 2019.


 

 

 

Bellement traduit, préfacé et présenté aux éditions des femmes-Antoinette Fouque, ce recueil de nouvelles est avant tout une œuvre poétique bouleversante au style limpide ; une écriture – translucide à l'encre des larmes – qui dit l'humain dans ses grandeur et déchéance. Le recueil narre féministement et parfois crûment des beautés, souffrances, joies (souvent éphémères), désirs et amours des corps humains entravés par les supplices de la pauvreté, l'exclusion et un passé plus que douloureux. Il décrit brièvement mais sincèrement des vies de femmes noires brésiliennes sans oublier ni juger, leur entourage composé de brésiliens noirs ou pas. D'emblée, la violence du passé esclavagiste se mêle et s'ajoute à celle des vies brisées dans les favelas où règnent les violences, misères et armes des trafiquants de stupéfiants.

 

L'ouvrage dresse une cartographie géopoétique de la fragilité de l'existence humaine dans les classes populaires. En quelque sorte, il est un éloge de la vie côtoyant la mort. Il met ainsi en scène des témoignages puissants de vie aux favelas brésiliennes où des personnages féminins et masculins variés évoluent, apprennent à réinventer quotidiennement la vie ou à mourir dans l'indifférence générale. Ces récits de vie inspirés des personnes réelles naïves et exclues naviguant entre Éros et Thanatos (la vie et la mort) s'ouvrent par une nouvelle probablement autobiographique sur l'espoir « Ses yeux d'eau » et se terminent optimistement par une conviction libératrice avec la naissance de « Ayoluwa, la joie de notre peuple ». Ainsi, au cœur de l'exclusion mortifère naît l'amour multiple, explosif, puissant, jouissif sans jugements ni corps normés (voir par exemple les nouvelles intitulées « Luamanda », « Un baiser sur la joue »)

 

Grâce à ses style et voix poétiques, Evaristo nous fait entendre l'indicible douleur acculée aux corps des femmes afrobrésiliennes. Elle nous fait voir aussi la beauté de leurs poésie et héritage culturel métissé remplis de croyances. Elle arrive narrativement à restituer une collectivité de femmes et de filles battantes malgré la stigmatisation et les blessures. Des amazones, des vivantes, désirantes et désirables qui font vivre leur peuple. Elle fait également émerger tout un cosmos poétique peuplé de mythes, légendes urbaines et de croyances familiales.

 

Ce recueil fait ainsi jaillir au for intérieur une « Fontaine de Jouvence », un moment de grâce et d'amour au-delà des passions tristes (la honte, la peur, la vengeance...), au-delà de la mort rôdant aux creux et plis des pages et des vies piétinées des personnages socialement rejetés, désorientés aux vécus (et parfois corps) mutilés qui cheminent quelquefois tragiquement vers leur fin (voir par exemple les nouvelles « Duzu-Querença », « Maria », « Zaíta a oublié de ranger ses jouets », « Di Lixão », « Les amours de Kimbã »)

 

La langue parfois crue – rappelle celle de Violette Leduc décrivant des scènes d'amour lesbien – mais sincère, s'ancre dans le langage des favelas et dans une description minutieuse de la quotidienneté violente des personnages. Elle témoigne également des difficultés rencontrées par les protagonistes. Elle colle également aux langage et vécu réels des gens des favelas (voir à ce propos l'extrait cité au début de ce texte de la préface de Daniel Rodrigues sur l'« Archive-transmission » et la « violence-archive », idem, p. 8).

 

Les quinze nouvelles portant majoritairement sur des femmes de tous les âges et caractères se caractérisent par des traits communs parmi eux, on cite :

 

Une narration féministe

 

Parmi les traits communs de l'ensemble des nouvelles, figure le féminisme disséminé dans la volonté manifeste des femmes et filles de s'en sortir, d'être libres de leurs entraves... de vivre et de jouir malgré tout.

 

Avec véhémence, la nouvelliste aborde dans Ses yeux d'eau des questions féministes sensibles sur la sexualité précoce, hors mariage et non protégée, la prostitution, le proxénétisme des femmes, le désir des femmes et jeunes femmes de jouir, la grossesse non désirée, l'avortement clandestin, la stérilité, le désir d'enfanter, les violences sexistes et racistes à l'encontre des femmes (insultes, surveillance, viol, mutilation, féminicide racial, matricide, etc.), l'abandon d'un bébé à la naissance, l'éducation, des savoirs dits féminins, la grossesse pour autrui, la sexualité des femmes mûres avec des jeunes hommes, la sexualité avec des personnes âgées, la l'homosexualité masculine et féminine, la bisexualité et la sexualité à plusieurs, etc.

 

La nouvelliste n'oublie guère d'évoquer les complicité, solidarité, compréhension, sororité, désaccords et malentendus entre les femmes de toutes les générations. Evaristo lève implicitement par exemple le voile sur le conflit freudien autour de l'absence du phallus chez une femme dans la nouvelle intitulée « Luamanda » ou sur la folie, l'hystérie et la sorcellerie des femmes dans « Duzu-Querença » et « Combien d'enfants Natalina a-t-elle eus ? »

 

Ainsi, l'ouvrage présente les récits du point de vue féministe y compris quand la nouvelliste raconte des vies d'hommes, le regard et la manière de rendre palpable leurs vies sont féministes. Par ailleurs, le choix du vocabulaire permet au lectorat de s'en rendre compte facilement.

Nous soulignons également que le féminisme de la nouvelliste n'est pas du tout un jugement moral relevant du bien et du mal, son féminisme renvoie au combat quotidien des femmes, enfants, adolescentes, adolescents et hommes aux origines afrobrésiliennes pour vivre et mourir dignement tout en rêvant et espérant en un lendemain meilleur.

[...]

Je recommande vivement la lecture du recueil.

 

DS. AOÛT 2020.

 

 

 

 

Retrouvez la version complète de cet article dans le n°3 papier sur l'Eau de la revue féministe et paritaire IRIS & MÊTIS, parution en novembre 2020.

 

Plan de l'article

 

I- Introduction

II- Caractéristiques communes aux nouvelles du recueil

_ Une narration féministe

_ Le tissu narratif et poétique des nouvelles est identique

_ L'omniprésence des femmes, des féminins et de la sexualité

_ Les références au masculin sont généralement crues et parfois drôles

​​​​​​_ La poésie de la déesse Oxum

III​​​​​- Conclusion

 

Pour consulter la page du livre aux éditions des femmes-Antoinette Fouque : 

 

***

 

Pour citer ce texte

Dina Sahyouni, « Ses yeux d'eau ou la poésie de la déesse Oxum », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiquesMegalesia 2020 & n°3 | Eau, IRIS & MÊTISmis en ligne le 27 août 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/megalesia20/ds-sesyeuxdeau-evaristo

 

Mise en page par David Simon

 

© Tous droits réservés 

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