5 février 2022 6 05 /02 /février /2022 18:35


Numéro Spécial | Printemps 2022 | Bémols artistiques | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

 

 

 

 

 

 

Hommage pictural de

 

 

Monica Vitti (1931-2022)

 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

 

 

© Crédit photo :  Mustapha Saha, portait de "Monica Vitti"(1931-2022), peinture sur toile, dimensions : 65 cm x 50 cm. 

 

 

***

 

Pour citer ce bémol artistique inédit

 

Mustapha Saha, « Hommage pictural de Monica Vitti (1931-2022) », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 5 février 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/ms-monicavitti

 

 

 

Mise en page par David Simon

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro Spécial 2022 Muses et féminins en poésie
4 février 2022 5 04 /02 /février /2022 17:34

 

Numéro Spécial | Printemps 2022 | Dossier majeur | Florilège

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatre poèmes de distancias & 

 

Ova Completa

 

 

 

 

 

 Textes de la poétesse & photographe avant-gardiste argentine

 

Susana Thénon (1935-1991)

 

 

Traduction par

Blanche Turck

Université de Bordeaux

 

Illustration par

 

Mégane Julsonnet

 

 

 

 

© Crédit photo :  Illustration  réalisée par Mégane Julsonnet. 

 

 

Il s'agit d'un florilège de quatre poèmes traduits qui expérimentent différentes formes d'humour...

 

 

 

31. poème avorté dans une administration publique


 

 

 

tôt          tôt

ma          nie          ma

main          umanien

par ici

première porte

à droite s’il vous plait

tirez poussez

il n’y est pas il est parti non

pas autant à droite s’il vous plaiiitt

ou il se sera trompé de        AIIITT

savian          dolive

oui ?           aussilo          in          que  s’il vous plait ?

sa          vian        delà-bas après les escaliers

oui ?          tard        tôt          togo           il est introuvable

vous voyez ? il n’est pas là          je voulais

sommité           tré revenez demain pas

plus           ma          nie        tôt

plait-il ?

RIENH



 

Traduction de la distance n°31 d’après Susana Thénon, La Morada imposible, distancias (1983), « 31 », Tomo I [recueil non-traduit en français], Buenos Aires, Argentine, Ediciones Corregidor, 2001, 294 p.








OVA COMPLETA*

 

 

Philosophie signifie « viol d’un être vivant ».

Le mot vient du grec philoso, « très coupant »,

et de fie, 3e personne du verbe fier, qui signifie

« faire confiance » mais également « prêter sans frais ad referendum ».

Cette activité est pratiquée par les dénommés friends

ou « Confrérie des Souriants »,

les garants – bien entendu –,

ceux qui sont vraiment aux manettes et ceux qui pensent l’être

au sein de la colossale mosquée de Si-Seulement.

 

Une fois la philosophie partie en fumée,

se présentent par ordre d’apparition : 

 

le vendeur de tacos le commissaire le procureur

le médecin légiste l’avocat de service le reporter photo

le secret de l’instruction Max Scheler une famille voisine

un psychiatre deux gardiens

 

Au fond, on trouve encore : 

 

1 cul-de-jatte 1 prêtre

1 badaud blasé 1 sadique 1 calcomaniaque du Racing

1 (UN) exemplaire de l’Érasme Illustré pour Enfants

 

Et encore,

bien profond : 

 

le souvenir d’une phrase célèbre l’oubli de cette 

phrase célèbre suivi de l’oubli de tout ce qui

est célèbre et ce qui ne l’est pas sauf ton cul

 

Philosophie signifie « viol d’un être vivant ».

 

quand ta peine est purgée 26 ans plus tard

tu reprends la pratique ou d’autres te la mettent



 

Traduction de « Ova Completa » d’après Susana Thénon, La Morada imposible, Ova Competa (1987), « Ova Completa », Tomo I [recueil non-traduit en français], Buenos Aires, Argentine, Ediciones Corregidor, 2001, 294 p.

 


 

LA MUSIK 

 

 

un Allemand se pointa

observa

et immédiatement créa le

Concentus Musicus Araucanus

 

Un jour je sautai du lit et pensai

j’irais bien écouter un concert

 

on donnait la sonate en mi bémol

pour deux harpes et flûte de pan pastorale

 

je m’habillai d’un imperméable en organza

et d’une rasade d’un parfum français

en ma possession depuis la Première Guerre mondiale

 

je pris la 106

ratai l’arrêt

ça n’a pas d’importance il était tôt

le timbre de la 106 faisait drelin-drelin

une femme à l’air triste me demanda vous descendez ?

non madame

moi je déchois

 

je revins sur mes pas

lorsque j’arrivai il ne restait plus que

le Paradis derrière le pilier

mais bon

c’est mieux que rien et poussière tu redeviendras poussière

 

le programme annonçait ritornelli

cantorum danse macabre

et encore ritornelli

je m’étais pointée pour lui

et un Kyrie Gloria

 

tiens bon

c’est ça la culture

mot signifiant :

que certains labourent leurs champs et qu’il en sort des plantes

et que d’autres labourent leur cerveau et qu’il en sort les frères Karamazov

 

c’est ce qu’on a dit à Chéri

qui suit des études de Lettres

 

on lui a dit bien d’autres choses

mais le concert commençait déjà 

et je suis ici pour raconter le concert

 

j’adore raconter des concerts

c’est beaucoup plus culturel que de passer des diapositives 

de Florence et dire te souviens-tu Carlos

lorsque tu perdis une chaussure dans le Baptistère ?

 

pourquoi faut-il

que les joueurs de harpe soient toujours des femmes

 

avec des tuniques vertes elles encadraient

le joueur de flûte de pan

un noir tout maigre

qui ressemblait à Leguisamo

 

le concert n’était pas mal

assez bon

c’est de toute beauté ce pizzicato

dit mon voisin à sa voisine

et il dit aussi contrepoint ricercare

et timbre (celui de la 106 fait drelin-drelin)

et il ajouta cantus firmus et Guillaume de Machaut

 

entretemps allez savoir pourquoi

le noir tout maigre

qui ressemblait à Leguisamo

me rappela le casino

(je devrais dire « de Montecarlo » mais je ne sais pas mentir)

de Miramar

 

rien ne va plus Leguisamo aboyait

sous les ritornelli des jetons

la danse macabre du zéro

et le tapis de jeu firmus firmus

comme la roche tarpéienne          (c’est ça la culture)

ça rime avec ruine pompéienne          (c’est ça la culture)

et avec la blonde Madeleine         (celle de l’élite et la populaire)

 

en fin de compte

vous aurez constaté mesdames et messieurs

que la Musik n’adoucit pas seulement les mœurs  

mais qu’en plus elle

rend les petits poulets fous

favorise les associations d’idées

et permet de se vautrer sur un divan

pour raconter le concert



 

Traduction de « Ova Completa » d’après Susana Thénon, La Morada imposible, Ova Competa (1987), « Ova Completa », Tomo I [recueil non-traduit en français], Buenos Aires, Argentine, Ediciones Corregidor, 2001, 294 p.

 

MOHAMMED KAFKA LIBRAIRE 

 

 

 

ou Thyself ?

− épuisé

100 000 exemplaires en deux mois

− et Cowself ?

− en édicion bilingue 

copto-hongrois

avec le copte c’est possible 

il existe des cours

on dit que cela ressemble beaucoup au québécois

claro

il n’y a rien de comparable à Cowself en vieux saxon

mais il s’est volatilisé

purement et simplement

il n’en reste plus un seul

je peux vous offrir en échange

le Quichotte d’Avellaneda

− je me débrouille comment avec Cowself ?

− ou un porno médiéval

XIIe siècle you know

en promotion je peux également vous proposer

une partition d’Arthur Hailey Opera Omnia en langue rustique

et Les vies parallèles se caressent

du Pseudo Pluton et comme si cela ne suffisait pas

deux peignes de poche un tire-bouchon une

estampe de Luther

 

pour aujourd’hui seulement




 

Traduction de « Ova Completa » d’après Susana Thénon, La Morada imposible, Ova Competa (1987), « Ova Completa », Tomo I [recueil non-traduit en français], Buenos Aires, Argentine, Ediciones Corregidor, 2001, 294 p.

 

©. S Thénon (poèmes), B. Turck (sélection & traduction), la publication de ces extraits traduits se fait avec l'aimable autorisation des ayants droit/cause et de la maison d'édition.

 

***

 

 

Pour citer ces extraits traduits & inédits 

 

Susana Thénon (poèmes), Blanche Turck (sélection & traduction inédites), Mégane Julsonnet (illustration inédite), « Quatre poèmes de distancias et Ova Compléta », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 4 février 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/bt-distancias-ovacompleta

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro Spécial 2022 Humour Muses et féminins en poésie
2 février 2022 3 02 /02 /février /2022 14:25


Numéro Spécial | Printemps 2022 | Dossier mineur | Florilège | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages​​ ​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Tombeau pour une troubaderesse

 

 

 

 

 

Textes & photographie

 

Chantal Robillard

 

Art. Wikipédia​​​​​​

 

 

 

 

© Crédit photo :  Chantal Robillard, "Estours".

 

 

 

Ce sont trois poèmes dont deux en haïkus encadrant une sextine en hommage à la troubaderesse (ou troubadouresse) méconnue voire oubliée Na de Castelloza.

Les photographies ont été prises aux environs de Meyronne (43), où cette poétesse a fini ses jours. C'est un pays de loups et l'un des coins de la bête du Gévaudan au XVIIIe siècle.

 

 

Na ! (haïkus partiellement monosyllabiques)

 

 

 

 

J’ai lu hier dans un

Manuel Assimil dit

« L’Auvergnat d’ poche »,

 

Qu’il y eut ici*, joie,

Une vraie châtelaine

Troubaderesse,

 

C’est incroyable !

Que j’aimerais trouver ce

​​​​​​Hameau Meyronne !

 

Je me demandais

Pourquoi dans les sextines,

TeRines, -nines,

 

Un rien m’attirait.

Ma « Sizaine des Cendreux »**,

Sextine en prose,

 

Sur la montée de

Langeac vers le Mont Mouchet

Finit à Ruynes.

 

La châtelaine,

Dame Truc de Meyronne,

Na Castelloza,

 

A vu tous ces bois,

Forêt de Pourcheresse,

En a fait des vers,

 

J’en suis certaine,

Contre le vent qui hurle

Et contre les loups.

 

Rage d’écrire,

Contre tous les hurlements,

Haines, jalousies.

 

De vos temps, le jour,

Sur quoi, qui, écriviez-vous,

Na Castelloza ?

 

Je mets des mots sur

Vous, je vous vois près du feu,

À tourner les vers,

 

Chercher la rime,

Puis trouver la sextine

(mieux que les haïkus ?).

 

 

 

 

© Crédit photo :  Chantal Robillard, "Les gorges de la Seuge".

 

 

 

 

2. Ronces et ruines à Meyronne : sextine

 

 

 

N’ayant vu que ronces

N’arriver aux ongles,

Navire vert aux fleurs,

Naviguer d’inverse.

Narrer à mon oncle

Navrant « conte aux ruines ».

 

 

Na, ce sont tes ruines !

N’approcher tes ronces ?

N’amener mon oncle ?

Nageant sous son ongle,

Nature s’inverse,

Nacre en forme de fleur.

 

 

N’attraper nulle fleur,

N’amasser vent ; ruines

N’aimer, sens inverse,

N’attirer que ronces.

N’arrimer ses ongles :

Na(u)tilus  furoncle.

 

 

N’avait vu mon oncle,

Naguère taxi, fleur

Nappée sous son ongle.

N’abîmons ces ruines,

N’accrochons aux ronces

Nattes : tresse inverse.

 

 

N’aiguillons rien vers ce

Natif d’ici, l’oncle.

Naval champ de ronces,

N’armer d’épines fleurs.

N’a château que ruines,

N’a vallée que jongle.

 

 

N’a incarné l’ongle,

Navette à l’inverse.

Nazis vus à Ruynes :

N’avait seize ans l’oncle,

Naïfs tués en fleur,

Narines sous ronces…

 

 

Ronces : castel pour Na.

Ongle écrire mena,

Fleur d’encre mâchonna.

Inversa siècles, Na.

Onc les rimes tourna

Ruines trouva Domna.

 

 

 

 

 

© Crédit photo :  Chantal Robillard à Estours. 

 

3. Délivrance (en haïkus)

 

 

Coule la Desges,

De sa source vers l’Allier.

Nous la remontons,

 

 

Gorge sauvage,

Route en lacets tortillés,

Fatras de ronces,

 

 

Le fond de vallée,

Cul de sac désert, soudain,

Se met à grimper.

 

 

Deux chiens aboient

Férocement contre nous :

C’est donc habité !

 

 

Vient un paysan,

Soupçonneux, boiteux, taiseux.

C’est « Délivrance » ! ***

 

 

Mon oncle parle,

Ou plutôt parlemente.

Le vieux, renfrogné,

 

 

Ne le connaît pas.

N’a jamais pris de taxi.

Mais l’oncle venait !

 

 

Pour une dame,

Avec son petit enfant :

A dû bien grandir ?

 

 

Le retraité, là,

Se déride enfin : ceux, oui,

De l’autre maison.

 

 

L’homme nous mène

Au fond de la basse-cour.

Montre une porte ;

 

 

Puis grommèle un peu :

« Vous craignez pas les ronces ? ».

Nous laisse aller seuls

 

 

Par une sente,

Bordée d’orties bien fraîches !

Précipice, au fond :

 

 

Mieux vaut pas y choir,

La Desges coule sans bruit.

En équilibre

 

 

Plus que précaire,

On s’apprête à retourner

Chez le vieux ronchon.

 

 

Tout à coup je vois,

Un peu plus bas, sous nos pieds,

Voûte avec pierres.

 

 

Voilà tout, Na, tout

Ce qu'il reste du château !

Nous marchons sur le

 

 

Chemin de ronde.

La maison du paysan

Est sur le castel.

 

 

Toutes les pierres

Ont été prises au château.

Enfin… ses ruines.

 

 

 

 

© C. Robillard

 

*au fond de la vallée de la Desges, juste en dessous de Venteuges et du mont Mouchet.

**nouvelle publiée dans le numéro 70 de la R.A.L puis dans Hôpital Cendrillon (éd du GREF).

*** film de John Boorman.

 

 

© Crédits photos :  Chantal Robillard, "Tombeau pour une troubaderesse", images des poèmes prises par LE PAN POÉTIQUE DES MUSES pour montrer la mise en page originelle de l'ensemble poétique, ajoutées le 7 février 2022. 

 

***

 

Pour citer ces sextine & haïkus élégiaques inédits​​​

 

Chantal Robillard (poèmes & photographies), « Tombeau pour une troubaderesse », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « L'humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 2 février 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/cr-unetroubaderesse

 

 

 

Mise en page par David Simon, dernière mise à jour le 7 février 2022. 

​​​

 

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1 février 2022 2 01 /02 /février /2022 14:49

​​​

Numéro Spécial | Printemps  2022 | Critique & réception 

​​​​​

 

 

 

 


 

 

Irina Moga,

 

 

 Variations sans palais

 

 

L’Harmattan, 91 pages, 12€

 

​​

 

 

 

 

 

Maggy De Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

 

 

© ​​​​​​Crédit photo : Première de couverture illustrée de l'œuvre "Variations sans palais", L’Harmattan. 

 

 

 

Un véritable écheveau à démêler. L’autrice nous entraîne dans un dédale de questionnements autour de deux temporalités différentes : un avant dans l’Ancien monde et son actualité dans le Nouveau monde. Impossible de boucler la boucle. 


 

 

 «  Naufragée, après d’âpres tempêtes,

Sur une plage mystérieuse,

Je me dressais, à genoux,

Sur un nouveau continent »

 

 

Est-elle bien armée pour avancer ? Elle semble avancer à tâtons dans le noir dans un monde aventureux. La neige, le froid, le verglas se déploient sur son itinéraire. L’inconnu s’y invite à chaque fois. Le passé et le présent s’enchevêtrent, ponctués de silences où évoluent «  des petits démons invisibles ».


 

 « Une terre neuve, vaste et silencieuse, dans laquelle

Le mutisme des arbres était mon compagnon »


 

Là, elle semble bien rejoindre Pascal quand il avance : «  Le silence éternel des espaces infinis m’effraie ».

Tout aussi bien Baudelaire quand il avance  dans son sonnet «  Le Gouffre » : « Le silence, l’espace affreux et captivant »

Ces Variations subies, passage d’un état à un autre, c’est l’espoir et la mélancolie, le rêve et la nostalgie qui sont autant de sentiments à verbaliser. Et les mots ne lui manquent guère .  « Il faut parler », prône-t-elle car «  on ne survit que par la hardiesse de nos convictions »

 

 

 

© ​​​​​​Crédit photo :  Quatrième de couverture de l'œuvre "Variations sans palais", L’Harmattan. 

 

 

 

Elle semble incarcérée dans un espace de solitude dont il faut briser les glaces pour se libérer du vide intérieur qu’est le manque  des «  odeurs des sables » et des «  contours des rocs et des algues /près de Pas de Calais » : 

Rêve de palais perdu, véritable chimère. Un mur à abattre. 

La poète a aussi envie de sagesse mais le désir se révèle bien plus fort. Impossible de le calmer donc retour à ses fantasmes :

 

«  Je te suis / où que tu sors/ dans le frisson en nœud de vipère s qu’est mon corps ». 

 

Rien de tel pour tenter de digérer le hiatus entre les deux mondes. Deux mondes parallèles.

 

 

© M. DE COSTER

 

 

***

 

 

Pour citer ce texte inédit 

 

Maggy De Coster, « Irina Moga, Variations sans palais, L’Harmattan, 91 pages, 12€ », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Numéro Spécial | Printemps 2022 « Humour au féminin » sous la direction de Françoise Urban-Menningermis en ligne le 1er février 2022. Url :  

http://www.pandesmuses.fr/ns2022/mdc-variations

 

 

 

Mise en page par Aude

 

© Tous droits réservés

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro Spécial 2022 Muses et féminins en poésie

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