12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 18:12

 

N°8 | Dossier majeur | Florilège de textes poétiques

 

 

 

 

Jeunesse

 

 

 

 

Sarah Mostrel

 

Site officielwww.sarahmostrel.online.fr

 

Page facebook officiellewww.facebook.com/sarah.mostrel

 

 

 

 

© Crédit photo : Sarah Mostrel, Ainsi suis-je.

 

 

 

Avant, c’était le temps de la liberté

De l’insouciance

On ne pensait pas au fric

On ne pensait qu’à la fête

 

On avait des valeurs

De fraternité, de solidarité

Dans nos soirées baba cool,

on refaisait le monde

Et il était beau

 

 

© Crédit photo : SM, Le poids de la vie.

 

 


 

Quand on faisait des études

On savait qu’on aurait du boulot

On ne se souciait pas de comment remplir le frigo

On avait envie

De s’aimer pour la vie

Et on chantait tout haut

Ce que notre cœur disait tout bas

 

 

© Crédit photo : SM, Avec le temps.

 

 

 

Les vieux,

ils ne nous aimaient pas trop

On était trop rebelles pour eux

Alors, on prenait la guitare

Et on restait très tard

À jouer de nos souffles

Du Graeme Allright, du Vian, du Brassens

Du James Taylor, du Neil Young, du Lennon

 

 

On avait les cheveux longs et la crinière au vent

On était beaux, on était gentils

On aimait la vie en ce temps-là

On ne pensait pas aux divorces, au chômage, à la crise

On était confiant parce qu’on avait… l’amitié

 

 

© Crédit photo : SM, Sourire de l'âge.

 

 

Ce bien le plus précieux

Celui de nos vingt ans

Celui de nos amours fous

Celui de nos illusions

De nos rêves

D’enfants

 

Jeunesse

Tu nous as appris

La préciosité de l’amour

Sans lequel rien n’est ni ne sera jamais possible

 

 

© Crédit photo : SM, Aimer, encore...

 

 

 

Jeunesse, tu nous as construits

Instruits, aimés, gâtés

Avec ta musique, ta poésie

 

Celle qu’on porte en nos cœurs

Maintenant encore,

Nous

Les… (un peu plus) vieux…

 

© SM

 

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Sarah Mostrel (texte & photographies), « Jeunesse », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°8 Supplément sur « La maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 12 mars 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/3/jeunesse

 

 

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Rédaction de la revue LPpdm - dans Numéro 8
20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 18:05

 

N°8 | Dossier mineur | Florilège de textes poétiques

 

 

L'Arpenteur d'infini

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste peintre

 

 

© Crédit photo : Mustapha Saha. "Portait 5".

 

 

 

Mille trois cent cinquante au creux du siècle sombre

Je n’eus que l’abaque pour tromper mon angoisse

Et les chiffres romains pour supputer les nombres

Quand la grande peste dépeuplait les paroisses

 

J’acquis l’art des échecs pour braver la Camarde

Elle misait du temps je jouais mon destin

Vainqueur je repartis sous mon manteau de barde

Vers d’autres royaumes sans macabres festins

 

Au bout de ma route la verte Andalousie

Les minarets voisins des blanches synagogues

Des cultures brassées sans vaine jalousie

Les maisons ouvertes des savants pédagogues

 

Le savoir obsolète embrumait ma mémoire

J'aurais capitulé dans ma triste pénombre

Si mon hôte arabe n’avait dans ses grimoires

De l’Inde lointaine la doctrine des nombres

 

J’explorai les replis des comptes circulaires

La féconde alchimie des caractères libres

Le vide impératif du symbole oculaire

Les valeurs mouvantes sur des traits d’équilibre

 

Je perçus l’infini dans les choses modestes

La sphère algébrique constellée d’inconnues

L’écho numérique des symphonies célestes

La danse des signes sur le parchemin nu

 

Je pus me défaire des bouliers inutiles

De la planche à calcul des jetons superflus

Traduire en formules les énigmes subtiles

Et du dogme abaciste annoncer le reflux

 

L’Église condamna l’infâme sacrilège

Les marchands maudirent la découverte immonde

Les scribes grognèrent pour leurs bas privilèges

Mais l’œuvre algoriste sapait déjà leur monde

 

Je passais mes journées cloîtré dans mon étude

Classant les naturels sur des tracés logiques

Pistant les grands premiers avec incertitude

Croisant les diviseurs dans des carrés magiques

 

Je voulais comprendre l’expansive limite

Où l’espace et le temps n’étaient qu’un seul miroir

Capturer le reflet de l’invisible ermite

Inlassable artisan d’univers à tiroirs

 

Faute d’élucider la moindre conjoncture

Je traquai les vices des suites lancinantes

Guettai la malfaçon dans chaque architecture

La folie menaçait ma raison déclinante

 

 

L’asile inopiné d’une belle érudite

M’arracha des griffes du funeste démon

Je retrouvai la paix dans sa tour interdite

Et comblai de son nard mes sens et mes poumons

 

Il fut dit que bonheur couvait douce tourmente

Mon cœur vite lassé des servantes dociles

Des vapeurs de sauna des baisers à la menthe

N’aspirait qu’à s’enfuir loin des plaisirs faciles

 

Je rêvai de nouveau d’envoûtants territoires

D’étincelles jaillies d’insondables figures

Au-delà du détroit d’autres laboratoires

L’étoile du berger incarnait mon augure

 

Je quittai Grenade pour l’Empire des sables

Les jardins parfumés pour l’or de Tombouctou

Je cherchais dans les ergs la clef de l’impensable

Les arcanes du rien la matrice du tout

 

Je vis l’éternité perlée par les secondes

Le désert concentré dans un grain minuscule

Le bruit décomposé sur la grille des ondes

Le soleil condensé dans chaque particule

 

Un moustique énervé me choisit pour victime

Injecta son poison dans ma chair innocente

Et fit de mon voyage une dérive intime

Et revoilà la Parque et sa serpe indécente

 

 

À quoi me servaient donc les atouts de ma mise

Mes secrets d’alchimiste et mon art au cordeau

N’aurais-je pas troqué si magie fut permise

Toutes mes lumières pour une gorgée d’eau

 

Mon corps déshydraté comme antique momie

Chétif et rétréci comme peau de chagrin

Couvert de poussière comme un texte endormi

N'avait pour suaire qu’un cuir de pérégrin

 

Des génies chroniqueurs surgis du fond des âges

Creusaient leur alphabet dans ma pauvre ossature

Des tourbillons de sable érodaient mon visage

Je n’étais qu’une empreinte un reste d’écriture

 

Mon âme décrochée de sa gaine fragile

Voltigeait sans contrainte et sans coupable pensée

Entre dune mouvante et cuvette d’argile

Et puisait son nectar dans des fleurs impalpables

 

Elle était tout à tour silex et calamite

Essence d'églantine et parfum de santal

Bâton de voyageur et chandelle d'ermite

Grammaire énigmatique et prosodie vitale

 

Elle était musique portée par les orages

Mémoire tellurique et céleste oxymore

Couronne azurine d’un fabuleux mirage

Et rouge griffure dans le livre des morts

 

 

 

Le septième palier fut nuit de guérison

Je me levai matin comme un coureur ailé

Des bulbes d’émeraude émaillaient l’horizon

La Cité des lettres m’ouvrait son propylée

 

© MS

Lettre n°13 | Textes poétiques

 

***

 

Pour citer ce texte


Mustapha Saha, « L'Arpenteur d'infini », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 8 Supplément sur « la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger & Lettre n°13, mis en ligne le 18 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/2/arpenteur

 

 

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Rédaction de la revue LPpdm - dans Numéro 8 La Lettre de la revue LPpdm
10 février 2018 6 10 /02 /février /2018 18:14

 

N°8 | Poésie érotique

 

 

 

Audace

 

 

Nicole Hardouin

 

 

      Je t’écris parce que tes mains aux doigts de pianiste sont restées accrochées à l’espagnolette de ma chambre.

     Ta toison ombre encore les draps froissés, les désirs sont sous la douche et les soupirs ondulent dans les effluves d’eau de toilette.

     Pour t’écrire j’ai retiré mes mules afin ne pas faire de faux pas en faisant les cent pas.

     La tasse de café est brûlante, remets un sucre

     Éparpillement des campanules dans le duvet de tes ombres, chuchotements sans limite, nuages dans les lignes, limite du petit matin, ferme les volets il fait jour.

     Gourmande.

     Absente.

   Sur ta lèvre inférieure les mots de la nudité nocturne, ils moussonnent, moissonnent l’aplomb des morsures sur les écorce de peau, arbre écartelé.

    S’il te plaît, encore un instant avant le cri de la scie et sa poussière de larmes.

    Audace sans carapace.

   Je t’écris parce que ma langue brûle à l’enclume de ton fer, Vulcain à la forge sans étiage.

   Interstice dans le silence.

    Il fait grand jour, la nuit s’est enroulée dans nos songes.

    Les étoiles ont mangé la margelle du puits, où s’appuyer ?

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Nicole Hardouin, « Audace », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N° 8 Supplément sur « la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 10 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/2/audace

 

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Rédaction de la revue LPpdm - dans Numéro 8
5 février 2018 1 05 /02 /février /2018 15:26

 

Lettre n°13 | N°8 | Dossier majeur | Florilège de textes poétiques

 

 

 

Habiter la vie & Pour elle

 

 

Yannick Resch

 

 

 

 

 

Habiter la vie

 

 

Des mois

qu’elle ne me reconnaît plus.

qu’elle ne sait plus

que je suis sa fille

 

Elle est ailleurs.

Un espace-temps

dont j’ignore tout.

 

Elle me fixe un instant.

Je cherche le détail

qui retient son attention

collier ? Coiffure ?

Le prénom que je répète,

le mien ou celui de ses petits-enfants ?

 

Elle a détourné les yeux

ni mes gestes

ni le son de ma voix

ne la ramènent à moi.

 

Je m’approche doucement

pour croiser son regard.

Une ombre passe

dans ses prunelles

quelque chose l’inquiète

ou lui déplaît.

 

Je caresse ses mains

ses cheveux

je cherche à établir

un contact.

En vain.

j’ouvre un magazine

elle regarde sans voir

 

soudain

elle tend la main,

vers une photo.

touche du doigt

les traits du visage

m’empêche de

tourner la page

 

 

 

Sa main seule

est capable

de dire non.

 

Depuis des mois

je la contemple

dans son silence

 

dans son endurance

à vouloir vivre

jusqu’au bout

du possible

 

et j’apprends

dans le doigt

qui se tend

dans le tremblement

des lèvres

de sa bouche muette

dans le frémissement

de la paupière

sur le regard perdu

 

j’apprends

cette force infinie

habiter la vie.

 

***

 

Pour elle

 

 

 

POUR ELLE

 

I

 

Longtemps je suis restée

immobile et muette

guettant son regard

ses mots et ses gestes

refusant les signes

d’un désastre à venir.

 

Maintenant je la vois

absente près de moi

dans la nuit qui l’entoure

elle ne dit rien, ma mère

ne dira plus jamais rien.

 

Son silence dans ses yeux

le mur de ses yeux

qui seulement brillent

à la vue d’un enfant.

 

Elle est toute raide

repliée dans son corps

les poings fermés

sur ses genoux serrés

elle ne desserre pas les bras

ne les ouvrira pas

comme autrefois

pour accueillir les chagrins

et les pleurs d’un tout petit.

 

Sans répit ma mémoire

 

Je la vois en des lieux

où elle était heureuse

loin dans le temps

où j’étais une enfant.

 

Elle était la reine

dans le cœur de mon père

elle était belle

mauvaise parfois

quand j’étais rebelle

elle ne comprenait pas

que je lui tienne tête

que je fuie sa présence

rejoignant mes amies

jusqu’au fond de la nuit.

 

Si différente d’elle

je ne savais l’aimer

qu’éloignée de son corps

je rêvais de tendresse

 

Aujourd’hui je lui parle

Je pose la main

dans ses cheveux

sur son visage

et je suis sans regret

quand je vois sur ses lèvres

relâchées

se dessiner un sourire

 

comme un apaisement

après une caresse.

 

 

Notice biographique

 

Yannick RESCH est professeure des universités à la retraite. Elle a consacré une partie de son travail universitaire à l’œuvre de Colette qu’elle a coéditée dans la collection de la Pléiade, éditions Gallimard, une autre partie aux littératures francophones et plus spécialement à la littérature québécoise. Sa création est tournée vers la poésie. Derniers ouvrages :

Essais / biographies

Écrire/danser la vie Colette et Isadora Duncan, (L'Harmattan)

Gaston Miron Tel un naufragé (éditions Aden, collection Le cercle des poètes disparus)

200 femmes de l’Histoire, Eyrolles


Recueils de poèmes

Au plus haut du désir, (éditions Hippocrène, 2016)

Encres vives

Publications dans des périodiques

Poèmes publiés dans les revues Phoenix, les Archers, Les Écrits (Québec)

 

Distinctions

Officier de l’Ordre des Palmes académiques,

Membre de l’Ordre des Francophones d’Amérique,

Prix Pétrarque Cénacle européen francophone 2016,

Prix Gracia-Vincent 2016

***

 

1er concours international de poésie 

 

 

Poèmes sélectionnés sur "le handicap"

 

Pour citer ces poèmes

 

Yannick Resch, « Habiter la vie » & « Pour elle », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 8 Supplément sur « la maladie et la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger & Événements poétiques|Concours international (édition 2017-18 sur les animaux, le handicap & la joie) mis en ligne le 5 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/2018/2/vie-elle

 

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