16 novembre 2022 3 16 /11 /novembre /2022 14:25

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Agenda poétique
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Concours de poésies féministes 2022-23

 

 

 

 

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​​​​Crédit photo : Paul Ranson, "La chevelure d'or", peinture, Commons.

 

 

 

 

Le concours du plus beau poème féministe sur les droits des femmes et personnes LGBTQ+ revient et il démarre cette année le 18 novembre pour se terminer le 31 décembre 2022 20 février 2023*.

 

Le thème suggéré et non imposé est la chevelure qui acte le courage inouï des Iraniennes suivies par la jeunesse Iraniennes qui se révoltent pour vivre librement.

 

 

À gagner : les meilleurs textes bénéficient d'une publication en ligne en recueil à partir du 17 janvier 2023 dans la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES puis si le nombre des poèmes sélectionnés le permet dans un recueil collectif en papier format A5 pour l'été 2023 dans la collection "Poésies féministes" de l'association SIÉFÉGP, la/le poète du meilleur poėme aura en plus un contrat individuel d'édition aux éditions de la SIÉFÉGP pour un de ses tapuscrits poétiques inédits (conditions : l'envoi du tapuscrit inédit à publier doit se faire durant les trois ans qui suivent l'annonce officielle des résultats du concours, le tapuscrit portera sur un sujet féministe si le meilleur poème est l'œuvre d'un homme, la maison d'édition aura trois ans pour le faire paraître à partir de l'acceptation du tapuscrit).

 

Pour participer au concours, veuillez adresser vos poèmes inédits ou traduits (en prose, vers ou visuels) à  contactlppdm@pandesmuses.fr avec l'objet "FESTIVAL DE POÉSIES FÉMINISTES 2022" avec une notice biographique. Langues acceptées : français, anglais, arabe littéraire, espagnol, portugais, italien. Les poèmes doivent être traduits dans une des langues acceptées. Ce concours de poésies féministes est inclusif, comme nos autres manifestations.

 

Chaque poète a le droit de nous envoyer

1– ses propres poèmes : un ou deux (traduits ou non).

2 – les poèmes traduits par iel (il/elle) : un ou deux poèmes

 

Nous espérons choisir plusieurs poèmes (au moins dix et au mieux une quarantaine ou plus ?!)

 

 

Continuons ensemble de poétiser ce monde afin de sensibiliser la population mondiale aux violences faites aux femmes et personnes LGBTQ+.

Bonne chance !

 

 

* IMPORTANT : Les poètes continuent de nous demander la possibilité de participer au festival-concours de poésies féministes. Cela nous oblige à prolonger exceptionnellement la sélection de poèmes pour ce concours jusqu'au 20 février 2023. Le Pan Poétique Des Muses doit actualiser aujourd'hui la date butoir de cette annonce pour enregistrer les participations tardives et celles en cours (jusqu'à la nouvelle date limite du concours).

Association SIÉFÉGP (message ajouté le 26 janvier 2023)

 

 

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Pour citer ce concours féministe

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Concours de poésies féministes 2022 -23», Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | HIVER 2022-23 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 16 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/concoursfeministe

 

 

 

 

Mise en page par Aude

Dernière mise à jour : le 26 janvier 2023.

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 12 Agenda Poésies féministes
14 novembre 2022 1 14 /11 /novembre /2022 15:47

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Revue Poépolitique | Fictions féministes [Nouvelle rubrique]*
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De l'autre côté du tableau

 

 

 

 

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Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

​​​​Crédit photo : Charles-François, Marchal, "La foire aux servantes", Wikipédia.

 

 

J'ai écrit cet essai de fiction féministe l'été dernier en redécouvrant le tableau de 1864 cité ci-haut et peint par Charles-François Marchalécrit.

 

 

 

De l'autre côté du tableau

 

 

 

 

Quand je me suis retrouvée dans ce tableau intitulé « La foire aux servantes » dans le musée du Pays de Hanau à Bouxwiller, je me suis souvenue de ce jour où, dans ma tenue traditionnelle, une longue jupe verte, bordée d'un liseré rouge, un devantier brodé qui fermait ma chemise en lin blanc,

un large tablier d'une blancheur immaculée débordant sur mes hanches, je me suis présentée pour me louer chez un propriétaire terrien parmi d'autres postulantes.

 

Une oie batifolait à nos pieds et j'en fis part à mes compagnes, me comparant à cet animal volatile, bien plus libre que nous. Aussitôt, le fils de l'un des propriétaires, d'un geste péremptoire, me musela de sa large main pour me faire taire ou peut-être pour mieux étudier mon profil…

 

Il faut dire qu'à cette époque, je n'étais pas mal de ma personne, ma taille de guêpe, mon teint de pêche, faisaient tourner plus d'une tête quand je traversais le village pour me rendre au lavoir, un panier de linge sous le bras.

J'ai dû retenir la main de ma sœur dont le sang n'avait fait qu'un tour et dont le cou et le visage s'empourpraient sous son châle brodé car elle s'apprêtait à intervenir, je ne sais trop comment. D’ailleurs je n'ai jamais su quelles furent ses intentions à cet instant précis.

 

Tout ce dont je me souviens, c'est qu'à dater de ce jour-là, j'éprouvais du ressentiment pour nos maîtres qui se croyaient tout permis et nous traitaient à l'instar de cette oie blanche apeurée représentée sur le tableau.

 

Je revois ce propriétaire débonnaire dont le gilet rouge avait du mal à cacher le ventre proéminent et qui jaugeait mes sœurs d'infortune en leur indiquant avec les doigts de sa main grasse qu'il ne choisirait que trois d'entre elles.

 

N'étions-nous que du bétail aux yeux de ces messieurs en costume ? Je me pose cette question quand je nous contemple sur ce tableau où aucune d'entre nous ne sourit. Voilà tout notre destin en ce temps-là où il nous fallait nous louer pour survivre chez des propriétaires terriens du Pays de Hanau.

 

Combien d'entre nous ont-elles été abusées dans le silence hypocrite de la bien pensance d'alors.

J'entends d'ici les bigotes qui n'avaient d'autres chats à fouetter que de rapporter les derniers potins sur la place de l'église le dimanche matin…

 

Lorsque Charles-François Marchal m'a demandé de poser pour le tableau que lui avait commandé Napoléon III par l'entremise de George Sand, j'ai songé à la grande écrivaine féministe dont j’avais eu des échos alors que je servais à table lors de la saison dernière, peut-être allait-elle dénoncer cette foire humiliante qui s'apparentait, de loin sans doute, à celle des esclaves d'antan.

 

Que pouvait bien penser George Sand de ce Gsindemärik car elle aussi possédait des terres et avait grandi à la campagne. Avait-t-elle voulu, en commandant ce tableau, rendre hommage à cette société rurale qu'elle a idéalisée dans « La Mare au Diable » ou dans « François le Champi » ?

 

N' est-il pas surprenant qu'une autrice qui dénonce les oppressions dont les femmes sont les victimes, mette en lumière, en quelque sorte, cette coutume pour le moins humiliante, voire sexiste et décadente ?




 

Et pourtant rien d'étonnant quand on lit la lettre qu'elle adressa à Eugène Sue en lui déclarant : « Oui, c'est sur le peuple des campagnes qu'il faudrait pouvoir agir. C'est lui qui est l'obstacle et il ne sait pas qu'il trahit sa propre cause » ou plus loin encore, de pousser ce cri du coeur : « L'éducation du paysan est à faire ! »

 

Et bien oui, nous en avons fait du chemin, nous les femmes de la campagne depuis  votre constat, chère madame ! Mo-même durant de longues nuits, j’ai appris à lire et à écrire à la lueur d’une chandelle dans ma misérable chambre de bonne sous les toits mansardés d’une maison bourgeoise à Bouxwiller.

 

Qu'y-a-t-il de commun aujourd'hui avec les propriétaires terriennes, les éleveuses, les agricultrices, les viticultrices et les servantes représentées dans ce tableau réalisé en 1864 par le Parisien Charles-François Marchal ?

 

En ce XXIe siècle, je vous parle depuis l'autre côté de cette fameuse toile d'où je vous observe quand vous venez visiter mon musée, j'y analyse l'évolution du monde, ses progrès mais aussi la mise à mal de nos terres et de la planète tout entière au nom du consumérisme et du profit de quelques uns .

 

Les homme ne changent pas, ils n'apprennent rien des leçons de l'Histoire, de ses guerres meurtrières et destructrices…

 

Ce tableau a figé un fragment de ma vie mais aussi un temps révolu dont je ne regrette rien car c'est dans cette œuvre que j'ai enfin trouvé ma vraie place. Dans la pleine lumière qui m'éclaire, je vous vois comme vous me voyez et vous continuerez à  me contempler  toujours belle, jeune et immortelle et cela pour l'éternité alors que vous, mes visiteurs d’un jour, vous ne ferez que passer...

 

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

* © "Fictions féministes" est une nouvelle rubrique créée le 12 novembre 2022 pour répondre à la proposition de Françoise Urban-Menninger :


© Description : cette zone inclusive est ouverte aux auteures/autrices débutantes et confirmées qui écrivent des fictions poéféministes, écopoéféministes, zoopoétiques et féministes, etc. en inspirées des œuvres artistiques (peintures, sculptures, gravures, films, chansons, etc.)

Par LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

 

 

 

***

 

Pour citer cet essai inédit de fiction féministe

 

Françoise Urban-Menninger, « De l'autre côté du tableau », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 14 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/fum-delautrecotedutableau

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 12 Féminismes Muses et féminins en poésie
10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 17:07

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Dossier mineur | Florilège

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L'espoir &

 

 

Cette nuit d'hiver

 

 

 

 

 

 

 

Poèmes & peinture

 

Pierre Zehnacker

 

Poète, nouvelliste & artiste peintre

 

 

 

 

© Crédit photo : Pierre Zehnacker, peinture récente de femme de sa série sur les figures féminines, image no 2.

 

 

L'espoir

 

 

  Commencer comme on entrerait dans l'esprit d'une femme qui souffre, qui ne sait pas comment échapper à sa souffrance, et ne voit plus devant elle que de grands arbres se mouvant dans le noir, habités par les bourgeons de sa fièvre... Sentiment qu'une grande fleur pâle, aux reflets éteints, serait en train de l'étouffer, et que son âme prise dans les affres de son combat contre l'étrange maladie ne puisse plus exister que sous la forme d'une pénitence imposée par le prêtre chauve qui la confessa.

 

  Votre beauté, Madame, si effrayante à mes yeux, m'empêche de vous absoudre... Et c'était comme les paroles qu'un serpent répandrait, lancinant, dans la solitude de son âme. Elle ne se vante pas d'avoir connu l'amour, il ne lui en reste que des cendres, l'incertitude d'une mélancolie sans mémoire qui la dégoûtait d'elle-même. Il est des jours pourtant où semblait lui sourire la possibilité d'une renaissance. L'espoir la traversait du vol blanc de ses ailes, un frisson d'amour juvénile irisait les fleurs qu'elle contemplait, et alors un brusque sursaut d'amour-propre l'éloignait de son confesseur et du pli faussement onctueux de ses lèvres froides.

 

  Comme si sa douleur prenait les traits d'un enfant de lumière qui s'avance dans le calme du soir, tout en elle s'apaisait. Parfois, lorsqu'elle songeait aux trahisons qui l'avaient blessée, elle se sentait plus forte que le regret et la nuit. Il y avait à présent cette douceur un peu énigmatique qui ravivait la grâce de son visage comme si elle portait en elle la vérité d'un autre monde.


 

 

 

 

Cette nuit d'hiver

 

 

 

Ces maniérismes délicats de la pensée la plus perfide et du remords, comment s'en délivrer ?... Où trouver un peu de clarté, un soupçon d'estime de soi ?... À travers les méandres de quelle ville obscure, avons-nous dû traîner le fardeau de notre tristesse ?... Ce qui nous est proche, c'est le souvenir de la montagne, cette lumière sur la mer, et surtout ces grands oiseaux très blancs qui volaient dans les lointains de l'azur, pareils à des rêves de neige et de pureté sans mélange.

 

Et de notre liberté nous nous faisions une idée très précieuse, loin des falaises et de leur vertige... Et maintenant cette nuit d'hiver, notre histoire d'amour résumée en deux ou trois photos. Sur l'une d'elles, de la façon la plus étrange, tu ressembles à une madone aveugle, et sur une autre, on dirait que tu es une petite sœur amère, esseulée, perdue dans l'horizon d'une plage immense, de l'infortunée Charlotte Corday... Tu voulais écrire des oraisons funèbres au sujet de morts que tu ne connaissais pas. Tu évoques des cimetières, décris des pierres tombales, restitues des épitaphes, convoques des images. Comment ne pas aimer ta tête penchée, tes yeux mi-clos, la douceur infinie de tes lèvres ?... Étroite est la frontière entre l'amour et la mort, disais-tu, et je me sentais très seul, de nouveau, comme un homme abandonné dans la forêt des souvenirs... Je me souviens d'un wagon immobile dans la brume, un train pour Auschwitz, disais-tu, un train que ne prennent plus que les fantômes. Tu enseignais l'histoire à des élèves distraits, tu étais mécontente..

 

 

 

***​​​​

 

Pour citer ces tableau & poèmes en prose inédits

 

Pierre Zehnacker, « L'espoir » & « Cette nuit d'hiver », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 10 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/pzehnacker-espoir

 

 

 

 

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10 novembre 2022 4 10 /11 /novembre /2022 16:13

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Critique & réception | Dossier mineur | Florilège

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La voix de l'ombre

 

 

 

 

 

 

Poème & peinture

 

Pierre Zehnacker

 

Poète, nouvelliste & artiste peintre

 

 

 

 

© Crédit photo : Pierre Zehnacker, peinture récente de femme de sa série sur les figures féminines, image no 1.

 

 

 

   Beauté de l'incarnation, de la naissance, de la floraison des âmes et des corps. Beauté de la transgression, de l'amour, de la métamorphose, grandeur de l'exil et de l'insoumission. Vision des roches, de l'aurore aux doigts de fée tissant la trame de nos rêves, angoisse des montres aux aiguilles arrêtées au bord du malheur et du dénouement, plainte obscure d'un rêveur endormi sous les saules, promenade avec l'ombre et la mort. Réveil du roi adverse sur l'échiquier de la névrose, refus des compromis, de la musique de fête foraine et des saints boniments... 

   Bonheur d'une matinée blême et sans extase, accommodation de la douleur au profil des visages, aux augmentations du désir, priorité à l’analphabétisme des songes, à la succession des empires, à la primauté de l'inexpérience. Anorexie des jardins de l'oubli, cantique de la délivrance et de la vipère bleue. Petite brochure du sommeil différé et des regrets. Miroirs sans réflexion, génuflexions sans prière, chœur des oiseaux de nuit au banquet des jeunes filles incomprises, établissement d'une nomenclature des secrets et des remords. Ne brandir aucun étendard en fermant les yeux. Boucler sa valise pour un voyage qui ne se fera pas, choisir de préférence les trains en retard, les serveuses contaminées par la mélancolie des dimanches sans âme... Les occasions manquées, les pouvoirs perdus, la métempsychose des tailleurs de pierre, les oraisons funèbres murmurées par les gargouilles les jours de grand vent. Ramasser une pierre polie par les vagues, y enfermer la voix de l'ombre.

 

 

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Pour citer ces tableau & poème en prose inédits

 

Pierre Zehnacker, «www » & «www », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 10 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/pzehnacker-lavoix

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 12 Muses et féminins en poésie

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