30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 17:41

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Bémols artistiques  | Revue culturelle des Amériques

​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

​​​​Frida Kahlo au-delà des apparences

 

 

Exposition au Palais Galliera à Paris

 

 

 

 

 

​​​​​

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

Photographies par

 

Claude Menninger

 

 

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 1. 

 

Loin des clichés, cette exposition exceptionnelle transcende le paraître pour s'attacher à la personnalité intime et authentique de Frida Kahlo, l'une des icônes féminines et féministes les plus populaires du XXe siècle. Les trois commissaires  de cette manifestation, Circe Henestrosa, conceptrice de l'exposition, Miren Arzalluz, directrice du Palais Galliera et Gannit Ankori, conseillère curatoriale et directrice du Rose Art Museum aux USA, en partenariat avec CHANEL, nous invitent à rencontrer cette artiste à nulle autre pareille.

Le magnifique Palais Galliera offre un écrin de choix pour réenchanter le destin de Frida Kahlo qui naquit en 1907 à la Casa Azul près de Mexico.

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 2. 

 

 

Dès son plus jeune âge, l'image, son image, prennent de l'importance avec son père, le photographe Guillermo Kahlo, pour lequel elle se plaît à poser.

À six ans, Frida Kahlo contracte la poliomyélite, sa jambe et son pied droits en garderont à vie les séquelles handicapantes. Douze ans plus tard, elle est victime d'un accident de bus qui l'oblige à s'aliter de longs mois et à abandonner ses études de médecine. Sa mère a alors l'idée astucieuse de lui proposer de peindre à l'aide d'un système de miroirs. C'est ainsi que naît son double en peinture, un motif récurrent que l'on retrouvera notamment dans le tableau intitulé « Les deux Frida » peint en 1939. En 1925, elle épouse le peintre communiste de renommée internationale, Diego Rivera, ce sera le début d'une vie tumultueuse. Ils divorcent en 1939 pour se remarier un an après à San Francisco !

 

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 3. 

 

 

 

De nombreuses photographies et peintures retracent cette suite d'événements qui ont bouleversé la vie de l'artiste qui a passé la majeure partie de sa vie à la Casa Azul, la Maison Bleue, construite par ses parents en 1904, elle y vivra avec Diego Rivera et y décédera en 1954 après avoir peint son dernier tableau « Viva la vida » (Vive la vie).

Cette maison décorée dans la plus pure tradition de l'art mexicain devient très vite un lieu culturel où l'on croise André Breton et Léon Trotski arrivés au Mexique vers 1930.

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 4. 

 

 

Souvent alitée en raison de son état de santé qui l'oblige à subir plusieurs opérations, Frida Kahlo  réunit autour d'elle des statues mexicaines, des ex-voto, des tissus traditionnels aux couleurs chatoyantes  pour se réfugier dans le microcosme d'un Mexique idéalisé. C'est dans la Casa Azul qu'elle déclare « Je me peins moi-même car je suis si souvent seule ». Elle réalise de nombreux autoportraits qui nous donnent à voir son visage d'une beauté troublante où l'on peut lire le défi, la fierté et l'esprit de rébellion. André Breton dira de Frida Kahlo, qui fut l'amante de sa compagne Jacqueline Lamba, qu'elle était « un ruban autour d'une bombe ». 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 5.

 

 

 

Nul doute que les personnes qu'elle rencontrait n'étaient pas près de l'oublier. Elle dénigra les surréalistes lors d'un séjour à Paris, elle ridiculisa Peggy Guggenheim auprès de Diego Rivera car celle-ci revêtait une tenue exotique dont Frida Kahlo estimait qu'elle n'en avait pas la légitimité.

Car l'artiste affirme sa «  mexicanité »  et façonne son style « Tehuana » issu de la culture matriarcale de Tehuantepec où elle porte des blouses et des robes chamarrées et brodées, des colliers de jade précolombiens, des châles tissés et arbore des coiffures élaborées. Elle devient actrice de son apparence et fait de son corps une œuvre à part entière dans laquelle elle exalte l'âme mexicaine qu'elle nous restitue dans chacune de ses peintures.

 

 

​​​​​​© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 6. La photo originelle en noir et blanc est de Lola Alvarez Bravo.

 

 

Mais derrière la muse iconique, la douleur incommensurable de la femme à la colonne brisée nous atteint de plein fouet, en particulier dans le tableau où elle se met en scène dans le corps d'un cerf transpercé de flèches à l'instar du martyre de Saint Sébastien.

Voilà pourquoi Frida Kahlo nous parle encore aujourd'hui du plus haut de ce piédestal où son talent l'a hissée mais nous touche aussi aussi dans notre condition humaine et dans notre chair. Elle ne cesse d'inspirer les grands couturiers tels Jean-Paul Gaultier, Maria Grazia Chiuri pour Dior, Karl Lagerfeld pour CHANEL, Riccardo Tisci pour Givenchy...

 

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 7. 

 

 

 

Leurs créations sont exposées aux côtés des 200 objets provenant de la Casa Azul. Nous y découvrons avec émotion les accessoires orthopédiques portés par l'artiste, ses corsets, sa bottine adaptée à son handicap, la prothèse de la  jambe droite suite à son amputation en 1953  qu'elle a « customisés » et sublimés en leur conférant le statut d'œuvres d'art.

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 8. 

 

 

Ses bijoux, ses robes, ses autoportraits nous la rendent vivante, universelle et intemporelle et en quittant le Palais Galliera, on ressent  la présence invisible et prégnante de Frida Kahlo qui nous accompagne par la pensée.

 

 

 

© Crédit photo :  Claude Menninger, Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris, image no 9. 

 

 

 

Exposition Frida Kahlo jusqu'au 5 mars 2023 au Palais Galliera 10 Avenue Pierre de Serbie 75116 Paris.

 

 

© Françoise Urban-Menninger, photos prises par Claude Menninger avec l'aimable accord du musée.

 

 

 

***

 

Pour citer ce bémol artistique inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Frida Kahlo au-delà des apparences. Exposition au Palais Galliera à Paris » avec des photographies inédites par Claude Menninger, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE-HIVER 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 30 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/fum-exposition-fridakahlo

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

Lien à venir...

Repost0
30 novembre 2022 3 30 /11 /novembre /2022 11:20

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Entretiens poétiques, artistiques & féministes | Muses au masculin


 

 

 

​​​​​

 

Rencontre avec Arnaud Martin :

 

 

peintre, dessinateur & poète

 

 

 

 

 

​​

Propos recueillis en novembre 2022 par

 

Maggy de Coster

Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

Entrevue avec & peintures de

 

Arnaud Martin

 

Site officiel : http://www.arnaudmartinpeintre.com/

 

 

 

 

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin, "Bleu nuit 14".

​​

 

 

Note biographique

 

 

 

Arnaud MARTIN est peintre, dessinateur et poète, il nous parle à cœur ouvert de son itinéraire, de ses techniques, ses maîtres à penser, sa vision d’artiste, bref, tout ce qui nourrit son art pictural et sa poésie.

 

 

© Crédit photo : Portrait de l'artiste Arnaud Martin.

 

 

Liens utiles

 

Sites Internet, Blog, liens vers des réseaux :

 

http://www.arnaudmartinpeintre.com/

https://www.facebook.com/anartistepeintre

Instagram.com/artno.mart/

https://emikoksg.bandcamp.com/album/renaissance-des-lumi-res?fbclid=IwAR3dBuTWk7I_CY00GXTpiyDhmIoS5aWT0b_LbowpUPEI8SzWTjQTEznY3Ok

 

 

© Crédit photo : L'artiste peintre "Arnaud Martin dans son atelier".

 

 

Entretien

 

 

MDC – Parlez-moi de votre rencontre avec l’art ? Faites-vous place au réel dans votre art ?

 

AM – Comme beaucoup de personnes, ma rencontre avec l’art a eu lieu à l’adolescence. Période durant laquelle j’ai très investi certaines disciplines artistiques (le cinéma, la musique et la littérature notamment). 

Certains créateurs dans ces domaines ont déclenché en moi une réelle passion qui ne s’est pas démentie, trente-cinq ans plus tard. La musique de John Coltrane, le cinéma de Jean Eustache et la poésie de Lautréamont ont été des jalons essentiels à ma ferveur artistique. Ma découverte et ma pratique de la peinture quant à elles, ne sont venues que plus tard, vers mes vingt-cinq ans, de façon fortuite, lors d’une activité en famille de création de cartes de Noël…

 

Au début de ma pratique graphique (c’est-à-dire, il y a vingt-cinq ans de cela), je ne faisais que des tableaux abstraits, très colorés où malgré tout, des visages, des corps pouvaient émerger « par magie » de ces compositions.  

Quelques années plus tard et bien qu’autodidacte, sans technique, je me suis lancé dans des peintures expressionnistes (proche de Francis Bacon et de Velickovic), car je sentais en moi, le besoin d’exprimer, la nécessité de dire l’indicible, le souvenir sans mémoire, mais bien présent. 

C’était une peinture organique, en noir et blanc, où des corps-fantômes s’animaient dans des espaces vides, car j’ai toujours aimé aller à l’essentiel, ne pas m’encombrer de décors, de fioritures.

Même encore aujourd’hui, la place du corps est centrale dans mon travail. Bien que malmené, en ombre ou en mutation animale, il est présent dans chacune de mes créations.

Alors, mon propos est l’expression d’un inconscient, d’une poétique du geste archaïque, où des hommes, des animaux, des plantes nous mènent en énigme vers une mythologie païenne, une mythologie du commencement qui attend (dans les plis du temps) d’être décodée. 

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin,"Bleu nuit 16".

 

 


 

MDC – Quels sont les matériaux et les techniques que vous utilisez dans la composition de vos œuvres picturales ?


 

AM J’ai utilisé beaucoup de techniques (huile, acrylique, encre, pigment…), mais actuellement je vais au plus simple et au moins onéreux, un peu dans une démarche d’art « pauvre ». C’est pourquoi mes dernière séries sont exécutées sur des grands formats « Canson » et peintes à l’acrylique de base. Ce qui revient moins cher que des toiles en châssis avec des peintures à l’huile, et c’est plus facile pour le stockage.

Pour mes dessins, j’aime les feutres noirs sur feuille Canson, cela permet également d’avoir un rendu très fin, très ciselé.

À une époque, je faisais des collages et je peignais par-dessus ou j’encollais du papier kraft sur des toiles tendues, bref, comme beaucoup d’artistes, j’ai beaucoup exploré et j’explore encore.

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin,"Bleu nuit 18".

 

 

 

MDC – Peut-on considérer que la peinture est une source d’énergie positive ?

 

AM –  C’est une question difficile tellement les énergies en œuvre lors d’une création sont multiples.

Il y a l’excitation de la toile blanche avec son champ des possibles, parfois la déception du résultat, le plaisir du geste pur… 

Quoi qu’il en soit, à chaque fois c’est un combat pour arriver à exprimer ce que l’on ressent au moment de l’exécution, et les déchets sont nombreux.

C’est pourquoi, je me débarrasse beaucoup de toiles dont je ne suis pas ou plus satisfait ; j’avance en permanence vers un idéal, un absolu.

Ce qui est positif, c’est de pouvoir montrer son travail, faire des expositions et échanger avec des personnes qui comprennent ma démarche, qui ressentent mon art. C’est la rencontre qui m’anime.

 

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin,"Éros XVIII".

 


 

MDC – Quelles sont vos sources d’inspiration ? Auriez-vous un ou des modèles en matière d’art ? 

 

AM – Comme je le disais précédemment, j’ai été très influencé par Francis Bacon et Vladimir Velickovic, mais aussi par beaucoup d’autres artistes comme Fred Deux, Ronan Barrot, Jérôme Bosch, Pieter Bruegel, Claude Monet, Bernard Réquichot, Eugène Leroy…

J’aime également les artistes singuliers, les « outsiders » qui créent pour exprimer une souffrance et/ou pour y remédier et qui ont une pureté dans le geste.

Bref,  tous ceux qui, à la frontière de l’onirisme, du fantastique, arrivent à exprimer une personnalité, un rapport au monde sensible et « en marge ».

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin,"Éros XXI".

 

 

 

MDC – Vous êtes aussi poète, que représente pour vous la poésie ? Comment conciliez-vous le poétique et le pictural. Y a-t-il interrelation entre les deux domaines ?

 

AM – Pour moi la poésie est un acte magique, incarné. Quand je lis René Char, Paul Celan, Joë Bousquet, Yves Bonnefoy, Jacques Dupin ou Thierry Metz, je me dis comment ont-ils fait pour nous emmener si loin avec leurs mots, dans des contrées émotionnelles si étranges, si particulières où le sentiment humain questionne le monde, la nature, le rapport à l’autre.

J’aime cette poésie du sentiment sombre et mélancolique qui nous plonge dans un abysse de sensations déroutantes et parfois indéchiffrables.

Comme un tourbillon, une extase du dire.

Mes deux pratiques artistiques (voire trois avec le dessin) sont bien évidemment complémentaires. D’ailleurs mes toiles sont en résonance avec mes textes et vice versa. J’aime cette idée de créer un corpus de mots et de formes qui se répondent, comme une matière poétique pluridimensionnelle que l’on peut appréhender par différentes entrées : par les mots pour les plus littéraires ou par le graphisme pour les amateurs de peinture, mais pour moi c’est la même chose.

 

 

© Crédit photo : Arnaud Martin,"Chute 2".

 

 

 

MDCAuriez-vous un souhait à vous faire pour l’an 2023 ?

 

AM – Plusieurs beaux projets se profilent déjà pour l’année 2023 : la sortie de mon recueil de peintures et poèmes aux Éditions de l’Ire de l’Ours au mois de mai, des expositions parisiennes en perspective et mon travail de dessins présent sur un beau site de vente en ligne en automne.

 

© Crédit photo : Arnaud Martin, "Ce qui me reste à gravir".

 

Ce que l’on peut me souhaiter c’est de pouvoir poursuivre ma création quels que soient les supports, et de faire de belles rencontres artistiques pour réaliser des projets partagés (exposition collective, œuvre hybride, performances…), car ce que j’aime avant toute chose, c’est la dynamique de l’échange, de la collaboration.

 

 

 

© Maggy DE COSTER & Arnaud MARTIN

 

***

 

 

Pour citer ces entrevue, photographies & tableaux inédit​​​​​​s

 

Maggy De Coster, « Rencontre avec Arnaud Martin : peintre, dessinateur & poète » avec des peintures de l'artiste, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE-Hiver 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 30 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/mdc-dessinateur-poete 

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

Lien à venir...

Repost0
27 novembre 2022 7 27 /11 /novembre /2022 17:24

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Agenda poétique

​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Appel pour le calendrier du matrimoine poétique

 

 

du 1er au 31 décembre 2022

 

 

 

 

​​​​

 

Crédit photo : Calendrier républicain, Commons.

 

 

Dina Sahyouni vous convie à fêter féministement la fin d'année 2022 avec l'équipe de la revue LE PAN POÉTIQUE DES MUSES en prenant part à notre lappel à textes et/ou images (photographies, dessins, peintures...) du Calendrier du matrimoine poétique 2022 du 1er au 31 décembre.

 

La rédaction vous remercie de lui adresser vos textes ou images pour ce calendrier électronique par courriel à contactlppdm@pandesmuses.fr.

 

L'objectif féministe du calendrier est de proposer chaque jour un texte et/ou une image d'une ou sur une femme (poète/poétesse/poêtisse, éditrice, poéticienne, journaliste, historienne, érudite, illustratrice, traductrice...) ayant contribué significativement au matrimoine poétique.

 

Date limite de participation : 12 décembre.

 

 

***


Pour citer cet avis inédit

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Appel pour le calendrier du matrimoine poétique du 1er au 31 décembre 2022 », Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE-HIVER 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 27 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/calendrierfeministe2022

 

 

 

 

Mise en page par Aude

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

Lien à venir...

Repost0
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 12 Féminismes
22 novembre 2022 2 22 /11 /novembre /2022 17:33

N°12 | Poémusique des femmes & genre | Bémols artistiques | Astres & animaux  | Revue culturelle d'Europe

​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

​​​​​Exposition de Marie Salomé

 

 

au Musée d'Histoire Naturelle

 

 

& d'Ethnographie de Colmar

 

 

 

 

​​​​​

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

Peintures par

 

Marie Salomé

 

 

 

 

© ​Crédit photo :  L'exposition de Marie Salomé au Musée de Sciences Naturelles de Colmar : image de son tableau "Forêt neuronale".

 

 

 

Née en 1981 à Strasbourg, Marie Salomé Le Guehennec, connue sous le nom de Marie Salomé quand elle signe ses œuvres, a suivi une formation scientifique en biochimie. Voilà pourquoi, la plasticienne se plaît à explorer notre univers cellulaire dont le physicien Hubert Reeves déclare qu'il est composé d'une « poussière d'étoiles ».

 

Nul doute que le musée de Colmar offre un écrin de choix aux 66 œuvres présentées par Marie Salomé dans la salle de conférence et dans la cage d'escaliers.

Des « perles d'oxygène » qui ne sont autres que des cellules sanguines peintes sur gypse gravé et coulé sur bois nous font voyager dans l'infiniment petit jusqu'à appréhender l'infini dont l'artiste a choisi d'en faire le sujet de l'une de ses conférences.

 

 

 

© ​Crédit photo :  L'exposition de Marie Salomé au Musée de Sciences Naturelles de Colmar : image de son tableau "Perles d'oxygène cellule sanguine sacrylique sur gypse gravé coulé sur bois", 15 X 24 CM.

 

 

 

Le corps humain à l'échelle microscopique offre à la plasticienne une source d'inspiration en lien avec la nature. Elle en exploite les images de « l'arborescence » que l'on retrouve aussi bien dans le système pulmonaire ou sanguin que dans la structure du corail, le delta d'un fleuve ou encore dans la vision d'un arbre qui ouvre ses branches vers le ciel.

 

Inutile de préciser que cette exposition nous aide à comprendre que nous faisons corps avec la nature dans tous les sens du terme ! En lien avec les recherches scientifiques actuelles, Marie Salomé est indubitablement fascinée par les arbres dont on sait maintenant qu'ils communiquent entre eux par les racines. Comment s'étonner alors que la coupe transversale d'une fibre nerveuse ressemble à celle d'un tronc d'arbre ? Source d'émerveillement, les encres et les acryliques de Marie Salomé ont partie liée avec notre jardin intérieur, elles y fleurissent, s'y déploient dans la magnificence d'une écriture picturale éminemment poétique qui nous touche au-delà des mots car elle nous invite à renouer avec notre âme végétale.

 

 

 

© Françoise Urban-Menninger

 

 

 

Exposition à découvrir en cette fin d'année au Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar

 

 

 

***

 

Pour citer ce bémol artistique, écologique & inédit

 

Françoise Urban-Menninger, « Exposition de Marie Salomé au Musée d'Histoire Naturelle et d'Ethnographie de Colmar » avec deux photographies des peintures exposées de Marie Salomé, Le Pan Poétique des Muses | Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques N°12 | AUTOMNE-HIVER 2022 « Poémusique des Femmes & Genre », mis en ligne le 22 novembre 2022. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no12/fum-expodemariesalome

 

 

 

 

Mise en page par David

 

 

© Tous droits réservés

 

Retour au sommaire du N°12

Lien à venir...

Repost0

Publications

 

Nouveau : 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES EST SUR INSTAGRAM

 

Info du 29 mars 2022.

 

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

 CopyrightFrance.com

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

Rechercher

À La Une

  • No 12 | HIVER 2022-23
    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE ENTRE THÉORIES & PRATIQUES N°12 | HIVER 2022-23 UNE POÉMUSIQUE DES FEMMES & GENRE* © Crédit photo : Delphin Enjolras (1865-1945), ce tableau représente des musiciennes...
  • De la finance à l'art
    N°12 | Poémusique des femmes & genre | Entretiens artistiques, poétiques & féministes | Dossier majeur | Articles & témoignages De la finance à l'art Propos recueillis par Maggy de Coster Site personnel Le Manoir Des Poètes Entrevue avec & peintures de...
  • Douleur de Manfred
    Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & N°2 | REVUE ORIENTALES O | Varia Douleur de Manfred Pierre Zehnacker Poète & artiste peintre Crédit photo : Gauguin,...
  •  la chevelure du vent
    Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & N°2 | REVUE ORIENTALES O | Varia la chevelure du vent Françoise Urban-Menninger Blog officiel : L'heure du poème Crédit...
  • À Marlene Dumas, pour la peur abolie
    Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil À Marlene Dumas, pour la peur abolie Barbara Polla Crédit photo : Berthe Morisot, La cage, 1885, image capturée via Wikipédia. Un poème inspiré par votre exposition (Venise, 2022-2023),...
  • Invitation à prendre part à notre agenda poétique de 2023
    N°13 | (Auto)Portraits poétiques & artistiques des créatrices | Appel à bénévoles | Agenda poétique Invitation à prendre part à notre agenda poétique de 2023 SIÉFÉGP Société Internationale d'Études des Femmes et de Genre en Poésie Crédit photo : Conteuse,...
  • Chevelure dorée, prix de la liberté
    Événements poétiques | Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & N°2 | REVUE ORIENTALES O | Varia Chevelure dorée, prix de la liberté رنا علم / Rana Alam A enseigné au Liban & en...
  • Déchirons le voile de l’obscurantisme
    Événements poétiques | Concours Féministes| Festival des poésies féministes 2023 | Recueil | Poésie féministe pour éliminer les violences faites aux femmes & filles & N°12 | Poémusique... | Dossier mineur | Florilège | Revue Poépolitique Déchirons le...
  • Les voix des femmes afghanes à Strasbourg
    N°12 | Poémusique des femmes & genre | Réflexions féministes sur l'actualité Les voix des femmes afghanes à Strasbourg Françoise Urban-Menninger Blog officiel : L'heure du poème Reportage photographique par Claude Menninger © Crédit photo : Reportage...
  • Soyons la voix des soeurs afghanes à Strasbourg
    N°12 | Poémusique des femmes & genre | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes & hommages Soyons la voix des sœurs afghanes à Strasbourg Françoise Urban-Menninger Blog officiel : L'heure du poème © Crédit photo : Le visuel du rassemblement à Strasbourg...