21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 16:01

 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm)


 

REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE

 

ENTRE THÉORIES & PRATIQUES

 

 

 

 

N° 10 | AUTOMNE 2021


 

 

 

CÉLÉBRATIONS

 


 

DES LAURÉATES & LAURÉATS*

 

DE L'ACADÉMIE CLAUDINE DE TENCIN

 

& DIX ANS DE CE PÉRIODIQUE 

 

AVEC LES INVITÉES : Maram AL-MASRI, 

 

LA DIRECTION DES ÉDITIONS DES FEMMES-

 

Antoinette FOUQUE & Catherine GIL ALCALA

 

 

 

 

© Crédit photo :  Mariem Garaali Hadoussa,"Les mains tisseuses de rêves", tableau.

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE**

 

 

DATE BUTOIR POUR Y PARTICIPER :

 

30 SEPTEMBRE 

15 OCTOBRE 2021

 

MISE EN LIGNE JUSQU'AU 31 OCTOBRE 2021

 

 

APPEL À CONTRIBUTIONS DU 10ème NUMÉRO 
 

 

 

Les lauréates et lauréats de l'Académie Claudine de Tencin de la SIÉFÉGP depuis sa création sont :

Etel Adnan, Mika, Éditions Des Femmes-Antoinette Fouque, Sabine Huynh, Florence Trocmé, Angèle Paoli, Conceição Evaristo, Daniel Rodriguez, Izabella Borges, Béatrice Bonhomme, Adrienne Rich, Sarah Mostrel, Camille Aubaude, Françoise Urban-Menninger, Nicole Coppey, Maggy De Coster, Louise Michel, Marceline Desbordes-Valmore, Yolaine Blanchard, Stephen Blanchard, Annpôl Kassis, Nathanaël et Nadine Adra.***

 

 

 

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur/auteure est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, l'auteure/auteur est l'unique responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

* Cet usage binaire est uniquement utilisé pour éviter d'encombrer la page, l'écriture inclusive ne convient pas à toute l'équipe. **Lien à venir. ***On cite en désordre alphabétique leurs noms. 

 

 

Notre concours "Célébrations", dédié aux créatrices, récompense dix dessins colorés, (photographies ou tableaux) & dix poèmes sur le thème "Célébrations" par une publication (numérique puis imprimée par un classement des gagnantes) dans ce numéro & deux attestations officielles aux deux premières.

Date butoir : du 15 septembre au 10 octobre 2021. Une ou deux contributions par créatrice pour chaque catégorie. Objet : Concours LPPDM 2021". Contact : contactlppdm@pandesmuses.fr

 

 

 

Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre

théories & pratiques

 

 diffusée en version électronique (apériodique) & en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)

La reprise de la parution imprimée se fera en 2021 

 

ISSN imprimé : 2492-0487

 

ISSN imprimé Hors-série : 2554-8174

© www.pandesmuses.fr

 

Revue consultable depuis votre mobile

 

...nous suivre sur Face-book | ...nous suivre sur Twitter

 

...suivre la SIEFEGP sur Face-book

Initiative labellisée par le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)

 

© Tous droits réservés

 

Présentation créée le 25 août 2021

par Aude & David SIMON

 

Édition en cours

 

Dernière mise à jour le 25 septembre 2021 (changement de la date butoir pour une raison interne à la rédaction). 

Repost0
21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 15:50

​​

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES VOUS PRÉSENTE

 

L'ÉVÉNEMENT POÉFÉMINISTE 

 

 

 

UN PAN DE POÈMES POUR

 

TOUTES À L'ÉCOLE

 

& LA JOURNÉE INTERNATIONALE

 

DES DROITS DES FILLES 

 

 

ÉDITION 2021

 

 

QUI FÊTE LE 11 OCTOBRE 2021 LA

JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FILLES 

 

CET ÉVÉNEMENT EST

SOUTENU PAR L'ASSOCIATION

 

SOCIÉTÉ INTERNATIONALE D'ÉTUDES DES FEMMES ET

D'ÉTUDES DE GENRE EN POÉSIE (SIÉFÉGP)

 

RÉCEPTION DES PARTICIPATIONS & ​​​​​​MISE EN LIGNE

 

SUCCESSIVE DES CONTRIBUTIONS

SÉLECTIONNÉES JUSQU'AU 16 26 OCTOBRE 2021*

 

LA PUBLICATION IMPRIMÉE SE FAIT DANS

LE DIXIÈME NUMÉRO EN DÉCEMBRE 2021

 

 

 © Crédit photo : Lidia Chiarelli, « Collage numérique pour la Journée Internationale des Droits des Filles », voir la page de l'œuvre. 

 

Cette publication numérique donnera lieu en été 2022 a une version imprimée en recueil composé des éditions 2020 & 2021 dans la collection "Flora" de la SIÉFÉGP.

 

Événement organisé par 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

Réalisation technique 

David et Aude SIMON

Direction

Rédaction de la revue LPpdm

Contacter la rédaction :

contactlppdm@pandesmuses.fr

 

TABLE DE L'ANTHOLOGIE 

 

 

ILLUSTRATION

 

Lidia Chiarelli, « Collage numérique pour la Journée Internationale des Droits des Filles »

 

POÉSIE CONTEMPORAINE 

 

Thibault Jacquot-Paratte, « Ma fille va dominer le monde »

Sonia Maatoug, « Vole ma fille, vole »

Dina Sahyouni, « Le matin des lumières »

Hanen Marouani, « Ma fille est mon bonheur » & « Toute fille est une vie » 

Ciela Asad, « La niña que sabe » 

Maggy De Coster« Adieu à l'enfance / Adiós a la niñez »

 

POÉSIE AUDIOVISUELLE

 

Sonia Maatoug, « Vole ma fille, vole » 

 

POÉSIE DES SIÈCLES PASSÉS

 

.......... 

 

* La rédaction, très chargée depuis septembre dernier par plusieurs travaux éditoriaux, a accumulé un peu de retard dans la mise en ligne des documents sélectionnés pour cet évènement., elle continue donc son actualisation jusqu'au 26 octobre 2021. 

 

***

 

POUR CITER CET ÉVÉNEMENT POÉFÉMINISTE 

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Évènement poéféministe|« Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & la Journée Internationale des Droits des Filles 2021 » & N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 8 octobre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre21/toutesalecole

 

 

 

Mise en page par Aude Simon

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du N°10 ▼ À venir 

Retour à la page d'Accueil 

 

Le Pan Poétique des Muses (LPpdm)

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

 diffusée en version électronique (apériodique) & en version imprimée suspendue suite à un cas de force majeure de 2018 à 2020, reprise de l'édition imprimée dès 2021.

 

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

(4 numéros par an dont un Hors-série & un Numéro spécial)

La reprise de la parution imprimée se fait en 2021 

 

ISSN imprimé : 2492-0487

 

ISSN imprimé Hors-série : 2554-8174

© www.pandesmuses.fr

 

Revue consultable depuis votre mobile

 

...nous suivre sur Face-book | ...nous suivre sur Twitter

 

...suivre la SIEFEGP sur Face-book

Initiative labellisée par le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes

 

© Tous droits réservés

 

Page de présentation créée le 8 octobre 2021, en cours d'édition...

Dernière mise à jour le 21 octobre

Repost0
21 octobre 2021 4 21 /10 /octobre /2021 15:47

 

Événements poétiques | Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021, N°10 | Célébrations | Dossier majeur | Florilège ​& REVUE MDV | N°1 Célébration | AS | Spicilège

 

 

 

 

 

 

 

Adieu à l'enfance /

 

 

Adiós a la niñez 

 

 

 

 

 

 

 

Poème de

 

Ondine Valmore

 

 

Poème choisi, transcrit* & traduit en espagnol par

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

​​​​​Crédit photo : Ondine Valmore, domaine public, Wikimedia. 

​​​​

​​​​​

 

Adieu à l'enfance

 

 

Adieu mes jours enfants, paradis éphémère ! 

Fleur que brûle déjà le regard du soleil, 

Source dormeuse où rit une douce chimère, 

Adieu ! L'aurore fuit. C'est l'instant du réveil !

 

 

J'ai cherché vainement à retenir tes ailes 

Sur mon cœur qui battait, disant : " Voici le jour ! " 

J'ai cherché vainement parmi mes jeux fidèles 

À prolonger mon sort dans ton calme séjour ;

 

 

L'heure est sonnée, adieu mon printemps, fleur sauvage ; 

Demain tant de bonheur sera le souvenir. 

Adieu ! Voici l'été ; je redoute l'orage ; 

Midi porte l'éclair, et midi va venir.

 

Ondine Valmore (1821-1853)

 

* Ce poème est transcrit de l'œuvre tombée dans le domaine public éditée par Albert Calpin, Les Cahiers de Ondine Valmore, 1932 (https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5789671t.image).

 

 

 

**

 

Adiós a la niñez

 

 

¡Adiós mis días de niña, paraíso efímero!

Flor que la mirada del sol ya arde,

Primavera durmiente donde se ríe una dulce quimera,

¡Adiós! La aurora huye. ¡Es el momento del despertar!

 


 

Traté en vano de retener tus alas

En mi corazón palpitante, diciendo: "¡Aquí está el día!"

He buscado en vano entre mis fieles juegos

A prolongar mi suerte en tu calma estancia;

 

 

 

Ha llegado la hora, adiós mi primavera, flor salvaje;

Mañana se recordará tanta felicidad.

Adiós ! He aquí el verano; temo la tormenta;

El mediodía lleva el relámpago y llegará el mediodía.


 

© Ondine Valmore, poema traducido por francés por Maggy De Coster

 

 

***

 

Pour citer ce poème bilingue

 

Maggy De Coster« Adieu à l'enfance / Adiós a la niñez », traduction inédite, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Évènement poéféministe | « Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021 », N° 10 | Automne 2021 « Célébrations » & , ​​​​​​Marceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe« Célébration », n°1, volet 2 & (Colloque privé « Le bicentenaire de la naissance d'Ondine Valmore »), mis en ligne le 21 octobre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/11octobre21/no10/mdc-adieualenfance

 

 

 

Mise en page par Aude Simon

 

© Tous droits réservés

Retour au Sommaire du N°10 ▼ À venir 

Retour à la Table de l'anthologie 

Retour au N°1 

​​​​​​​​​​

Repost0
17 octobre 2021 7 17 /10 /octobre /2021 07:57

 

N°10 | Célébrations | Dossier majeur | Articles & Témoignages

 

 

 

 

​​​​​

 

 

La poésie & la prose de 

 

 

Maggy De Coster

 

 

étudiées à l’Université italienne

 

 

à travers le prisme de

 

 

l’autotraduction &  de l’intuitisme

 

 

 

 

 

 

 

Propos recueillis & volets réalisés par

 

Stefania Pisano

Maria Teresa Rastiello

Silvia Cocco

 

Étudiantes licenciées de

l'Université de Cagliari

(Sardaigne – Italie)

 

 

 

Entretiens avec la lauréate

de l'Académie SIÉFÉGP

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

 

 

 

© ​​​Crédit photo : De gauche à droite, les licenciées Maria Teresa Rastiello, Maggy De Coster et Silvia Cocco, à la Chambre des Députés de Rome, photographie fournie par Maggy De Coster. 

​​​​​

 

 

Il s'agit d'un travail universitaire composé en trois volets, effectué  par trois étudiantes licenciées de l'Université de Cagliari en Sardaigne sur l'œuvre littéraire de Maggy De Coster :

 

 

 

* Mémoire de Maîtrise de Stefania Pisano Facoltà di Studi Umanistici, (Cagliari en Sardaigne, Italie) sous la direction du Professeur Mario Selvaggio sur la problématique de l’auto-traduction (français-espagnol) du recueil de poèmes « Avant-l’aube / Antes que despunte el alba », Maggy De Coster, Édition le Scribe l’Harmattan, 2010. 

 

© ​​​Crédits photos : Image du mémoire réalisé sur l'œuvre de Maggy De Coster. 

​​​​​

 


 

Introducción

 

El objetivo que me he propuesto en esta tesis es conciliar mis dos idiomas de estudio: el español y el francés dando mayor énfasis al primero. El trabajo se basa en la fuente de varias disciplinas y campos como el científico, lingüístico, histórico, filológico, traductológico y además sociológico, psicológico y muchos otros, tratando de hacer una síntesis. Se hace referencia particular a los estudiosos españoles, miembros del grupo de investigación Autotrad, del Departamento de Traducción e Interpretación de la Universidad Autónoma de Barcelona fundada en 2002 por Julio-César Santoyo para observar algunos artículos autotraducidos en diferentes idiomas. El grupo nació y se desarrolla en España porque desde siempre caracterizada por un fuerte plurilinguísmo que involucra a diferentes escritores que tienen la habilidad de traducir obras literarias en castellano, pero teniendo como punto de partida trabajos escritos en catalán, gallego, vasco o viceversa. 

En el primer capítulo se discutirán temas de interés general principalmente en relación con el proceso de autotraducción (concepto fundamental para el estudio de la obra de Maggy De Coster Antes que despunte el alba/ Avant l’aube). Varios párrafos se dedicarán a algunos ejemplos de autotraducción medieval, al contexto español y a un caso específico: el del autotraductor Alfonso de Ulloa (Cáceres 1530, Venecia 1570) para entender los conceptos generales adaptándolos al poemario de Maggy De Coster. Los conceptos básicos propuestos en el primer capítulo, servirán como punto de referencia para comprender los datos específicos que seguirán el resto del estudio.

En el segundo capítulo se delineará la nota bio-bibliográfica de la escritora Maggy De Coster, nacida en el año de 1966 en Haití de padres cubanos y haitianos (ella tiene también en su árbol genealógico ascendientes franceses). Hacia el fin de los años ochenta consiguió una beca para estudiar el periodismo en París pues la Sociología de Derecho y relaciones sociales  y luego siguió perfeccionarse hasta que se imponga como periodista y autora. Logró la ciudadanía francesa después de su casamiento. Ella está invitada regularmente a dar conferencias no sólo en Francia pero también al extranjero, por ejemplo en América Latina, y a representar su país de adopción, sin nunca olvidar sus orígenes, estas últimas celebradas y honradas en sus obras.

En el tercero capítulo, me centraré en la comparación de las tres traducciones del poemario: la española y la francesa de Maggy De Coster y mi traducción italiana, tres lenguas que hacen parte de la misma raíz latina pero que a menudo actúan de manera diferente para poder crear sonoridad y refinamiento solicitados por la autora y composiciones poéticas en cuestión.


 

En el último capítulo, en cambio, enfocaré mi atención sobre la génesis de la obra comenzando con el análisis translatológica de la escritora y además delinear los temas tratados en sus poemas. En un ulterior párrafo describiré las estrategias utilizadas y las dificultades presentadas durante todo el proceso de traducción.

 

En fin, en el apéndice ha sido transcrito una entrevista, realizada en el puerto de Cagliari, en lengua española a Maggy De Coster en el mes de noviembre de 2016 donde describí algunos tejemanejes de Antes que despunte el alba/ Avant l’aube publicado en el año de 2010, año fundamental en la vida de la autora.

 

Por lo tanto, el fin de esta tesis se trata de ilustrar el tema del autotraducción, un argumento aún poco tratado pero que está ganando terreno en los últimos años gracias al interés de varios académicos, y intentar también de analizar las metodologías empleadas por Maggy De Coster dentro de sus poemas, siempre teniendo en cuenta que la autora en cuestión, francés nativa, emplea el español como segunda lengua.

 

 

**

 

 

PREGUNTAS Y RESPUESTAS

 

Stefania PISANO – ¿Por qué has escrito en lengua española ?

 

Maggy DE COSTER – Fue para homenajear a mi padre que murió en el año de 2010 y que nació en Camagüey (Cuba). Un día estuve con él en Le Jardin des Plantes en París, vino un señor que me pidió un enseñamiento, al oír su acento, le pregunte si era latinoamericano y me respondió que era cubano y con una espontaneidad increíble mi papá habló con él en español. Fue una sorpresa inmensa para mí oír a mi Papa hablar con tanta alegría la lengua de Castro dado que dejo Cuba después de cumplir sus diez años. Siento mucho que no fuera vivo para darse cuenta que pueda servirme de aquella lengua para escribir poesía. En el mismo año me invitó la poeta Bella Clara Ventura a representar a Francia en Colombia en el IX° Encuentro Internacional de las Escritores-Matilde Espinosa, fue para mi otra necesidad de presentar un libro en español dado que el Encuentro se pasó exclusivamente en español. Mi mamá es de Santiago de Cuba y me duele mucho no haber conocido a mis abuelo (cubano) y abuela (haitiana) maternos que vivieron ahí. Pues escribir en español fue una necesidad, fue para llenar un vacío. 

Escribo no solamente poesía sino hago traduzco una novela y cuentas y relatos de autores latinoamericanas

 

 

• SP – ¿Has traducido palabra por palabra o has traducido de manera creativa?

 

MDC – Muy poco de poemas han sido escritos directamente en español. 

De un parte, traduje mis poemas de tal manera que haya una coherencia entre los dos idiomas dado que hay una dualidad entre la poeta y la traductora reunida que soy, de otra parte, como se trata de mi propia poesía, es claro que esto es más fácil para mí pasar de un idioma a otro. No me gusta traducir palabra a palabra, es decir literalmente pues esto es matar la poesía, a mí me parece mejor restituir la idea maestra que resulta del conjunto sin traicionar mi propio pensamiento. Hay palabras que no pueden ser traducidas con el mismo espíritu en los dos idiomas. En efectivo hago en general de manera creativa. Pienso que sólo los poetas pueden traducir la poesía en otro idioma.

Español y francés siendo dos idiomas latinas, en este caso, la traducción es menos problemática. 

 

**

 

Otras hipotéticas preguntas :

 

• SP – ¿El libro lo dedicaste á tu mamá, papá pero quién es Maman Jacot? ¿Tu abuela, la madre materna que nunca habías conocido ?   

 

MDC – Maman Jacot es la esposa de mi papá que me ha igualmente criada, la considero como mi segunda mamá. Ella se llama Jacqueline Gaspard.  

 

 

• SP – ¿Sólo un poema ha sido dedicado a Velia Lechuga Rey ? ¿Quién es? Parece una persona muy especial para ti.

 

MDC – Velia Lechuga Rey es una amiga cubana que se casó con un italiano y que vive en Italia. Ella me considera como su hermanita y yo como mi hermana mayor puesto que no tengo hermana mayor.  

 

 

• SP – La poesía que empieza con Ciertas mañanas cuenta de tristeza y de amargura para no poder vivir En un mundo justo y pacífico ¿esta poesía nace como una reflexión sobre la vida ?

 

MDC – A veces me siento invadir por una grande tristeza de ver lo malo que existe en este mundo entonces que vivir en paz y en fraternidad debía ser cosa imprescindible. Por lo tanto, este poema nació de un momento de reflección y de tristeza. 

 

 

• SP– Si pudiera habla de la naturaleza y del hecho de que te gustaría entender el lenguaje de los pájaros. Para ti, ¿Qué es la naturaleza y tu relación con ella?

 

MDC – Pienso que los pájaros son más libres que los seres humanos y a veces me gustaría ser como ellos para ir dondequiera a mi modo, aprovechar la belleza de la naturaleza sin limitación.

 

 

• SP – Falta en mi vida una rama: una poesía que a mí me ha gustado demasiado. Cuenta de tus abuelos nunca conocidos y tus orígenes. ¿Te duele mucho no conocer tus verdaderos orígenes? ¿Has visitado alguna vez Cuba? Si la respuesta es sí, ¿Cómo te sentiste?

 

​​​​​​MDC – Es doloroso no conocer a sus antepasados y es aún más doloroso para mi mamá porqué se acuerda de sus padres tampoco. Es doloroso contar eso. Viví también el sufrimiento de mi mamá sin decir nada. Me iré a Cuba sin duda algún día para descubrir Santiago donde nació ella.

 

 

• SP – Felices los que se elevan: ¿Me puedes explicar este poema? Parece una poesía con una reflexión muy profunda. Aquí también ¿denuncias todas las cosas feas y malas de los humanos?

 

MDC – Sí, se puede decir que es un poema de denuncia de lo malo en nuestra humanidad en falta de humanidad, de fraternidad mientras que existe todo para que cado uno pueda vivir bien.

 

 

• SP – ¿Cuando queman los cedros del Líbano: y la explicación de esta poesía? ¿Has sido alguna vez en Líbano ?

 

MDC – No, nunca fui a Líbano pero observé lo que ocurrió en este país en periodo de guerra, me relacioné con poetas de este país y participé en una antología a su favor y la receta iba ahí por la construcción de una escuela destruida.  

 

 

• SP – Mujer pienso en ti, a Bella Clara Ventura: sé que la conocí en un año muy importante de tu vida, 2010. ¿Me cuentas algo de ella? ¿Cuánto es importante la imagen de la vida hoy y sobre todo en tu vida ?

 

MDC – Bella Clara Ventura es una poeta colombo-mexicana judía que tiene mucha humanidad y cuyo humanismo es el reflejo de su poesía. Es una mujer universal. A mi me parecía importante dedicarle el poema “Mujer” que es una denuncia de la condición femenina y era una prueba de amistad y de hermandad...

 

• SP– Resonancia: parece como una música y sus efectos. ¿Me puedes explicar algo de esta poesía ?

 

MDC – Me gusta mucho la palabra “Resonancia” esta palabra me hacer pensar en una caja de resonancia, una campana que resuena en notas harmoniosas.

 

 

• SP – Sopla el viento del terror: me gustaría saber la explicación de esta. Yo ya tengo una explicación pero quiero saber tu opinión

 

MDC – Aquí pienso en lo bueno que desaparece para ceder a lo malo en el mundo. 

Al odio que se implanta gratuitamente en el corazón de ser humano, a la desaparición de todos los valores, a la fuerza de destrucción del hombre y a la naturaleza que se venga en consecuencia

 

 

• SP – Dibujos las formas del pasado : se habla todavía de pasado. ¿Piensas continuamente en tu pasado y todas las cosas y hechos que no conoces de tu familia ?

 

MDC – El pasado se queda presente en mi pensamiento, no puede olvidar su pasado porque hace parte de su vida.

 

 

• SP – Después de la lectura de los poemas de Karol Wojtyla: dos poesía dedicadas á él.  Yo amé mucho este papa. ¿Me podría explicar estos dos poemas ? 

 

MDC – Leí con mucho gusto su poemario que es tan fuerte y tan emocionante que  me hubiese venido este poema como un soplo espiritual.

 

 

• SP – Braceros de mi isla: esta poesía hace venir el pienso de gallina. Pero, es más profunda y me gustaría tu explicación. 

 

MDC – Es una dedicatoria a los cortaderos de caña haitianos que van a Republica Dominicana como mano de obra y que están considerados menos que perros.   

 

 

• SP – Para una mamá amada: ¿Por qué formas las palabras Caridad? ¿La importancia de la mamá ?♡

 

MDC – Es un acróstico con el prenombre español de mi mamá CARIDAD MONTES. El poema está escrito en las letras de su prenombre. Esto es  una prueba de amor a mi mamá quien es una persona única. En realidad hay una sola persona que tiene este prenombre asociado a este apellido.   

 

SP – Á Francis Jammes: ¿El poeta francés? ¿Por qué él? ¿Por qué es importante para ti? Yo no lo conozco pero leeré algo esta noche.

 

MDC – Me gustaba dedicarle este poema para honrar a su nieta Mireille James Newman que me aprecia y me alentó cuando tenía mi revista Le Manoir des Poètes. Ella se abonó a mi revista mientras que vive en Bélgica.

 

• SP – Nihil: me gustaría saber algo de esta poesía tan pequeñita.

 

MDC – Es un poema a la vez minimalista y fuerte y no sabia como titularlo y al final, me propuso el editor titulo “Nihil”.  

 

• SP – Arboreal: neologismo inventado. ¿Cómo nace un neologismo en poética? Y ¿La poesía como nace ? ¿De quién habla ?

 

​​​​​

 

MDC – Pienso que los poetas pueden permitirse crear neologismo para enriquecer una lengua que maneja o domina bien. 

 

• SP – La muerte a corazón abierto: ¿de qué guerra hablas? ¿La explicación de esta poesía? A menudo en tu poesía se habla de sufrimiento, muerte y guerra. Todos temas que se escuchan en los telediarios pero se habla siempre con mucha superficialidad. A mi me parece que tienen miedo de la guerra. ¿Me podría explicar? ¿Qué piensas de los atentados que se están haciendo en Europa?

 

MDC – Se trata de un enfrentamiento israelí-libanés, debe ser en 2009 no me acuerdo bien, pues hay tantos conflictos que no me recuerdo la fecha exactamente, como poeta me dolía siempre la muerte de los seres humanos sobretodo los inocentes, los niños de una parte y de otra. Cada vez que se produce tal horror me siento el deber de escribir como un testimonio y como un denuncio.


 

 

SP – El canto del ruiseñor: otro pajarito. ¿Me explicaría la poesía?

 

MDC – El canto o la canción es algo que apacigua hay canciones que me hacen llorar también de nostalgia. La frase “El canto del ruiseñor” me vino inconcientemente tal vez por que el canto de este pájaro es tan melodioso que quisiera que todo me encante como su canto. 

 

 

• SP – Primicias: aquí también ¿Me explicaría la poesía?

 

MDC – Primicias : Primeras manifestaciones de algo importante, como por ejemplo: las primicias de una gran obra, tal es la definición 

 

 

• SP – Premisas: dos títulos casi iguales: Primicias y Premisas. ¿Hay una relación? ¿La explicación?

 

MDC – Premisa es una propuesta en soporte a una conclusión, me gusta jugar con las palabras y les elije para su sonoridad y su sentido.

 

• SP – Maman: otra poesía sobre la madre. Tengo las lágrimas a los ojos. ¿Has escrito esta poesía por qué tu Maman vive en Cuba? ¿Cómo y cuánto os comunicáis? 

 

MDC – No, mi mamá dejó Cuba pequeñita y vivió en Haití, estuvo conmigo en Francia. Cuando escribí este poema estaba lejos de mí. 

 

 

Interview

 

Réponses aux questions de Maria Teresa RASTIELLO à propos de mes écrits nouvellistiques dans le cadre de sa licence de langue française à la Facoltà di Studi Umanistici, (Cagliari en Sardaigne, Italie) sous la direction du Professeur Mario Selvaggio.

 

Maria Teresa RASTIELLO –Qu'est-ce qui vous a inspiré les nouvelles de votre œuvre ?

 

Maggy DE COSTER – Mes écrits se basent sur des faits vécus ou constatés. Cela dit, le point de départ d’une nouvelle peut être un fait réel mais le fil narratif est tout à fait imaginaire et c’est pour cela que je peux parler de création littéraire. Tout est finement brodé de manière que le lecteur prenne plaisir à lire et à découvrir la substance des faits révélés par la narratrice que je suis.

 

MTR – Quel est le message que vous voudriez envoyer à vos lecteurs ? Est-ce un encouragement pour vivre votre propre vie activement ou plutôt des photographies de la vie quotidienne sur laquelle réfléchir ? 

 

MDC – Mes écrits sont des écrits à tiroirs qui sont d’une subtilité profonde. Je n’écris pas pour écrire, j’écris par nécessité, c’est en quelque sorte pour moi un besoin vital, comme l’air que je respire. Chaque fois que je me mets à écrire, c’est comme un appel venu de je ne sais où, et c’est pour cela que je ne m’inquiète pas quand je connais des passages à vide ; je me dis toujours que le déclic se produira dès que possible.

L’écriture peut avoir aussi pour l’écrivain un effet cathartique, en ce sens qu’elle ait sur lui un effet libérateur. La plus grande satisfaction qu’il puisse avoir est d’être lu et compris, de savoir que son message est bien reçu et qu’il est utile aux autres, c’est, en un mot, d’avoir fait œuvre qui vaille.

 

 

 

MTR Après avoir lu votre œuvre, il reste la sensation d'un monde où tous, que ce soit celui qui fait le mal ou celui qui le subit dans sa propre chair, n'est en réalité rien d'autre qu'une créature à laquelle il a manqué l'Amour. Est-ce c'est ce que vous avez pu observer dans vos voyages, pendant vos expériences ?

 

MDC – Vous savez, dès mon plus jeune âge, je me sentais déjà proche des autres, je sentais germer en moi l’Amour, j’avais envie de donner et j’avais vite compris qu’il fallait donner de façon désintéressée. Ainsi, je voulais être médecin tout en étant écrivain. Cela dit, je me disais que je voulais être un « panseur pensant », c’est-à-dire, être celle qui guérit médicalement tout en cultivant la pensée intellectuelle. Journaliste de formation, je pose toujours un regard attentif autour de moi, je sonde les choses, je questionne les gens, je traduis leurs maux avec les mots que je couche sur le papier, je révèle, je traduis ce que je lis dans leurs pensées. 

 

 

MTR – Quel est l'âge le plus apte, à votre avis, pour pouvoir comprendre une œuvre de ce genre et avec des thématiques aussi profondes ?

 

MDC – « Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre des années » dit Corneille dans le Cid. Ainsi Rimbaud à 17 ans était déjà un génie, autant dire que dès son plus jeune âge il se nourrissait de lectures profondes. 

 

 

MTR –  La tradition orale, typique de votre pays d'origine, a-t-elle influencé votre style d’écriture ?

 

MDC – Je suis née en Haïti, pays francophone et le français est ma langue d’écriture, celle que je maîtrise le mieux et dans laquelle je devais exceller à l’école car je n’écris pas en créole vernaculaire, langue qui, pour ma génération, ne reste qu’une langue parlée, que je peine à lire, même si je la parle et de surcroît, de façon très francisée, comme tous les intellectuels. Quand j’écris je ne pense pas en créole mais en français, je vis en France où je fais des études de journalisme et de Sociologie du Droit et Relations sociales depuis un certain temps et j’évolue dans un cadre intellectuel et familial français ; linguistiquement mon cerveau est bien compartimenté donc il n’y a pas lieu de mélanger les deux langues. Même si le créole est issu en grande partie du français, il n’en demeure pas moins que les deux langues sont très différentes du point de vue syntaxique. Avant tout, j’ai mon propre style qui peut être influencé, qu’on le veuille ou non par mes lectures et, loin de sous-estimer la force de l’inconscient, qui est irrépressible, il peut y avoir des survivances parcellaires de l’oralité, sans doute liées à un certain vécu mais je ne recherche pas l’originalité dans l’oralité quand j’écris car je n’aime pas le mélange de genres. Il faut respecter les particularités de chaque langue. 

 

© ​​​Crédit photo : Images des mémoires réalisés sur les œuvres de Maggy De Coster. 

​​​​​

 

Interview

 

Réponses aux questions de Silvia Cocco dans le cadre de son mémoire de licence sur mon œuvre dans le cadre de l’auto-traduction et de l’intuitisme, Facoltà di Studi Umanistici, (Cagliari en Sardaigne, Italie) sous la direction du Professeur Mario Selvaggio.

 

Définition de l’intuitisme 

 

Corollaire de l’immédiateté «  l’intuitisme » est la faculté qu’a le poète de se mettre à l’écoute de son intérieur ou de son intériorité profonde afin de mieux percevoir l’évolution de ses valeurs intrinsèques comme sa capacité créatrice. 

En résumé, l’intuitisme est une force impulsive qui anime le poète et induit la créativité.

 

**

Initialement j’écris en français, la langue que je maîtrise le mieux en tant que francophone. J’ai fait l’apprentissage de la langue espagnole à l’école et du coup cela m’a enchantée. A vrai dire, cette langue me paraissait très mélodieuse car mon papa écoutait beaucoup la musique de Cuba, son pays de naissance et aussi les chansons populaires mexicaines. Je dois dire aussi que le destin a mis sur mon chemin beaucoup d’hispanophones d’Amérique latine avec lesquels je ne pouvais communiquer que dans la langue de Cervantès, et vu que j’étais bonne élève en espagnol, tout allait bien.

En ce qui me concerne comme auto-traductrice, j’ai publié mon premier recueil de poèmes intitulé «  Antes que despunte el alba » qui fut pour moi une manière de rendre hommage à mon père, décédé en 2010 et c’est cette même année que je fus invitée en Colombie par la poète Bella Clara Ventura pour représenter la France à la Xème Rencontre Internationale des Femmes Écrivains Matilde-Espinosa, j’en avais profité pour traduire les poèmes de cette dernière.

Jusqu’à maintenant j’ai traduit plus d’une vingtaine de poètes latino-américains.

Être publiée en espagnol est pour moi une façon de contribuer à la renaissance de mes grands-parents maternels que je n’ai pas eus la chance de connaître sachant que ma maman est née à Cuba de père cubain et de mère haïtienne. Ma maman disait toujours avoir beaucoup regretté qu’après la mort de son père, sa mère l’ait amenée en Haïti alors qu’elle était bébé. Elle a été élevée avec beaucoup d’affection par sa grand-mère et une tante célibataire sans enfant.

Quant à « Entre Relámpagos y penumbra », chaque partie a son histoire : les tercets constituent pour moi une manière de condenser les idées un peu comme les haïkus, d’exprimer des idées avec des images.

« Sonata para mil y una páginas » sont des poèmes que j’ai écrits en regardant 40 photos de livres faites par un photographe.

Il y beaucoup de circonstances, beaucoup de choses qui m’inspirent car le poète est quelqu’un qui a l’art de faire parler les choses, de leur parler aussi.

 

**

Silvia COCCO – Depuis quand faites-vous partie du groupe intuitiste ?

Maggy DE COSTER J’ai incorporé en 2012 le groupe intuitiste dont les fondateurs sont Éric Sivry et sa femme Sylvie Biriouk que j’ai connus quelques années auparavant. Ils m’invitaient à leurs conférences sur le fondement et l’historicité de leur groupe littéraire et artistique. Et au fil du temps je me rendais compte que ma manière d’écrire correspondait exactement au concept « intuitisme ».

 

SC – Poésie comme dénonciation sociale : Est-ce pour certaines personnes plus une responsabilité ou un privilège d’avoir la possibilité de se prononcer ou d’écrire sur des termes délicats ? 

 

MDC – Pour moi chaque poète a une fonction sociale et c’est une responsabilité à laquelle ne peut pas se soustraire un poète. Le poète n’est pas celui qui écrit seulement pour écrire, non plus celui qui écrit pour honorer une quelconque autorité comme un poète de cour. La poésie est l’art de vivre et de changer la vie, c’est pour cela que Rimbaud voulut « Changer la vie ». Ainsi le poète doit attirer l’attention de ses lecteurs sur les blessures qui gangrènent notre humanité même s’il ne peut pas l’en guérir. La poésie peut porter à réfléchir parce qu’elle est porteuse d’idéales qui la mettent en confrontation avec la philosophie. Enfin, je peux dire que la poésie est dispensatrice de bénéfices immatériels dans un monde trop matérialisé. Dans ce contexte, je pense à cette assertion d’Ionesco : « les poètes sont inutiles mais indispensables.»

Personne ne peut annihiler cette force (un cadeau de la nature à l’égal de la Vie) qui anime les poètes.

 

SC - Auto-traduction (champ peu inexploré) : quelle typologie utilisez-vous comme auto-traductrice ? 

MDC - Mes principales préoccupations sont la clarté, la netteté, la précision et le respect de la rythmique poétique quand je traduis en espagnol et cela est aussi vrai en français.

Étant donné que je suis traductrice d’autres poètes et écrivains, cela m’aide aussi à me traduire, par conséquent, il ne m’est pas difficile de passer d’une langue à l’autre. Il faut dire aussi que le fait que je maîtrise la grammaire des deux langues qui sont deux langues latines, constitue pour moi une aubaine. Quelle chance !

 

SC – Il existe – pour établir un lien avec l’essai que j’ai traité avant l’interview – deux postulats qui s’opposent en ce qui concerne l’auto-traduction : selon le premier, une œuvre traduite par son auteur-même sera toujours plus complète que les autres, et le second verse dans le contraire. Vous êtes la preuve vivante de l’auto-traduction, qu’en pensez-vous ? 

 

MDC – Traduire est l’art de transposer la pensée intellectuelle d’un individu dans un nouveau circuit intellectuel et culturel afin de la rendre compréhensible dans une autre langue sans être esclave du sens littéral, c’est-à-dire sans traduire mot à mot comme le ferait un interprète faisant une traduction spontanée.

Sur le plan qualitatif, vu que la traduction est une nouvelle création, le traducteur peut se permettre une certaine liberté afin de ne pas verser dans la banalité et l’insipidité. Cette liberté du traducteur peut-elle altérer la fidélité du texte d’origine ? Pas forcément car les particularités linguistiques des deux langues peuvent amener le traducteur à faire des extrapolations car il n’est pas toujours facile de restituer exactement l’idée qui découle d’une expression idiomatique ou régionale ou qui relève d’une licence intellectuelle de l’auteur.

L’auto-traducteur se comporte comme un acteur qui joue son propre rôle ou un auteur dramatique qui dirige sa propre œuvre, donc dans l’auto-traduction il n’y a pas d’auto-trahison. 

Mais qui n’a jamais commis d’infidélité ? La traduction est avant tout un travail intellectuel dont le degré de perfection n’est pas algorithmique. De ce fait, il est beaucoup plus facile pour le traducteur de traduire dans une langue qui a le même tronc, la même racine que sa langue maternelle.

Je n’ai rien d’original sinon je suis une personne qui a le privilège de s’exprimer dans une langue qui la fascinait depuis toujours. C’est une grâce du ciel, si je peux m’exprimer ainsi.

 

 

© Deux mémoires de licence portant sur trois recueils de poèmes auto-traduits du français en espagnol et sur le recueil de Nouvelles «  Au gué du Souvenirs, Éditions du Cygne, 2008. 

**

Au gué des souvenirs, un florilège de nouvelles où s’enchevêtrent des fragments de vie aux sonorités variables, des schémas affectifs qui donnent à voir où à entrevoir les éléments sous-jacents du tissu existentiel de différents personnages évoluant sous divers cieux.

Chaque nouvelle se révèle un tableau unique accroché aux cimaises du temps.

Certains personnages sont guidés par des idées-forces qui les aident à atteindre leur but.

 

Au gué des souvenirs, ce sont des pages d’écriture qui tiennent de l’émotion, de l’inattendu de la gravité que de l’onirisme pur, des pages d’histoire à lire avec entrain. On y va de surprise en surprise comme par exemple la montagne qui livre un secret comme... par hasard.


 

 

***

 

Pour citer ce dossier 

 

Stefania Pisano, Maaria Teresa Rastiello, Silvia Cocco« La poésie et la prose de Maggy De Coster étudiées à l’Université italienne à travers le prisme de l’autotraduction et de l’intuitisme », trois volets inédits, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 17 octobre 2021Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/surmaggydecoster

 

 

Mise en page par David Simon

 

© Tous droits réservés 

Retour au sommaire du N°10▼ À venir 

Repost0
LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 Muses et féminins en poésie

Publications

 

Cette section n'a pas été mise à jour depuis longtemps, elle est en travaux. Veuillez patienter et merci de consulter la page Accueil de ce périodique.

Numéros réguliers | Numéros spéciaux| Lettre du Ppdm | Hors-Séries | Événements poétiques | Dictionnaires | Périodiques | Encyclopédie | ​​Notre sélection féministe de sites, blogues... à visiter 

 

Logodupanpandesmuses.fr ©Tous droits réservés

  ISSN = 2116-1046. Mentions légales

Rechercher

À La Une

  • No 10 | AUTOMNE 2021
    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE ENTRE THÉORIES & PRATIQUES N° 10 | AUTOMNE 2021 CÉLÉBRATIONS DES LAURÉATES & LAURÉATS* DE L'ACADÉMIE CLAUDINE DE TENCIN & DIX ANS DE CE PÉRIODIQUE AVEC LES INVITÉES...
  • No1|MDV|Célébration
    PÉRIODIQUES | REVUE MDV | N°1 | CÉLÉBRATION Célébration © Crédit photo : Cristina Rap (illustration et photographie), Marceline Desbordes-Valmore, dessin inspiré de ses œuvres, été 2020. IMPORTANT : Suite à un problème technique grave et indépendant de...
  • Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles
    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES VOUS PRÉSENTE L'ÉVÉNEMENT POÉFÉMINISTE UN PAN D E POÈMES POUR TOUTES À L'ÉCOLE & LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FILLES ÉDITION 2021 QUI FÊTE LE 11 OCTOBRE 2021 LA JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS DES FILLES CET ÉVÉNEMENT...
  • Adieu à l'enfance / Adiós a la niñez
    Événements poétiques | Un Pan de Poèmes pour Toutes à l'École & La Journée Internationale des Droits des Filles 2021, N°10 | Célébrations | Dossier majeur | Florilège & REVUE MDV | N°1 Célébration | AS | Spicilège Adieu à l'enfance / Adiós a la niñez...
  • La poésie et la prose de Maggy De Coster étudiées à l’Université italienne... Trois volets
    N°10 | Célébrations | Dossier majeur | Articles & Témoignages La poésie & la prose de Maggy De Coster étudiées à l’Université italienne à travers le prisme de l’autotraduction & de l’intuitisme Propos recueillis & volets réalisés par Stefania Pisano Maria...
  • Nos informations et publications depuis le premier septembre
    N° 10 | Célébrations | Agenda poétique Nos informations & publications depuis le premier septembre Crédit photo : "Roses", image de Wikimedia, Commons. Cher lectorat, LE PAN POÉTIQUE DES MUSES vous adresse son unique rappel pour prendre part au dixième...
  • Splendeur et solitude d'Isadora Duncan
    N°10 | Célébrations | Dossier mineur | Florilège Splendeur & solitude d'Isadora Duncan Mustapha Saha Sociologue, poète, artiste peintre Crédit photo : La danseuse, chorégraphe & auteure américaine "Isidora Duncan" S tadsschouwburg, 1904-1905, domaine...
  • NO 9| FIN D'ÉtÉ 2021
    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE ENTRE THÉORIES & PRATIQUES VOUS PRÉSENTE SON N°9 | FIN D' ÉTÉ 2021 FEMMES, POÉSIE & PEINTURE 2ÈME VOLET SOUS LA DIRECTION DE Maggy DE COSTER © Crédit photo : œuvre...
  • No 9 | Sommaire
    N°9| SOMMAIRE N°9|FIN D'ÉTÉ 2021 FEMMES, POÉSIE & PEINTURE 2 ÈME VOLET Sous la direction de Maggy DE COSTER Nous continuons la mise en ligne interrompue involontairement en 2018 avant la parution du numéro en version imprimée en octobre 2021. Le Pan Poétique...
  • Quand la peinture devient Poésie
    N°9 | Femmes, poésie & peinture | Éditorial Femmes en poésie & en peinture, Dina Sahyouni Poéticienne, éditrice, lyreuse & fondatrice de la SIÉFÉGP Crédit photo : "Psalter with rose", image de Commons, Wikimedia domaine public. L'art de composer des poèmes...