1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

 

Poème

 


Xi Hu*  

 

Anne-Marie Soulier

  Les poissons rouges

 

©Crédit photo : Les poissons rouges image prise en 2007 prise par © Anne-Marie Soulier

 

 

 

Foisons de lotus en offrande

aux transparences des collines

que le lac regarde à l’envers.


 

Curiosité des saules nus

pour les secrets du lac.

L’eau mal refermée tressaille.


 
 

Héler une barque effilée,

voguer là-bas vers la légende

de l’île aux Trois Lunes dans l’eau.


 
 

Paix du lac, paix à la peau douce.

Ses mille plis sans bruit effacent

les vains remous de mes pensées.


 
 

On croise d’autres pèlerins.

Mystère des mots qui sourient.

Émotion des sillages.


 
 

La nuit vient rassembler les ombres.

Ciel profond, lune bienveillante.

Libations de soleil gelé.


 

Des patrouilles de poissons rouges

brassent encore en bans serrés

l’eau qui rêvait de s’endormir.



Les barques déjà s’en reviennent :

recueilli dans les bras des saules,

leur long troupeau de silhouettes.

 

 

 

 

 

*Xi Hu : Lac de l’Ouest, à Hangzhou. C’est d’ici que Marco Polo a rapporté avoir vu le vrai jardin d’Éden, le Paradis sur terre.

 

 

 

Pour citer ce poème

 

Anne-Marie Soulier , « Xi Hu », poème illustré par une photo fournie par A-M. Soulier, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-xi-hu-117752533.html/Url.http://0z.fr/AkG1l 

 

Auteur(e)


Anne-Marie Soulier, née à Lunéville, elle a d’abord longtemps vécu à l’étranger (Allemagne, Algérie, Norvège, Angleterre…) avant de choisir Strasbourg. Titulaire entre autres d’un diplôme de Sciences Politiques, d’un doctorat sur le théâtre d’Eugene O’Neill, d’un diplôme de langues et littérature norvégiennes de l’université d’Oslo, sa carrière de Maître de conférences d‘anglais à l’université de Strasbourg s’est poursuivie à l’université de Hangzhou (Chine) de septembre 2007 à janvier 2008. Depuis 1989, nombreuses publications en revues françaises et étrangères (Décharge, Friches, Froissart, Jalons, La Revue Alsacienne de Littérature, L’Encrier, L’Arbre à Paroles, Autre Sud, Dans la Lune …). En septembre 2006 elle a été invitée au Festival international de poésie de Trois-Rivières (Québec), en septembre 2007 au Festival international de la Rivière des Perles (Canton)

Parmi ses recueils de poèmes  

Eloge de l’Abandon, Chambelland, 1994.

Bouche, ris !  recueil de textes sur des huiles de Marie Jaouan, mis en musique pour chœurs d’enfants par Coralie Fayolle, créé en avril 1997 à la Cité de la Musique de Paris.

Patience des Puits, Éditinter, 1998.

Dire tu, éd. Lieux-Dits, 2003.

Je construis mon pays en l’écrivant, et Carnets de doute et autres malentendus, livres d’artiste avec le peintre Germain Roesz, éd. Lieux Dits, 2007.

Entre Temps, textes d’un spectacle musical pour nonette de jazz et 3 voix de femmes, musique de Sylvain Marchal, mise en scène de Chiara Villa, 2009.

Nombreuses lectures avec musiciens et dans des ateliers d’artistes.

Traductions du norvégien  

La Pluie en janvier, recueil de traductions du poète norvégien Øyvind Rimbereid, 2003,  éditions “bf” à Strasbourg.

Trois Poètes norvégiens, présentation et anthologie, éditions du Murmure, 2011.

Le Blues du coquillage, poèmes pour petits et grands de Hanne Bramness, PO&PSY 2013.

- Dossier « Poètes norvégiens » paru dans Décharge n°154 (juin 2012)

Traductions du chinois (en collaboration avec l’auteur) : Dans l’océan du monde, recueil de traductions de Cai Tianxin, L’Oreille du Loup, Paris, 2008.

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Poèmes


La maison du pain

 

 

&

 

Légende violette

 

 

  Anne-Marie Désert

Le premier poème est reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure

 

Allée forestière Aquarelle avril 1997   ©Crédit photo : Allée forestière, Aquarelle avril 1997 par Anne-Marie Désert

 

 

 

Présentation

 

 

Voici un poème qui court des champs aux bois, et jusqu'à la mer. C'est un voyage initiatique, que j'ai repris, en le modifiant un peu à chaque fois, dans mes deux recueils et dans mon roman La Belle Porte.

 

  

 

 La maison du pain,

c'est-à-dire en hébreu :

Bethléem...

 

« Le bœuf reconnaît son bouvier

et l'âne la crèche de son maître... »

Livre d'Isaïe (chapitre 1, verset 3)

 

  

 

Un temps j’avais un grand sac

où s’égaraient parfois les vaches.

    

J’aimais ouvrir mon sac

pour regarder les troupeaux.

    

Sans un regard,

leurs yeux trouvaient des chemins

de traverse en haut des arbres.

    

Et dans le silence

je ne laissais rien entrer

que leurs sabots.

    

 

 

Autrefois je me couchais dans les herbes

pour écouter le temps,

écouter chanter l’herbe des temps.

En ces temps-là

les hommes étaient dessinés

au hasard dans les bruyères,

tels des rochers.

 

Il y a du feu dans les rochers, ils courent

comme s’ils avaient volé de l’or.

 

Les plus fiers tremblent

de bas en haut, l’agitation

défigure leur corps minéral.

 

Une course de rochers…

rien de plus…

rien de plus…

rien de plus…

 

    

    

Demain se lèvera l’aurore.

 

Voici.

La foule est incendie, le décor est forêt.

 

Cette paille fauve et soyeuse

où je marche doucement…

 

Derrière la mer,

il est une contrée de hobereaux

où les paysans sont des princes,

et rien ne peut me l’enlever,

non, rien.

 

Ma maison est,

derrière la mer,

une meule de paille.

Chaque matin j’en réveille la cendre.

Dans la fumée je fais du pain,

dans un grand vase splendide

du vin d’herbes amères.

Puis on frappe à la porte…

 

 

 

L’envoyé, rouge de confusion,

m’a renversé sur les pieds

la coupe de la colère.

 

Une tige qui va et qui vient,

un filet d’eau autour des choses…

Il paraît que cette nuit-même

se ressouvenait du rêve précédent,

et du suivant :

écume d’acier dont la résonance

touche à sa fin !

 

 

 

Que penser des oiseaux ?

ils viennent de la mer,

ils ne resteront pas ici.

 

La région n’est pas sûre en ce moment.

La nuit, le gel fait éclater les pierres,

et leurs éclats, comme des rires,

frappent aux portes des gens qui dorment :

tambour du vent.

 

Remonte à ton arbre,

le sol n’est pas encore sec,

remonte à ton arbre,

le vent n’est pas encore éteint,

remonte à ton arbre, remonte à ton arbre !

 

  

 

Du ciel un bruissement de cuivre…

le chant du cuivre !

Je reviens à moi :

jardin de sable, paradis de faim et de soif…

Les yeux vers les stalactites de cuivre,

je pose, l’une après l’autre,

mes mains sur la terre :

Fatalisme flamboyant !

Si brûlant le ciel, le gong du ciel,

que tombe goutte à goutte

le cuivre, le chant du cuivre !

Sans secousse et sans fin elle gravit ma nuit de sable,

elle monte interminablement,

l’inondation.

Dieu envahissant les champs.

 

 

 

 L'arbre du vent tombe

sur les chemins de terre,

sa ramure transparente à l’horizon.

 

Et voilà que je pars.

Entre les doigts du vent

je file comme du sable,

m'accrochant à tous les rochers

que la lumière escalade.

 

Ma maison est,

derrière la mer,

une meule de paille.

Chaque matin j’en réveille la cendre.

Dans la fumée je fais du pain,

dans un grand vase splendide

du vin d’herbes amères.

Puis on frappe à la porte…

 

Leurs yeux ont des ailes d’hirondelle.

Ici parole, et là silence,

autour du grand vase splendide,

trois mains de miel

se sont posées

sur la table.

 

 

 

Je regarde au loin la montagne,

vague d'éternité

adossée au vent du ciel.

 

Tu prends et tu romps le silence,

comme du pain.

Comme du pain le silence,

entre tes mains.

 

Ma maison est,

derrière la mer,

une meule de paille.

C’est comme un arbre transparent

qui fait le tour de l’horizon.

Là-haut, le vitrail de sa ramure.

 

J’y repense quand le vent tombe et,

terre et ciel,

tout est vert.

 

 

 

 

 

 

 

Légende violette

    

    

 

Ce poème d'initiation prend naissance dans la forêt, puis dérive sur une rivière jusqu'en un lieu de jardins...

 

 

 

 

 

 

 

Ce qui brille, ce qui bouge,

dans le grand couloir fourchu,

un sequin d’or tout au bout

de tous les tunnels ouverts.

 

Bosquets arachnéens, joncs

plantés dans des rivières d’ocre

comme des javelots vibrants.

 

Large et simple, un lieu

où tous les ruisseaux ensemble

viennent prendre racine,

lieu de troncs penchés,

tout est fleur et silence.

 

Une sorte d’esprit-de-vin

y ruisselle à flots,

de dessous les portes cochères,

d’entre les poutres,

odeur affilée comme arc-en-ciel.

 

 

    

Voici qu’un vin

au parfum de violette

s’est jeté dans la rivière,

ténu fil d’esprit.

L’eau sent la résine.

 

Une rivière d’arbres,

sans source et sans fin.

 

De loin en loin,

quelque chose éclate

dans l’air mauve,

comme une pierre gelée.

 

 

 

 Je remonte le fil de l'eau,

au milieu des poignards antédiluviens

couchés dans la rivière comme des peupliers.

Fil de l'épée et fil de l'eau

n'en finissent plus de s’entrelacer.

 

Et moi, comme font les saumons

à la saison des amours,

comme les saumons

fatigués, aux cascades,

sont guettés par les orfraies,

je remonte à fleur d'eau la rivière.

 

Il ferait beau voir dans cette vallée

le halètement du vent,

l’estomac plein des diamants du matin,

des plumes aux oreilles !

Ce bois casserait comme un rien.

 

Les portes des portails

claquent pour d’autres raisons.

 

Oh, je voudrais tant

que les collines

se calment !

 

 

 

L’orage ! avec le vent alliacé,

l’odeur de soufre

de pomme à la fois,

qui fait l’herbe verte et parfumée,

et comme humide,

et donne aux vieux murs

l’odeur de salpêtre.

 

Quelque chose en pluies éclatantes,

pluies écrasantes,

quelque chose descend

sur les toits de l’orage,

prend son vol

sur les têtes de roseaux,

dansant, puis s’envolant,

dansant, puis s’envolant.

 

 

 

Il est venu, le vrai vent du ciel,

il y a du vin sur le sable,

et de l'eau douce. 

Toute chose prend et garde son nom.

 

Qui accorde les orgues du vent ?

Un petit poisson, vert comme la mer.

 

Demain matin, grand ciel fumeux

tout zébré encore

de vastes légendes violettes.

 

 

 

 

 

Pour citer ces poèmes


Anne-Marie Désert, « La maison du pain » & « Légende violette » (le premier poème est reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure), poèmes présentés et illustrés par A-M. Désert, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-la-maison-du-pain-legende-violette--117752544.html/Url. 

 

Auteur(e)


Anne-Marie Désert, professeur certifié de lettres, née à Paris en octobre 1949, je suis d'une famille de chercheurs. En 1971, une rencontre m'a délivrée de ce destin tout tracé : Patricia Bourke, peintre (1912-2011). Je peignais, et rêvais d'être artiste-peintre, mais l'écriture était depuis toujours mon activité vitale. Après un bref passage dans les métiers de la librairie, je me suis mise alors à enseigner la littérature. Quand on doit en plus assumer une famille, il ne reste plus de temps pour grand'chose... Les enfants grandis, je me suis remise plus assidûment à l'écriture...

Publications : cinq oeuvres, deux recueils de poèmes en autoédition (l'un en 1974 réédité en 1983 : L'arbre transparent, l'autre en 2010 : Quatre Saisons dans l'Arbre Transparent), deux romans (La Belle Porte en 2012 en autoédition chez Atramenta, Les sept jours de l'Arc-en-ciel, qui est un extrait de La Belle Porte, en autoédition en 2010) puis en autoédition chez Atramenta Les Misérables Résumé et morceaux choisis.

Commentaire : J'ai fait de belles rencontres sur Atramenta : Eugénie Steyert, Hervé Léonard Marie, Fialyne Olivès, Agnès Chêne, Jodelle et Bruno Krol, Hélène Ourgant et Michele Angelo Murgia, par exemple. J'espère en faire par le biais de la revue Le Pan poétique des muses (LPpdm).

   

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Lettre ouverte

Lettre ouverte à M. Bernard

 

Comment, président, et M. Olivier Chaudenson,

 

 

directeur de la Maison de la Poésie

 

 

de Paris – scène littéraire

 

Jacques Fournier
Directeur de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines
Président de la Fédération européenne des Maisons de Poésie / MAIPO 

 

 

 

Bonne lecture !

 

 

 

 

 

 

Pour citer ce texte 


Jacques Fournier,  « Lettre ouverte à M. Bernard Comment, président, et M. Olivier Chaudenson, directeur de la Maison de la Poésie de Paris – scène littéraire »,   Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin 2013.  

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-lettre-ouverte-a-m-bernard-comment-president-et-m-olivier-chaudenson-directeur-de-la-maison-117752576.html/Url.

 

 

Auteur(e)


Jacques Fournier
 

 

Directeur de la Maison de la Poésie de Saint-Quentin-en-Yvelines
Président de la Fédération européenne des Maisons de Poésie / MAIPO 

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013
1 juin 2013 6 01 /06 /juin /2013 07:00

 

Poème d'un aïeul

 

 

François Villon,

 

« Ballade pour prier Notre-Dame  »

 

Texte transcrit, annoté et commenté par 

Ouattara Gouhe

 

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/c/cf/Leonardo_da_Vinci_027.jpg

Crédit photo : La Vierge aux rochers

 

 


 

 

Dame du ciel, régente terrienne,

emperière1 des infernaux palus2,

Recevez-moi, votre humble chrétienne,

Que comprise sois entre vos élus,

Ce nonobstant3 qu’onques4 rien ne valus.

Les biens de vous, ma dame et ma maîtresse,

Sont trop plus5 grand que ne suis pécheresse,

Sans lesquels bien âme ne peut mérir6

N’7 avoir les cieux. Je n’en suis jangleresse8 ;

En cette foi je veux vivre et mourir.

 

A votre fils dites que je suis sienne ;

De lui soient mes péchés absolus9 ;

Pardonnez-moi comme à l’Egyptienne10,

Ou comme il fit au clerc11 Téophilus12,

Lequel par vous fut quitte et absolus13,

Combien qu’14 il eût au diable fait promesse.

Préservez-moi de faire jamais ce15,

 

Vierge portant, sans rompure encourir16,

Le sacrement qu’on célèbre à la messe ;

En cette foi je veux vivre et mourir.

 

Femme je suis pauvrette et ancienne

Qui rien ne sais ; onques lettre ne lus.

Au moutier17 vois, dont je suis paroissienne,

Paradis peint, où sont harpes et lus18

Et un enfer où damnés sont boullus19 ;

L’un me fait peur, l’autre joie et liesse.

La joie avoir me fait, haute Déesse,

A qui pécheurs doivent tous recourir,

Comblés de foi, sans faim ni paresse :

En cette foi je veux vivre et mourir.

 

Vous portâtes, digne Vierge, princesse,

Jésus régnant, qui n’a ni fin ni cesse20,

Le Tout-Puissant, prenant notre faiblesse,

Laissa les cieux et nous vint secourir,

Offrit à mort sa très chère jeunesse ;

Notre-Seigneur, tel est tel le confesse21 :

En cette foi je veux vivre et mourir.

 

(François Villon, « Ballade pour prier Notre-Dame » , Le Testament, 1461.)


 

 

Notes 


 

1 Impératrice.

 

2 Les marais (palus) de l’enfer (infernaux) ; mélange de la mythologie antique et de l’au-delà chrétien.

 

3 Et ceci malgré le fait que.

 

4 Jamais.

 

5 Beaucoup plus.

 

6 Mériter.

 

7 Ni.

 

8 Menteuse.

 

9 Lavés, effacés.

 

10 Sainte Marie l’Égyptienne, sauvée par une intervention de la Vierge Marie.

 

11 Homme cultivé au Moyen Âge.

 

12 Il avait vendu son âme au diable, et fut sauvé, lui aussi, grâce à l’intercession de la Vierge.

 

13 Absous.

 

14 Bien que.

 

15 Cela.

 

16 « Sans encourir de souillure » ; la Vierge a pu mettre au monde Christ sans perdre sa virginité.

 

17 Monastère, Église.

 

18 Luths, instruments de musique à cordes.

 

19 Bouillis.

 

20 Synonyme de fin.

 

21 Le sens premier du verbe confesser était dire sa foi.

 

 

 

Commentaire



Choix de une ballade d'un aïeul de renommé, François VILLON. J'ai choisi ce poème pour sa double adresse : il rend compte de la sincère confidence d'une aïeule, la mère du poète, à une Ancêtre du lyrisme, la Vierge Marie. De plus, l'envoi final de la ballade dévoile un "acrostiche" éponyme de VILLON par les lettres à l'initial des vers (J=I).

 

 

Ouattara Gouhe

 

 

Pour citer ce poème


Outtara Gouhe , « François Villon, ''Ballade pour prier Notre-Dame'' », poème transcrit, annoté et commenté par Ouattara Gouhe, Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Jardins d'écritures au féminin », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°3|Été 2013 [En ligne], (dir.) Françoise Urban-Menninger, mis en ligne le 1er juin  2013.   

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-3-ballade-pour-prier-notre-dame-117752622.html/Url.

 

Auteur(e)

Ouattara Gouhe

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Le Pan poétique des muses - dans n°3|Été 2013

Publications

 

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