10 octobre 2021 7 10 /10 /octobre /2021 10:00

 

PÉRIODIQUES | REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Les figures des orientales...

 

 

 

 

 

 

 

 

Les figures des

 

 

orientales en arts & poésie

 

 

 

© Crédit photo :  Mariem Garaali Hadoussa, "Tendrement vôtre", peinture. 

 

 

Ce premier numéro sera entièrement

 

mis en ligne le 10 octobre 2021. 

 

 

 

Crédit photo : Mariana Marrache (1848-1919), auteure et poète syrienne, domaine public, Wikimedia. 

 

 

Sommaire

 

 

 

Éditorial

Dina Sahyouni, « Pourquoi Orientales ? Naissance d'un mouvement » [inédit & disponible uniquement en papier] 

 

 

Dossier 

(peut contenir des articles, biographies, enquêtes, entretiens-témoignages, chroniques, critiques, introductions, portraits, postfaces, préfaces, témoignages, etc.)

 

Mona Azzam, « Nadia Tuéni : une figure inclassable » 

Renée Vivien (aïeule), « Biographie de Psappha » 

Catherine Dubuis, « Les "Orientales" de Marguerite »   

Hanen Marouani, « Entretien avec l'artiste Martine Nicole Geronimi », « Interview de Samar Miled », « Discussion avec Imèn Moussa » & « Portrait & entretien de Myriam Soufy : Belle et Re...Belle » 

Rym Gamanda, « La situation de la femme noire dans le domaine artistique au Maghreb : l’expérience de la peintre tunisienne Youssra Chouchène », illustré par quatre œuvres de l'artiste Youssra Chouchène

Maggy De Coster, « Zohreh Khaleghi, celle qui immortalise en photographie des instants fugitifs », portrait artistique illustré par Zohreh Khaleghi

Hanen Marouani, « Interview avec Dorra Azzouz » [texte inédit] 

​L'Égyptienne, « Leila Ben Sidera : portrait de la première cantatrice musulmane à l'Opéra Comique à Paris » [texte inédit] 

​L'Égyptienne, Dina Sahyouni (retitrage & traduction en arabe) «​ ليلى بن سيديرا : صورة أول شادية مسلمة في الأوبرا الكوميدية في باريس​ »

Des textes restent inédits pour le numéro papier. 

 

 

Florilège de créations poétiques

 

 

Dina Sahyouni, « Orientale » & « Incommensurable douleur »

 

رنا علم / Rana Alam, « فيروز »

 

Vivian O'Shaughnessy (traduction), « "Space Boy Wearing Skirt" by Lee Jenny » 

 

Mariem Garaali Hadoussa (fragments, poèmes & peintures inédits), « Femme et désirs »« Les mains tisseuses de rêves », « Je m'aime »,  « Charme andalou », « Je ne suis pas poète ! » &  « Dans la cité des jasmins »

 

Armelle Dupiat-Aellen (poème & illustrations inédits), « La Prêtresse des câlins qui parle d'Amma »

نادين عدرة / Nadine Adra, « بين قوسين » 

Nadine Adra, « J’ai été poisson » écopoème féministe

 

Corinne Delarmor, « Israélienne », « Fille du désert » & « Pied de lys »

 

Renée Vivien (aïeule), « Caravanes »

 

Marceline Desbordes-Valmore (aïeule), « Agar (fragment) »

 

Francis Friedlander, « Lotika », poème inédit avec deux illustrations inédites du poète et de Lotika

Lise Coquillon (aïeule), « L'Orient »

Michel Orban, « À Andrée Chedid »« À Alexandra David-Néel »

Amable Tastu (aïeule), « L'odalisque »

Maria Delcambre (aïeule), « L'esclave (Imité de l'Oriental) »

Sarah Mostrel, « Arabesque »

Nessrine Naccach, « Acte de (dé)naissance géo-senti-mentale »

Mona Gamal El Dine, « Une femme aux yeux noirs (Victime de féminicide) » 

Imèn Moussa (poèmes & photos), « À une Soudanaise » & « La mort d'une joyeuse » 

Maggy De Coster, « Vision d’Iran / Visión de Irán », poème bilingue français-espagnol

 

/Invitées

Maram Al-Masri, « Maram Al Masri, « Bénis soient ceux... »​​​​​​, « Qui va dire aux arbres... », « L’acte d’écrire », « Neuf mois » & « De ma fenêtre je vois des maisons », photographie de Salvatore Marrazzo

Evelyne Charasse,  « Déposée » & « Longtemps »

Karen Cayrat, « Dans l'ombre des dunes » 

Catherine Gil Alcala (poème & dessin inédits), « Orientales »

 

 

Carte blanche à une artiste

 

[Poésie audiovisuelle pour la version numérique]

Nicole Coppey, « Savoir discerner dans la prudence », « Savoir pardonner dans la simplicité », « Savoir espérer dans la foi »  & « Au jardin de l'amour »

[Avec une surprise pour le numéro papier] 

 

Matrimoine 

Merci de votre patience !

[Texte disponible uniquement dans le numéro papier par Dina Sahyouni]

 

 

Entretien

 

Amal Latrech, « Interview avec la poétesse Hanen Marouani » 

 

Varia & Actualité

 

Revue ORIENTALES, « Les figures des orientales en arts et poésie (argumentaire) » 

Corinne Delarmor, « L’Aïd-el-Fitr »

 

 

 

L'édition électronique de ce numéro se termine le 10 octobre 2021. La rédaction remercie infiniment toutes les personnes qui ont pris part à ce numéro (publiées ou pas...)

La mise en ligne complète des textes inédits de la version imprimée se fait du le 11 janvier au 11 février 2022.

 

 

ORIENTALES

Revue poéféminologique*, internationale & multilingue

 

ISSN électronique :

 

à venir

 

Périodique annuel proposé en parution

imprimée (aura lieu en Automne 2021)

numérique dans la revue 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES

 

 

 

Pour citer cet avis de parution

 

REVUE ORIENTALES, « Les figures des orientales en arts et poésie| Sommaire »Revue Orientales« Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 9 mars 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1

 

 

 

Page en construction créée

le 9 mars 2021 par Aude Simon

Dernière mise à jour : le 10 octobre 2021

Parution du numéro papier le 30 novembre 2021.

Dernière actualisation de la page janvier 2022. 

 

© Tous droits réservés

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6 octobre 2021 3 06 /10 /octobre /2021 17:00

N°10 | Célébrations | Actions en faveur les femmes & LGBTQ | Agenda poétique/ Appels à contributions

 

  

 

​​​​

 

 

L'humour au féminin.

 

 

 

Argumentaire par

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

 

 

 

 

 

 

Dans son excellent essai « Le rire des femmes » (éd. PUF, avril 2021), l'historienne Sabine Melchior-Bonnet affirme que « les femmes rient entre elles depuis toujours mais faire rire reste une prérogative masculine ».

Elle évoque l'éventail derrière lequel les femmes se cachaient pour rire car exhiber ses dents à l'époque de Molière était pire que de dévoiler un sein !

 

 

​​​​​​Crédit photo : "Madame Vigée Le Brun et sa fille" , 1786 par Élisabeth Louise Vigée Le Brun, musée du Louvre, Paris, huile sur toile, don de Mme Tripier le Franc suivant le vœu de sa tante Mme Vigée Le Brun, 1843, INV 3069, image trouvée sur Wikimedia, Commons  & présentée en partie* 

 

 

 

Elle en veut pour preuve le scandale généré par un autoportrait peint par Élisabeth Vigée Lebrun qui sourit à sa fille en laissant entrevoir sa dentition…

 

 

Quant au poète Ovide, l'auteure de cet essai relève qu'il regrette que le rire des femmes « leur torde la bouche » !

Et Sabine Melchior-Bonnet de pointer sous le rire le symbolisme sexuel, voire le débordement du corps dénoncé par les codes sociaux d'alors.

 

La femme se devait de « contrôler le langage de son corps » jusqu'aux écrits féministes qui libèrent cette forme d'expression.

L'ouverture se fait avec Colette, Virginia Woolf « The value of Laughter » ( paru en 1905 dans The Guardian), Marguerite Duras, Claire Bretécher mais aussi Annie Leclerc, Hélène Cixous qui « gagnent le pouvoir d'être drôles ».

Cette thématique a été abordée également par Freud  qui a défini l'humour comme « un moyen de défense  qui implique de savoir rire de soi-même en faisant appel à l'intelligence ». L'humour dont l'étymologie dérive du français « humeur » reflétait un état physiologique avant de renvoyer à une valeur multidimensionnelle et à ses divers bénéfices physiques, psychologiques, sociologiques, cognitifs... L'on songe aux ateliers du rire ou aux clowns qui redonnent le sourire aux enfants hospitalisés…

 

Mais d'après Sabine Melchior-Bonnet l'idée perdure « que la femme qui rit ne sait pas se tenir » ! Les humoristes Florence Foresti, Sylvie Joly, Muriel Robin, Karen Chataignier battent en brèche cette assertion ! L'art au féminin revendique le rire libérateur pour le meilleur, les femmes de tous temps n'ont cessé de lancer des mots d'esprit et cet appel à textes, dessins, œuvres d'art, poèmes est fait pour celles qui savent rire à pleines dents et ce en pratiquant aussi bien l'humour noir, le rire jaune ou pince-sans-rire, le fou-rire, voire le rire aux larmes !

À vos pinceaux, crayons, stylos, riront bien celles qui rient aujourd'hui les dernières mais  seront les premières dans ce numéro que j'espère hilarant, désopilant et féministe en diable !

 

© Françoise Urban-Menninger

 

* Sur l'histoire de cette peinture, on peut lire aussi :

 

 

Détails utiles :

Les documents acceptés par personne ne faisant pas partie de nos équipes :

 

  • deux poèmes ou textes poétiques (nouvelles, satires, contes, fables, scènes de pièces de théâtre, chansons, récits, feuilleton, journaux intimes, mémoires, pensées, fragments...)
  • un article (témoignage, portrait, critique, étude, entretien, pamphlet, essai, manifeste, chronique, reportage, etc.)
  • deux illustrations le cas échéant.
  • deux dessins de presse, caricatures ou de bandes dessinées.
  • deux documents pour les poésies visuelle, sonore, audiovisuelle, graphique... (possibilité d'une publication sur papier pour certains de ces documents)

 

Parution numérique dès que possible. Parution imprimée en mars-avril 2022 (sauf cas de force majeure). Les documents en PDF ne sont pas acceptés. Formats des documents en word, Odt, RTF, PING, JPEG et JPG (moins de 8 Mo). Cet appel à contributions, est comme d'habitude, porte sur tous les siècles, continents et langues, inclusif et ouvert aux personnes LGBTQ, non binaires, agenrés... Notre rubrique "Sourires & Rires féministes" peut vous apporter quelques exemples...

 

Dates butoirs :

  • du 22 octobre au 30 décembre 2021 pour les propositions
  • du 30 octobre 2021 au 30 janvier 2022 pour les contributions complètes.

 

Contacts :

 

 

 

 

***

 

Pour citer cet argumentaire

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES, « L'humour au féminin. Argumentaire par Françoise Urban-Menninger »​​​​, texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 6 octobre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/humouraufeminin-furbanmenninger

 

 

Mise en page par Aude Simon

Dernière mise à jour le 6 octobre 2021.

 

 

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17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 10:53

 

REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Dossier & N° 10 | Célébrations | Entretien artistique & Féministe | Réflexions féministes sur l'actualité | Revue culturelle d'Afrique & d'Orient

 

 

 

 

 

 

 

La situation de la femme noire dans 

 

le domaine artistique au Maghreb :

 

l’expérience de la peintre tunisienne

 

Youssra Chouchène

 

 

 

 

 

 

​​

Propos recueillis par

 

Rym Gamanda

 

Chercheuse en littérature africaine francophone subsaharienne

Membre d’APELA & Doctorante à l'Université de Sfax (Tunisie)

 

 

Entrevue-enquête avec l'artiste

 

Youssra Chouchène

​​​​​​

 

 

 

Introduction

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre représentant une orientale noire, peinture. 

 

 

 

 

Un monde malaisé et une situation sanitaire déséquilibrée au cours de ces deux dernières années continuent à semer l’inquiétude, le scepticisme et le doute dans les esprits des terriens. Un retour à soi et une attention accordée à l’autre semblent devenir non seulement un refuge mais aussi un besoin immédiat. Les êtres humains se trouvent dans l'urgence d’interroger la nature de leurs rapports à l’autre et d’évaluer le degré de la mise en pratique des valeurs humaines et morales comme la justice, l’égalité et la solidarité. Les vagues de contestation soulevées dans plusieurs pays aux quatre coins du monde ont mis le point d’orgue sur la subsistance d’une violence plurielle et protéiforme qui a poussé des groupes à crier gare et à stigmatiser des comportements déplorables exercés à leurs égards. En Tunisie, la femme maghrébine noire revendique son intégration sociale et condamne le racisme et l’iniquité. 

 

Dans ce contexte, nous avons choisi d'interroger la situation de la jeune femme magrébine noire dans un domaine qui a toujours donné l’impression d’être le plus humain des domaines et des secteurs à savoir le domaine artistique dans le contexte maghrébin. Pour bien illustrer notre idée, nous avons choisi d’accorder notre attention au parcours de l’artiste Youssra Chouchène. En effet, cette talentueuse peintre noire est tunisienne. Originaire de Djerba, l’île des rêves qui a nourri son inspiration et sa créativité, elle a participé à de nombreuses expositions artistiques à l’échelle nationale et internationale. Elle a également contribué à plusieurs concours au cours desquels elle a remporté les premiers prix, comme le concours de Nasa Challenge et le concours Euro-méditerranéen.  La passion pour le Design de produits industriels a poussé la jeune Yousra à en faire son métier pour creuser son chemin dans l’art et pour concrétiser ses ambitions et ses rêves de toujours. Tout cela n’a fait qu’aiguiser sa sensibilité pour la peinture.

 

Ses créations artistiques sont d’une grande expressivité et d’une profonde sensibilité. Elles captent l’œil et accrochent le regard par leur contenu vibrant et réaliste qui affiche une forte prédilection pour le portrait des femmes de sa communauté et de son pays en mettant en valeur l’héritage berbère, la chaleur émotionnelle et orientale et les paysages multicolores et lumineuses. Les traits physiologiques des portraits féminins peints par l'artiste expriment aussi méticuleusement l'amertume, l'insatisfaction et l'indignation de la femme dans le monde arabe en mettant l'accent sur "l'orientale" noire, victime jusque-là d'une condition défavorable et injuste (patriarcat, sexisme, racisme, phallocratie…) Et la problématique qui s’impose par elle-même en faisant un tour autour de ses toiles consiste à s’interroger si on a affaire, dans ses tableaux à la peinture d'une autobiographie féminine orientale et maghrébine noire. Ceci vient de l’impression qu’on a dès le premier contact avec ses toiles. Ainsi, ces dernières racontent-elles des bribes de l'histoire de cette catégorie de femmes. Diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux Arts, elle a accepté de répondre volontiers à nos quelques questions qui interrogent son parcours et sa situation en tant qu’artiste noire dans son pays arabo-musulman : la Tunisie.

 

 

 

Entretien

 

 

 

 

1 Nous avons remarqué la prégnance des femmes dans vos toiles, des femmes dans plusieurs et différents états ayant souvent des humeurs contradictoires : des femmes souriantes, des femmes danseuses, des femmes travailleuses et même des femmes qui crient et qui pleurent. Mais ce qui a attiré notre attention, c’est l’omniprésence de la femme noire qui occupe vos tableaux d’une façon marquante. Pourriez-vous nous expliquer les raisons de cet intérêt et de cette prédilection pour les portraits des femmes et surtout la femme noire ?

 

 

Y.C Tout d’abord, je voudrais vous remercier infiniment de m’avoir accordée cette chance de me présenter en tant qu’Artiste Tunisienne Noire qui a toujours préféré s’exprimer dans un langage artistique, pictural et symbolique qu’elle trouve le plus capable de transmettre ses idées et ses sentiments.

En réponse à votre question, je dirais que la femme c’est tout simplement moi; la femme Tunisienne en particulier et la femme Maghrébine et Africaine en général qui est aussi, encore et toujours moi. Cette femme exceptionnelle à qui j’ai voulu accorder une place centrale dans mes tableaux, est la reine de mes tableaux !

La femme noire, c’est moi en grand « M », non seulement dans ma « tunisianité » mais aussi et surtout dans mon africanité ! Des toiles comme « The scream », « Silence » ou « La danseuse » rendent hommage à la femme noire mais elles mettent aussi en lumière des fragments de son vécu, des épisodes ou des « petites histoires » de sa vie quotidienne et des états d’âme de cette femme de couleur à qui on manquait d’accorder l’attention nécessaire et la considération qu’elle mérite d’avoir dans sa propre patrie et sur sa propre terre. C’est un passage en revue, une invitation à venir voir ce qu’elle endure et c’est surtout un instant de partage de ce qu’elle ressent au quotidien et de ce qu’elle peut encore faire et réaliser malgré tout. 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 1.

 

 

2 Oui tout à fait ! Nous avons remarqué que la femme Noire dans vos toiles semble insatisfaite et souvent malheureuse ! Elle semble associer inquiétude et tristesse. D’où provient cette mélancolie intrigante qui la submerge ? Quelles en sont les causes principales ?

 

 

Y.C Mes créations prennent les couleurs de mes humeurs et mes femmes peintes disent ma crainte de l'avenir, mes inquiétudes et mon insatisfaction actuelle face à ma situation en tant que femme noire dans mon pays. L’insatisfaction donne naissance à la contestation  qui est la raison d’être de mes œuvres.  

 

 

3 Peut-on dire dans ce cas que vous êtes engagée à prendre, à travers la peinture, une position contestataire contre des pratiques qui vous déplaisent comme la discrimination par exemple ? Pour vous, l’art est-il une arme efficace pour défendre une cause notamment la cause noire ?

 

YC Pour moi, la cause noire est principale mais mon engagement par et pour l’art couvre d’autres causes également.

Mon grand souci était de pouvoir exprimer le refus de l’exclusion dont la femme noire se sent victime dans sa vie quotidienne et professionnelle. Par la peinture, j’ai voulu stigmatiser les injustices, le racisme sous toutes ses formes et coutures et la ségrégation patente et latente. J’ai voulu mettre à nu des facettes d’un mal qui gangrène encore mon pays en 2021 à savoir la discrimination raciale. Je peux même ajouter que j’ai voulu défendre le procès des personnes défavorisées, les « sans-voix » et toutes celles et tous ceux qui ont un jour été victimes de l’iniquité.

 

 

4 À l’optique de tout ce que vous venez de dire, il y a aussi un point commun qui rassemblerait toutes vos femmes. Elles semblent être en état d’attente perpétuelle. Aspirent-elles à un avenir meilleur ?

 

YC Mes femmes, sont comme moi, dans l’attente d’un avenir incertain. Elles sont sceptiques et l’état de doute leur est constant. Une panoplie d’interrogations bourdonne dans leurs esprits. Elles cherchent toujours le pourquoi des choses et la raison suprême de leur place subalterne qui contredit leur humanité et leur intellectualité.

 

 

 

5 Je comprends parfaitement votre inquiétude mais je pense aussi qu’il y a une lueur d’espoir voire une lumière qui jaillit de l’ombre ? Parmi vos toiles, je me rappelle très bien de la femme noire qui danse et je pense que c’est la parfaite illustration de l’hymne à la joie et à la vie. Est-ce une invitation à être optimiste ?

 

 

YC  J’ai toujours été contre la capitulation. Ne jamais baisser les bras est mon slogan existentiel. Malgré les difficultés que j’ai rencontrées dans ma vie, j’ai toujours préféré garder le sourire et préserver mon esprit jovial. Dans mes œuvres, les couleurs ternes sont toujours traversées par des couleurs-lumières par quoi je voulais transmettre l’idée que la joie et l’espoir seront toujours des forces défiantes qui nous permettront de surmonter tous les malheurs du monde et que l’optimisme est une facette du combat et de résilience.

 

 

 

6 Vous dites « pour moi, la peinture est une fenêtre sur la vie. Elle exprime non seulement ce que je ressens mais elle est également mon porte-parole. C’est un miroir qui reflète mon image sous un autre angle. »

Dans quelle mesure, la peinture présente-t-elle pour vous un moyen d’extériorisation de votre intériorité et un reflet de votre intimité profonde ? Peut-on dire que l’art constitue une thérapie qui vous permettrait de mettre à nu un mal vécu ou une peine sentie ? 

 

 

YC Pour moi, les portraits que je peins ne sont pas seulement de simples dessins mais surtout mes compagnons éternels, mes amis et mes confidents à qui je raconte mes secrets les plus enfouis. Ce sont aussi des traces et des témoins d’un parcours turbulent et pluriel. Chaque ligne, chaque touche et chaque couleur contient une histoire ou une épreuve vécue ou endurée. Mes toiles sont aussi la langue avec laquelle j’essaye de communiquer avec le monde extérieur, d’inscrire ma vision du monde et d’exprimer mes opinions. Prendre mes crayons et mes couleurs équivaut, pour moi, au fait de rompre le silence, de dire les choses sans réserve et sans retenue, de libérer mes mois enchaînés et de me sentir affranchie. C’est ainsi que je pratique comme vous l’avez bien dit, ma propre thérapie.

 

 

 

7 Parmi les portraits que vous avez dessinés, pourriez-vous nous choisir un qui semble vous représenter le plus parfaitement ? Et quelles étaient les circonstances qui ont donné sa naissance ?

 

YC « Silence » est le portrait le plus cher à mon cœur. C’est un tableau en noir et blanc, qui expose une femme noire en état de détresse. Les yeux embués de larmes qui coulent et qui couvrent le visage entier. La femme est imprégnée par son silence intrigant et le regard morose traduit une tristesse mêlée à la déception. J’ai peint ce tableau pour tracer mon expérience douloureuse quand j’étais responsable de design de produits industriels dans une entreprise. Là-bas et en tant que travailleuse salariée, j’étais victime d’injustice et d’humiliation à plusieurs reprises de la part de mon patron. Le jour même de la réalisation de ce portrait (qui n’était que l’effet de cette injustice tragiquement éprouvée), j’ai revendiqué mon droit d’êtredignement payée comme mes collègues de travail. Mon directeur a refusé d’augmenter mon salaire et de me mettre dans le même pied d’égalité avec les autres employés. Sa réaction qui était accompagnée d’un ton dédaigneux et moqueurm’a beaucoup bouleversée et je me suis rendue compte du tragique de ma situation en tant que jeune femme noire qui a opté pour l’art de design comme noble métier et moyen d’expression. 

 

 

 

8 Selon vos propos et votre expérience racontée, la femme noire artiste avance dans des conditions défavorables et difficiles et elle occupe une place seconde et subalterne malgré ses atouts intellectuels. Est-elleétrangère dans son propre pays ?

 

 

YC Effectivement ! Dans l’entreprise où j’ai travaillé un bon moment, j’ai eu toujours l’impression d’occuper une position inférieure. Consciente des efforts que j’ai fournis, de mon assiduité et de mon sérieux au travail, je me suis toujours demandée pourquoi cette iniquité exercée à mon égard et pourquoi me priver de mon droit d’une rémunération méritée surtout qu’on adossait des tâches qui débordaient ma spécialité de désigner ?! Je faisais presque tout. J’étais obligée de garder le silence, faute de moyens et par crainte d’être exclue de mon travail ; moi qui appartiens à une classe très moyenne. J’ai travaillé sous la pression du harcèlement moral et de la violence verbale exercées par « mon maître » du travail.

 

 

9 Vous nous avez parlé d’une expérience difficultueuse qui nous a donné un aperçu sur votre parcours professionnel sulfureux. Le domaine artistique semble être un univers difficilement accessible à la femme noire tunisienne et un univers où elle se trouve exposée à plusieurs embûches et à de dures épreuves. Qu’en est-il de votre parcours académique ?

 

 

YC [sourire] Il n’était pas très différentde mon parcours professionnel. [Après un silence plus ou moins long] Je vais vous raconter une anecdote ! Originaire de Djerba, j’ai dû me déplacer à une autre ville pour poursuivre mes études supérieures. J’ai déposé mon dossier de candidature et au fond de moi, j’étais presque sûre d’être acceptée vu la moyenne considérable et le bon scoreque j’avais. À ma grande surprise, ma candidature a été refusée sans raison convaincante sachant que des candidats qui avaient des moyennes inférieures à la mienne ont été acceptés. Je ne vous cache pas que cela m’a beaucoup vexée mais j’ai fini par réussir à accéder à cet institutgrâce au soutien d’une amie à moi. Et depuis, j’aidécidé de travailler jour et nuit pour prouver au directeur qui m’a exclue au début de l’année, que j’étais digne d’être là et qu’une femme noire ne manque pas d’esprit, de créativité artistique et de talent non plus surtout pour réussir et pour y arriver. Par mes propres efforts et par la grâce de Dieu, j’étais la première de ma promotion dans ce même institut. 

 

 

10 L’injustice vous a suivie dans les différentes étapes de votre parcours mais vous avez toujours fait preuve de courage, de persévérance et de résilience.  Pourquoi avez-vous souvent préféré garder le silence et réagir avec le travail et l’action ?

 

 

YC Mes toiles étaient mes réactions, mes prises de positions, mes cris de révolte et mes contestations. Par exemple, mon tableau TheScream incarne beaucoup ce retour réactionnaire, le cri sorti de la bouche de cette femme noire est un cri d’indignation et d’un « C’est Assez ! » et d’un « It’sEnough ! » dégagés de plus profond de l’âme. Je me rappelle très bien que ce tableau était dessiné sous le choc lors d’un cambriolage dont j’ai été victime à la ville de Sousse et personne n’a voulu me soutenir ou m’aider quand l’incident s’est passé. Je me suis retrouvée seule face à mes agresseurs et je me suis retrouvée seule à affronter le mal et la violence. J’ai crié à haute voix mais personne n’a voulu m’écouter ou me soutenir.

 

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 2. 

 

 

11  C’est vraiment dur ce que vous avez malheureusement vécu mais je vous félicite pour votre polyvalence et belle énergie qui sont toujours là. C’est vrai que vous exprimez votre contestation non seulement à travers des toiles de peinture mais vous pratiquez aussi la photographie et le maquillage artistique puisque vous créez de votre propre visage et de votre propre corps des tableaux d’art pour exprimer vos attitudes et pour transmettre des messages d’une femme insurgée contre le racisme, l’injustice et la misogynie ; ces fléaux desquels vous avez tant soufferts. Pour vous, le maquillage artistique est-il une autre facette de militantisme ou un talent de plus qui s’ajoute à plusieurs de vos bijoux et trésors distingués et uniques ?

 

 

YC Des incidents qui se passent partout et quotidiennement révèlent le mal et le côté monstrueux de certaines personnes qui font perdre l’équilibre et la stabilité aux quatre coins du monde. L’affaire Georges Floyd aux États-Unis a secoué la planète entière. C’était horrible ! « I can’tbreath » ; est un cri d’étouffementqui a fait fondre mon cœur et m’a obsédée. Il y a des milliers de personnes noires dans ce monde qui répètent silencieusement et douloureusement « Je ne peux pas respirer ». Ils en ont assez de discrimination et de racisme et c’est afin de condamner cette injustice que j’ai réalisé l’œuvre de maquillage artistique où j’ai divisé mon visage en deux couleurs : la couleur noire qui est la mienne et la couleur blanche que j’ai ajoutée pour montrer que nous sommes toutes et tous des êtres humains, semblables et identiques. La peau, quelle que soit sa couleur demeure une épiderme extérieure qui n’influence en rien notre identité humaine.

 

 

12 Que pensez-vous de la visibilité de la femme noire artiste dans les médias tunisiens ? A-t-elle les mêmes chances d’apparition que « les autres femmes » ?  

 

 

YC D’après ce que je vois tous les jours, il s’agit d’une apparition très modeste et presque inexistante. La femme noire et particulièrementl’artiste noire, je ne lavois presque pas passer ou s’afficher dans nos chaînes de télévision et je ne me rappelle pas l’avoir écoutée sur nos ondes à la radio. Elle est donc quasiment absente et si je vous parle de ma propre expérience, je n’ai jamais été invitée par les médias audio-visuels. Et pourtant, il ya parmi nous beaucoup de femmes talentueuses cachées et éclipsées qui aspirent au succès mais elles se trouvent presque écartées et ignorées.

 

 

​​​​​© Crédit photo : Youssra Chouchène, œuvre artistique représentant une orientale noire, no 3.

 

 

13 D’après tout ce que vous venez d’affirmer ou de témoigner, l’avenir semble flou et dur à projeter. Pouvez-vous nous parler encore des rêvesqui vous habitent et des ambitions qui restent à concrétiser dans l’avenir proche ou lointain surtout que vous êtes encore très jeune et vous avez encore un long chemin devant vous ?

 

 

YC Tout d’abord, je rêve d’un monde où le racisme ne trouvera jamais de place et où l’égalité règnera partout. Je rêve d’un avenir meilleur où la femme noire se sentira prospère et épanouie au sein de son propre pays et où elle sera considérée et reconnue dans toute sa « tunisianité » mais aussi dans son africanité. Je rêve de devenir une peintre très célèbre, connue à l’échelle internationale et je souhaite de tout mon cœur avoir l’opportunité et la chance d’ouvrir ma propre entreprise pour exercer mon talent préféré qui est le Design. J’aspire aussi de voyager ailleurs et de découvrir d’autres horizons ! Merci pour cette attention à mon égard et l’égard de mon art.

 

 

Biographies :

 

 

Youssra CHOUCHÈNE. Tunisienne, originaire de Djerba. Elle est artiste en design de produits et particulièrement en peinture. Ses tableaux affichent un intérêt exacerbé pour la femme dans sa pluralité, notamment la femme maghrébine. Son talent prodige lui a permis de remporter plusieurs prix et médailles à l'échelle nationale et internationale comme le 2ème prix du concours de Nasa Challenge et celui du concours Euro-méditéranéen. Elle est également passionnée par la photographie et le maquillage artistique.

 

 

Rym GAMANDA est doctorante Tunisienne à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de Sfax. Chercheuse en littérature africaine francophone subsaharienne et membre d’APELA, l’association pour l’étude des Littératures Africaines. Elle travaille essentiellement sur la question du « Féminin » en rapport avec l’identité sexuée.

Elle est diplômée de l’Université de Rouen en pédagogique du FLE et elle a participé à plusieurs formations à distance portant sur les techniques innovantes en classe du FLE.

 

 

©RG

 

***

 

Pour citer cet entretien-témoignage  

 

 

Rym Gamanda, « La situation de la femme noire dans le domaine artistique au Maghreb : l’expérience de la peintre tunisienne Youssra Chouchène », entretien-témoignage inédit illustré par quatre œuvres de l'artiste Youssra Chouchène, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations » & Revue Orientales, « Les figures des orientales en arts et poésie », n°1mis en ligne le 16 septembre 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/no10/rg-youssrachouchene

 

 

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REVUE ORIENTALES ET LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 10 REVUE ORIENTALES Muses et féminins en poésie Féminismes
13 septembre 2021 1 13 /09 /septembre /2021 14:00

 

N°10 | Célébrations | Annonces diverses

​​

 

 

 

 

 

 

Avis de parution de 

 

 

 

Vi♀lence(s)

 

 

 

 

 

​​​​​​© Crédits photos : Première de couverture du livre & Paule Andrau, images fournies par les éditions Maurice Nadeau.

 

 

Mon roman, Vi♀lence(s), n’est ni une « autofiction » parmi d’autres, ni un « essai » ni un « témoignage ». Il est un hommage aux femmes : comme le ferait une “partition” musicale, il  orchestre des histoires morcelées qui émeuvent, indignent et révoltent, il cherche à ébranler la conscience sociale qui, de façon générale, nie et méconnaît la condition féminine. 

Il a longtemps mûri dans ma pensée, accumulant toutes ces blessures faites aux femmes dont elles ne parlent pas, ces « bris de femmes », comme des sédiments qui ont fini par venir au jour au fil d’un long processus : ces éléments qui semblaient disparates ont pris sens de leur confrontation même, en un kaléidoscope incomplet et mouvant, c’est devenu une création littéraire et artistique qui se revendique pour telle.

Camus fait dire à Caligula, son « héros de l’absurde », « Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux ». Il est temps de dire pour les femmes d’aujourd’hui et celles de demain : « Les femmes meurent et elles ne sont pas heureuses ». 

© Paule Andrau

 

 

© Françoise Urban-Menninger, «  Interview à propos de "Vi♀️lence(s)" de Paule Andrau » texte inédit, photographie par Gilles Nadeau, ****&&&&Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 30 août 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/fum-entretien-pauleandrau

 

Contact : 06 81 72 53 46 / editions.mauricenadeau@orange.fr / www.maurice-nadeau.net https://www.instagram.com/edmauricenadeau/ https://www.youtube.com/channel/UCa0qhIM8ZydjNXXb7y6VyZQ

 

Source de l'information : le communiqué de presse de la romancière.

 

 

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Pour citer cet avis de parution

 

LE PAN POÉTIQUE DES MUSES« Avis de parution de "Vi♀lence(s)​​​" » texte inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N° 10 | Automne 2021 « Célébrations », mis en ligne le 13 septembre 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no10/pa-violences

 

 

 

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