15 avril 2017 6 15 /04 /avril /2017 15:28

 

Événement poétique 2017

 

 

Les voix de la paix et de la tolérance

 

 

 

 

 

Sur l'initiative de Dina Sahyouni (fondatrice de cette revue) qui déplore les horreurs commises tous les jours au nom des religions & du consumérisme effréné dans le monde, Le Pan poétique des muses vous prie de bien vouloir prendre part à l'événement poétique en ligne intitulé :

 

« Les voix de la paix et de la tolérance »

 

parce que nous croyons que ces voix de la paix et de la tolérance peuvent faire taire les vacarmes de la haine quand elles s'unissent et chantent ensemble leurs valeurs. 

Pour y participer, merci de nous envoyer (contacts) un poème qui contient un des termes suivants « tolérance », « paix » & « égard » ou une de ces formules « non à la famine ! » & « famine plus jamais ça ! » du 20 avril au 18 décembre 2017 ! Les poèmes sélectionnés bénéficieront d'une publication successive dans la version numérique de notre revue.

***

Pour citer ce texte

 

LPpdm, « Événement poétique 2017 : "Les voix de la paix et de la tolérance" », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°10 mis en ligne le 15 avril 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/voixdelapaix.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:12

 

n°6|Événement poétique 2016

 

Un pan de poèmes pour Toutes à l'école 2016

 

Crédit photo :  La leçon difficile (1884),

William-Adolphe Bouguereau (1825-1905), domaine public, image trouvée sur Wikipédia 

 

ISSN = 2116-1046

Revue féministe,  internationale &

multilingue de poésie entre théories & pratiques

diffusée en versions électronique

(apériodique) et imprimée (4 numéros par an)

Le Pan poétique des muses (Imprimé)
ISSN 2492-0487

Logodupan

© www.pandesmuses.fr  

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Eric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Sélection & réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

 

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Sommaire

Camille Aubaude 

Jérôme Aviron

 

  Carole Clotis

 

Marceline Desbordes-Valmore

Dina Sahyouni

Anaïs Ségalas

 

 

Avertissement : Le Pan poétique des muses s'est métamorphosée en périodique imprimé de 4 numéros par an, continue aussi à publier a-périodiquement sa version (différente) en ligne. La Lettre du Ppdm prend désormais un rôle important dans nos publications en ligne, n'hésitez plus donc à y contribuer. Vos contributions peuvent être choisies pour figurer dans nos numéros imprimés. Notre site héberge également et pour une durée indéterminée l'association SIEFEGP et ses publications. Belles rencontres poétiques au fil de nos pages !

Au plaisir de vous lire et de vous publier,
Rédaction de la revue LPpdm,
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Astartê (alias Dina Sahyouni éd.), Un pan de poèmes pour Toutes à l'école, aux éditions Pan des muses, coll. Flora, 2015

 

© Tous droits réservés             Lettre n°8

                                 

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                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                L'orpheline

                                 

                                Anaïs Ségalas

                                (née en 1819, décédée en 1895) 
                                Poème transcrit par DS

                                 

                                 
                                 
                                Morts tous deux !.. Malgré moi, je les cherche, j'appelle ;
                                Et cependant je vis emporter mes trésors !
                                Mon bonheur les suivit… Oh ! Mon culte est fidèle ;
                                Laissez couler mes pleurs, car c'est l'encens des morts !
                                 
                                Ils m'aimaient tant !… ma mère avait mille caresses
                                Pour sécher une larme ! Au coin du feu joyeux,
                                Mon père, en la raillant de ses douces faiblesses,
                                Me grondait de la voix, me caressait des yeux.
                                 
                                Enfants au front riant, au regard qui flamboie,
                                Vous avez vos parents, ces célestes appuis ;
                                Leurs baisers du matin, qui font les jours de joie,
                                Et leurs baisers du soir, qui font les douces nuits !
                                 
                                Tenez, je suis jalouse !.. Oh ! tout brille et s éclaire :
                                Le matin, le soleil fait entrouvrir la fleur ;
                                Moi, je n'ai plus, hélas ! cet amour d'une mère,
                                Qui faisait au réveil épanouir mon cœur !
                                 
                                Ô Dieu, que j'ai cherché leurs figures aimées,
                                Que j'ai frappé de fois à leurs portes fermées !..
                                Quand la mort me les prit, tout en pleurs au foyer,
                                Moi, j'appelai ma mère avec des cris d'alarme ;
                                Mais ce fut la première larme
                                Qu'elle ne vint pas essuyer !
                                 
                                Je regardais partout avec des yeux avides ;
                                Mais plus rien d'eux ! leurs lits, leurs fauteuils étaient vides.
                                Rien, pas même leur ombre !.. Et folle de douleur,
                                Je courais demandant ces amis invisibles ;
                                Il restait sur les murs deux portraits insensibles,
                                Deux portraits vivants dans mon cœur.
                                 
                                Je me sentis mourir… À mon lit de souffrance,
                                On venait me soigner avec indifférence,
                                Des mains, jamais de l'âme ! Où te cachais-tu donc,
                                Toi qui laissais tomber, pour apaiser ma fièvre,
                                Une goutte d'eau sur ma lèvre
                                Avec un baiser sur mon front ?
                                 
                                Puis il fallut quitter cette maison sacrée,
                                Tous ces meubles empreints de leur trace adorée ;
                                La chambre où j'essayai mes pas, faible roseau ;
                                Ce foyer de famille, où s'asseyait mon père ;
                                Ces échos tout remplis de la voix de ma mère
                                Et des chansons de mon berceau !
                                 
                                Mon Dieu ! ces étrangers qui sous leur toit nous gardent
                                Froidement, sans amour, dont les yeux nous regardent
                                Et ne nous aiment pas ; c'est presque l'abandon !
                                Des étrangers, ce sont des âmes sans faiblesses,
                                Des cœurs secs, des mains sans caresses,
                                Ce sont des lèvres sans pardon !
                                 
                                Hier on me mena dans le grand cimetière ;
                                On me dit : « Ils sont là, froids, muets sous tes pas ;
                                Ces fronts que tu baisais vont tomber en poussière,
                                Car tout s'anéantit. » Je ne comprenais pas.
                                 
                                Puis, me montrant les cieux, on dit : « Fais ta prière :
                                Ils t'attendent là-haut, dans ces pays de feu,
                                Où remonte l'amour, d'où descend la lumière. »
                                Alors je compris, ô mon Dieu !
                                 
                                Je regardai le ciel qui prend ce qui succombe,
                                Et conserve du moins, quand la terre détruit…
                                Ô mon Dieu, que c'est beau le ciel sur une tombe !
                                Comme un second soleil l'espérance y reluit !
                                 
                                Là j'aurai leurs baisers, leur tendresse suprême,
                                C'est mon foyer divin, c'est mon toit paternel :
                                Le ciel c'est maintenant la demeure où l'on m'aime,
                                Laissez-moi regarder le ciel !
                                 
                                 
                                 
                                Ségalas, Anaïs, Enfantines : poésies à ma fille,  Paris, Veuve L. Janet, 1845, 1 vol, 271 p.), 4ème  édition, portrait rapporté, in-18, domaine public, Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, YE-33096, pp. 189-195, url : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688401x

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Anaïs Ségalas, « L'orpheline », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/orpheline.html

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                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Ma fille

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                Marceline Desbordes-Valmore

                                (née en 1786, morte en 1859)
                                Site de l'association : http://www.desbordes-valmore.net/
                                Poème transcrit par DS

                                 

                                 

                                 

                                C'est beau la vie,

                                Belle par toi,

                                De toi suivie,

                                Toi devant moi !

                                C'est beau, ma fille,

                                Ce coin d'azur

                                Qui vit et brille

                                Sur ton front pur.

                                 

                                 

                                C'est beau ton âge

                                D'ange et d'enfant,

                                Voile ou nuage

                                Qui te défend

                                Des folles âmes

                                Qui font souffrir,

                                Des tristes flammes

                                Qui font mourir.

                                 

                                 

                                Dieu fît tes charmes,

                                Dieu veut ton cœur,

                                Tes jours sans larmes,

                                Tes nuits sans peur ;

                                Mon jeune lierre,

                                Monte après moi ;

                                Dans ta prière

                                Enferme-toi.

                                 

                                 

                                C'est beau, petite,

                                L'humble chemin

                                Où je ne quitte

                                Jamais ta main ;

                                Car dans l'espace,

                                Aux prosternés,

                                Une voix passe

                                Qui dit : Venez.

                                 

                                 

                                Tout mal sommeille

                                Pour ta candeur,

                                Tu n'as d'oreille

                                Que dans ton cœur :

                                Quel temps ? quelle heure ?

                                Tu n'en sais rien ;

                                Mais que je pleure,

                                Tu l'entends bien !

                                 

                                 
                                 
                                Desbordes-Valmore, Marceline, Les poésies de l'enfance, (section "De l'enfance"), posthume, Paris, éd. Garnier frères, 1873, 272 p. ; in-18, domaine public, Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Ye-20030, url : http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30328143s , pp. 174-176.

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Marceline Desbordes-Valmore, « Ma fille », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/fille.html

                                 

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                                Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:09

                                 

                                Poèmes pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                La fête au lycée, L’école

                                 

                                &

                                 

                                Mon lapin, c’est du poulet !

                                 

                                 

                                Jérôme Aviron

                                 

                                 

                                 

                                La fête au lycée

                                 

                                À Cormorand, le 5 juillet 2013

                                 

                                Chacun se prépare fébrile,

                                À porter ses plus beaux atours,

                                Heureux en ce doux mois d’avril

                                De danser le soir, tour à tour.

                                 

                                Pour une poignée d’heures, le vieil édifice

                                Se maquille de guirlandes,

                                Tandis qu’un feu d’artifice

                                Illumine la nuit de ses sarabandes.

                                 

                                Une musique pleine de vie va bon train,

                                Sortie d’un inusable électrophone

                                Ou bien d’un orchestre, plein d’entrain

                                Entre trompettes et saxophones.

                                 

                                Les airs d’aujourd’hui ou d’hier

                                Agitent les jambes, d’un tempo débonnaire

                                Et les parents, de l’ouvrier à la banquière

                                S’amusent plus que d’ordinaire.

                                 

                                La joie se devine, affichée

                                Sans aucun complexe sur les visages détendus,

                                Loin des mornes veillées, où fâchées

                                Ils ne voient point venir la bonne note attendue.

                                 

                                Ces quelques moments à fouler

                                Le pavé de leurs anciennes récrées,

                                Les ramènent à petites foulées

                                Vers leurs jeunes années, sacrées.

                                Ils revoient leurs propres père et mère

                                Dansant des valses démodées

                                Ici même, dans l’atmosphère

                                Ouatée de belles dames fardées.

                                 

                                Désormais, hélas, les tenues de sorties

                                Ont laissé place, en quelques décades

                                Aux jeans et autres Tee-shirts mal assortis,

                                Symboles d’une drôle de rebuffade.

                                 

                                Mais la ronde des âges tourne toujours

                                Et après-demain, ce seront certainement

                                Leurs petits-enfants, qui bientôt verront le jour

                                Et reviendront à plus de discernement…

                                 

                                ***

                                 

                                L’école

                                 

                                À Cormorand, le 6 septembre 2014

                                 

                                Apprendre à compter

                                C’est dégourdir ses doigts,

                                Les bouger comme il se doit,

                                Pour ainsi bien les décompter.

                                 

                                Écrire sur les lignes

                                Tracées avec grand soin à la règle,

                                Permet, je le souligne,

                                De décrire des choses espiègles.

                                 

                                Lire sans difficultés

                                Nous offre au fil des pages, le monde entier

                                Pour rêver à satiété,

                                D’une culture dont nous sommes les héritiers.

                                Mais l’école, c’est avant tout

                                Le lieu où soudain, l’on découvre

                                Nos petits camarades venus de partout,

                                Jouer avec nous quand la grille enfin s’ouvre.

                                 

                                Assis devant le vieux tableau noir,

                                La craie nous chatouille les oreilles,

                                Support moins profond qu’une toile de Renoir,

                                Mais porteur du savoir, merveille des merveilles.

                                Longtemps après que l’on ait Quitté son pupitre,

                                On songe à ces heures qui couronnaient

                                L’enfance, fin d’un chapitre…

                                 

                                ***

                                 

                                Mon lapin, c’est du poulet !

                                 

                                À Lyon, le 30 janvier 2013 14 h

                                 

                                À table le mercredi chez maman,

                                C’est presque toujours la foire d’empoigne

                                Pour faire manger les garnements,

                                Entre cris et bobos que l’on soigne.

                                Après de bien belles années à Ecully,


                                 

                                Le déjeuner de la mi-semaine

                                Chacun se prépare fébrile,

                                À déménagé sur Dardilly,

                                Où Mamie Maryse ne compte pas sa peine.


                                 

                                L’été ou l’hiver, Les mois se succèdent

                                Mais ne se ressemblent pas, forts divers

                                Suivant les convives qui se précédent.


                                 

                                Les mets arrivent sur la longue table,

                                Des tartiflettes aux plats cuisinés

                                En passant par les tourtes, de gros rôtis ou des râbles

                                De lapin, que l’on transforme en poulet mariné.


                                 

                                Alors, les plus jeunes en avalent

                                Pleins d’ardeurs pour ces denrées travesties,

                                Par une salutaire cabale

                                Des adultes, complices avertis.


                                 

                                Plus l’heure tourne, plus chacun s’empresse

                                De dire aux autres les simples événements

                                De son existence quotidienne, et comment

                                Se passera son dimanche, sans stress.


                                 

                                Soudain, Adrian préposé au café

                                Se lève, timide sans un bruit et rejoint

                                Le percolateur, dans l’ambiance surchauffée

                                Entre beaux-frères, grands-parents et conjoints.


                                 

                                D’un coup, pour certains il est temps de partir

                                Vers d’autres activités récréatives,

                                Ou alors bien pire,

                                Dans la vie active…

                                 

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ces poèmes

                                Jérôme Aviron, « La fête au lycée », « L’école », & « Mon lapin, c’est du poulet ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/ecole.html

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                                Poèmes pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Le souhait (in)sensé

                                 

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                                L'oiseau bleu

                                 

                                 

                                Dina Sahyouni

                                 

                                Le souhait (in)sensé 

                                © Crédit photo :  une modeste création personnelle intitulée « Fresque », improvisation du 18 octobre 2010 (à 09h33)

                                © Crédit photo : une modeste création personnelle intitulée « Fresque », improvisation du 18 octobre 2010 (à 09h33)

                                Si l’émotion fabrique des instants magiques où tous les maux immigrent vers le néant, si les mots arpentent les sentiers de l’esprit féminisant ainsi le tout, et mettant à rebours les horloges de la vie, si ton cœur s’ouvre comme l’univers et s’éparpille en galaxies… Si le monde s’emplit de  Si  ne l’est plus…

                                Si tu viens renverser le dessein d’une petite fille qui croît encore en l'amour. Si tu viens réchauffer son imaginaire et dessiner en elle une fée… Je voudrais tellement être ta fée et ne plus être ton fait...
                                 

                                ***

                                L'oiseau bleu

                                L’oiseau de bonheur s’insurgeait sur le bateau de l’ancien temps de la parenté sélective. L’oiseau bleu se meurt au cœur de la fille battue.Ce n’est point utile de faire bouillir la marmite avec les fleurs de ses rêves... "On mangera quoi demain ? ", demanda le père, la mère répondit : "elle est faible, servile et pleine de chagrins. elle est bonne à rien. On se contentera d’avaler ses yeux pour qu'elle ne nous voie plus"*

                                 

                                * Si la parenté biologique est souvent imposée à l'homme, la parenté intellectuelle pourrait se révéler indomptable et le lieu d'une mort certaine

                                ***

                                 

                                Pour citer ces poèmes

                                Dina Sahyouni, « Le souhait (in)sensé » & « L'oiseau bleu », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/oiseau.html

                                 

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                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:09

                                 

                                Acrostiche en prose pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016

                                Magdalena

                                 

                                 

                                Carole Clotis

                                 

                                 

                                Madeleine de septembre, le dix-huit qui es-tu venue après les autres sans aucun retard dès que l’heure eut sonnée dans tes pupilles noires et ton prénom maternel nié dans son écrire-droit ?

                                Ailleurs, c’est ce qu’on dit de toi, d’ailleurs comme un aller au subjonctif,

                                Qu’elle aille dans son rang, qu’elle sache lire mais que la tente givrée où tu t’es arrêtée soit une peau contre l’automne froid, que les autres viennent vers toi, que la colonne où l’on te range te permette l’existence, qui es-tu toi qu’ils craignent et qui a peur ?

                                Grand soleil roumain, garde brillante cette âme d’été, la fierté d’être comme d’autres curieux et malchanceux, qui es-tu fille du feu et d’où viens-tu ?

                                Dis-leur qu’elle n’a rien, qu’on ne peut exiger rien, qu’elle n’a pas les conditions.

                                Quelles conditions exige-t-on, qui craint l’abîme venu de toi ?

                                Abîme profond qui nous sépare, qu’on t’emplisse de rires gagnés sur le si peu, que tu portes la chaleur des tiens, que ta fierté soit l’exigence du même, loin de l’humiliation de n’en vouloir rien. Qui es-tu toi qu’on a nommée pour fouler la Terre qui est la nôtre, et dont nous ne possédons rien ?

                                Là où il fallait écrire un qui es-tu je ne sais qui as signé, quel nom est celui d’une mère ou le tien pourvu que ce nom t’accompagne sous les étoiles, accroche-toi à ces lettres mal comprises, mal remplies comme des papiers obscurs qu’on t’a donnés un autre jour, laissez-passer rendu à notre heure voulue qui dit emmenez mon enfant, qu’elle y aille aussi, le monde l’attend comme l’horizon des autres ;

                                Et la croix semble celle d’un enfant fragile, traits ancestraux marqués dans le papier, l’erreur dans la date et sur toute la ligne, qui es-tu gravée dans cette feuille témoin de toi ?

                                Nommée premier témoin de la résurrection, toi qui m’observes de tes yeux d’enfant qui es-tu toi qui es là n’étant plus d’ailleurs maintenant et de quel Temps viens-tu ?

                                 

                                Alors ton ailleurs c’est nous, hors les fenêtres baudelairiennes mais dans nos murs-mêmes où, protégés l’on croit encore au langage abstrus de la poésie française.

                                 

                                ***

                                Pour citer ce poème

                                Carole Clotis, « Magdalena », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/magdalena.html

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                                11 octobre 2016 2 11 /10 /octobre /2016 12:00

                                 

                                Poème pour Toutes à l'école

                                Événement poétique 2016


                                 

                                Comptine

                                 

                                 

                                 

                                Camille Aubaude

                                Rédactrice de la revue LPpdm, membre de la SIEFEGP

                                responsable aussi de la rubrique Chroniques de Camille Aubaude

                                Sites officiels : http://www.camilleaubaude.com/

                                 www.lamaisondespages.com/

                                Blog officiel : https://camilleaubaude.wordpress.com/

                                 

                                 

                                 

                                 

                                 

                                Enfant du ciel

                                Vole sur la terre !

                                Donne tes yeux clairs,

                                Ta bouche vermeille

                                Aux enfants de la terre,

                                Aux enfants de la terre.

                                Avant de dormir,

                                Ton doux sourire

                                Petit oiseau de miel,

                                Jusqu’au réveil,

                                Enfant du ciel,

                                Reviens sur terre,

                                Et tu dors, et tu dors,

                                Tu dors !

                                 

                                ***

                                 

                                Pour citer ce poème

                                Camille Aubaude, « Comptine »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : n°6|Événement poétique 2016 « Un pan de poèmes pour Toutes à l'école » [En ligne], mis en ligne le 11 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/comptine.html

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                                11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 06:02

                                 

                                 

                                Un pan de poèmes pour Toutes à l'école-couverture 2013

                                 

                                 © Crédit photo de la couverture : Transmission  par Sophie Brassart 

                                 

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                                Revue féministe de poésie

                                électronique, internationale,

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                                n°2|Événement poétique

                                 

                                Un pan de poèmes
                                 

                                pour Toutes à l'école 2013

                                 

                                Un pan de poèmes pour Toutes à l'école-couverture 2013

                                Marraine de l'événement

                                 

                                Françoise Urban-Menninger


                                ISSN = 2116-1046

                                 

                                Revue féministe de poésie

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                                Sommaire

                                Camille Aubaude 

                                Sophie Brassart

                                Anne-Marie Reine Le Pape

                                Lisette Lombé

                                Dina Sahyouni

                                Johanna Treilles

                                Françoise Urban-Menninger 

                                 

                                 

                                Fêtons ensemble la journée internationale des filles

                                Participez à la campagne 

                                    

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                                  Poème Rencontre Texte et illustration Huguette Bertrand Poème reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure-éditrice Site personnel : http://www.espacepoetique.com/Espace/intime.html © Crédit photo : "Rencontre" par Huguette Bertrand Se saluer à...