15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:48

 

Événements poétiques | 2017 | Concours international (1ère édition)

 

 

 

 

 

Le concours international, poétique & artistique

 

 

du périodique Le Pan Poétique des Muses

 

 

Édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie

 

 

 

 

N'hésitez pas à prendre part au 1er concours international poétique & artistique du périodique Le Pan Poétique des Muses pour sélectionner les dix meilleurs articles sur la poésie et les dix meilleures contributions poétiques, musicales, humoristiques, artistiques (etc.) sur l'un des thèmes suivants : les animaux, le handicap et la joie. Les sélectionné-e-s bénéficieront d'un numéro collectif en ligne et d'une attestation individuelle signée par Le Pan Poétique des Muses. Règlement : deux propositions au maximum par auteur-e.

Dates butoirs : du 1er août 2017 au premier octobre 1er décembre 2017 compris. contact.revue@pandesmuses.fr

 

 

Sommaire

 

 

Poèmes

 

Mona Gamal El-Dine, « La voix d'un enfant inconnu »

Natacha Guiller, « Les moufles’moutatchou » & « Oiselle en gras vagabonde »

Claude Luezior (textes & illustrations), « Nuit farouche » & « Confessionnal »

Tatjana Debeljački, « The pain » & « Instead of my will »

Johanna Treilles, « Mon enfant du soleil »

 

 

 

Films poétiques

 

Raphaelle Gayon, « "Ode à Adeline Chambriard" de Camille Aubaude »

 

***

 

 

Pour citer ce sommaire


Le Pan Poétique des Muses, « Le concours international, poétique & artistique du périodique Le Pan Poétique des Muses. Édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 23 août 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/8/concours-sommaire.html

 

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Page créée le 23 août 2017

Dernière mise à jour le 10 octobre 2017

Dernière mise à jour le 15 octobre 2017

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 16:47

 

1er concours international de poésie

 

Poème inédit pour "Les voix de la paix et de la tolérance" 

 

 

 

Poème sélectionné sur le thème "la joie"

 

 

 

La voix d'un enfant inconnu

 

 

 

Mona Gamal El-Dine

 

 

 

En souvenir des enfants coptes massacrés sur le chemin de monastère de Saint Samuel à Minieh

 

 

Musique

 

Je contemple l’arbre anéanti et la terre brûlée...

J’ai poussé un cri d’amour et de désespoir...

Je n’entends pas le chant des oiseaux, ni leurs petits gazouiller comme autrefois...

Je pleurais et le ciel pleuvait...

Je vis le présent mais le passé m’habite... j’ai effacé les souvenirs !

 

Il était une fois, des champs de blé, surface dorée, étaient l’espoir de nourrir les habitants de la vallée...

Comme ma mémoire est perturbée, je me souviens que je jouais avec les filles et les garçons : Léa, Mina, Amal, Khalid, Youssef,...

 

À l’époque, les cloches de l’église annonçaient un événement, nous rentrons avec l’espoir de partager le pain sacré...

 

Avant le coucher du soleil, c’était le retour des paysans avec leurs troupeaux, nous sautions de joie devant cette image...

Nous rentrons pour le dîner...

C’était la joie de vivre...

 

Sur le chemin, l’odeur du pain engouffré dans le four nourrit notre cœur avec un immense bonheur...

Sur la route des souvenirs, j’ai perdu mes mots, les cris des enfants et le chant des oiseaux...

 

Je ne me souviens plus des couleurs de l’arc-en-ciel, au moment du coucher de soleil, sur notre village...

J’ai oublié les couleurs de joie des costumes traditionnels des femmes,...

 

Je suis revenue pour marcher sur les cadavres de mon village, corps silencieux, yeux ouverts sans regard qui voudraient raconter l’histoire de notre village anéanti – arrêt sur l'image – sans reconnaissance de mémoires...

 

Anges innocents, ils n’ont pas touché le bonheur de la vie

Un fantôme obscure hante ses victimes

Les âmes révoltées sont en souffrance

On mutile les cadavres, on brûle leurs objets sacrés

Leur corps immobile, continue à méditer...

L’œil de la divinité est indifférent du flot de sang ? !

Combien de poèmes pour me consoler ? !

 

Musique

 

Il était une fois, un village, une montagne, des enfants qui jouaient, des femmes préparaient le pain, des hommes récoltaient le blé, des mariages et des deuils, une vie de village !...

 

Des arbres grandissaient pour faire de l’ombre sur notre village bien aimé…

Des oiseux parlaient, chantaient, ils vivaient en paix !

 

Il était une fois, des larmes de joie, mariages, fêtes, départ, tambours...

Je suis revenue à l’époque où des tambours de guerre et des nouvelles suspendues,...

Je suis abasourdie par les nouvelles diffusées, déformées par la radio qui annonce un seul gagnant, celui qui a réussi à mettre le feu dans toutes les vies...

Celui qui a triomphé en semant la peur, anéantissant des sentiments nobles...

Décadence avec fierté...

 

Musique

 

Mon cœur saignait, mes mains tremblaient, mes yeux en larmes...

Je ne pouvais pas distinguer les cadavres, même pas jeter un dernier regard,...

Mes cousines, mes cousins, mes nièces, mes neveux, les enfants du village.

Où sont-ils ?

 

Musique

 

L’œil observe la fosse commune...

Oui, ils sont tous ensemble...

Oui, nous sommes ensemble dans la douleur, dans le deuil de l’Humanité...

Les enfants du monde déposent des gerbes de fleurs rouges, devant le mémorial de l’enfant inconnu,...

Ces innocents sont massacrés sans idée légitime ?!

Est ce vrai que Dieu est puisant ?... juste ?

 

Le ciel abriterait- il les criminels ?!

 

Ces enfants envoient un message à l’Humanité…

Nous sommes la terre, nous sommes la Paix !

 

Musique

 

Ils conseillent de dire, d’écrire, de chanter l’hymne de la Paix, chaque matin à l’école...

Ils souhaiteraient offrir des fleurs, chaque jour pour fleurir les tombeaux, les protéger contre l’oubli.

 

Ils seraient satisfaits d’envoyer aux victimes des lettres d’amour car ils sont les martyrs de la Paix...

 

Musique

 

Ils voudraient être la mémoire vivante dans le cœur de l’Humanité…

Ils s’adressent à l’Humanité pour nous dire : le temps est venu pour vivre en Paix ensemble !

 

 

En ce moment, sur cette note d’espoir, ainsi s’achève le message d’un enfant inconnu...

 

Mon crayon cesse de bouger et s’arrête sur ces mots en or : Ensemble pour la Paix !

 

 

Musique

 

Ya May, .. waladi... (appel d’un enfant à sa mère)

 

Ya May...Waladi... (réponse de la mère)

 

Ya May...Waladi...

 

 

Accompagnement musical

Thomas LALLEMAND

Guitare

 

26 mai 2017, ce poème a été traduit en espagnol

 

Poésie engagée

 

Lettre n°12 | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

 

***

Pour citer ce poème

 

Mona Gamal El-Dine, « La voix d'un enfant inconnu », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n° 12 & Événements poétiques|Les voix de la paix et de la tolérance| Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 15 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/concours-voix-enfant.html

 

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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 15:50

 

1er concours international de poésie/1 st international competition

 

 

 

Poèmes sélectionnés sur le thème "le handicap"/Selected poems on "Disability"

 

 

 

 

The pain

 

 

and

 

 

 

Instead of my will

 

 

 

Tatjana Debeljački

 

 

 

 

 

The pain

 

 

 

I take a nap and IT HURTS,

I fall asleep, wake up

IT HURTS

I think about something else

I feel THE PAIN

I look for myself,

I lie to myself,

I get drunk,

and IT HURTS,

and IT HURTS.

To die in the arms of someone who does not trust you

IT HURTS.

 

***

 

 
Instead of my will

 

 

Before the sunrise,

Before the cock-a-doodle-do,

Barking of the dog,

And something else,

While I’m introducing myself,

I’m showing special attention

Laughing at

The double-echoing applause.

By the same sound they are revealing the secret.

Are these the people I used to know ?

Why are they here ?

I accept the boquets

Of withered words.

I don’t have time to dry the greeting,

To tune up the look.

To shake hands.

I’m in a hurry for thirsty Eros

Blisfully absent minded !

 

 

 

***

 

 

Pour citer ces poèmes/To cite these poems

 

Tatjana Debeljački, « The pain » & « Instead of my will », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 10 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/concours-pain.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions
10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 08:45

 

1er concours international de poésie

 

 

Poème sélectionné sur le thème "les animaux"

 

 

Oiselle en gras vagabonde

 

 

Natacha Guiller

 

Blog/blogue : http://natachaguiller.blogspot.fr/

 

 

 

 

Le mât voilé, l'âme amaigrie

Le bois massif à bleuets

Restauration à plat

Dorure frappée du siège

 

Icelui n'incorpore la liberté cloison

Ma prison d’espérance, d'expérience plastique

Chambrée laboratoire où le cobaye en gestes

Trafique le tamanoir en atteste l'autruche

 

Bled in bed, voyage autour de ma jambe

La danse d'réclusion, je chausse mes chaussons

À sabots repus, saute exilée des symptômes

Sabotage addictif du schéma de saint-homme

 

L'illuminée inextricablement trouble

Dépasse tout sans drainer le passage

Annexe patiente chancelle le dénivelé

Des caves à pompes funambules

 

Mythiques chroniques

De la vieille fille frêle et fêlée

Créative en rêve, la course débile

Énigmatique bile arriérée de sagesse

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Natacha Guiller, « Oiselle en gras vagabonde », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 10 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/concours-oiselle.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions
6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 15:42

 

1er concours international de poésie | Poème sélectionné sur le handicap

 

N°7 | Muses au masculin | Travestissements poétiques

 

 

 

Confessionnal

 

 

 

Texte & illustrations

 

Claude Luezior

 

Site officiel : www.claudeluezior.weebly.com/

 

Cet extrait est reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteur

 

 

© Crédit photo : 1ère de couverture de l'ouvrage Mystères de Cathédrale

(St-Nicolas de Fribourg), éd. Bibliothèque Cantonale et Universitaire de  Fribourg, 2016.

 

 

 

Être confessionnal, à l’heure actuelle, n’est pas une sinécure… Et je dois bien l’avouer : je suis presque au chômage. Moins de crimes, d’adultères, de trahisons ? Non : ils n’ont soi-disant plus rien à se reprocher. C’est la faute de l’autre, des étrangers, des impôts, des patrons, des employés. La société, blanche comme neige, n’avoue plus qu’un crime : celui de ne pas aimer les confessionnaux.

 

Fini le temps béni des courtisanes vautrées dans leurs péchés, des politiciens véreux soudainement pris de remords, des jeunes filles décrivant leur première fois, des belles-mères dégoulinantes de fiel, des maquignons, des beaux capitaines aux bataillons d’enfants naturels.

 

Me restent l’aumône de deux-trois grenouilles crapahutant hors d’un bénitier presqu’à sec, un smic de larcins véniels, la génuflexion d’un Alzheimer qui n’a plus que ses cent ans à déclarer. Pas de quoi fouetter un démon !

 

Non, ce n’est pas drôle. Et pas juste, car le Très-Haut m’interdit toute publicité. Concurrence déloyale : ces Messieurs Javel, Karcher et Savon de Marseille en font pourtant par pages pleines. Parfois, j’écarte le rideau d’un coup sec pour guigner de-ci, de-là. Tous ont le ventre bedonnant, la calvitie proprette. Ils traînent leur insouciance, le nez dans les vitraux comme dans un musée, un restant de sandwich au coin des babines. Cartes de crédit pleines mais poches vides : pas un sou pour les bougies de la Vierge ni pour le tronc de saint Antoine, pas un péché pour moi. Rien !

 

 

© Crédit photo : Claude Luezior, Confessionnal.

 

 

Bien sûr, j’ai réclamé en Haut-Lieu. Question pénitence pour ces mécréants, Lucifer m’a signifié qu’une bonne épidémie n’était plus à la mode, qu’une guerre de cent ans était trop compliquée à organiser, qu’un tsunami en ces montagnes serait invraisemblable... Et, de toute manière, qu’il était à la retraite et que sa partie de cartes avec l’archange Michel n'était pas terminée.

Alors, que faire ? Avec mes planches, fabriquer un cercueil pour mes illusions d’un paradis sans taches ? Tailler une nouvelle barque pour Charon, lui qui en a si besoin ? Démonter ma boîte à soucis pour allumer un feu de joie ? Solder le tout, bénédiction comprise, en un seul lot, sur Internet ?

Dites-moi votre avis, vous qui êtes immaculé. Vite, venez... me le confesser !*

 

© CL

 

* Ce texte est un extrait de Claude Luezior, Mystères de Cathédrale (St-Nicolas de Fribourg), publié par la BCU, Fribourg, Suisse, 4e trim. 2016, reproduit avec l'aimable autorisation de la Bibliothèque Cantonale et Universitaire de Fribourg, 2016.

 

***

 

Pour citer ce poème en prose

 

Claude Luezior (texte et illustrations), « Confessionnal », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie) & N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture » sous la direction de Maggy de Coster, mis en ligne le 6 octobre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/10/concours-confessionnal.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions Numéro 7
30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 13:36

 

1er concours international de poésie

 

 

Interprétation poétique filmée sélectionnée sur la joie

 

 

« Ode à Adeline Chambriard »

 

de Camille Aubaude

 

 

 

 

 

Raphaëlle Gayon

 
 
 
Présentation
 
 
Poème : « Ode à Adeline Chambriard » de Camille Aubaude
Lecture par : Raphaëlle Gayon
Réalisatrices : Raphaëlle Gayon avec Delphine André
 
Tourné l'été 2017 à la Galerie Daniel Templon, le film de Raphaëlle Gayon avec Delphine André se déroule se déroule dans l'installation de Chiharu Shiota, "la forêt rouge des transformations", qui relaie le sentiment sacré du Voyage en Orient de la poétesse Camille Aubaude, recueil disponible sur commande en contactant : lamaisondespages@orange.fr
 
https://youtu.be/2NcFrK8pUFg

Événements poétiques | 2017 | Concours international de poésie (1ère édition)

 

***

Pour citer ce film


Raphaelle Gayon, «  "Ode à Adeline Chambriard" de Camille Aubaude  », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 30 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/concours-ode.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions
28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 15:04

 

1er concours international de poésie

 

 

Poème sélectionné sur le thème "la joie"

 

 

Les moufles’ moutatchou

 

 

Natacha Guiller

Blog/blogue : http://natachaguiller.blogspot.fr/

 

 

 

 

Têtard trop tard

Petit salé mi-cuit enterré

Poisson pané d’utérusoporose

 

Il est des regards en nids de kangourous

Qui ondulent, petite moustache, sur mes restes de peau

Je manque échoir au sol, la terre sèche où s’écroule

L’éradiqué espoir un jour des rives en mer Poule

 

Si tout un humain s’ébrèche sur mon mode

Infertile sabotage du genre féminin

Infantile fêlure au casque

C’est l’extinction de l’Homme

 

Maman à mon âge, le couffin love tes flancs

Le doucereux paysage d’un bain incontinent

Le velours utérin absent de marécages

Modelée, fac-similé au cœur de ton sillage

Adoptée, mise en ligne sur Mondedesvivants

 

J’ai dilapidé grave

Mon capital mioche

Ravale des coques de noix

Dans un mouchoir de poche

Dali esquisse pour moi

L’ovale surréaliste

L’œuf en froid stérile

Attente les montres molles

 

Je ne saigne ni ne geigne

La ménorrhée anhydre

D’un corps dénué de règles

Sans lois élémentaires

Sang-froid, sans chair, amorphe

Absente de désir

Déni d’eaux menstruelles

Éradique l’ovaire

 

Les saisons englouties en zone inhabitable

Mes cellules d’innocence ont déserté le Nil

Nombril inerte au corps, logo ad vitam

D’aucune œuvre pastiche suivra ma délivrance

 

Je partirai sans charme, en nonne solitaire

Ma faïence immuable, bruits d’os d’éclats de terre

Je partirai en femme, utopique daronne

L’à-demi-mémorable petite ourse d’hiver

 

Le regard tournique en landaus

Trouble dérive, la privation

Péril jeune, dénidation

L’élan d’une jeunesse ivre

 

Vision de petites moufles

Sourient en libellules

L’esbroufe conciliabule

Commun accord : la joie de vivre

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Natacha Guiller, « Les moufles’moutatchou », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 28 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/concours-moufles.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions
27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 10:03

 

Poème pour "Les voix de la paix et de la tolérance" 

 

 

L’Emploi du « Je » et autres Invalides

 

 

Natacha Guiller

Blog/blogue : http://natachaguiller.blogspot.fr/

 

 

 

 

N.B. Ce poème peut être coupé ;

Comme on coupe les vivres au bipolaire en phase euphorique

Comme on coupe court à la discussion avec le diagnostiqué Fou

Comme un coupe-faim pour l’anorexique

[...]

 

To fall/ I fell/ fallen

Tiraillement d’un corps en péril

Tiers-temps de l’éclopée en proie à l’exil

À l’extinction. Je flotte en marge

Sans statut dans les Stat’es

Aux US’, l’avancée des sciences

No place nowhere

La société m’interpose au vestiaire

M’isole en Outsider. Dehors

 

Un endroit où aller

 

J’erre en l’avenir incertain

En fake et autres faux-semblants

La vue trouble, le geste transpirant

Barbituriques à l’appui, avale puis Motus

 

Les faits sont là, je suis bannie

Genoux liés, lèvres cousues

L’aval, la montre, le grain

L’effet secondaire, des tics et tocs

Toc-toc, TDAH’, la hache le

Couteau sculpte des mots

Sur mes bras, de l’eau jusqu’aux coudes

Jusqu’au cou tranché

Étranger-Fou

Je range alors mes certificats

Et je dors

 

Assommée d’injustice, d’hospice et de Médoc

Exempts cœur et kir, les drogues dissoutes

Dans un corps en fuite

Anesthésie mentale ou le rejet unanime

Je m’en vais pipailler aux oies ouailles et oisifs ouzbeks

Ci-gisent les gens du Monde, jambon et mauvaise herbe

Du snobisme orienté

Cartes sur table, handi-e-carte, cartable, handi-capable, handy

Cartes à jouer, à gratter, les cases, escapade et fugue

De l’établissement de Santé

 

La psychiatrie met à la rue ce qu’autrui soupire en bulle

Caser en cellule la folie immanente

Je déménage d’absurde en déni déca-danse

Indécente dégénérescence de l’estime des gens

De soi

 

J’ai quitté malgré moi ma tablette d’écolière

En carences d’études, en cours d’apprentissage

Débris d’absences chroniques en un cycle ternaire

J’ai déserté mes pairs, vers d’autres paysages

J’ai différé ma route et mon enseignement

Révisions dans une bulle, une chambre d’isolement

J’ai dessiné ma vie, dans ma cellule close

Mes cellules qui explosent, mon effacement

 

L’art à la rescousse, j’ai trouvé en moi-même

Les quelques clés de voûte de l’imaginaissant

 

J’ai déserté l’école où je rampais contrainte

De traînasser un sac, empli de chaux éteinte

Sac d’os usés, sac d’étoiles mortes

Son poids qui jusqu’alors m’avait outrepassée

J’ai rendu à la classe mes planches en un bloc

Le trait en sismographe tremblant d’une ECG

 

Le collège me légua une paume de privilèges

De laps prolongés en marges résiduelles

L’astreinte à l’attardée, la lenteur en valeur

J’ai pu quitter la classe, affichant le papier

J’ai du quitter la classe où l’écran clignotant

Menaçait l’in-patiente, la tendre épileptique

Devenant le fantôme, la présence incertaine

La buissonneuse-chômeuse, étrange spécimen

 

J’ai caché dans mon sweat la note du neurologue

Abritant en moi-même le handicap moteur

Puis j’ai grimpé l’échelle à l’aube de l’aurore

Encéphalo-perchée sur les échafaudages

 

On me défend l'auto, le sport, la chute libre

On me défend le risque, on m’interdit la mort

On défie mon regard en me tendant la liste

Le traitement générique. Stabilisateur

 

Le soir où se propage la dépression latente

Le jardin partagé d’arborescent cloître

Je noircis des chèques comme des mouchoirs de sang

Une encre maladive à tous ces prétendants

M’accueillent à résidence, chambre ou cabinets

De jour ou d’internat, je dilapide, je brûle

L’aveugle héréditaire pécule en soins divers

Le Care en prime au deuil, l’absentéiste salaire

 

Je plis le creux des coudes, l’ironique alternance

Tentant l’insecte, le vice, le pic d’accoutumance

Mon agenda groggy, et l’oreille à l’otite

Le psy sceptique délègue le cas hypothétique

Dossier vacant

 

Les rendez-vous en chaîne, le réseau de médecins

Professeurs et confrères, aux thérapies variables

Client incurable

 

Sans profession rémunérée

Moins CDI, plus HDT

CDD, c’est décidé, l’embauche

L’ébauche d’un rejet professionnel

La carrière en vue, pleine de gravât

Je quête pierres et vains chemins

Un rôle à jouer parmi des pairs

Crayon en main, j’esquisse le geste

Haine, compulsif, nerveux, décrie dès lors

La libération, j’illustre la condition

Du marginal attardé, ralenti dans la vie

Et qu’on bouscule

Qu’on bouleverse, hypersensible, qui proteste et refuse

Le système brut, fait de l’Art Brut. Manifeste

Éloge du Fou, d’existence singulière

 

L’hostilité d’autrui ou écueil généralisé

Je pleure et je perds mon intégrité

Ma chair évaporée, je dissémine mon corps

Ma hargne, mon flegme, mon identité

Je me dissous haute-tension, masse, je m’envole presque

Pour oublier. La dead-line de mes jours restants, des comprimés

Qui abrègent, pour ralentir une cadence, un bore-out funeste

 

La tête bouillonne, tangue, et culbute

En déséquilibre sur un corps en sclérose

Tiers-états d’âme, en un tiers-corps sans arme

Tiers-temps d’agir, m’inspire, puis tierce personne qui ose

Sonner le glas, la sentence face au Fou

L’incapable dans la démence, le danger free dans la Nature

 

Prise en charge, emprise, sous contrôle thérapeutique

Poids de mesure et bracelet électronique

Le flamand rose sur sa patte pendu

Le moineau qui ne mange plus

Le yéti qu’on évite, pour bien trop peu ragoûte

 

J’ai fabriqué en chaîne de fausses fleurs Arc-en-ciel

Employée incertaine, saillies failles intérieures

Il a suffi d'un geste faible, d’une lenteur

Pour, en un vers m'extraire, me mettre dehors

 

Mon corps en veille rêve en travail

Ainsi je voyage en un Monde côtier

Une terre en jachère sans l’horizon palpable

À l’œil nu, l’espace des possibilités

Les rhizomatiques roads de la tolérance

Les pylônes réguliers d’un accompagnement

L’avant-bras nu sur l’épaule frêle

Solidarité

 

***

 

Pour citer ce poème

 

Natacha Guiller, « L’Emploi du "Je" et autres Invalides », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques« Événement poétique 2017 : ''Les voix de la paix et de la tolérance" », mis en ligne le 27 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/invalides.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques
3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 17:35

 

1er concours international de poésie

 

 

Poème sélectionné sur le thème "le handicap"

 

 

Mon enfant du soleil

 

 

 

 

Johanna Treilles

 

 

 

Ma douceur, mon enfant,

Ma petite fille du vent

Tu viens d’avoir cinq ans

Je n’me laisserai plus faire

Tu es le centre de mon monde

Et c’est ensemble que nous combattrons

L’indifférence des cœurs froids et frileux

Recroquevillés dans leurs ornières

 

Sauvage et tendre, petite louve des steppes

Libre comme l’air, indomptable comme le vent

Tu es le mistral de la Camargue chanté par les gitans

La tramontane qui rit follement sous la neige ou le soleil

 

Gitanes dans le cœur, nous le sommes mon enfant

Éternelles voyageuses sur une route cabossée

Belle bien qu’imprévisible, où les pleurs et nos peurs

Sont vite balayés par tes rires enchanteurs

Tes petits pas sur le sol durent et sont notre victoire

Tes petits pas de danseuse et d’enfant des étoiles

Ramènent la lumière dans la nuit noire

De mes questionnements de mère, de mes doutes et de mes craintes.

 

Je te porte à bout de bras, tes cheveux longs tournoient

Dans la brise qui veille et nous protège

Et je dois puiser ma force dans l’eau claire des rivières

Dans la chaleur de la pierre,

pour pouvoir jouer dignement mon rôle de mère

Et de forteresse.

 

Car les regards qui nous entourent ne sont pas toujours tendres

Alors montrons les crocs, ma louve à ceux que notre présence

Un peu trop vivante dérange.

 

Dans le zéphyr, la nuit, j’égrène mes prières

Et chaque jour qui fuit répond à mes appels

Je te vois grandir et t’épanouir et je me fous des blouses

Blanches qui croient détenir tous les savoirs du monde.

 

Je te sais, te comprends et aime tes mains qui dansent

Mon enfant papillon qui brasse l’air de ses ailes

Et si parfois, j’avoue je n’saisis plus le sens

Je t’en remets à Dieu, aux Bouddhas et aux Anges.

 

Tu aimes les oiseaux, tu parles un peu comme eux

Quand tu gazouilles et ris, des lueurs dans tes yeux.

J’aime te voir t’envoler, courir, sauter, nager

Chaque mouvement que tu fais est un don, je le sais

 

Nous sommes les parias, parfois, d’un monde trop uniforme

Qui ne voit en nous que notre différence,

Alors, quand le rejet se fait trop menaçant

La colère gronde en moi, je me fais ouragan

 

La bourrasque s’immisce dans ces décors bourgeois

Où tout est à sa place, et où rien ne dépasse

Toi, intenable tu me rappelles qu’on doit

Se révolter pour exister, dans ce monde dur et froid

 

 

Nous sommes les parias, mon enfant du soleil

Dans la cour des miracles, toujours nous aurons notre place

Du côté des exclus, les fêlés qui laissent passer la lumière,

Les pas bienvenus qui n’se plient pas aux codes,

de la normalité dominante et ronflante.

 

Nous sommes les parias, nous nous ferons pirates

Le Sirocco d’Afrique déploiera grands nos voiles

Car tu portes dans ton sang, la fougue de ceux qu’avant

les blancs appelaient sauvages.

 

 

Comme je suis fière, ma fille, de ta belle différence,

Et combien je me fous de leur stupide méfiance.

Je sais c’que tu m’apprends, tout ce que tu apportes

À mon âme, à mon cœur, mon enfant du bonheur.


 

 

Événements poétiques | 2017 | Concours international de poésie (1ère édition)

 

***

 

Pour citer ce poème


Johanna Treilles, « Mon enfant du soleil », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 3 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/concours-enfant.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Événements poétiques Distinctions
23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 11:11

 

1er concours international de poésie 

 

 

Poème en prose et photographie sélectionnés sur les animaux

 

 

 

Nuit farouche

 

 

Texte & illustration

 

Claude Luezior

 

© Crédit photo : la belle "Elia" (2 ans), image fournie par Claude Luezior

 

 

 

Aboie ma chienne dans la nuit. Promptement sortie, malgré la brume qui empoisse mon crâne, elle renifle je ne sais quel vernis de rosée, quelle souche malingre ou brindille convulsant sous un vent sournois. Plus loin sanglote une paire d'ombres : touches livides sur canevas de grisaille, carcasses de feuilles déjà tourmentées par l'automne.

Quatre heures du matin : elle s'érige contre l'épaisseur austère. Conspiration d'une chauve-souris, hululement d'un carnassier, frôlement d'une forme intrusive ? Dans une litanie de lunes toussotant leurs rayons évanescents, quelque mulot divague-t-il en mal d'amour ?

 

La voilà qui se couche à mes pieds. Le danger s'en est allé, sans doute vers un plus loin où se contredisent des errances…

Toute famille réveillée, la gardienne agite sa queue, sans remords, frétillante d'avoir écarté l'affreuse menace, satisfaite jusqu'au bout du museau. Dormez, bonnes gens : le monde peut reprendre sa course.

 

© Copyright Claude Luezior : http://www.claudeluezior.weebly.com/

 

Événements poétiques | 2017 | Concours international de poésie (1ère édition)

 

***

 

Pour citer ce poème en prose


Claude Luezior (texte & illustration), « Nuit farouche », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événements poétiques|Concours international (édition 2017 sur les animaux, le handicap & la joie), mis en ligne le 23 août 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/8/concours-nuit-farouche.html

 

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