9 février 2018 5 09 /02 /février /2018 17:39

 

Lettre n°13 | Textes poétiques | Calendrier poétique  | Événements poétiques

 

 

 

 

Dièse équilibre

 

 

 

Natacha Guiller

 

 

 

Il s'agit d'un poème sur la délicate frontière de l'acceptable, du consentement... dans une relation.

 

 

Depuis l'arène de menton en point d'orgue

Hémisphère adroitement gainé au Nord en quête

Émis ce frêle sudorique Léman en poreuse sphère

Membrane irriguée à tort, défraie l'oraison

La cité sous les tempes, temple d'idées profuses

Cavité confuse s'expose à l'excuse de l'irritation

 

L'autre versant vint sans dire

Élire domicile en lenteur habile

Explosions débandade au même bain d'encre brune

Révélation nocturnes, les desseins contingents

L'hic du décalage serti d'alliance errante

Ahuris au point d'indicible hasard de l'étrange

 

Les tapis se déroulent côte à côte ondulant

Dos d'âne et croisillons en pied de poule

Sergé sergent, seyant l'un compatible

À la perpendiculaire

L'angle droit rugueux et sobre, brisant l'à priori

Tâtons à libre arbitre le risque du désastreux

 

La tête ébouriffée esbroufée abrutie fébrile

Repose usée sénile désillusionne l’ébullition

Sur l'ondulation biaise de l'épaule pimpante

Défibrillation

 

L'elle fatiguée de moinelle qui dînerait du sommeil

Marchand de sable en cristaux, ivre allé se mouiller

L'il déserte son désir pour veiller l'enveloppe douce à mer

Elle dort sur lui, qui observe et disserte, flavour cieux internes

L'instant de répit puis pause, sur son corps devenu couche

Ne l'at-touche interdit qu'à parcimonieuses pincées

 

Chatouilleuse réveillée caresse les cheveux en-sablés endormis

Aussi à présent ravivée, sirupeux picrate le parfait décalage

L'adage à l'insomnie, pacte rompu à deux, véhiculant l'un-l'hôte

Le plumage à la sieste adéquate, du reste énergies co-fondues en blizzard

Brefs sursauts de la nuit où des flashs doucereux, en découvre l'écorce

Délicate enveloppe épi, derme maïs susurré bâti en lait chair du désir

 

 

Poésie engagée

 

***

Pour citer ce poème

Natacha Guiller, « Dièse équilibre », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°13 & « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », mis en ligne le 9 février 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/calendrier2018/equilibre

 

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Rédaction de la revue LPpdm - dans La Lettre de la revue LPpdm Calendrier poétique Revue LPpdm
16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 08:44

 

Calendrier poétique | Agenda poétique | Événements poétiques

 

 

 

 

Ô Mère !

 

 

 

Mokhtar El Amraoui

 

 

Lait toujours ascendant,

Voyageur

Dans mes étoiles nécessaires

Conjuguées aux distances blessées de mon cri !

Ciel de mes yeux, yeux de mon ciel

Recousu de ses blessures larmoyantes

Pour reporter, de ta lymphe triomphante,

Ma folle errance et mes agonies !

Tu es les arbres candélabres

Qui m’éclairent tous ces chemins inextricables

De mes lourdes litanies d’incompris

Trébuchant de tant de chaînes,

Ombre prévenant mon possible aveuglement,

Seins aux aguets pour me rassurer,

Pour m’arracher au plus profond

De mes sauts anéantis

Et me faire renaître, entier,

Dans ton feu jamais brûlant,

M’offrant la juste chaleur

De ces mains des ans

Qui me caressent de leurs attentes,

De ce sang toujours prêt à me reprendre

De mes jours soliloques d’exilé

Sans échos !*

 

 

* Ce poème est un extrait de © Mokhtar El Amraoui, « Le souffle des ressacs ».

 

Poésie engagée

 

***

Pour citer ce poème

Mokhtar El Amraoui, « Ô Mère ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », mis en ligne le 16 janvier 2018. Url : http://www.pandesmuses.fr/calendrier2018/16mere

 

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Le Pan poétique des muses - dans Calendrier poétique Agenda Événements poétiques
1 décembre 2017 5 01 /12 /décembre /2017 14:24

 

Lettre n°12 | Calendrier poétique | Événements poétiques

 

 

 

Chemins de mains

 

 

 

Mariem Garali Hadoussa

 

Artiste peintre poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

 

Prends ma main,

Prends mon sein.

Prends mon doigt,

Prends mon sein.

Main dans la main, 

nous grandissons !

Doigt au creux de ta main,

Plis au creux de ma main.

Fils de vie tissés

aux larmes de mes nuits !

Sois mon âme, sois ma vie.

Nuits d’insomnies,

au bout de mes seins !

Prend ma main, prends mon cœur !

Et la petite graine devenue fleur

Aux seins dressés,

Aux fines mains.

Il prend son cœur,

il prend sa main

Et je quitte son chemin !
 

Poésie engagée

 

***

Pour citer ce poème

 

Mariem Garali Hadoussa, « Chemins de mains », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre 12 & « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », mis en ligne le 1er décembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/calendrier2018/1mains.html

 

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26 novembre 2017 7 26 /11 /novembre /2017 14:26

 

Calendrier poétique | Agenda poétique | Événements poétiques

 

 

 

Poèmes pour les 26 & 27 novembre 2017

 

 

 

 

Sur la déliquescence de l’amour

 

 

&

 

 

 

Sur la difficulté d’être femme

 

 

multi-tâche et multi-parfaite

 

 

à notre époque

 


 

Krystele Fargues

 

 

Sur la déliquescence de l’amour

 

 

Mon amour, au début tu me faisais tourner la tête,

mon manège à moi c’était bien toi,

mon arpège mon Adage mon Roi.

tout coulait comme de l’eau de source,

limpide, si douce, torride entre nous.

Et puis un beau matin, turpide,

l’eau de source s’est tarie

s’est tarie

en eau de boudin

En ode aux matins

D’agonie.

le temps s’étirait…

Le Royaume du prince était aboli.

Honni sois-tu qui mal y pense

Honni sois-tu les mains en sang

 

 

Quand t’as renié notre histoire d’antan, nous deux dans le vent, enterrée sous les cendres et l’encens

Quand t’as rogné mon visage d’enfant,

PAN PAN

Livide. Rampant.

 

 

De l’Éden suprême j’ai cédé à l’enfer,

Voilà que tu me mettais la tête à l’envers,

Allant venant

Voilà que de l’amour de l’homme j’apprenais les dogmes.

Du paradis passer à ce paradigme : parfois on ne sait aimer que quand on abîme.

Et je t’adore donc j’endure,

je t’adore donc j’esquive,

et tu dis que tu m’aimes m’aimes m’aimes

même jusqu’au profond de l’abîme…tu m’aimes…

Même les bouquets d’ecchymoses posés, rosés, osés au bord de la cuisine,

Même les bleuets déposés, fluets, feu follet à mes lèvres infimes.

Bouc émissaire morose, bouche mordorée, commissure d’épines,

comestible l’infirme ?

L’indicible : ce crime commis d’office, commissaire intime, le cerbère assassin

du sanctuaire de mes nuits.

 

Sensuelle ironie : c’est toujours dur de stopper net l’affaire, de partir, débrayer, sans passer les six pieds sous terre, déballer et reprendre ses affaires,

quand entre nous le feu passe à l’orage

 

rageux tes tourments

le désir tournant au désastre

 

Sensuelle ironie : c’est toujours dur de partir pourtant, même quand l’Autre

nous Avilit.

 

***

 

 

Sur la difficulté d’être femme multi-tâche et multi-parfaite

 

à notre époque

 

 

Je suis ma propre héroïne

quand je concocte dans ma cuisine

mes œufs à la coke aux épines

Femme moderne, monstre de cire

parfaite, sous toutes ses coutures

sauf celles coincées dans l’aiguille

sauf celles imposées d’office.

cousues mais loin d’être dé-causantes

à taire, peut-être trop fascinantes

par terre, nos enfants blessées à sang

nos filles aux douleurs lancinantes

viciées, pas souvent consentantes

à prendre une droite chaque fois qu’elles demandent

 

un simple droit,

du bout des doigts, bout de la langue

un simple droit : l’égalité permanente

sans crainte et sans violence ;

la Vie, sans cette odeur rance,

du sexisme ambiant, du patriarcat ;

la Vie, ailleurs comme en France

sans les cicatrices dues à notre état

de naissance.

 

Poésie engagée

 

***

Pour citer ces poèmes

 

Krystele Fargues, « Sur la déliquescence de l’amour » & « Sur la difficulté d’être femme multi-tâche et multi-parfaite à notre époque », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : « Le calendrier 2018 des poèmes pour lutter contre les violences faites aux femmes, enfants & minorités », mis en ligne le 26 novembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/calendrier2018/26poulain

 

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