11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 14:31

 

REVUE MDV | N°1 | Célébration | Anthologie 

 

 

 

 

Prosopopée

 

Les Confidences de

 

Marceline Desbordes-Valmore​​​​​​

 

 

 

Maggy de Coster

​​​​Site personnel

Le Manoir Des Poètes

 

 

Crédit photo : "Marceline Desbordes-Valmore", domaine public.

 

 

MDC : Mais à quoi pensez-vous Marceline Desbordes-Valmore? 

 

MDV : À ce « Jeune homme irrité ». « Regarde-le » !

Il est abandonné par « La jeune châtelaine » à « La couronne effeuillée ». « L’amour » est pour lui « Le bouquet sur la croix ».

« Le Luxembourg » fut le lieu de leur « Dernière entrevue ». Hélas !

 

MDC : À vous lire, on sent que vous êtes profondément marquée par le sort.

 

MDV : « La voix d’un ami » apporte la consolation à « La mère qui pleure » sa petite « Inès » en cet « Hiver » où « J’avais froid ». Pas « Un cri » ne sortait de ma gorge mais une petite voix singulière résonnait en moi : « Pourquoi » ?

Dans ma cuisine  « L’horloge arrêtée » marqua  un «  Point d’adieu » en ce   « Moment » funeste de sa « Veillée » où «  Les cloches  du soir » brisent  « L’espoir » et célèbrent où  « L’innocence » terrassée ».

J’avais remué ciel et terre pour épargner du trépas « La fleur d’enfance » mais « Trop tard » !

 

MDC : Vous auriez vécu à Rouen, me semble-t-il ? 

 

MDV : « Quand le fil de ma vie » s’est rompu « À Rouen, rue Ancrière », « Crois-moi », ma chère, je cuvais ma « Solitude » dans la « La maison de ma mère ».

On s’est rencontrés un « Soir d’été » dans « Une ruelle de Flandre » « Toi qui m’as tout repris », « Toi », « Le ver luisant », « Ne fuis pas encore » ? Je t’accorde « Le pardon », je suis « L’âme errante », « Le soir » où « L’enfant au miroir » écoute en silence chanter « Le rossignol aveugle » alors que « Les cloches et les larmes » achevèrent « Le rêve d’une femme » cherchant « L’oreiller d’un enfant » comme « Refuge ».

Je suis « Le papillon malade » dans « Le nid solitaire ». Je caresse au quotidien « Le souvenir » de « L’entrevue au ruisseau » avec « Le premier amour » de ma vie dont j’ai gardé « Le portrait » dans un médaillon. J’ai composé une « Prière pour lui » trop tôt parti. « Son image » hante en permanence mon esprit. Et c’était bien en pensant à lui que j’ai écrit « Les roses de Saadi ».

 

MDC : On dirait aussi que vous êtes une éternelle amoureuse en quête incessante du grand amour. 

 

MDV : Moi, « La sincère », » « La fidèle » « La rose flamande » qui annonce « Le beau jour » et égaye « Le coucher du petit garçon », « À l’amour » de mon bien-aimé, je croyais si fort que je lui construisais dans mes rêves « Un arc de triomphe » pour fêter « Son retour » mais hélas ce n’était que peine perdue. « Un billet de femme » ou « Une lettre de femme » sans destinataire fixe est « l’Aveu d’une femme » qui moisit dans la « Tristesse ».

Moi, « La sincère », » « La fidèle » « La rose flamande » qui annonce « Le beau jour » et égaye « Le coucher du petit garçon », « À l’amour » de mon bien-aimé, je croyais si fort que je lui construisais dans mes rêves « Un arc de triomphe » pour fêter « Son retour » mais hélas ce n’était que peine perdue. 

« Le réveil » fut brutal ce matin après un long cauchemar ! Mon cœur sursautait dans ma poitrine. « S’il l’avait su », là où il est !

« Je l’ai promis » je n’irai plus jamais avec un autre sur les sentiers où nous avons cheminé ensemble mais « Sans l’oublier », je continuerai ma route autrement.  Eh oui, « Tu n’auras pas semé » des graines pour rien.

« La Cigale » et « Le grillon » se sont tour à tour posés ce matin sur « L’églantine » qui borde mon jardin, ils inauguraient « La lune des fleurs » et « Le rendez-vous avec « L’imprudence » m’a valu une piqûre d’épine en taillant la plante sans porter de gants. 

 (Elle part dans un monologue)

 

MDV : « Plus de chants » ! « Regret » ! « Renoncement » ! « Simple histoire » ! « Je ne sais plus, je ne veux plus » boire la coupe de « l’impossible » jusqu’à la lie.

« Avant toi », je me confiais « À ma sœur Cécile », mon double et « Aux trois aimés ».  

« La ronce » plantée dans mes pieds, c’est toi, toi qui  me martelais sans cesse : « Malheur à moi », t’en souviens-tu ? « Les éclairs » jaillissaient de tes yeux courroucés. 

Oh ! ma « Croyance » ! « Dors-tu ? »  « Dors bien ! »

« Le dernier rendez-vous » avec « L’ami d’enfance » eut lieu devant « l’Église d’Arona » où  nous avions déposé chacun « Les roses » que nous avions apportées en remerciement de nos vœux  respectifs exaucés. « Allez- en paix » ! nous disait, un prêtre en tenue de ville en partant. 

Ah ! « L’amour » ! « Amour, divin rôdeur » nourrissant « Le secret » de   « L’attente » !

(Après un instant de silence, elle me lance) : 

 

MDV : « La fleur d’eau » ne croît qu’à la lumière du jour !  Je veux me retirer « Un moment » dans « Ma chambre » et je te reviendrai tout de suite.

(Je l’entends soliloquer)

 

MDV : Ô « Fierté, pardonne-moi ! »  « Ame et jeunesse », « Qu’en avez-vous fait (les séparés) ? « Un jour d’Orient » J’ai vu « L’esclave et l’oiseau », « Les deux amitiés » fuir « Loin du monde ».

Qu’en est-il de «  La jeune fille et le ramier » ? Les avais-je vu en rêve ou s’agit-il de vagues réminiscences ? « Au livre de Leopardi » je rendrai gloire. Ainsi je serai sur la route de l’Infini.1

 

 

 

NDLR : Ce texte est réalisé à partir des titres des poèmes de Marceline Desbordes-Valmore.

 

Note

1. L’Infini est le titre d’un poème célèbre de Giacomo Leopardi.

 

 

Pour citer ce texte

Maggy de Coster, « Prosopopée. Les Confidences de Marceline Desbordes-Valmore »Marceline Desbordes-Valmore|Revue annuelle, internationale, multilingue & poéféministe« Célébration », n°1, mis en ligne le 11 mai 2020. Url : http://www.pandesmuses.fr/periodiques/mdv/no1/prosopopee

 

 

Mise en page par Aude & David Simon

 

© Tous droits réservés

 

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