8 juillet 2021 4 08 /07 /juillet /2021 15:51

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

 

 

 

 

 

Hommage photographique

 

 

 

pour le centenaire d'Edgar Morin

 

​​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Mustapha Saha

 

Sociologue, poète, artiste

Exposition photographique par

Élisabeth et Mustapha Saha

 

 

Dans les photos, on voit Edgar Morin, Élisabeth Saha, Sabah Abouessalam-Morin, P. Alain Touraine, Mustapha Saha,..

 

​​© Crédits photos : Images par © Élisabeth & Mustapha Saha. 

 

***

 

 

Pour citer cet hommage pictural

 

Mustapha Saha, « Hommage photographique pour le centenaire d'Edgar Morin », photographies inédites par Élisabeth et Mustapha Saha, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 8 juillet 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/ms-hommagephotographique

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans La Lettre de la revue LPpdm
7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 14:31

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Critique & réception

 

 

 

Les sublimes d'Alsace ou l'éloge des femmes cépages. 

​​​​Poèmes d'Albert Strickler, dessins de Dan Steffan. Livre paru aux éditions du Tourneciel

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo : Couverture illustrée du recueil par Dan Steffan. 

 

 

 

 

Fêter les femmes et le vin, les associer dans un bouquet fleuri, les apprécier dans des vers aussi délicats que des coupes de cristal, voilà une vinification réussie pour deux artistes qui ont su donner du corps et de l'âme à ce livre au cru sans pareil !

 

Car nul doute que le poète Albert Strickler et la sculptrice et peintre Dan Steffan ont su marier leur art respectif dans une complicité alliant l'intelligence, l'humour et la sensualité.

 

© ​​​​​Crédits photos :  Poèmes d'Albert Strickler, illustrés par Dan Steffan. 

 

 

Simone Morgenthaler, préfacière de cet ouvrage, témoigne de son plaisir à le parcourir et relève avec un grain de malice « la mise en page qui suit les courbes rondes de la femme et de la grappe ».

 

On ne peut qu'adhérer à cette appréciation en lisant ce vers d'Albert Strickler « la femme Muscat a la peau qui craque sous les dents/ quand on la croque... »

Quant à « La femme Pinot Blanc », le poète la décrit « légère, guillerette et lumineuse... » !

 

Goûterons-nous encore aux vins d'Alsace sans évoquer la délicatesse de ces vers pétillants où les femmes, aussi légères que des bulles d'air, ont la pétulance d'une cuvée de lumière ?

 

 

 

 

***

 

Pour citer ce texte inédit

 

 

Françoise Urban-Menninger, « Les sublimes d'Alsace ou l'éloge des femmes cépages. Poèmes d'Albert Strickler, dessins de Dan Steffan. Livre paru aux éditions du Tourneciel », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 7 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/fum-lessublimesdalsace

 

 

 

 

 

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7 juillet 2021 3 07 /07 /juillet /2021 13:56

 

Lettre n°16 | À nos ivresses & aux Bacchantes | Poétextes thématiques | Cuisiner en poétisant 

 

 

 

 

 

 

 

Comment sécher des herbes

 

 

 

 

 

Irina Moga

 

Site Web :

http://www.irinamoga.com/

 

 

 

 

Crédit photo : "Thym", Wikimédia.

 

 


 

Le thym aura besoin d'une inclinaison dans la lumière du soir,

un crochet dans les rayons de soleil ambrés -

l'absence de clair de lune

y ajoute un côté amer

dans l'humidité creuse de l'été.

 

 

L'origan est mieux laissé seul au seuil de l'aube,

la tumescence argentée et irisée de ses feuilles.

La neige s'accorde avec sa verdure

en fusion avec le silence. 

 

 

Pour le basilic, 

méfiez-vous des libellules cachées au milieu de son parfum.

Placez un bouquet de basilic sous votre oreiller, 

pour rêver d'amours perdus depuis longtemps.

Des bénédictions se prolongent toujours dans son feuillage,

peu importe la saison ou

la pénombre que vous affrontez.

 

 

Les brins de romarin sont à envelopper dans du papier ciré,

soigneusement disposé sur un coin de la table du dîner

jusqu'à ce qu'ils deviennent cassants 

et ressemblent à des cosses de cônes de pin.

 

 

Il y a un point de bascule dans chaque saveur,

dans la bacchanale de notre mémoire, 

une densité de vies vécues 

 

 

si seulement nous pouvions l'invoquer

 

à la fin de chaque recette oubliée.



 

 

***

 

Pour citer ce poème inédit

 

 

Irina Moga, « Comment sécher des herbes », poème inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°16, mis en ligne le 7 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/lettreno16/im-desherbes

 

 

 

 

 

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6 juillet 2021 2 06 /07 /juillet /2021 15:33

 

N°8 | Critique & réception | Voies/voix de la sororité

 

 

 

 

 

 

 

 

Souvenirs tissés de ma 

 

 

sœur Germaine,

 

 

récits de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix,

 

ouvrage paru chez Astérion

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© ​​​​​Crédit photo : Couverture illustrée du recueil de récits, image fournie par la critique. 

 

 

 

 

 

La couverture de ce livre illustrée par un tableau de William Bouguereau (1882) qui représente deux fillettes jouant avec des noisettes évoque d'emblée la musique nostalgique d'un temps révolu mais que l'auteure ressuscite avec bonheur dans des souvenirs qu'elle tisse avec des mots choisis, ceux du cœur et de l'esprit.

L'on songe immanquablement au philosophe Gaston Bachelard qui assurait que « l'enfance réelle et permanente vit en nous ».

 

 

Ce passé lointain, Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix nous le rend proche tant les émotions sont perceptibles et tangibles. L'épisode qui met en scène Sœur Sainte Placide à l'école primaire d'après-guerre où la mixité n'existait pas, nous remémore que l'on séparait les filles et les garçons à cette époque. De surcroît, bon nombre de fillettes avaient pour enseignantes des sœurs même à l'école publique. C'est cet univers que la plume de l'auteure retrace en exhumant des souvenirs qui ont partie liée avec sa sœur aînée Germaine qu'elle qualifie de « Rebelle née ».

 

Encore très vivace, le sentiment d'injustice renaît entre les lignes quand l'auteure, accusée à tort, réaffirme son innocence et s'exclame avec force et vigueur « Non, je n'avais pas soufflé » ! Et de glisser dans cet épisode une pique acerbe à l'endroit de Sœur Sainte Placide « Notre brave religieuse de Maîtresse était bien plus rouée qu'on ne croit ».

 

Au fil de ces récits, le lecteur ne peut s'empêcher d'éprouver de l'empathie pour ces fillettes, puis ces adolescentes dont le coup de foudre pour Luis Mariano, l'attrait de la coiffure « à la Brigitte Bardot » prêtent à sourire en songeant à sa propre jeunesse…

 

L'histoire, sans conteste la plus touchante, voire bouleversante, nous renvoie au mariage de la narratrice et à l'évocation de la mère décédée un an plus tôt lorsqu'elle s'adresse à sa sœur qui arrange sa coiffure : « Je lui dis alors que Maman, à son mariage, portait une couronne de fleurs d'oranger. Les mains de ma sœur se mirent à trembler. Elle commençait à se sentir très émue. Et je l'étais aussi car ce matin-là, ne remplaçait-elle pas en quelque sorte, notre pauvre maman morte l'année précédente ? »


 

Nul doute que Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix nous offre la part belle d'une relation « tissée » par-delà les mots avec sa sœur disparue. Cet ouvrage lumineux redonne vie non seulement à un monde d'un autre âge mais lui apporte aussi une dimension intemporelle et universelle... On a envie de parodier la dernière phrase du livre prononcée lors du mariage de l'auteure par son père : « Si seulement ta maman pouvait te voir » et suggérer « Si seulement votre mère et votre sœur pouvaient vous lire »….


 

 

***

 

Pour citer cette critique

 

Françoise Urban-Menninger, « Souvenirs tissés de ma sœur Germaine, récits de Marie-Jeanne Langrognet-Delacroix, ouvrage paru chez Astérion », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques :  N°8 | Été 2021 « Penser la maladie & la vieillesse en poésie » sous la direction de Françoise Urban-Menninger, ​​​​mis en ligne le 6 juillet 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/no8/fum-souvenirstissesrecits 

 

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Numéro 8 Muses et féminins en poésie

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