30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 09:58

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Leçons, méthodes & méthodologies en poésie

 

 

 

 

 

 

 

La strophe d'après

 

 

poèmes de Denise Le Dantec

 

 

Recueil paru aux éditions Sans Escale ​​​​​​

 

 

 

 

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© Crédit photo : Premère de couverture illustrée du recueil, image fournie par les éditions Sans Escale 

 

 

 

Denise Le Dantec a consacré plusieurs ouvrages à l'histoire des jardins et nul doute qu'elle porte en elle un jardin de lumière où les fleurs sont des mots qui nous donnent à entendre une musique céleste « les anges / jouent-ils de la flûte / avec une bouche taillée / dans trois fleurs de lys ? »

 

L'autrice ne cesse de chercher ce qu'elle nomme « le lieu du poème » et c'est ainsi que le poème s'écrit dans le poème. Le paysage intérieur et le paysage extérieur se rencontrent, pour Novalis, c'est à cet endroit  précis que se tient « le siège de l'âme » !

 

 

Quand l'auteure* écrit « J'ai pris le chemin du même chemin », nous l'accompagnons dans les allées du poème où l'on découvre avec ravissement « La musique d'un orchestre d'amour flottant », « une soupe de rosée » ou une phrase happée à la volée « Votre robe, Madame, est un jardin » qui sont autant d'éclats lumineux qui ensoleillent cette écriture qui tel « un sentier au bord du monde » nous offre « des espaces rayonnants » qui renvoient à ce que le poète Yves Bonnefoy appelait « l'indéfait, le transversal qui ont valeur pour l'existence ».

 

Denise Le Dantec prolonge dans ses fragments de lumière et ses brèches sur l'indicible une intuition poétique empreinte d'une grâce à la fois infinie et indéfinie. Le poétique déborde la pensée et le langage, cependant le poétique est aussi débordé par une réalité insoutenable et l'auteure d'évoquer à travers une litanie de sigles, le destin sans destinée des migrants qui traversent son poème pour conclure sur cette injonction « Désastre / parlez-moi de désastre / parlez-m'en ».

Mais Denise Le Dantec de revenir toujours dans ce jardin d'écriture où dit-elle « je chante le temps des fleurs » car ajoute-t-elle « J'écris quand le poème réclame d'être écrit » !

 

Voilà très certainement, le secret du poème ! L'auteure nous le répète « Le mot est là où il s'arrête et/ là où il continue ». L'on comprend dès lors que le titre même du recueil « La strophe d'après » nous invite à entrer dans son jardin d'écriture pour appréhender derrière « le brouhaha du monde », « des musiques de roses... » …

 

Mais même si Denise Le Dantec écrit « Mon jardin est plus grand que le monde », on sait avec elle que l'écriture en quête du « lieu du poème » mène au-delà des mots, à la source même de l'être où l'origine et la finitude confinent et l'auteure d'avouer « ...une immense douleur à chaque page » ou encore de déposer tel un pétale de rose ce vers éclairant « ailé d'étamines, la mort ».

 

En dépassant le conceptuel, Denise Le Dantec atteint une réalité plus intense qui met en jeu sa présence au monde dans ce jardin de l'âme qui n'est autre que la parure de la mort annoncée.

 

 

 

* Ou autrice.

 

 

À lire aussi :

 

***

 

 

Pour citer ce texte

 

Françoise Urban-Menninger, « La strophe d'après, poèmes de Denise Le Dantec. Recueil paru aux éditions Sans Escale », texte inéditLe Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Événement poétique|Megalesia 2021, mis en ligne le 30 mars 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/fum-recueildedeniseledantec

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Nature en poésie
29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 15:04

 

REVUE ORIENTALES (O) | N°1 | Florilège de créations poétiques


 

 

 

 

 

 

Femme et désirs

 

 

 

 

 

Texte & peinture de

 

Mariem Garali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

 

 

© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Les amoureux", peinture. 

 

 

On me demande quels sont mes désirs 

Comment devrais-je répondre à cette question ?

Je n'étais pas capable de les imaginer pour pouvoir les identifier et arriver à les concrétiser. Pourquoi ?

Les désirs sont une réponse à des besoins avant d'être transformerés en rêves :

Désir de gloire

Désir de liberté

Désir de paix

Désirer aimer et être aimée

Désirer de voler de ses propres ailes, avoir une autonomie sociale et économique, désirer un enfant ou plus, désir de vivre heureuse avec son conjoint, que sais-je encore ?

La liste est bien longue pour une femme qui cherche un épanouissement intégral,

Pourquoi pas ? tant qu'à faire !

Mais pourrait-on s'épanouir vraiment ?

Désirer, c'est aussi être face à ses responsabilités et honorer ses propres choix pour être dans la joie, ce qui suppose une réduction de la liste de ses désirs au risque de se priver de bonheur ou bien arriver à viser un équilibre et s'en réjouir ?

 

Femme et désirs

Gloire et soupirs

 

©MGH, 28/3/21

 

 

Pour citer ce fragment

 

 

Mariem Garali Hadoussa (fragment & illustration inédits), « Femme et désirs »Revue Orientales« Les figures des orientales en arts et poésie », n°1, mis en ligne le 29 mars 2021. Url :

http://www.pandesmuses.fr/periodiques/orientales/no1/mgh-desirs

 

 

 

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REVUE ORIENTALES - dans REVUE ORIENTALES Amour en poésie
29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 13:07

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques

 

 

 

 

 

 

 

La cabane sur le rebord

 

de l’horizon

 

 

 

 

 

 

Martine L. Jacquot

 

 

​​​​​​​​​​​​​​​​​Crédit photo : "Ciel bleu en Touraine", domaine public, Commons.

 

 

 

    C’est en atteignant des bouts du monde que j’ai toujours trouvé des solutions. Fin de la route 138 sur la côte nord du Québec. Kanyakumari sur la pointe sud de l’Inde. Cap Nord dans le froid brumeux de la Norvège. Il existe toujours d’autres extrêmes en attente. Je rêvais souvent de passer le cap Horn ou le cap de Bonne espérance, d’être le témoin privilégié de l’incessante bataille entre les vagues bavant leur écume salée et les rochers stoïques des continents. 

 

 

    Ce jour-là, je me dirigeai vers des îles reliées entre elles par le fil invisible de mon errance, rattachant les lieux de mes arrêts comme les perles d’un collier quasi magique. Je ne savais pas ce que j’y cherchais, mais chaque image m’était talisman qui comblait un vide vertigineux. Aux confins de l’avant-dernière île, je décidai que là était ma frontière. Je m’arrêtai, ignorant que sur le dernier bout de terre, juste en face, de l’autre côté du passage où la marée montait, un phare était adossé à la lisière, dressé contre l’Atlantique, comme narrateur d’une histoire que je ne connaissais pas encore.

 

    Doigts sombres de basalte tendus vers l’ouest. Quand les premiers clignotements du fanal repoussent les derniers reflets d’ambre du couchant. C’est là que je m’assis sur un rocher anthracite bariolé de lignes d’agate blanche, les pieds dans l’eau glacée. Seuls les oiseaux conversaient. Face à l’extrémité de l’archipel, je respirai le vent de fin d’été en repoussant les questions qui me harcelaient. Ici, le monde était simple. Il suffisait de regarder, de sentir.

 

    Près de la petite cabane de pêcheur rafraîchie par une récente couche de peinture vert pomme, je m’arrêtai encore. Plantée sur des pilotis, elle semblait se tenir en suspension au-dessus de l’eau. Personne n’y vivait. Un rapace se posa sur son toit de bardeaux, puis s’envola vers le sud, comme pour me montrer le chemin. 

 

    Jamais je n’aurais deviné que cette cabane qui m’avait fait rêver, je la verrai un jour de ma fenêtre, depuis le rivage opposé, ce rivage qui était alors resté mirage. Ce jour-là, je n’étais pas allée jusqu’au fin fond du monde. Il n’était sans doute pas encore temps de terminer ma course, d’aller là où la route s’arrête, laissant au regard le privilège d’absorber toute la quiétude de la création, de se  noyer dans l’océan parmi le fracas de ses vagues aux infinis camaïeux de bleu, mais j’en avais perçu le mystère de sa beauté.


 

 

 

Biographie

Martine L. Jacquot est poète et romancière et vit au Canada depuis 40 ans. Elle a publié plus de 30 livres, dont le roman Les Oiseaux de nuit finissent aussi par d’endormir (éditions David, Ottawa) et la toute récente trilogie romanesque L’Envol des jours (éditions AfricAvenir, Douala/Berlin/Vienne)

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème printanier & coloré

 

Martine L. Jacquot, « La cabane sur le rebord de l’horizon », poème  en prose inédit, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 29 mars 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mlj-lacabane

​​​​​

 

 

 

 

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LE PAN POÉTIQUE DES MUSES - dans Megalesia Nature en poésie
28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 17:39

 

Événements poétiques | Megalesia 2021 | Poésies printanières & colorées | Florilège de textes poétiques

 

 

 

 

 

 

 

Printemps à naître

 

 

 

 

 

Michel Orban

 

 

Peinture de

 

Mariem Garali Hadoussa

 

Artiste plasticienne & poète

Présidente de lassociation "Voix de femme nabeul"

 

© Crédit photo :  Mariem Garali Hadoussa, "Les amoureux", peinture. 

 

 

 

 

 

Calme enraciné

Peur débranchée

Printemps à naître

Dans les bourgeons

De ton cœur.

 

 

 

 

 

***

 

 

Pour citer ce poème printanier & coloré

 

Michel Orban, « Printemps à naître », poème d'amour inédit illustré par une peinture inédite de Mariem Garali Hadoussa, Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques Événement poétique|Megalesia 2021/I « Poésies printanières & colorées », mis en ligne le 28 mars 2021. Url : 

http://www.pandesmuses.fr/megalesia21/mo-printempsanaitre

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