31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

 

Poèmes calligraphiés

 

 

Invitée de la revue

 

Danse l'Amour, Perle fine

 

 

Nicole Coppey

    


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Danse l'Amour, perle fine

 

 

 

Ô mon cœur

 

 

Nicole Coppey


 

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Ô mon coeur

 

 

 

Pour citer ces poèmes


Nicole Coppey, « Danse l'Amour,  Perle fine » & « Ô mon cœur »   , in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Poésie des femmes romandes », « Poètes & Muses. Poésie, Femmes et Genre », n°2|Automne 2012 [En ligne], (dir.) Michel R. Doret, réalisé par Dina Sahyouni, mis en ligne le 31 octobre 2012.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-2-danse-l-amour-perle-fine-o-mon-coeur-110907458.html/ Url. http://0z.fr/eEjfb


Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

http://www.nicolecoppey.com/

 

http://www.billetreduc.com/spectacle-nicole-coppey.htm

 

http://jmtheytaz.over-blog.com/article-couleurs-et-senteurs-de-vagues-avec-nicole-coppey-96060865.html

http://www.youtube.com/user/NicoleCoppey


Auteur(e)


Nicole Coppey

 

Chaîne sélectionnée par la revue

 

Url. http://www.youtube.com/user/NicoleCoppey

 

Vidéos choisies par la revue (poésie multimédia) 

 

 
 
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Le Pan poétique des muses - dans n°2|Automne 2012
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

 

 

 

 

Texte reproduit

Invitée de la revue

 

Geneviève Pastre

 

 

Florence Trocmé

  Texte reproduit avec l'aimable autorisation de la journaliste



 

Née le 20 novembre 1924, date du Manifeste du surréalisme, Geneviève Pastre a des racines triples : le Rhin, Mayence lieu de sa naissance, la Lorraine où elle a passé toute son enfance, et les grands Causses, Millau et toute sa région, terre d'origine de sa famille depuis toujours. Et le monde à découvrir.
Malgré une enfance vouée à la danse et sa volonté affirmée de s'y consacrer, elle est contrainte par sa famille à y renoncer et à poursuivre des études littéraires. À 24 ans, les termine par l'agrégation de grammaire, qui l'oriente vers l'enseignement.

Cette rupture avec ce qui donnait un sens à sa vie et à sa création artistique provoque chez elle, avec l'expérience de la douleur, le réflexe de l'écriture et la métamorphose en poète. Parallèlement, elle suit des cours de mime (avec Marceau et Jacques Lecoq) et, retrouvant ainsi la scène, crée son propre groupe, qui devient compagnie théâtrale en 1974, sous le nom de Théâtre de l'escalier, puis sous celui de "Compagnie Geneviève Pastre". Ce sont alors des années de bonheur (près de vingt ans) dans et par la création continue (au moins une création annuelle).
Après avoir publié des recueils de poèmes, des textes et un essai sur l'amour, De l'Amour lesbien, chez différents éditeurs, elle crée une collection personnelle « Les Octaviennes » en 1985, et finalement, sa propre maison d'édition en 1989 : Les Éditions Geneviève Pastre. Celles-ci incluent sa première collection, à laquelle elle en ajoute une seconde « Les Gémeaux, puis d'autres « bibliophilie », romans,  essais, et une minipoche « Courants Ascendants ».

Le terme "Les Octaviennes" désigne aussi depuis 1988, une association de femmes créatrices, (ouverte à toutes et ouverte sur le monde) qu'elle a fondée et qu'elle anime, pour développer un réseau culturel original autour de jeunes talents autant que d'auteures confirmées. Cette association culturelle fonctionne sur invitation et cooptation, de manière à préserver, tout en les élargissant, les "affinités électives". (BP 4242 - 75160 Paris cedex 04).
Elle a créé un prix de Poésie, un Prix Interarts, un Prix "Les Gémeaux", (créé en 1999) pour les poètes gais qui avaient concouru spontanément dès 1997.
Déjà en 1990, elle avait organisé le Troisième Festival européen de l'écriture gaie et lesbienne à Paris, "Anticipations Festival" qui a réuni près d'une centaine d'écrivains et d'écrivaines, de critiques, de traducteurs/trices et d'éditeurs/trices (débats, salons littéraires, spectacles, etc.). Les premiers salons organisés dans le cadre de FALGWE (la fédération européenne) avaient eu lieu à Londres en 1987, puis à Rotterdam, "Satisfiction" en 1989.
Elle a enfin créé, en 1985, un groupe d'écriture expérimentale : Tendi Mundi qui a participé, entre autres, à la Foire de la Poésie de Paris, aux Journées internationales de poésie de Rodez. Elle a également animé un atelier aux Rencontres Nationales d'Ateliers d'Écriture à Aix-en-Provence en février 1993. Elle participe aussi en tant qu'auteure et éditrice aux Salons de l'Homosocialité, et à celui de la Salle Wagram et de Cineffable. Avec les Octaviennes elle dit ses textes dans des récitals donnés en public (restaurants de femmes et autres manifestations publiques). Elle se partage ainsi entre l'écriture, la mise en scène, la poésie, la recherche philosophique, sociologique et anthropologique, fait des communications dans de nombreux colloques et festivals, a été invitée sur des TV tant étrangères que françaises. Pendant dix années, elle a animé une émission hebdomadaire sur Radio-Libertaire, "Les Affinités électives".
 

 

Elle a utilisé divers pseudonymes, en tant que critique ou romancière. Elle vient de créer un parti politique, les Politides (ou Mauves). Il propose un projet global de société, redéfinit l'homme sur des bases modernes, être d'expression et relationnel, en particulier en intégrant les sexualités dans son expression fondamentale et en se positionnant d'une façon décisive et radicale sur les grands sujets d'actualité sociaux, droits de l'homme, politiques (famille, enfant, etc.), et prend position publiquement chaque fois que l'événement l'exige.


Publications


  • Pierre éclatée, poèmes, éd. St Germain-des-Prés, Miroir Oblique, 1972 (épuisé).
  • Fleur dans le Ventre vert, poèmes, éd. Millas-Martin, 1973 (épuisé).
  • On gaspille l'Amarre ici, poèmes, éd. St Germain-des -Prés, Poètes contemporains, 1975 (épuisé).
  • 7-14-17 ou Architectures d'Éros, Ed. Subervie, Rodez, 1978.
  • L'espace du souffle*, roman, éd. Christian Bourgois, coll. blanche, 1977 réédité. aux éditions Geneviève Pastre, Paris, 1990.
  • De l'Amour lesbien*, essai, Pierre Horay, Paris, 1980, traduction allemande à Berlin en 1985 chez Sissiverlag.
  • Octavie ou La deuxième mort du Minotaure, récit-poème, 1985 et réédition en 1998.
  • Fulvie ou Voyage à Delphes, journal de voyage, 1986
  • Athenes et le "Péril saphique", essai d'histoire critique, 1987, réédition 1997.
  • Préludes pour un largo, poèmes, illustré par Madeleine Scellier, sur pur vélin Johannot, tirage limité, imprimerie de La Charité, Montpellier, coll. les Oct. 1988 épuisé, repris dans la coll. Courants ascendant. Largo, poème, traduit en anglais par Marilyn Hacker (in 13TH MOON, vol.14, University Albany).
  • Le Nouveau manuel d'orthographe, traité-pamphlet d'esthétique de la grammaire et du langage, 1991.
  • Amélie ou Ondes de choc, nouvelle, (in "Mit Würde und Feuer", Wien Frauen, 1993. Paru en 1999, en édition originale française, au Québec.
  • Trois gorgées du modeste royaume, poèmes, 1995.
  • Le Bien aimer, essai philosophique et esthétique sur l'amour, 1995. 
  • Les Amazones, du mythe à l'histoire, essai d'histoire critique, 1996. 
  • À ma Mère, récit paru dans " Sie ist gegangen", Orlandaverlag, Berlin, 1997.
  • Octavie/Octavia/OTtavia, traductions d'extraits d'Octavie ou la deuxième mort du Minotaure, en espagnol par Monica Khobzi, en italien par Bianca Rabaioli Apostoli
  • ''Intersections des seuils'' in Trois, revue québecoise dirigée par Anne-Marie Alonzo, Québec (juillet 1998).

Nombreux articles parus dans des revues françaises ou américaines en particulier 

  • "Le "JE" femme/ homme" in L'homosexuel/le dans les sociétés civiles et religieuses CERDIC/CNRS Strasbourg (colloque), 1985 ; « J’entends cette clameur », in La Société des femmes, anthologie des Cahiers du Grif , éditions complexe, 1992.
  • « Twentieth Century Lesbians : Should we revive Memory or break with the Past », in Journal of Homosexuality, vol 25 , n°1/-1-1993.
  • « Sortir du piège… par un saut qualitatif : la saisie intuitive du philosophe par un regard sur lui-même, être humain sexué », in Homosexualités, expression ; répression, Stock, 2000.
  • À paraître : Une Femme en apesanteur (Mémoires littéraires militantes et politiques de 1975 à 1998) aux Éditions Balland.

Entre texte, musique, mise en scène et peinture

  • Deux poèmes mis en musique par Yves-Marie Bruel et chantés par Christine Gouzes à l’abbaye de Sylvanès, en 1978 (in CD-oeuvres complètes d’Y. M. Bruel, 1995)
  • En Mai 1992, Le Théâtre de la Méduse a produit l'espace du souffle, dans une adaptation et une mise en scène de J.J. Charbonnier, avec Catherine Hasselwander. (La création a eu lieu au Théâtre Arcane à Paris.
  • En Novembre 1992, Jean Paul Gilly a exposé cinq tableaux d'une série de 29 à partir de l'espace du souffle, à la Mairie de Pantin, et au Centre Culturel d'Aubervilliers.*

 

 

* Voir aussi url. http://poezibao.typepad.com/poezibao/2006/01/une_lecture_de__1.html

 


Pour citer ce texte


Florence Trocmé, « Geneviève Pastre  » (texte reproduit avec l'aimable autorisation de la journaliste, 1ère publication in Poezibao dans ''Poètes'' (fiches bio-bibliographiques) le 2 novembre 2005, url. poezibao.typepad.com/poezibao/2005/11/genevive_pastre.html), in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques  : Dossiers « Poésie des femmes romandes », « Muses & Poètes . Poésie, Femmes et Genre », n°2|Automne 2012 [En ligne], (dir.) Michel R. Doret, réalisé par Dina Sahyouni, texte mis en ligne le 31  octobre 2012. Url. http://www.pandesmuses.fr/article-n-2-genevieve-pastre-110904727.html/Url. http://0z.fr/QFAAR

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

http://poezibao.typepad.com/poezibao/

 

http://www.sitaudis.fr/Auteurs/florence-trocme.php

 

http://www.cipmarseille.com/auteur_fiche.php?id=1651

 

http://www.viabooks.fr/interview/entretien-avec-florence-trocme-16063

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Poezibao

 

http://remue.net/spip.php?article3724

Auteur(e)

 

 

Florence Trocmé

 

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Le Pan poétique des muses - dans n°2|Automne 2012
31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

 

 

 

 

Critique & réception

 

 

Texte reproduit

 

Michèle Finck, Balbuciendo

 

Ouvrage poétique paru aux ÉditionsArfuyen


 

Françoise Urban-Menninger

  Texte reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure et de la revue Exigence-Littérature 

 

 

http://www.laprocure.com/cache/couvertures/9782845901773.jpg

    
Après L’Ouïe éblouie paru aux éditions Voix d’encre, Michèle Finck signe l’édition d’un deuxième recueil chez Arfuyen dont le titre Balbuciendo nous renvoie d’emblée vers l’origine du langage qui nous met au monde. On songe aussitôt au merveilleux film-poème La momie à mi-mots où apparaissait Michèle Finck, poète et scénariste et dont le réalisateur Laury Granier nous disait que derrière l’écrivain se cachait « l’éternel enfant ».


« L’éternel enfant » use de ce balbutiement dont G. Diego dans le livre de Paul Gifford Paul Valéry : musique, mystique, mathématique nous affirme qu’il est « la poésie, ces choses ou cette chose que tentent obscurément d’exprimer les cris, les larmes, les caresses, les baisers, les soupirs. ». Et de citer le fameux vers du Cantique Spirituel du mystique espagnol Jean de la Croix : « un no sé qué que balbuciendo ». Le livre que vient d’écrire Michèle Finck est bien un livre qui répond à cette définition. La rupture, le deuil, l’absence tracent sous la peau vive de l’auteure "des lignes de douleur".


Dans la première des trois parties qui composent le livre, Michèle Finck évoque "L’amour et l’échec de l’amour...". On retrouve dans "Présage" l’atmosphère de La momie à mi-mots avec de "Frêles cerfs-volants que le vent frôle'' mais déjà l’auteure voit sa "tête équarrie dans la vitrine d’un boucher". Image forte, étrange, fantasmatique dans la lignée de celles d’Anise Koltz ou de Claude Ber qui nous touche dans notre chair. Car à n’en pas douter, les mots de Michèle Finck ont partie liée avec ce corps qui les sécrète : "Les gencives de l’enfance saignent", "L’oreille pleure d’astres crevés"...

La deuxième partie du livre consacrée à la mort du père est bouleversante. L’enfance du père y est évoquée avec une tendresse infinie : "l’avoir entendu balbutier qu’il avait appris à déchiffrer tout seul livres et partitions en gardant les vaches."... Michèle Finck avec son âme d’enfant se remémore son père enfant avec ses frustrations, ses peurs, ses désirs. Le lecteur éprouve une totale empathie pour l’auteure au chevet de son père agonisant et il ouvre avec elle "de nouvelles portes de douleurs à l’intérieur de soi".

Suivent alors des poèmes magnifiques tel "De givre et de feu" où père et fille se retrouvent au coeur du poème "Écrit à deux bouches". Dans le texte "À deux voix" où le père incinéré devient "Père à la peau de sapin père brûlé", on appréhende la consumation totale du moi dans la nature qui a inspiré le père également poète.

Indubitablement, le livre de Michèle Finck est l’une de ces étoiles filantes qui nous éclaire dans notre nuit. Si le vrai cimetière n’est autre que notre mémoire, il n’en est pas moins vrai que ce recueil est la vraie tombe du père décédé. Et l’auteure de nous rappeler la lettre de Goethe à Zelter dans laquelle il soutenait :" J’ai la ferme conviction que notre esprit est une substance de nature tout à fait indestructible, qui continue d’oeuvrer d’éternité en éternité".

Dans la troisième et dernière partie intitulée « Scansion du noir », Michèle Finck, on le pressent, a décidé de continuer "à oeuvrer" : "Ciel silence cigale/J’écris/D’un seul coup tout autour des tortues sauvages."

Et l’écriture du ciel de mettre un baume sur cette incoercible souffrance : " Ce soir un peu de bleu a eu pitié de moi " et le lecteur de refermer ce livre en sachant qu’il faudra très peu de temps pour qu’il le reprenne pour une nouvelle lecture. Car les lectures de Balbuciendo ne peuvent être que multiples. Il y a plusieurs livres dans ce recueil où les images forcent notre inconscient tant leur puissance et leur magnificence nous interpellent jusque sous notre peau où chaque mot rencontre son écho car le poème et son auteure ne font plus qu’un dans un corps de lumière où l’écriture s’impose pour révéler sur la page blanche " le scanner de l’obscur ".

 

 

Pour citer ce texte


Françoise Urban-Menninger, « Michèle Finck, Balbuciendo, ouvrage poétique paru aux Éditions Arfuyen » (reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure et de la revue Exigence-Littérature, url. http://www.e-litterature.net/publier/spip/spip.php?page=article5&id_article=278), in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques : Dossiers « Poésie des femmes romandes », «  Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°2|Automne 2012 [En ligne], (dir.) Michel R. Doret, réalisé par Dina Sahyouni, texte mis en ligne le 31 octobre 2012. Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-2-michele-finck-balbuciendo-ouvrage-poetique-110896855.html/Url.

 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

Françoise Urban-Menninger  Wikipédia

http://www.lemanoirdespoetes.fr/poemes-francoise-urban-menninger.php

http://sociedadedospoetasamigos.blogspot.fr/search/label/Fran%C3%A7oise%20Urban-Menninger

 http://www.editinter.fr 


Auteur(e)


Françoise Urban-Menninger est poète et nouvelliste, auteure d'une vingtaine d'ouvrages de poèmes et de nouvelles. La plupart ont paru chez Éditinter, le dernier recueil de poèmes en date est De l'autre côté des mots. Elle anime des ateliers d'écriture à Strasbourg où elle est critique d'art pour la revue Transversalles, elle rédige également des critiques littéraires pour la revue électronique Exigence-Littérature. Elle est également membre de la SIEFEGP et de l'équipe de la revue Le Pan poétique des muses.

 

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31 octobre 2012 3 31 /10 /octobre /2012 07:00

 

 

Poésie, Je comme une Autre,

 

Morte, Eurydice ou le devenir

&
Rosa : s'approprier ou instituer l'action

 

 

 

Styliani Kokkal

 


 

À Simone de Beauvoir

 


 Poésie 

Ut pictura poesis

 


Cerises juteuses

Soupirs étouffés

Saumon atlantique

Un cellulaire ZTE noir quasi chargé,

un bégonia rose placé dans un pot beige,

trois citrons étalés dans une petite assiette,

deux roses et trois bambous érigés d'un vase en verre

Quatre lèvres, souffle d'inspiration et bonne chance !


 

 

Je comme une Autre


 

Pourquoi l'hésitation à la place de l'humanisme ?

Qu'elle soit marxiste, léniniste, trotskiste

Pacifiste en tout cas, chez elle,

Variable certes, cette autre surnommée femelle

se conçoit concrètement et purement - malgré ou grâce

à la turbulence mensuelle,

différence biologique d'un destin essentiel.



Morte


 

Il est entré dans le même wagon, dans le premier, et il s'est assis en face d'elle. Son allure mystérieuse, ses lunettes noires lui couvrant presque le visage entier. Visage camouflé, membre caché, courage intrépide. En chantant à haute voix de la musique du walk-man et, oui, ose-t-il lui caresser instantanément la cuisse. Après, il s'excuse... !

Morte. Sa pudeur jadis propre maintenant enlevée, quasi violée.

Immobile devant un monstre déguisé en noir, cependant, elle descend, à tête basse, au prochain arrêt.

 

 

 

Eurydice ou le devenir


 

Son destin,

qu'il ne soit pas revenu.

Avant-dernier chant,

comme au parking souterrain,

manqué par le glaneur.

Être des lèvres pulpeuses

sablé dans la plage,

envisageant et se moquant de la norvégienne

qui était à la course.

Maison soudainement devenue solitaire,

plus qu'historiquement ou existentiellement parlant.

Elle redevient et retourne grâce à

ses aliénations successives et maladives

ses possibilités existentielles surtout matérielles,

historiques ou authentiques.


 

Rosa : s'approprier ou instituer l'action


 

Beaucoup existent entre droits abstraits et condition concrète.

Comment problématiser, comment creuser entre

instruction, marges et collectivité ?

D'abord, il s'agit de se sentir chez soi dans ce monde -

chose apparemment facile-

avant de pouvoir établir sa signifiance.

Deuxièmement, exemplifier et conjuguer :

progrès et conception,

états primitifs et héroine,

stade du miroir et collectivité instituée,

déclaration de pouvoir et suffragettes,

expression surréaliste de coquilles et

Rhéa mother-of-perle et paysage.

D'autant plus, totems et panacée gigantesques muets

siècle-chapitre conquête historique

se dialoguant révolution avec

agencement en refus sentimental.

                           

Pour citer ces poèmes 

 

Styliani Kokkali, « Poésie », « Je comme une Autre »,« Morte », « Eurydice ou le devenir » & « Rosa : s'approprier ou instituer l'action », in Le Pan poétique des muses|Revue internationale de poésie entre théories & pratiques: Dossiers « Poésie des femmes romandes », « Muses & Poètes. Poésie, Femmes et Genre », n°2|Automne 2012 [En ligne], (dir.) Michel R. Doret, réalisé par Dina Sahyouni, mis en ligne le 31 octobre 2012.

Url.http://www.pandesmuses.fr/article-n-2-poesie-je-comme-une-autre-morte-eurydice-ou-le-devenir-rosa-110892808.html/Url. 

Pour visiter les pages/sites de l'auteur(e) ou qui en parlent

 

....

Auteur(e)


Styliani Kokkali est doctorante au Département de langues, de traduction et d'interprétation à l'Université Ionienne (Corfou, Grèse). Elle rédige une thèse en français sur les autoportraits et le journal intime de l'artiste mexicaine Frida Kahlo (orientation : surréalisme, philosophie féministe, autobiographie, psychanalyse et intermédiarité). Elle est titulaire d'une Maîtrise en Littérature comparée a l'Université de Montréal (Québec, Canada) et d'une Licence en Études anglaises à l'Université d'Athènes (Grèce). Elle a déjà présenté des communications en français et en anglais dans plusieurs conférences au Canada et en Europe. Styliani Kokkali publie aussi des études critiques (comptes-rendus et articles) sur la littérature et l'art du XXe siècle dans des revues et des ouvrages américains et européens. Actuellement je vis et travaille comme professeur de français et d'anglais à Athènes (Grèce). Les poèmes ci-dessus proviennent de "Réécriture" (un ensemble de poèmes qui réécrit en poésie la théorie de Simone de Beauvoir).

 

 

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Publications

 

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