23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:37

 

 

 

 

 

 

Les contemporainES

 

 

 

 

 

 

Nathalie Handal , née en juillet 1969 [1],  est dramaturge, poète et universitaire.

Elle est franco-américaine d'origine palestinienne[2]. Elle se soucie de la place de la poésie des femmes arabes dans le monde [3]. Son engagement en faveur des femmes et de la diffusion de leur poésie se traduit aussi par des écrits divers[4].

Elle a également publié des ouvrages sur les poètes et la poésie du Moyen-Orient. Sa poésie porte entre autres les empreintes de la nostalgie et de l’amour de la terre des ancêtres.

Ses ouvrages n’ont pas encore été traduits en français et cela ne facilite point notre tâche[5]. Toutefois, on vous propose ci-dessous un extrait de ses poèmes : 

 

 

 

Exiled Sentence

Most exiles do not take enough with them—
some obtain new lands, new identities
others return to the empty corridors of their sleep
in a place they are certain they can always call home;
but most hold on to a sentence as if it were a coat
 

  

Bethlehem

Secrets live in the space between our footsteps.
The words of my grandfather echoed in my dreams,
as the years kept his beads and town.
I saw Bethlehem, all in dust, an empty town
with a torn piece of newspaper lost in its narrow streets.
 

(Nathalie Handal, Made In Palestine - Poetry by Nathalie Handal)

 

 

 

 

Quelques œuvres

  • The poetry of Arab women : a contemporary anthology, edited by Nathalie Handal
    New York, Interlink books, 2001, 355 p.
     

     
  • The Lives of Rain, edited by Interlink Books, 2005
  • Language for a new century : contemporary poetry from the Middle East, Asia, and beyond, edited by Tina Chang, Nathalie Handal, and Ravi Shankar, New York, W. W. Norton, 2008, 734 p.  
  • Love and Strange Horses, edited by University of Pittsburgh Press, 2010
  • Poet in Andalucía, edited by University of Pittsburgh Press, 2012

Quelques liens nécessaires

Nathalie Handal - Wikipedia, the free encyclopedia

Biography - Nathalie Handal

Nathalie Handal | American Studies Leipzig

 

[1] Voir la Notice d’autorité personne de la BnF n° FRBNF14456576  (URL. http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb14456576h/PUBLIC).

[2] Cf. article « Nathalie Handal », Wikipédia (Nathalie Handal - Wikipedia, the free encyclopedia)    

[3] Cf. son œuvre : The poetry of Arab women : a contemporary anthology, ed. by Nathalie Handal
New York : Interlink books, 2001, 355 p.

[4] On peut citer par exemple son article : « Reflections on Sex, Silence, and Feminism »  (p. 207-224), in Cheryl Toman, On Evelyne Accad: essays in literature, feminism, and cultural studies, eded by Summa Publications, Inc., 420 p. 

[5] Nous comptons bien enrichir cette mince notice au fil du temps.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les aïeuleS

 

 

 

 

 

 

 

Fortunée Briquet ou Fortunée B. Briquet*, (1782-1815), est dictionnairiste, femme de lettres et historienne.

Elle est l'auteure de quelques poèmes et surtout d'un dictionnaire littéraire qui répertorie les femmes de Lettres de son siècle et des siècles passés. Elle figure parmi les premières femmes féministes qui accordaient une grande importance à la place des femmes dans l'Histoire. 

Elle est ainsi une des pionnières des historiennes qui se sont penchées sur l'Histoire des femmes, voire même sur leur propre histoire littéraire. Sa vie et ses œuvres s'inscrivent dans une idéologie que l'on peut résumer ainsi Rendre compte de soi et écrire son histoire  qui fait partie de l'histoire du féminisme de l'Ancien Régime et qui est aussi celle du féminisme de Marguerite Buffet .

 

Quelques références nécessaires

  • Catégorie:Dictionnaire Fortunée Briquet - SiefarWikiFr - SIEFAR  

  • Histoires d'historiennes, textes réunis par Nicole Pellegrin, éd. Université de Saint-Étienne, 2006, 399 p. (voir p. 10, 11, 12, 15, 69-70, 75-76).
  • Les femmes et l'écriture de l'histoire: 1400-1800, textes réunis par Sylvie Steinberg et Jean-Claude Arnould, éd. Publication des Universités de Rouen et du Havre, 2008, 550 p. (voir p. 16, 23, 26, 28, 30, 33, 272, 279, 282, 367-371, 374, 377- 379)

 

 

* Cette notice incomplète sera , comme les autres,  enrichie au fil des jours. (vos contributions sont les bienvenues).

 

 

 

 

 

 

Mme Lauvergne, on a très peu d’informations sur elle et les différents dictionnaires ne donnent pas les mêmes détails biographiques. On sait toutefois qu’elle a vécu au XVIIe siècle et qu’elle était précieuse. Il nous reste de sa poésie des poèmes éparpillés dans plusieurs ouvrages et un recueil qui fut publié après sa mort où l’on prétend y réunir toute son Œuvre poétique.  L’examen rapide du recueil en question dévoile une poésie qui, en grande partie,  s’inspire des femmes et qui leur est dédiée.  

 

Sa poésie reflète une voix affranchie de l’emprise de la métrique et qui manie aussi la versification et la prose. Son autoportrait littéraire comme son poème "Avis à une Belle" laissent entrevoir un univers poétique sensuel, féminin, franc et sensitif animé par le réalisme, l’érotisme et l’envie de décrire la vérité. Ainsi, une amertume et un réel constat de l’ambiguïté de l’amour entre les femmes et les hommes s’en dégagent.     

 

 

Ouvrage attribué

Recueil de poésies   , Paris, éd. Claude Barbin, 1680, p. 156, in-12

 

On dit d'elle

  • « Recueil de poésies, Par Madame DE LAUVERGNE, Paris, 1680, in-12. ce sont des pièces galantes. On y voit quatre, sonnets qui ne valent pas grand’chose. »   (Louis Veyrières, Monographie du sonnet: sonnettistes anciens et modernes, suivis de Quatre-vingts sonnets, éd. Bachelin-Deflorenne, vol. 1, 1869,  p. 91)

  • Madame de Lauvergne
  • « Bel exemplaire d’un livre rare.  Quelle est cette dame de Lauvergne, sur laquelle se taisent toutes les biographies? L’épître dédicatoire en prose, à Mme la marquise de Neuville, est signée : Votre obéissante servante, Le Roux ; et ce nom est aussi inconnu que l’autre. Il est probable que Mme de Lauvergne était une demoiselle Le Roux, et que, sous ce dernier nom, elle avait été protégée de la mère de la marquise de Neuville, à laquelle, par reconnaissance, Mme de Lauvergne adresse ses poésies. Quoi qu’il en soit, elles sont infiniment supérieures à celles des Desmarets, des Coras, des Le Laboureur et des Dassoucy. La première pièce, entre autres, inti-[p.1220]tulée : Caprice d’un malade, est un modèle de style et de bonne plaisanterie. Ce recueil, je crois fot rare, se compose d’élégies, d’un poème d’Adonis, de madrigaux, de portraits en prose, sorte de composition alors fort à la mode. Il y a dans tout cela du sens, de la correction et du goût. (Viollet Le Duc, Bibliothèque poétique, p.574) [...] »  ( Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, par Société des amis de la Bibliothèque nationale et des grandes bibliothèques de France, éd. Librairie Giraud-Badin., 1859, p. 1219)

 

Quelques références nécessaires

 

 

  • Bibliographiques, biographiques et littéraires sur chacun des ouvrages catalogués. Pour servir à l'histoire de la poésie en France,Vol. 2 de Catalogue des livres composant la bibliothèque poétique de M. Viollet Le Duc, Viollet Le Duc (Emmanuel-Louis-Nicolas, M.), éd. J. Flot, 1843 (voir  p. 574 )
  • Bulletin du bibliophile et du bibliothécaire, éd. Librairie Giraud-Badin., 1859 (voir p. 1219-1222)   
  • Le dictionnaire des précieuses... par Antoine Baudeau de Somaize,Charles-Louis Livet  p. 145, 268
  • Jocelyne Godard, Elles ont signé le temps: anthologie biographique, Éditions L'Harmattan, 1992, 391 p.
  • Elizabeth Russell, Loving against the odds: women's writing in English in a European context, éd. Peter Lang, 2006, 221 p.  (voir p. 23-23) 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le pan poétique des Muses - dans Calepins n°0|Automne 2011
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:37

 

Éditorial du numéro 0 de la revue   

 

 

 

Un pan à faire 

 

 

 

 

 

 

 

Le numéro zéro est consacré au thème Poésie & Crise et cela ne relève point du hasard, mais d’une pensée liée à l’historicité de cet art vieux comme le monde. Qu’est-ce que la poésie, la poésie peut-elle être sauvée par les femmes, y a–t-il vraiment une crise, etc. ?

La poésie semble résister, proliférer, grandir là où certains prêchent sa mort...

De quelle poésie parle-t-on ? De quels maux/mots souffre-t-elle ? À l'aube du XXIe siècle comme à l'aube du XVIIIe siècle la poésie dit-on en crise, se meurt ou bien elle est déjà morte.

Les contributions de nos auteur(e)s s’inscrivent dans cette démarche, viennent en témoigner et lui redonner toute sa pertinence dans un siècle où tout est devenu une affaire de spéculation... 

Nous voudrions encore parler de Poésie pour mieux apprécier le sens de notre existence et pour mieux miroiter encore et encore les champs de possibles quand des voix émergent pour nous dire le contraire... 

 

 

 

 

Zonage de la revue

 

 

La revue pratique le zonage et refuse la catégorisation. Ce choix politique et lié aux notions deleuziennes : « territorialisation » et « déterritorialisation ». De même, il trouve son ancrage dans la notion d’« urbanisation ».  Le numéro zéro est ainsi divisé en cinq zones :

 

  • La première est celle des textes théoriques où vous trouvez des articles sur la poésie en général et sur le thème Poésie & Crise.
  • La deuxième est celle de l’entretien poétique où la revue interroge l’artiste-peintre Filomena Salley sur les femmes et la poésie dans la peinture.
  • La troisième est celle des poèmes des femmes et/ou des poèmes sur les femmes et la poésie. La revue accorde toutefois une exception aux poètes jeunes.
  • La quatrième est celle des invitations où vous pourriez vous laisser influencer par nos choix culturels.
  • La cinquième est celle de l'actualité poétique de la revue. On y trouve des propositions et des calepins variés qui servent essentiellement  son évolution.

 

 

 

Notre point de vue sur nous et sur le monde

 

 

Devrions-nous dire plutôt notre manière de critiquer, de nous contredire, de nous autocritiquer, de penser l'introspection à l'échelle de l'Imprimé (papier ou électronique) et de pratiquer cela ?

Il s'agit de vous révéler notre sentiment sur ce que nous allons vous présenter et ce que nous sommes. Ce n'est plus de l'ordre de l'Avertissement mais de l'ordre de l'Autocritique : Nous sommes ordinaires (notre traçabilité idéologique est claire et prompte).
 

On vit dans des sociétés de plus en plus floues où la normalité des comportements semble l'emporter sur le reste. Or, que veut dire être normal(e) ou de se comporter normalement dans une société qui fustige ses agent(e)s et les transforment en masse de névrosé(e)s et/ou de psychosé(e)s ?

 

 

Et nous nous demandons : Parler de poésie est-il un acte (a)normal ? 

Que veut dire une norme comportementale ? Et qui la détermine ? 
 

On parlait déjà des normes sexuelles, mais aujourd'hui, on ne parle que des normes comportementales et cela s'applique même aux enfants...

La mode de la normalité comportementale est telle que l'on parle même d'une recherche assidue de ses traces...

Dès l'enfance, une traçabilité comportementale s'installe et devient la base de tout jugement sociopolitique sur la personne.

 

Parlons poésie malgré tout !
 

Nous ne pouvons point vous rassurer sur la normalité comportementale de notre sentiment mais nous insistons toutefois sur la pertinence de notre élan idéologique. 

Sans avoir recours ni au divan, ni au coaching (mode qui supplante actuellement la première), nous serons capables par la multitude de nos voix de vous livrer une revue authentique. 

Parlons poésie même si cela est devenu un acte marginal et marginalisant (au moins médiatiquement parlant...)

 

 

 

Une revue féministe mais aussi une revue de poésie

 

 

 

 

Voici une revue qui se jette au net pour défendre les femmes, pour faire parler de leurs talents et l’intérêt qu'il y ait à se pencher corps et âme sur leurs œuvres afin de les répertorier, les diffuser et les réhabiliter.

 

Ce numéro vient couronner un travail intéressant fourni par les un(e)s et les autres pour mettre à votre disposition une revue féministe vouant, dès ses premiers instants, son existence à la diffusion et à la réhabilitation des femmes dans la poésie (qu’elles soient modèles ou celles qui composent, qu’elles soient rédactrices ou celles qui en proposent…)

Chères lectrices, vous êtes ici dans votre territoire, soyez alors les bienvenues !

Nous voudrions par cette adresse annoncer, entre autres, l’importance qu'accorde cette revue au lectorat féminin sans pour autant ignorer les lecteurs. Il s’agit surtout d’un clin d’œil aux femmes que nous nous engageons à respecter, à défendre, à diffuser et à réhabiliter dans un domaine où le terme « poétesse » continue encore à traîner dans son histoire sémantique, sémiotique et étymologique les stigmates d’un sens péjoratif accolé au féminin.

 

 

En un mot, nous rappelons que la poésie prolifère mais elle ne se vend pas assez. On dit qu'elle n’est pas encore considérée comme une matière de spéculation. Elle est plus que jamais la voie de l’émancipation, celle qui fait entendre l’indicible.

Soyez alors les nôtres, soyez celles et ceux qui s’indignent de voir encore l’art poétique rejeté par certaines sphères au nom de l’omnipotence de la spéculation et de l'Audimat. La poésie est plus que jamais présente là où l’indicible opère. 

  

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour citer cet article



 

Dina Sahyouni, « Éditorial du numéro 0 de la revue| Un pan à faire »,  in Le Pan poétique des muses|Revue de poésie entre théories & pratiques : « Poésie & Crise » [En ligne], n°0|Automne 2011, mis en ligne en octobre 2011. URL.  http://0z.fr/0oyl4    ou  

URL. http://www.pandesmuses.fr/article-n-0-editorial-86694646.html

 

 

 

 

 

 

 

Pour visiter le site de l'auteur(e)


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Auteur(e)

 

 

 

Dina Sahyouni

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Dina Sahyouni - dans n°0|Automne 2011
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:37

 

 

 

 

 

 

 

Avis à une Belle

 

 

 

 

 


 

Iris tous ces jeunes Amants,

De qui vous écoutez les plaintes,

Font à vos pieds mille serments,

Mais ne les croyez pas, ce ne sont que des feintes.

Le parjure en amour fut toujours si commun,

Que de quelques serments dont un Amant s’engage,

Dix mille n’en valent pas un,

Et qui les croit le moins est toujours la plus sage.

L’art d’aimer est l’art des trompeurs,

Où le crime n’est qu’une ruse,

C’est comme l’art caché de ces noirs Enchanteurs,

Qui sont des Spectres vains par qui l’âme s’abuse.

Tel qui dit, qu’il vous aime, et qui paraît soumis,

Est de vos plus grands ennemis ;

C’est un Serpent caché qui rampe pour vous nuire,

Son venin est mortel, quoi qu'il vous semble doux,

Dès qu’il touche le cœur, il cherche à le détruire,

Et quand il l’a détruit, il se moque de vous ;

Combien de beautés abusées,

Par de malheureuses amours,

Nous font-elles voir tous les jours,

Et des Jasons et des Thésée ;

On se rit aujourd’hui de l’infidélité,

Et de votre crédulité ;

Ces ingrats trop heureux font un mépris extrême,

Pour régner sur leurs cœurs vos soins sont superflus,

Tandis qu'on les rebute ils veulent qu'on les aime,

Et quand ils sont aimés, ils ne vous aiment plus.

 

 

Mme de Lauvergne, poème tiré du Recueil de poésies.

 

 

 

 

 

 


 

 

Ode à Lebrun ;

Par Fortunée B. Briquet,

De la société des Belles-Lettres,

De Paris.

 

Ode à Lebrun

 

 

 

 

 


« Au temple des neuf Sœurs accourez vous inscrire,

Vous, quoique vous soyez, dont le cœur noble aspire

A l’immortalité.

Votre mémoire ici sera toujours vivante ;

Et rien n’affaiblira la splendeur éclatante

« D’un règne illimité.

Dans les champs renommés que l’Alphée environne,

A côté des vainqueurs, sous la même couronne,

Pindare s’est placé.

Héritier de son nom, dans la France étonnée,

  Lebrun mérite aussi d’avoir la destinée

  Du Chantre de Dircé.

La beauté, les honneurs, l’amour et l’opulence,

D’un brillant avenir bercent votre indolence :

  Quelle est donc votre erreur !

Ah ! si vous dédaignez nos largesses divines,

Le temps, auteur de vous, sèmera des ruines :

Vous pâlirez d’honneur.

 

Au temple des neuf Sœurs accourez vous inscrire,

Vous, qui que vous soyez, dont le cœur noble aspire

A l’immoralité.

Votre mémoire ici sera toujours vivante,

Et rien n’affaiblira la splendeur éclatante

D’un règne illimité ».

 

Gardez, Muses, gardez votre douce promesse :

Que puis-je faire, hélas ! des faveurs du Parnasse,

Au siècle des flatteurs ?

Irais-je encore, irais-je, esclave volontaire,

Profaner vos bienfaits, en suivant la bannière

Des calomniateurs ?

 

Voyez ces écrivains dont la plume avilie,

Par un stupide orgueil lâchement s’humilie

Pour honorer les Grands.

De leurs éloges vains la vérité se venge :

Voyez-les dégoûter, même de la louange,

Ceux qui vivent d’encens.

 

Est-ce donc à l’esclave à louer le grand homme ?

Les superbes lauriers des héros qu’on renomme,

Sont flétris par ses mains.

Quand Apelle est vivant, qu’ose-t-il entreprendre ?

La Gloire a réservé le portrait d’Alexandre

  À des pinceaux divins.

 

 


Vous, que la Liberté proclame ses poètes,

Commencez vos concerts, augustes interprètes

De ses austères lois.

En vous lisant, un jour les nations sauvages

Trouveront consacrés, dans vos sublimes pages,

Leurs devoirs et leurs droits…

 


Je n’ai point entendu votre heureuse harmonie :

Que tardez-vous encor ? Craignez-vous de l’envie

Les cris audacieux ?

Non, le bourdonnement d’un insecte timide

N’arrêtera jamais l’aigle en son vol rapide

S’élançant vers les cieux.

 

Quand la gloire des arts est à son apogée,

Faut-il, pour vous soustraire au destin d’Audrogée,

Enfouir vos talents ?

 À la voix d’Apollon, montrez plus de courage ;

De votre ruche, allez, chassez, malgré leur rage,

Les frelons dévorants.

Contempteur du génie, orgueilleux sybarite,

Son triomphe t’afflige, et dans ton cœur excite

Un coupable transport.

Souviens-toi que le bronze où vivait Théagène[i]  

Par la haine ébranlé, retomba sur la haine,

Et lui donna la mort.

 


Ne soyons point ingrats, honorons les grands hommes :

Leur génie agrandit, dans le siècle où nous sommes,

L’éclat du nom français.

Dans la postérité nous vivrons de leur gloire.

Acquittons notre dette, et qu’un jour leur mémoire

Atteste nos bienfaits.

 

 

J’ai bu dans votre coupe, ô Filles d’Aonie,

Et du luth enchanteur du Dieu de l’harmonie

J’ai tiré quelques sons.

  Ô toi, dont ma patrie admire les ouvrages,

Chantre immortel, Lebrun reçois pour hommages

Le fruit de tes leçons.


 





[i] Anacharsis, éd, in-8°. t. 3, p. 490.

 

♦ Briquet, Fortunée B., Ode à Lebrun, Paris, C. Pougens, 1803, In-8° , 9 p.

  

 

 

  

 

 

Tous nos remerciements vont à Gallica et à la BNF qui autorisent la reproduction et la mise en ligne de ces textes.

 

 

 

 

 

 

 

Pour citer ce(s) poème(s)




Mme de Lauvergne, Avis à une Belle,  in Le Pan poétique des muses|Revue de poésie entre théories & pratiques : « Poésie & Crise » [En ligne], n°0|Automne 2011, mis en ligne en octobre 2011. URL. URL. http://0z.fr/YHgeT                          ou  

URL http://www.pandesmuses.fr/article-n-0-poemes-des-aieules-86295615.html

              

Fortunée Briquet, Ode à Lebrun , in Le Pan poétique des muses|Revue de poésie entre théories & pratiques : « Poésie & Crise » [En ligne], n°0|Automne 2011, mis en ligne en octobre 2011. URL. http://0z.fr/YHgeT                          ou  

URL http://www.pandesmuses.fr/article-n-0-poemes-des-aieules-86295615.html

 

 

 

 

 

 



Pour visiter le site des auteur(e)s


   
 ..............



Auteur(e)s

 

 

Mme de Lauvergne

Fortunée Briquet

 

 

 

 

 

 


 

 

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Le pan poétique des Muses - dans n°0|Automne 2011
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 14:37

 

 

 

 

 

 

Nous sommes passionnéEs

pas vous ?!

 


 

La revue vous invite à goûter son univers...

 

 

 

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Voilà une rubrique qui semble ne relever que des affects. Et pourtant, la revue est consciente de sa volonté de partager son point de vue esthétique au public qui la lit.

 

Il s'agit tout simplement de vous inviter à une lecture (du monde) partageant le sensible.

 

C'est à vous de vous laisser séduire ou non par nos suggestions qui sont dignes d'être prises en compte.

 

 

 

 


 

 

  Invitation à Lire


*** 

 

 

Voi(es)x  de l’autre, poètes femmes du XIXe-XXIe siècles, Actes du colloque de Clermont-Ferrand, études réunies et présentées par Patricia Godi-Tkatchouk,  Presses Universitaires Blaise Pascal, publications du CELIS, coll. «Littératures», 2010. 

 

 

Notre avis


L’ouvrage questionne la problématique épineuse de la place de la poésie des femmes dans la poésie et dans les études littéraires. Il s’inscrit dans le champ de recherche de la poésie des femmes. Une étude qui allie habilement les articles des universitaires et les poèmes des femmes. C'est un ouvrage de référence (même s'il ne s'interroge pas vraiment sur la poésie expérimentale).

 


 

 


 

    ******************

 


 

 Invitation à se passionner pour

 

 

 

 

 

 

France culture, le lieu incontournable des goumand(e)s de bonnes idées est bien sûr le site de la radio France culture, qui nous enchante et nous transporte au-delà de la banalité du quotidien.

Voici un site qui a tout pour plaire aux amateurs de beau et de l'histoire des idées. Il est notre coup de cœur, le site qui nous plaît infiniment. Toutefois, on voudrait toujours plus d'effort, plus de temps et plus d'audace quand il s'agit de parler de Poésie.


France culture

 

 

 

 

 

Poezibao, c'est le lieu poétique par excellence. On y trouve des anthologies, des chroniques poétiques, des biographies, des articles importants qui font la joie des amateurs de poésie. Il est animé depuis sa création en 2004 par Florence Trocmé. Cette infatigable « passeuse »* et diffuseuse de poètes est un trésor à l'instar d'Arlette Albert-Birot. Elle est aussi une auteure zélée qui défend farouchement la poésie contemporaine et la poésie tout court. On doit à sa générosité une quantité énorme d'informations sur l'histoire de la poésie à l'aube du XXIe siècle**. 

Poezibao


 

 

 

Sitaudis,  est un site pas comme les autres. Le territoire magique des mots qui guérissent ou nous frappent par leur portée. C'est un vivier de création, d'émotions et d'enthousiasme. On doit ce site extraordinaire au zèle et à la grande générosité de poète Pierre Le pillouër***

 

Sitaudis

 

 

 

 

 

 


 

* Cf.l'article publié Arlette Albert-Birot (1930-2010), passeuse de poètes  par le CNL (Centre national du livre. 

 

** Voir aussi: 

cipM - Auteurs : Florence Trocmé

Poezibao - Wikipédia

Entretien avec Florence Trocmé. | Viabooks

florence trocmé: la nécessité de la poésie (2005) | un promeneur ...

 

 

*** Voir aussi :

cipM - Auteurs : Pierre Le Pillouër

Poezibao: Sitaudis, un site à part

Entretien avec Pierre Le Pillouer

Pierre Le Pillouër - Wikipédia

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    LE PAN POÉTIQUE DES MUSES (LPpdm) REVUE FÉMINISTE, INTERNATIONALE & MULTILINGUE DE POÉSIE ENTRE THÉORIES & PRATIQUES VOUS PRÉSENTE SON N°9 | FIN D' ÉTÉ 2021 FEMMES, POÉSIE & PEINTURE 2ÈME VOLET SOUS LA DIRECTION DE Maggy DE COSTER © Crédit photo : œuvre...
  • No 9 | Sommaire
    N°9| SOMMAIRE N°9|FIN D'ÉTÉ 2021 FEMMES, POÉSIE & PEINTURE 2 ÈME VOLET Sous la direction de Maggy DE COSTER Nous continuons la mise en ligne interrompue involontairement en 2018 avant la parution du numéro en version imprimée en octobre 2021. Le Pan Poétique...
  • Quand la peinture devient Poésie
    N°9 | Femmes, poésie & peinture | Éditorial Femmes en poésie & en peinture, Dina Sahyouni Poéticienne, éditrice, lyreuse & fondatrice de la SIÉFÉGP Crédit photo : "Psalter with rose", image de Commons, Wikimedia domaine public. L'art de composer des poèmes...