11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:41

 

Publication successive

 

Lettre n°9

 

avec une publication partielle de nos derniers numéros imprimés de 2016

 

Pour répondre à vos nombreuses demandes de publication,

nous mettons en ligne une partie des numéros imprimés de décembre

avec vos annonces et informations

 

© Crédit photo : Introspection, éditions Pan des muses, image prise par LPpdm, 2016.

 

ISSN numérique : 2116-1046

 

Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques

 

diffusée en version électronique (apériodique) et en version imprimée (4 numéros par an)

 

Le Pan poétique des muses ISSN Imprimé : 2492-0487

 

Logodupan

© www.pandesmuses.fr  

Comité de rédaction : Khris Anthelme, Camille Aubaude, Cyril Bontron, Laure Delaunay, Eric Guillot, Mario Portillo Pérez, Dina Sahyouni, Nelly Taza & Françoise Urban-Menninger. Réalisation technique : Anna Perenna, Cyril Bontron. Contacts : contact@pandesmuses.fr & contact.revue@pandesmuses.fr

Rappel utile : comme vous le savez bien cher lectorat la revue LPpdm (dans ses versions électronique et imprimée) décline toute responsabilité juridique concernant le contenu publié par elle parce qu'elle considère que chaque auteur-e est libre dans le respect de sa charte déontologique, par conséquent, il est le/la seul-e responsable du contenu de son texte, de son image, etc.

 

Meilleurs vœux !

Iris & Mêtis messagères bleues des muses,

Le Pan poétique des muses,

le semainier des muses

avec l'association SIÉFÉGP

vous souhaitent une bonne année 2017 !

 

Poèmes, nouvelles, lettres, fragments

 

[Parution imprimée de certains de ses textes dans le numéro spécial et le hors-série 2016 ]

 

Nicole Coppey : Ô ! Ô! Lumière en prière , Ô rivière de lumière & Fruit Vermeil 

Mokhtar El Amraoui Miroirs & Oriflammes

Françoise Urban-Menninger : À fleur de paume

Dina Sahyouni : Aimer l’amour , Adieu homme & Gribouillage translucide

Maggy de Coster : « Les Versets simplifiés du soleil levant » (extraits)   &  Quatre poèmes d’In-version poétique/In-versione poetica

Laure Delaunay : De l’eau, à l’o en passant. Poème Évolutif. Mots doux. Quelques cris. Un "heu…"

 

 

Notre choix d'actualité poétique et artistique en ligne

 

...............

Notre choix d'actualité philosophique et scientifique sur le vivant

(disponibles en ligne)

Notre choix de séries télévisées, films et d'émissions culturelles

télévisées qui valorisent les femmes (disponibles en ligne)

 

..................

 

 

S'indigner, soutenir, lettres ouvertes, hommages

 

Pomme François-Ferron pour le Collectif Copines 

 

  ...............

 

Liens vers les actualités des actions en faveur des femmes

  • La plateforme www.sexismepasnotregenre.gouv.fr est un espace participatif destinée à : déposer des témoignages par le biais des réseaux sociaux ; retrouver les initiatives labellisées contre le sexisme ; connaître les chiffres clés ; s'informer sur les recours juridiques possibles face à certains actes sexistes (propos concernés, discriminations, harcèlements, violences...).
  • pic.twitter.com/LUvQxV9JUx @SergioTinti1 autour de son livre "Du sexisme dans le sport". Ouvert à tou-te-s @bbarbusse rencontre avec @Paris19e Le 23 janvier 19 heures
    January 5, 2017— andrea fuchs (@andreafuchs)
  • Je ne veux pas que dans nos quartiers on impose aux femmes la manière de s'habiller, de se comporter. Je suis féministe! #LEmissionPolitique

.............

 

Œuvres reçues par LPpdm et classées (certaines d'entre elles) dans

Le Catalogue de la Bibliothèque Cybèle de la SIÉFÉGP

 

...............

Notre agenda poétique

Dina Sahyouni

SIEFEGP

Avertissement : Le Pan poétique des muses s'est métamorphosée en périodique imprimé de 4 numéros par an, continue aussi à publier a-périodiquement sa version (différente) en ligne. La Lettre du Ppdm prend désormais un rôle important dans nos publications en ligne, n'hésitez plus donc à y contribuer. Vos contributions peuvent être choisies pour figurer dans nos numéros imprimés. Notre site héberge également et pour une durée indéterminée l'association SIEFEGP et ses publications. Belles rencontres poétiques au fil de nos pages ! Au plaisir de vous lire et de vous publier,
Rédaction de la revue LPpdm

 

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    Lettre n°7 | Lettre n°8 | Lettre spéciale édition 2016 |

 

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Initiative labellisée par

le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes 

Merci de voter pour notre initiative !

Lettre n° 9 (Avant-première de nos dernières publications de 2016)
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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm Numéros
11 février 2017 6 11 /02 /février /2017 16:40

 

Bémol musical

 

 

 

Inspiration et improvisation

 

sur le poème calligramme "Je partirai"

 

 

Nicole Coppey

Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

© Tous droits réservés

https://www.youtube.com/watch?v=darHBKXBkjI

 

Création musicale et visuelle mise en perspective par Nicole Coppey, artiste, poétesse, pédagogue et fondatrice de l’École pédagogique d'Art musical "Un, Deux, Trois, Musiques..." sur le poème calligramme "Je partirai" avec la participation de jeunes artistes issus de l'école.

 

 

he school "Un, Deux, Trois, Musiques..."

founded by Nicole Coppey is celebrating its

20th Anniversary

At this event

presentation of the documentary

The Pedagogical School of Musical Art

"Un, Deux, Tois, Musiques..."


 

20 Years of Philosophy

and of Transmission


 

Friday 17 March at 7 pm

Saturday 18 March at 5.30 pm

Sunday 19 March at 2.15 pm


 

Salle multimédia de l'école ECCG-EPP

Petit-Chasseur – Sion


 

Jubilee opening 18 February

in accordance with the musical hours of the school


 

In light of the 20th anniversary of the Pedagogical

School of Musical Art "Un, Deux, Trois Musiques...", it is

a priority to make known why Nicole Coppey,

educationalist artist poet of a refined and

charismatic sensitivity, founded the school.


 

A documentary was produced in order to bring

to light the philosophy and pedagogy of the School

... to grasp the essence.


 

Indeed, the Pedagogical School of Musical Art

"Un, Deux, Trois Musiques..." extols the supreme

dimension of Music, deep and uplifting, as it

plays a clear role in the global development of the

personality, bringing about the growth of a structured

human Being, self-assured and creative.

Music is experienced and is an integral part of happiness

Its virtues guide a Person to the notions of listening, of

respect, of beauty.


 

Music and the Person are "vibration".

Listening to the interior voice and silence are Musiques..


 

3, 2, 1...Welcome to the showing of the film on the

17, 18, and 19 March !

 

Site de référence : www.nicolecoppey.com

 

 

Le Pan poétique des muses souhaite un joyeux anniversaire et une longue vie à l'École pédagogique d'Art musical "Un, Deux, Trois, Musiques..."

 

    ***

    Pour citer ce bémol musical

    Nicole Coppey, « Inspiration et improvisation sur le poème calligramme "Je partirai" », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 11 février 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/inspiration.html

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    Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
    7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 10:54

     

    Annonce de parution

     

    Fenêtres sur cours

    Axel Hémery (dir.), avec des essais de

    Marie-Claude Chaudonneret,

    Maurizio Gribaudi, et Christine Peltre

    aux éditions Lienart, 2016

     

    © Crédit photo : 1ère de couverture de l'éditeur Lienart

     

    Essayistes : Marie-Claude Chaudonneret (chargée de recherche honoraire au CNRS), Maurizio Gribaudi (directeur d'études à l'EHESS), Axel Hémery (directeur du musée des Augustins), Christine Peltre (professeur à l'université Marc-Bloch de Strasbourg et présidente de l'Association des historiens de l'art français)

    Auteurs des notices : Piero Boccardo (directeur des musées de Gênes), Axel Hémery (directeur du musée des Augustins), Paul Mironneau (directeur du musée national du Château de Pau)

    Présentation concise

    Cet ouvrage est publié par le Musée des Augustins de Toulouse et il est issu de "la première exposition jamais conçue sur le thème des cours intérieures qui abondent pourtant dans la peinture de paysage ou d'architecture." L'exposition s'intitule « Fenêtres sur cours » et porte sur des peintures du XVIe au XXe siècle". L'ouvrage esquisse en "quatre-vingt-dix peintures du XVIe au XXe siècle provenant de collections publiques et privées, françaises et internationales."  La thématique des cours est revisitée par les regards des peintres "sans exclusivité d'école ou de mouvement artistique : atriums, patios, cloîtres, cours de palais, de fermes et cours urbaines se succèdent, vus par Vredeman de Vries, Hubert Robert, Corot, Boudin, Bonnard, ou Rusiñol entre autres. Désertes ou peuplées, ces cours sont une exploration poétique entre paysage, architecture réelle ou imaginée, grande et petites histoire(s) qui parlent essentiellement de l'humain". Cette exposition retrace également des périodes importantes de l'histoire des femmes et des conditions de vie des aliéné-e-s.  (Voir aussi : www.augustins.org/fr/-/audioguide-en-lig-2…).

    Présentation reproduite partiellement du site du Musée des Augustins

     

    ***

    Fiche technique

    Titre : Fenêtres sur cours

    Auteurs : Éditions : ouvrage collectif

    Éditeur scientifique : Axel Hémery

    Éditions : Musée des Augustins & Lienart éditions, 2016

    Langue : français

    Date de parution :  2016

    Dépôt légal : novembre 2016

    240 p., 135 illustrations, 24 cm x 24 cm.

    Nombre des pages : 240 p., 135 illustrations

    Imprimé en Union européenne, imprimé en couleur

    Dimensions : 24 cm x 24 cm

    Format : beau libre 

    ISBN : 978-2-35906-186-4

    Prix public : 29 €

    Site de la maison d'édition : www.lienarteditions.com

    Page du catalogue sur le site du Musée des Augustins :

    http://www.augustins.org/fr/-/commissariat-et-catalog-2?redirect=%2Ffr%2F-%2Fpresentation-de-l-exposition-test%3Fredirect%3D%252Ffr%252Ffenetre-sur-cours

     

    Commander le catalogue

     

    Exposition du 10 décembre 2016 au 17 avril 2017

     

    Commissaire de l'exposition :

    Axel Hémery (directeur du musée des Augustins, assisté de l'équipe du musée)

    Scénographie :

    Emmanuelle Sapet (assistée d'Émilie Jacques, direction de la communication / Mairie de Toulouse)

    Graphisme : Teddy Bélier

    Illustrations : Théo Villemur

    © Affiche de l'exposition - S. Rusiñol, El pati blau, 1891. Montserrat, Museu de Montserrat (Donaciò J. Sala Ardiz)

     

    ***

     

     

    Réception dans les médias

    • Dina Sahyouni, « Fenêtres sur cours » (titre provisoire), Le Pan poétique des muses ; Lettre n°10, février 2017.

     

    Invitation à lire : on vous recommande vivement de visiter cette exposition et d'acquérir ce catalogue.

    LPpdm

    ***

    Pour citer cet avis de parution

    LPpdm, « Fenêtres sur cours, Axel Hémery (dir.), avec des essais de Marie-Claude Chaudonneret, Maurizio Gribaudi, et Christine Peltre aux éditions Lienart, 2016 », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 7 février 2017. Url :

    http://www.pandesmuses.fr/-0

     

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    Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
    2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 16:50

     

    Poèmes 

     

     

    Ô rivière de lumière & Fruit Vermeil

     

     

    Nicole Coppey

    Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

    Musique : Daniel Nolé

     

     

    Ô rivière de lumière

    © Nicole Coppey

     

    https://m.youtube.com/watch?v=G0abVS_inco

     

    Ce poème est tiré du recueil Méditations profondes", Musique et interprétation musicale de Daniel Nolé, percussions Nadège Felley, Laura Coppex et Jessie Vergères Œuvre faisant partie du récital visuel musico poétique "Courbes de mots - danse de sons", Images et montage Florencia Rovlich.

      Site de référence : www.nicolecoppey.com

       

      ***

       Fruit Vermeil

       

      © Nicole Coppey

       

      https://m.youtube.com/watch?v=xEdbs89vwcc

       

      Ce poème est tiré du recueil Méditations profondes", Musique et interprétation musicale de Daniel Nolé, percussions Nadège Felley, Laura Coppex et Jessie Vergères Œuvre faisant partie du récital visuel musico poétique "Courbes de mots - danse de sons", Images et montage Florencia Rovlich. 

      Site de référence : www.nicolecoppey.com

         

        ***

        Pour citer ces poèmes

        Nicole Coppey, « Ô rivière de lumière » & « Fruit Vermeil », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 2 février 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/fruit.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
        2 février 2017 4 02 /02 /février /2017 13:47

         

        Poème calligramme

         

         

        Ô ! Ô! Lumière en prière

         

         

        Nicole Coppey

        Site officiel : http://www.nicolecoppey.com/

         

        © Nicole Coppey 2016

         

        https://youtu.be/_C4_ETd-59U

         


        Interprète : Nicole Coppey

        Lieux de tournage : Sainte Chapelle Paris, Milan

        Calligramme : Ô ! Ô! Lumière en prière

         

        Ce court-métrage poétique a été tourné à Paris, Milan et Berlin.

        Il met en scène le poème calligramme "Ô ! Ô! Lumière en prière"

         

         

        ***

        Pour citer ce court-métrage poétique

        Nicole Coppey, « Ô ! Ô! Lumière en prière », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 2 février 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/02/lumiere.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
        27 janvier 2017 5 27 /01 /janvier /2017 08:53

         

        Annonce de parution

         

        Avis de parution

         

        suivi d'extrait d'"Era la noche..."/C'était la nuit..."

         

        d'Aurélie-Ondine Menninger

         

         

         

        © Crédit photo : 1ère de couverture de l'éditeur


        Poète

         

        Aurélie-Ondine Menninger : (Mulhouse, France, 1984)

        Est poète, traductrice, professeure de français et journaliste. Elle a étudié la Littérature à l'Université de Strasbourg et rédigé une étude sur le roman Mélusine de Frantz Hellens. Depuis 2002, elle écrit des critiques artistiques et culturelles pour le journal Les Affiches-Moniteur. Elle a publié les recueils Une virgule dans un sac de pierres (Éditions Éditinter, 2011) et Lettres à Bleue (Éditions Éditinter, 2013). Era la noche…/C'était la nuit… (editorial lisboa, 2016, Argentine) est son premier recueil bilingue.

         

        Es poeta, traductora, professora de francés y periodista. Estudió Literatura en la Universidad de Estrasbourgo. Redactó un estudia sobre la novela Melusina de Franz Hellens. Desde el año 2002, escribe reseñas culturales para el diario Les Affiches-Moniteur. Publicó los poemarios Una coma en una bolsa de piedras (Éditions Éditinter, 2011) y Cartas a Azul (Éditions Éditinter, 2013). Era la noche…/C'était la nuit… (editorial lisboa, 2016, Argentina) es su primer poemario bilingüe.

         

        Présentation de l'ouvrage

        Ce troisième recueil d'Aurélie-Ondine Menninger plonge le lectorat dans les abîmes de l'être et du non être. Il nous fait entendre le cri immuable de la poésie en nous. Un cri de vie au pouvoir créateur... Ce cri de la poésie souvent inaudible à cause du vacarme en nous, autour de nous est retranscrit par Aurélie-Ondine Menninger et il surgit de la nuée des poèmes. En revisitant des mythes (comme Narcisse, Téthys, Ainda) et des symboles (comme le miroir, la nuit, l'eau, la mort), la poésie d'Aurélie-Ondine Menninger bifurque en deux voix poétiques comme le recueil bilingue espagnol/français pour expérimenter le périple de la vie et de la mort dans l'écriture de soi, voire de l'univers...

        Présentation rédigée par Dina Sahyouni pour LPpdm

         

        ***

        Fiche technique

        Titre :  Era la noche.../C'était la nuit...

        Poète : Aurélie-Ondine Menninger

        Éditions : editorial lisboa, Aurélie-Ondine Menninger

        Collection : serie marino

         Édition bilingue : espagnol/français

        Date de parution :  septembre 2016

        Ville et pays de l'édition Buenos Aires, Argentine

        Nombre de pages : 68 p.

        Dimensions : 13 x 20 cm

        Format :  broché

        Design : María Fernanda Bustos

        ISBN : 978-987-4121-00-4

        Site de la maison d'édition : editoriallisboa.tumblr.com

        Page du livre sur le site de la maison d'édition :  http://editoriallisboa.tumblr.com/post/153543255255/era-la-noche-c-%C3%A9tait-la-nuit-aur%C3%A9lie-ondine

         

        Extrait

        LA noche, Ainda, era la noche

        un subsuelo oscuro

        y un profundo silencio

        de fin de marchandsel hoy

        apagado del presente

        y el espejo del mundo

        invertido

         

         

        LA nuit, Ainda, c'était la nuit

        un sous-sol sombre

        et un profond silence

        de fin de d’aujourd’hui

        éteint du présent

        et le miroir du monde

        Renversé*

         

         

        * Extrait reproduit avec l'aimable autorisation de l'auteure et de la maison d'édition Editorial lisboa

         

        Lectures publiques

        Depuis le 21 décembre 2016 dernier, Aurélie-Onfine Menninger a donné trois lectures publiques en France (voir par exemple les photos ci-dessous)

         

        http://www.jds.fr/agenda/spectacles/era-la-noche-101899_A

         

        ***

         

        Réception dans les médias

        • Michel Loetscher, « Aurélie-Ondine Menninger, "La blessure est poésie"», Hibdoscope, N°1036, février 2017, chronique publiée ici en avant-première avec l'aimable autorisation des concernés.

        • Dina Sahyouni, « Être dans le non être ou comment la poésie remédie au nihilisme » (titre provisoire), Le Pan poétique des muses ; Lettre n°9, le 31 janvier 2017.
        • phenixblog123, « La réponse à l’ange »,  La Lettre de Phénix, 2 janvier, 2017 (https://lalettreduphenix.wordpress.com/2017/01/02/la-reponse-a-lange/)

         

        Invitation à lire : je recommande vivement ce recueil bilingue abouti aux amateurs de la poésie argentine et française. La poésie d'Aurélie-Ondine Menninger mérite une reconnaissance internationale malgré son jeune âge. Era la noche.../C'était la nuit... distille en effet une poésie aux styles rimbaldien et mallarméen. Il est aussi un vrai remède au nihilisme ambiant car la poésie d'Aurélie-Ondine Menninger joue son rôle orphique de créatrice de mondes et d'univers... 

        Dina Sahyouni pour LPpdm.

         

        ***

        Pour citer cet avis de parution

        LPpdm, «  Avis de parution suivi d'extrait d'Era la noche.../C'était la nuit... d'Aurélie-Ondine Menninger », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 27 janvier 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/era.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
        26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 09:33

         

         

        Éditorial

         

        Une douce année ponctuée

         

        de réussites et de joies pour vous !

         

         

        Nos sociétés traversent une période charnière, voire pénible pour beaucoup d'entre nous... Les poètes femmes et hommes ont sûrement un rôle à jouer dans ces temps de guerres et de pollutions de tout ordre... Gardons nos révoltes et nos rêves intacts malgré tout pour nous détacher de tout ce qui tue l'empathie de l'humain envers ses semblables et envers le vivant.

        La poésie demeure le territoire sans frontières de la liberté des amoureuses et amoureux de la vie et du monde parce qu'elle est l'une des expressions les plus percutantes de l'empathie. Au nom de la Société internationale d'études des femmes et d'études de genre en poésie (SIÉFÉGP) et de ses périodiques, je vous souhaite une douce année 2017 ponctuée de réussites et de joies et vous remercie chaleureusement d'avoir participé à la réussite de nos projets poétiques de l'année 2016.

        Parmi les causes que nous défendons cette année et qui nous tiennent à cœur, il y a les maladies chroniques, la vieillesse et le handicape visible et invisible (comme l'autisme, la dépression, les maladies psychiques et mentales). Pour ce faire, le sixième numéro de la revue Le Pan poétique des muses porte sur « La maladie et la vieillesse » sous la direction de Françoise Urban-Menninger (parution imprimée en mars-avril 2017), le Semainier des muses et Le Pan poétique des muses proposeront dès le premier mai un concours d'édition poétique et artistique sur les sujets cités précédemment. La version numérique du périodique Le Pan poétique des muses publiera désormais vos textes selon la disponibilité de la rédaction bénévole sur sa thématique mineure et sur ses rubriques habituelles. Nous acceptons aussi de publier certains types de romans, d'écrits philosophiques, d'écrits scientifiques et artistiques (en lien avec la poésie, les femmes ou le genre) en plusieurs épisodes. Ces publications en ligne peuvent donner lieu à une publication dans la version imprimée de nos périodiques. Vos transcriptions de textes anciens (sur nos thèmes de prédilection), vos caricatures et dessins sont aussi souhaités.

        En 2017, il y aura également le colloque international sur ce que les femmes pensent de la poésie, la deuxième édition de Megalesia et les prix internationaux de l'Académie Claudine de Tencin (projets en préparation).

        Et sans plus attendre, je vous suggère de consulter le catalogue des éditions Pan des muses qui s'est dernièrement doté de nouveaux ouvrages (http://www.pandesmuses.fr/catalogue-pan-des-muses) et de prendre part à la vie des organismes propulsés par le site www.pandesmuses.fr selon vos disponibilité et préférence...

        On avance très lentement selon certaines personnes mais l'essentiel c'est de cheminer ensemble tout en gardant nos singularités poétiques et en contribuant à rendre visible les écrits de femmes, sur les femmes et sur le genre en poésie. Votre aide et vos suggestions sont évidemment attendues pour améliorer et peaufiner nos publications et actions.

        L'association Société internationale d'études des femmes et d'études de genre en poésie (SIÉFÉGP) ne reçoit pas encore de subventions, elle fonctionne grâce aux dons de ses membres et la vente de ses produits livresques. Elle a absolument besoin de votre soutien pour parfaire ses projets.

        Merci bien de soutenir nos projets poétiques et de relayer les parutions de la SIÉFÉGP dans vos réseaux ! Amitiés poétiques,

        Dina Sahyouni

        Fondatrice et directrice de la publication des périodiques

        féministes et paritaires de poésie

        Le Pan poétique des muses, Semainier des muses,

        Iris & Mêtis messagères bleues des muses

        Fondatrice et présidente de l'Association SIÉFÉGP

         

        ***

        Pour citer ce texte

        Dina Sahyouni, «  Éditorial. Une douce année ponctuée de réussites et de joies pour vous ! », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 26 janvier 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
        24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 11:16

         

        Poèmes, nouvelles, lettres, fragments

         

         

         

        Gribouillage translucide

         

         

         

        Dina Sahyouni

         

        Crédit photo : "Water", domaine public, image trouvée sur Commons,

        https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Water_(2093219665).jpg

         

        I

         

         

        Dans ma mémoire demeure un espoir

        pleurer les villes, les ruines, les hommes, les chagrins

        te pleurer enfin

        dans ma mémoire emplie de déboires

        ton visage bleu, En sof, comme une étoffe du ciel

        découpée en pans de vie

        déroulée sous les pieds des tyrans

        dans ma mémoire, pleure l'espoir

         

         

         

        Dans ma mémoire, pleure l'espoir,

        pleurent les villes, pleurent les campagnes

        pleurent les cieux des temps heureux

         

        Dans ma mémoire, crie le regard

        crient les filles, les armes, et les mies

        crient les silences de leur souffrance

         

        Dans ma mémoire, se tait le poète

        se tait le regard, se fige la main

         

        le cœur pleure, "finie la rigolade".

         

         

        II

         

        Pauvre plume épuisée, de nos tracées, médusée

        Nous étions bien amusées et des leurres abusées

        C'était bien l'été…

         

        pauvre plume laissée pour compte

        tu chavires tel le navire

        pris dans un orage prompt

         

        Pauvre plume tachetée d'encre

        ancrée ici, encrée par-là

        trempée infiniment de mon sang

         

        .....à 19h00

        III

         

         

        Je ne sais plus écrire, les mots me devancent, voyagent, fuient quelque part

        hantent le hasard.

        Je cherche à les séduire, ils me taquinent et me jugent dérisoire

        Je ne sais plus écrire, les maux sont là, des tas de mots aussi en mare de l'Horla...

        Je ne sais plus écrire, les signes s’évanouissent,

        je cherche à les attraper et je tombe sur leur nuée

        blanche, toute vide, avide de mon sang

        Je ne sais plus écrire, je vomis du temps

        craquelé en myriade de vents

        Je ne sais plus écrire, je dessine des sons

        ronds, carrés, rectangulaires, géométriques... que c'est pathétique !!!

        Je ne sais plus écrire, je tamponne les feuilles de mes grisailles, des vestiges, des ponts et des pans...

        Je ne sais plus écrire, je griffonne, je gribouille, je fustige l'amont

        Je ne sais plus écrire, mon sort est bâclé par les mains des Moires

        et les Muses s'amusent au loin, ricanent au coin du ciel

        Le ciel s'assombrit, plus de mots, plus de maux, plus de signes, plus rien.

        Et le rose des friandises – couleur des fans – devient la couleur des femmes

        retour en amont, en aval mais certainement pas là où l'aube se réclame de nous…

        Je ne sais plus écrire, les amas de larmes gribouillent sur les feuilles,

        et la rosée matinale se fane au gré des larmes des oubliées des mots….

         

        Janvier 2017

        ***

        Pour citer ce poème

        Dina Sahyouni, « Gribouillage translucide », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9 [En ligne], mis en ligne le 24 janvier 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/gribouillage.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
        23 janvier 2017 1 23 /01 /janvier /2017 17:57

         

        Portrait de Monsieur de La Motte

        par feue Madame la Marquise de Lambert*


         

         

        [PDF p. 19 / Livre p. I] Monsieur de La Motte me demande son Portrait ; il me paraît très difficile à faire ; ce nest pas par la stérilité de la matière, cest par son abondance. Je ne sais par où commencer, ni sur quel talent marrêter davantage. M. de La Motte est Poète, Philosophe, Orateur. Dans sa poésie il y a du génie, de linvention, de lordre, de la netteté, de lunité, de la force, & quoiquen aient dit quelques Critiques, de lharmonie et des images : toutes les qualités nécessaires y entrent ; mais, son imagination est réglée ; si elle pare tout ce quil fait, cest avec sagesse ; si elle répand des fleurs, cest avec une main ménagère, quoiquelle en pût être aussi prodigue que toute autre : tout ce quelle produit, passe par lexamen de la raison.

        M. de La Motte est Philosophe profond. Philosopher, cest rendre à la raison toute sa dignité, et la faire rentrer dans ses droits ; [PDF p. 20/ Livre p. II] cest rapporter chaque chose à ses principes propres, et secouer le joug de lopinion et de lautorité. Enfin, la droite raison bien consultée, et la nature bien vue, bien entendue, sont les maîtres de M. de La Motte. Quelle mesure desprit ne met-il pas dans tout ce quil faut ? Avec quelles grâces ne nous présente-t-il pas le vrai et le nouveau ? Naugmente-t-il pas le droit quils ont de nous plaire ? Jamais les termes nont dégradé ses idées ; les termes propres sont toujours prêts et à ses ordres.

        Son éloquence est douce, pleine et toute de choses. Il règne dans tout ce quil écrit, une bienséance, un accord, une harmonie admirables. Je ne lis jamais ses Ouvrages, que je ne pense quApollon et Minerve les ont dictés de concert. Un Philosophe a dit que quand Dieu forma les âmes, il jeta de lor dans la fonte des unes, et du fer dans celle des autres. Dans la formation de certaines âmes privilégiées, telles que celle de M. de La Motte, il a fait entrer les métaux les plus précieux : il y a renfermé toute la magnificence de la nature. Ces âmes à Génie, si lon peut parler ainsi, nont besoin daucun secours étranger ; elles tirent tout delles-mêmes. Le Génie est une lumière et un feu de lEsprit, qui conduit à la perfection par des moyens faciles.

        [PDF p. 21/ Livre p. III] Lâme de M. de La Motte est née toute instruite, toute savante ; ce nest pas un savoir acquis, cest un savoir inspiré. On sent dans tous ses ouvrages cette heureuse facilité qui vient de son abondance; il commande à toute les facultés de son âme, il en est toujours le maître, aussi bien que de son sujet. Nous navons pas vu en lui de commencement ; son Esprit na point eu denfance ; il sest montré à nous tout fait et tout formé.

        Ses malheurs lui ont tourné à profit. Quand ce monde matériel a disparu à ses yeux par la perte de la vue, un monde intellectuel sest offert à son âme ; son intelligence lui a tracé une route de lumière toute nouvelle dans le chemin de lEsprit. La vue, plus que tous les autres sens, unit lâme avec les objets sensibles. Quand tout commence a été interrompu avec eux, lâme de M. de La Motte destituée de ces appuis extérieurs, sest recueillie et repliée sur elle-même ; alors elle a acquis une nouvelle force, et est entrée en jouissance de ses propres biens.

        Laissons lhomme à talents et envisageons le grand homme. Souvent les talents supérieurs se tournent en malheur et en petitesse ; ils nous exposent à la vanité, qui est lennemie du vrai bonheur et de la vraie [PDF p. 22/ Livre p. IV] grandeur. Ce sont les grands sentiments qui font les grands hommes. Nulle élévation sans grandeur dâme et sans probité. M. de La Motte nous a fait sentir des mœurs et toutes les vertus du cœur dans ce quil a écrit ; ses qualités les plus estimables nont rien pris sur sa modestie ; cet orgueil lyrique quon lui a reproché, nest que leffet de sa simplicité, un pur langage imité des Poètes ses prédécesseurs, et non un sentiment. M. de Fénelon, cet homme si respectable, dit de Monsieur de La Motte que son rang est réglé parmi les premiers des modernes ; quil faut pourtant linstruire de sa supériorité et de sa propre excellence.

        Cest un spectacle bien digne dattention, disaient les Stoïciens, quun homme seul aux mains avec les privations et la douleur. Quelle privation que la perte de la vue, pour un homme de Lettres ! Ce sont les yeux qui sont les organes de la jouissance ; cest par les yeux quil est en société avec les Muses ; elles unissent deux plaisirs qui ne se trouvent que chez elles, le désir et la jouissance. Vous nessuyez avec elles ni chagrin, ni infidélité ; elles sont toujours prêtes à servir tous vos goûts, et nous offrent toujours des grâces nouvelles ; mais nous ne jouissons de la douceur de leur commerce, que quand lesprit est tranquille [PDF p. 23/ Livre p. V] et que le cœur et les mœurs sont purs. Non seulement M. de La Motte soutient de si grandes privations, mais sil est livré à la plus vive douleur, il la souffre avec patience ; il est doux avec elle, il fait sentir quil na point usé dans les plaisirs, ce fond de gaieté que la nature lui a donné, puisquil sait la retrouver dans ses peines. dans la douleur, il faut que lâme soit toujours sous les armes, quà tout moment elle rappelle son courage, et quelle soit ferme contre elle-même.

        Il a passé par lépreuve de lenvie. Quand lâme ne sait pas sélever par une noble émulation, elle tombe aisément dans la bassesse de lenvie. Quelle injustice na-t-il pas souffert quand ses Fables parurent ? Je crois que ceux qui les ont improuvées navaient pas en eux de quoi en connaître toutes les beautés ; ils ont crû quil ny avait pour la Fable que le simple et le naïf de M. de la Fontaine ; le fin, le délicat, le pensé de M. de La Motte leur ont échappé, ou ils nont pas su le goûter. À ses Tragédies, on a vu les mêmes personnes pleurer et critiquer ; leur sentiment, plus sincère, déposait contre leur injustice ; ils se refusaient à ses douces émotions, et mettaient limprobation à la place du plaisir.

        Avec quelle dignité et quelle bienséance [PDF p. 24/ Livre p. VI] n’a-t-il pas répondu à la Critique amère de Madame Dacier ? Enfin, nous jouissons de son mérite et de ses talents, et la malignité du siècle lempêche de jouir de sa gloire et de son immortalité. Pour moi, je le vois avec les mêmes yeux que la postérité le verra.

        La constante amitié de M. de Fontenelle pour M. de La Motte, fait léloge de tous les deux ; le premier ma dit que le plus beau trait de sa vie était de navoir pas été jaloux de M. de La Motte. Jugez du mérite dun Auteur, quun aussi grand homme que M. de Fontenelle a trouvé digne de sa jalousie.

         

         

        * Il s'agit d'Anne-Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de Lambert (1647-1733).

         

        Source bibliographique : LA MOTTE, Antoine Houdar de (1672-1731), Œuvres de Monsieur Houdar de La Motte, l'un des Quarante de l'Académie française, dédiées à S.A.S.M. Le duc d'Orléans, première Partie, premier tome, Paris, Prault l'aîné, 1754, 9 tomes en 10 vol. ; in-12, format document PDF, domaine public, Bibliothèque nationale de France, département Littérature et art, Z-23372, http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb30729954k, Bibliothèque nationale de France. Transcription et remaniement par Dina SAHYOUNI.
         

        ***

        Pour citer ce portrait

        Mme de Lambert, «  Portrait de Monsieur de La Motte par feue Madame la Marquise de Lambert », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : 1er colloque international & multilingue de la SIÉFÉGP sur « Ce que les femmes pensent de la poésie : les théoriciennes de la poésie », mis en ligne le 23 janvier 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/lamotte.html

         

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        Le Pan poétique des muses - dans colloques en ligne
        19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 09:43

         

        Poèmes, nouvelles, lettres, fragments

        Poésie de l'errance

         

         

        De l’eau, à l’o en passant.

         

        Poème Évolutif. Mots doux.

         

        Quelques cris. Un « heu… »

         

         

         

        Laure Delaunay

        Site officiel : https://lauredelaunay.com/

         

         

        Parce que c’était E. Parce que c’était eux.

        Émoi, bien … entendu.

        Bien enregistré, bien vu, « bien aimé ».

        Pour Dina.

        À mon grand-père paternel. Celui qui ne lira jamais. Sauf si…

        Et puis les noms… Initiales. BB. FB. DL. EF. FD. MD. MD. OD.

        Et moi. Un travail d’équipe.

        Pour Alexandre Delaunay-Dejter

         

        Ce chagrin, c’était pas grand-chose…

        Emanuele, ho i cioccolatini e sei benvenuto.

        Le dauphin (A.F.)

         

        L’ondée avive le vertige.

        Pourtant le souffle ne perturbe ni l’allant ni la courbe. Se nourrit d’air, de bouffées et d’une vague.

        Voltige, est prince, une brassée d’écumes.

        Respire, jet d’air, et accompagne l’autre en sa trouée, en sa promenade, lui est ami, berce ses flots de rires.

        L’aileron navigue, arrondit la surface. Profond soleil, léger bambin.

        Aller là où luit l’eau.

        Et découvrir, intense, l’espace, le loin. Fendre alors les mers, caresser l’horizon à une touche, y puiser l’espoir d’être toujours et infini, le premier. Avant-gardiste ? Anachronique. Et utopiste. Le pionnier ne laisse pas de sillon.

        D’un bond gagner le large et se souvenir comme d’un trésor de la main croisée au bas de l’esquif.

        Frère d’un jour, furtif. À l’âme éphémère. À l’élan temporel. Au flux parfait.

        Liberté belle.


         

        La biche (I.L.)

         

        Ma douce chemine en toute tendresse sur les sols, les terres, les lits, les mousses.

        À sa venue, ploie une branche en hommage.

        « Maman » dit le lierre. « Ma belle », toute la forêt. Et la clairière : « mon ange ».

        Sautille, gambade, son air de rien, ses yeux fendus, ses chasses délicates.

        « Ma douce », dis-je.

        Elle se cache, ne veut pas qu’on la voit, préfère l’obscur et l’humide et le rayon timide au soleil écrasant. La rousseur d’un pelage est lumière à soi seul.

        L’herbe et les brins ornent ses pieds de vert. Les feuilles lui font couronne. Ses yeux plissent un peu pour que renaisse le goût des innocents.

        Futilités l’habillent mais les choses sérieuses lui sont naturelles.

        Des églantiers semblent parfois piquer sa pureté de sang mais la cruauté glisse et il ne reste dans ses espaces que les joliesses ambrées.

        Elle tient, elle tient, sa vie d’âtre battant au cœur de la nature.


         

        L’anémone (D.L.)

         

        Pincées de sel dissout accompagnent tâches et filaments. Couleurs ployées, déployées.

        Danse, orientale ou japonaise. Bras « lacs des cygnes » et lacets de signes jusqu’à l’épanouissement. Croix, points, ronds : tissu, soie corpulente.

        Petit nu d’arc en ciel.

        Fleuves sur les hauts fonds du cœur amollissants de pigments toute cruauté.

        Parcelle, part belle.

        Souffles d’eau. Bibelots.

        Et la murine navigue, mosaïque. Moelleuse.

         

        La colombe (L.C.)

         

        Quand l’envol est léger, les nuages l’écoutent. Et autour de l’oiseau blanc s’organisent.

        À l’orée des nues, le bleu naît tous les jours.

        La grâce se déploie et de chaque rayon fait un pont. Et de chaque vide, une vague.

        Percées et plongées habillent les anges.

        Et chaque coup d’aile appelle « doux de la voûte » le pli qui ne dit que les beautés et les nouvelles heureuses.

        Puretés, ouvrirez-vous aux mots soyeux ? Glisserez-vous ce message dans l’embrasure d’une fenêtre ? Je crois qu’aucun cœur ne bat dans le ciel et que tout est pleins et déliés à qui se dévoile.

        Le vent souffle ; l’air est tendre.

        Puretés, ouvrirez-vous aux mots soyeux ?

        La pyrale des prés (F.L.)

         

        Tout s’offre et le diaphane oblige. Blanc déambule à antennes gratuites.

        Les vides, les grâces. Et le vent pertinent.

        Corpuscule se dévoile dans la corolle et le laurier rose lit mieux, et la belle de nuit s’émeut, et l’iris aperçoit.

        Qui du brin ou du pétale triomphe ? Ni l’un ni l’autre. Seule la pâle altitude ou le ruisseau éphémère pense le voyageur, la tâche en mouvement dirait le peintre, la feuille allant au pré et au loin, le poète.

         

        Le couple de chats (F.DG.)

         

        Chapotant tout d’une patte qui se tend à l’envie, le chat dort puis rêve puis tâtonne, parfois alangui, roucoule de bien-être. Lape. Titille. Et qui lit dans son jeu d’équilibre comprend Chaplin. Avide du moelleux il s’y glisse comme une peinture japonaise : avec minimalisme, liberté et justesse.

        Sa queue en coda l’aide à folâtrer d’étage en étage car toujours debout retombe même de haut, même d’un la haut, chanteur des accents.

        « Miaou », « miaou », ses vocalise rares. Il s’ouvre comme un espoir pour les amateurs de confort. Se ferme rarement malgré les racontars sur un égoïsme de prince. Mais non, « matou », c’est tout son nom. Bonhomme, petit bonhomme. Accoudé à son bol.

        Qu’on sonne l’heure du repas ? Il accourt. Oh Chat ! Vois : elle ! Ta consœur promenant des pas de danseuse de gouttière en gouttière. Chat des champs. Chatte des villes. Les deux font l’ah ! père !

        Si nous nous perdons dans un arbre, nous appellerons au secours. Ils viendront bien ces sacrés hommes sont sortir d’embarras.

        En attendant, à table !

        Les crocs caquettent dans les croquettes.

        MMMIIIIIAAAA ou…..

        S’étire… d’ELLES.

        S’étire-t-elle.

        Miam lui répond – il.

        T’as le lait ?

        Chiedi a Lei. Elle a l’œil. Chiodo.

        Chiocciola.

        Bellissimi.

        Dolcissimi.

         

        La chienne (P.V.)

        L’o raye. Elle a l’œil. Et le sol. Et la truffe.

        Donne la patte. Bat le rythme et la campagne.

        Opine.

        Jappe.

        On ne sait pas d’où elle vient. On sait ce qu’elle veut.

        On.

        Une récompense. Une lune qu’on hume. Une tête.

        Le con regarde.

        Le chasseur dresse.

        Et l’eau ?

        Apaise.

        Eux ? heu… À la queue leu leu.

        Warf. Waf.

        Et l’air ?

        Sent.

        Et l’hic ? Top secret.

        Et là ?

        Non.

        Mie.

        Elle est l’amuse hic. Elle la muse hoc.

        Et… nunc.

        AH.

        Elle aime… l’ami d’Hoche.

        Elle a… l’os.

        Et deux halos et deux allo de Lumière noire. Et deux Al. O de lu mi ère.

        Noir.

        Pitié… Pitié…

        Pis, tiens.

        Mais oui, j’t’aime.

        Ma p’tite louve à moi.

        Ouvre-la. Quand je te le dis. Quand tu penses que c’est bien.

        T’es matée. Mais t’es ma déesse. Pis non, c’est le chat.

        T’es ma sentinelle.

        L’animal boniment. Vite ! On en a qu’une.

        Des larmes ? Une vallée.

        Une avalée.

         

        Le singe (à A.L.)

         

        Ô. Oin. L.

        +

        -

        Et je, ma muse.

        Et JE m’amuse.

        Et jeu m’amuse.

        Et… ergo sum.

        À peine dit.

        Plus doucement ?

        Je te désire.

        Et bisou… et bise you.

        2

        Ou

        Tooo

        LELE

        Os… car Lea…


         

        Et DEA ?

        DIO, très cher.

        Je ne suis… que pas à pas.

        Petit pour le singe, important pour l’homme.

        Merveilleux pour la femme.

        Pour moi, tout doux.

        Y a rien à se dire, y a qu’à s’aimer.

        Et la suite, tu la connais.

        Signe.

        Sans point


         


         


         

        Tu dEvine.

        Moi divine.

        Bien lu.

        Bien, Lu.

        Bien vu.

        Bon, Vu.

        Bonne vue.

        À toi… touchée.


         

        Youcou

        Roucouler


         

        Junior ne choisira pas son sexe.

        Manquerait plus que ça…

        Demande à qui tu sais.

        L’autre, je m’en charge.


         

        Et si je faisais l’otarie ?

        Ah… en effet…

        T’occupe de rien… t’as la souris.


         

        Ça y est… je ne pense plus à rien.

        Je ne pense plus qu’à… oh, non, rien…

        À toi.

        À toi ?

        Demande à qui je sais.

        L’adresse ?

        Mie stère.


         

        L’homme (à C.A.)

         

        Des ma… quelques tu… aucun tue.

        Voilà ce qu’il faut souhaiter.

        Regarde.

        Vois, là.

        Une femme.


         

        La femme (à F.C.)

         

        On t’a pris pour. Pas moi. Sois toi. Même si… J’aime, oui. J’en suis une sacrée… enfin, une, quoi.


         

        L’enfant (à B.O.)

         

        Au seul œil. À la lumière. Oublie. Et… se souvient.

        J’oublie. J’y pense.

        Apprends-moi à parler.

        Baba.

        Ma… MA.

        N’essence.

        Mais sens.

        La lune ?

        Ma ris… On en fait notre affaire…

        On est… bien.

        On est… ensemble.

        Mon héros, mon frère, pense à tout.

        Ma fille, ma sœur, pense à rien !

        J’en veux deux.

        Le hasard fera le reste.

        Et la science ?

        Et ben…


         

        Ô… ça c’est une histoire de grand-mère.


         

        Les sciences. Les si. On sait.

        Les noms, pas encore.

        Mais le non, ça, c’est moi.

        Je lève le doigt à l’école pour demander la parole.

        J’écoute la maîtresse.

        Enfin, ça dépend laquelle.

        Bref.

        E.

        St’eup.

        Tu sais…

        Celui à qui Dieu donne beaucoup…

        Il est à gauche, à côté de ton bureau…

        Dans mes rêves, il te lit une poésie…

        En vrai, demande à Prévert.

        Car il a du stylo et un bic bleu.

        À pis and…

        To infinity ?

        Juste pas à pas.

        Juste, pas à pas.

        21-28 Décembre 2016

         

        ***

        Pour citer ce poème

        Laure Delaunay,  «  De l’eau, à l’o en passant. Poème Évolutif. Mots doux. Quelques cris. Un "heu…" », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°9  [En ligne], mis en ligne le 19 janvier 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/01/eau.html

         

        © Tous droits réservés 

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