10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 11:48

 

Événement poétique avec un membre de notre équipe

Rendez-vous à ne pas manquer

Françoise Urban-Menninger

 

«  Et je dis et ma parole est terre », Aimé Césaire

 

 

Avant-première du colloque d'Aimé Césaire à Paris

 

Résumé de l'intervention de Françoise Urban-Menninger qui aura lieu dans le cadre du colloque dédié à l’œuvre d'Aimé Césaire et organisé par Mona Gamal El Dine à la Maison de l'Amérique Latine à Paris le 25 octobre de 19H à 21H.

 

En présence de nombreux poètes et de 

 

Daniel Cohen (directeur des éditions « Orizons » chez l'Harmattan)

Lylian Kesteloot (spécialiste de l'écriture d'Aimé Césaire)

Ministres d'Outre-mer et Mme le ministre Christiane Taubira

Claude Menninger (photographe documentariste à l'Inventaire, il est spécialisé dans la photographie d'architecture et de paysages urbains).

 

L’association Isis Arts & Cultures pour la Paix

Présidente Mona Gamal El Dine

 

 

«  Et je dis et ma parole est terre », Aimé Césaire

 

Après la lecture d’un extrait du poème « Les pur- sang » tiré du recueil « Les armes miraculeuses », j’évoquerai ou tenterai d’ invoquer « la poésie incantatoire » d’Aimé Césaire, cette poésie du « frère volcan » tel que le nommait Daniel Maximin et dont Césaire affirmait qu’elle surgissait « du vide intérieur comme un volcan qui émerge du chaos primitif ».

Je m’appuierai sur les écrits du philosophe Gaston Bachelard quant à l’inspiration, voire cette intuition poétique qu’il a analysée dans ses ouvrages, je mettrai également en lumière l’image de la femme aimée, Suzanne Césaire, l’épouse et la femme poète dont les propres écrits procèdent du même souffle et que Daniel Maximin nous a magnifiquement restitués dans « Fontaine solaire , le spectacle présenté à Avignon.

Bien évidemment, mon intervention s’ouvrira plus largement dans l’esprit de cette francophonie que le poète Aimé Césaire définissait tel « Un humanisme intégral qui se tisse autour de la terre ». Françoise URBAN-MENNINGER

 

***

Françoise URBAN-MENNINGER, nouvelliste et poète, est l'auteure d'une vingtaine d'ouvrages. Le jour du muguet & autres récits composé de treize récits ayant trait à son enfance a paru en 2013 chez Éditinter. Ces trois dernières années, elle a participé à de nombreuses anthologies poétiques avec l'Académie rhénane dont elle est présidente de la commission littéraire et avec les éditions Corps Puce. Elle a publié également des nouvelles dans Dimension Moscou et Dimension fées éditées par Rivière Blanche et deux autres textes dans des anthologies parues aux Éditions Secrètes. Ses critiques littéraires paraissent sur le site Exigence Littérature et ses critiques d'art dans la revue papier Hebdoscope.

***

 

Pour citer cet événement

LPpdm,  « Françoise Urban-Menninger, "Et je dis et ma parole est terre", Aimé Césaire », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 10 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/colloquepaix.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
10 octobre 2016 1 10 /10 /octobre /2016 10:21

 

Événement poétique avec un membre de notre équipe

Rendez-vous à ne pas manquer

 

     Un nouveau « Dialogue de Poésie » avec
 
Michel Eckhard Elial
 
poète, universitaire, éditeur de la revue Levant, et directeur
 
de la collection Levant, Cahiers de l’espace méditerranéen

 

Date : mardi 8 novembre 2016 de 15h30 à 17h30

Lieu : Théâtre Molière à la Maison de la Poésie

M° Les Halles et Rambuteau.

 

Camille Aubaude rencontrera Michel Michel Eckhard Elial le mardi 8 novembre 2016 autour d'un nouveau « Dialogue de Poésie ». La rencontre sera filmée par une télévision israélienne, le mardi 8 novembre, de 15h30 à17h30, à la Maison de la Poésie, théâtre Molière, M° Les Halles et Rambuteau. Parmi les sujets abordés, les discutants parleront de la traduction de la poésie.

© Crédit photo : "La Maison des Pages", image fournie par Camille Aubaude.

© Crédit photo : "La Maison des Pages", image fournie par Camille Aubaude.

Adresses des organisateurs/organisatrices de l'événement : 

La Maison des Pages éditions

30 rue Beaubourg — 75003 PARIS

Courriel  : lamaisondespages@orange.fr. Sites : /  http://www.lamaisondespages.com /

http://www.camilleaubaude.com / http://camilleaubaude.wordpress.com

***

Camille Aubaude rencontrera Michel Michel Eckhard Elial le mardi 8 novembre 2016 autour d'un nouveau « Dialogue de Poésie ». La rencontre sera filmée par une télévision israélienne, le mardi 8 novembre, de 15h30 à17h30, à la Maison de la Poésie, théâtre Molière, M° Les Halles et Rambuteau. Parmi les sujets abordés, les discutants parleront de la traduction de la poésie.

 

Depuis 2013, Olivier Chaudenson accueille les « Dialogue de Poésie » à la Maison de la Poésie-théâtre Molière, à Paris, où sont venus Renato Sandoval (poète et universitaire péruvien, président fondateur du FIPLIMA, le Festival International de Poésie à Lima), Marino Valencia (cinéaste colombien, filmé par Anne Marie Hémerick) et Alberto Sorbelli (artiste conceptuel italien, filmé par Marcus Kreiss, pour la télévision indépendante à vocation internationale, Souvenirs from Earth).

 

La collection « Dialogue de Poésie » a été créée par Camille Aubaude sur Radio Active-Région Centre, une radio soutenue par la municipalité d’Amboise, avec parmi les premiers invités les poètes-esses Claudine Helft, Geneviève Laporte, Eric Brogniet, Yvan Tételbom, Marc Louis Questin, puis continuée lorsque Camille présidait l’ALFOM (Académie Littéraire de France et d’Outre-Mer) au Sénat, Palais du Luxembourg, Paris, avec Yves Bergeret, Marie-Hélène Breillat, Laurent Fels, Philippe Cantraine, Anne Mounic, Marie Agnès Roch, David van Vactor, Claude Vigée, et bien d'autres.

Les enregistrements effectués par le Sénat sont disponibles sur le site. Les « Dialogue de Poésie » se sont tenus à la librairie Wallonie Bruxelles, au Centre culturel belge de la rue Quincampoix, Paris, pour relayer des colloques et des publications telles les Voi(es)x de l’autre, Clermont-Ferrand, Presses universitaires Blaise Pascal, 2010, avec notamment des lectures de Marilyne Hacker et Marie Etienne ; le travail de Patricia Izquierdo avec des lectures de dix poétesses de la Belle Epoque (cf. Patricia Izquierdo, Devenir poétesse à la Belle Epoque », dans temporel.fr n° 10, 2010 ; http://temporel.fr/Patricia-Izquierdo-par-Camille) ; l’anthologie de La poésie érotique féminine (Hermann éd., 2012) sous la direction de Giovanni Dotoli ; les poèmes et les publications de Bernard Giusti, fondateur de la revue Chemins de traverse et des éditions L’Ours blanc et de L’Homme bleu ; et pour présenter une philosophe et poétesse Geneviève Huttin, ainsi que deux romancières et journalistes dans leur rapport avec la poésie : Colette Felous et Paula Jacques.

Deux « Dialogue de Poésie » avec Francesca Yvonne Caroutch et Jean-Luc Steinmetz ont été filmés par Marino Valencia, à Paris, en 2012. 

 

***
Quelques informations utiles sur les Camille Aubaude et Michel Michel Eckhard Elial : 
Michel Eckhard Elial est professeur de littérature française, poète et traducteur; directeur de la collection "Textes hébraïques" chez Intertextes Éditeur en 1990 et animateur de la revue Levant (en 1990). A pris le prénom hébraïque Michaël en 1985.
Camille Aubaude, parisienne préférant l'errance à la résidence, est souvent invitée à des rencontres internationales de poètes. Considérée comme une voix majeure de la poésie française contemporaine, son œuvre se caractérise par son ampleur et sa richesse. Dans ses livres, ses photographies et ses nombreux articles, elle a abordé des problèmes théoriques, politiques, artistiques et moraux ; elle s'est appuyée pour ce faire sur les formes fixes de la poésie, et sur son expérience de femme et de féministe. Elle est au comité de rédaction de la revue Le Pan Poétique des Muses (LPpdm) dont elle a dirigé un numéro thématique, Tant de Philomèles en ce monde (Pan des muses, Grenoble, mars 2016). Il s'agit de repenser les violences faites aux femmes par des expériences vécues exprimées en transpoésie (La Malcontente) et de considérer dans leSevrage, son dernier livre, les structures sociales en matière de différence des sexes. Personnalité célèbre de la ville d'Amboise, l'autrice des Poèmes d'Amboise, parus dans plusieurs langues, accueille et défend ses amis en poésie dans la Maison des Pages (www.lamaisondespages.com), un étrange édifice aux sculptures mystico-érotiques. Un de ses thèmes de prédilection est la « Déesse Mère », et elle a créé un nouveau mythe littéraire par son essai leMythe d'Isis, qui relie sa poésie et son apport à la théorie littéraire. Une Journée d'étude (https://r.academia.edu/CamilleAubaude) rend compte de cette diversité. Site officiel : www.camilleaubaude.com.
© Crédit photo : "Ouvrages de la Bibliothèque de levant", image fournie par Camille Aubaude.

© Crédit photo : "Ouvrages de la Bibliothèque de levant", image fournie par Camille Aubaude.

 

Bibliothèque de levant

Adonis : T'hiliot (Commencements). Poèmes traduits de l'arabe en hébreu par Naïm Araydi. Préface de Maati Kâbbal.Poème-préface de Ronny Simeck, 1989.

Sami'h Al Qassim : Une poignée de poèmes. Poèmes traduits de l'arabe par Abdellatif Laabi, M.S.Yamani et Michel Eckhard Elial, 2005

Gabriel Moked : Variations.Textes traduit de l'hébreu par Charlotte Wardi, Michel Opatowski et Gisèle Sapiro. Préface de Michel Eckhard Elial,1991.

Coédition Levant/Intertextes.

Yehuda Amichaï : Ouvert Fermé Ouvert. Poèmes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Livre d'artiste de Danièle Givry, 2000.

Yehuda Amichaï : Les morts de mon père, et autres nouvelles. Traduites de l'hébreu par Michel Eckhard Elial, 2001. Coédition Levant/L'Eclat.

Naïm Araydi : le trente-deuxième rêve. Choix de textes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Bilingue. Photographies de Haim Darmon, 1990.

Naïm Araydi : Une fête pour les choses tristes. Poèmes traduits de l'hébreu par Michel Eckhard Elial. Edition numérotée et signée par l'auteur.

Michel Eckhard Elial : L'ouverture de la bouche. Poèmes. Tirage de tête de 20 exemplaires comprenant seize encres d'Angela Biancofiore, 1992.

Michel Eckhard Elial : Beth. Poèmes. Tirages de texte avec dessins originaux d'Angela Biancofiore, 1995.

Michel Eckhard Elial : Un l'Autre. Poèmes. Peintures de Marianne Giglio.Tirage de de tête de 50 exemplaires, 2007.

Max Bilen : Un homme de trop. Nouvelles. Préface de E.AMADO Lévy-Valensi, 1998.

Marianne Giglio : Le Monde traversé. Catalogue de peintures. Avec des textes d'Annemarie savon et Michel Eckhard Elial,2007.

Hamid Larbi : Ce champ de mots. Poèmes.Photographies de Maurizio Totaro et Samuel Duplaix. Tirage de tête signé par l'auteur.

Espace Sud - Toulouse Tel aviv :anthologie poétique réunie par Christian Saint-Paul et Michel Eckhard Elial. Poèmes et textes de Michel Cosem, Max

Bilen, Erez Bitton, Simon Brest, Monique-Lise Cohen, Michel Eckhard Elial, Yves Heurté, Yaïr Hurwitz, Jean-Pierre Lamon, Haïm Naguid, Serge

Ouaknine, Jacques Ovadia, Serge Pey, Asher Reich, Claude Saguet, Christian Saint-Paul, Valérie Sarfati, Ronny Simeck, Yona Wallach, 1991.

Histoires d'avant qu'il n'y ait plus d'après : Nouvelles palestiniennes

d'Israël et des territoires occupés, réunies et traduites par Marianne Weiss. Préface de Michel Eckhard Elial, 1994.Coédition Levant/Alfil.

Miron C.Isakson : L'audace du jour. Poèmes traduits de l'hébreu et préfacés par Michel Eckhard Elial. Couverture de Danièle Givry, 2015. Coédition Levant/StavNet.

Michel Eckhard Elial : Exercices de lumière. Poèmes , 2015. Tirage numéroté avec gravure de Robert Lobet, 2015.

 

Contacts : editions.levant@gmail.com / 06 30 20 20 92

 

 

Catalogue de la Bibliothèque de levant

Dialogue de Poésie, 8 nov. 16, Michel Eckhard Elial.pdf

***

 

Pour citer cet événement

LPpdm « Un nouveau « Dialogue de Poésie » avec Michel Eckhard Elial : poète, universitaire, éditeur de la revue Levant, et directeur de la collection Levant, Cahiers de l’espace méditerranéen », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 10 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/dialoguepoesie.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 11:13

   

Poèmes satiriques

 

Au Singe-Rêve Hôtel & Thérèse dolorosa

 

Carole Clotis

 

 

Au Singe-Rêve Hôtel


 

 

À l’entrée on lui donnerait la clef

Elle pourrait passer. Sourire circonspect

Aurait-il reçu la même

Cet ouvre-toi du rêve

Invité à l’hôtel de la grâce


 

Mais ce n’était qu’un mime

Ô pénible oubli !


 

Dans cet hôtel sombre à l’Ouvrage il s’établirait

La place est-elle libre

Quelle place il n’y en aurait pas

Lui reviendrait la verve cartomancienne

On viendrait quand le nid sera fait

La chercher

Or ce soir-là rien ne serait prêt

Sauf une présence balbutiante

Et les vils mots amis


 

C’est mathématique vous avez mal compté

Ne pas jouer, ne plus singer

Cette vie comme une pluie de printemps

Venue tomber

Intraitable rideau

Du plus grand régisseur

Agir ou laisser grandir

Cette idée

Invitée

Accrochée

À la chair

Et si la vie se meurt

Reviendra-t-elle jamais

 

 

 

Tout serait là en germe

À la lisière de la vie vécue

Et du rêve de la vie voulue

À la frange de ces mètres carrés

Où se pensaient les mots

Où il muerait la vie

L’appelant en morceaux

Sous ses bois musicaux


 

Gardée pourtant, la clef

Rendue en se rendant

Il la suivrait saurait

Les couleurs belles, cordes toquées

Souffle mental et timbre à soi

Routes d’exil vies redoublées

Langues jamais d’ici

L’enfant sur un papier

Déjà couché, déjà nommé

Prénom déjà donné

Dans l’usure de l’attente

Jamais comblée


 

Lumière que le feu brûlerait

Pour donner à ce corps

Par trop rêvé

Un Ishtar-et-Tammuz

Un tu es né encore

Adieu à celle

Qui n’existait qu’en Singe-Rêve.

 

***

 

 

Thérèse dolorosa

(L’inverno ti farà tornare)


 

Il ne reviendra pas l’hiver ne vous le rendra pas

Robert Langlois a eu peur les mains hautes

Celui qui est rentré vous pétrifie

Pour souvenance éternelle une blessure cicatrise

En trait d’union l’impossible confusion


 

R.L. baie abstruse déconfite en son monde

Hors de l’eau sauf le cerveau

Où s’abîme l’infini tourbillon de saison

Décembre vente en plein noir et blanc

Quand est-on ?

C’est l’été pourtant dans votre robe à pois

Et ce vitrail cerclé comme un théâtre d’ombres

C’est le cycle piégeux  vous n’y échappez guère

Juillet vous le rendra comme ultime feu follet

Vous le suivrez, l’inviterez, congédierez le prétendant   

Guidée par le fil tors de sa nébuleuse ocre

Vous construirez une Babel à quatre mains


 

Deviendriez-vous folle vous erreriez encore

Sur le fil des eaux de Puteaux

Votre regard hante le sien dans le vouloir

Et se fige en sa mémoire clocharde

L’amour, votre amour c’est l’oubli délicat en plein soleil

Dans la valse vespérale des corps

Et de danser, vous vous souvenez ?

Mais la morte hivernale c’est vous, il est là vous n’y êtes

Sauf les rémanences embarquées que vous halez qui vous égarent

Jamais vos sémaphores ne rencontrent son spectre

Le désir nu sérotinal même crié dans d’autres corps

C’est à pleurer une âme entière


 

Foulant le sol de votre bar vous portez loin l’espoir

De sa révolution au creux de vos reins larges

Et face au tourne-disque raide spectatrice

Entendez le chant du retour odysséen

Soudain s’animent quinze blancs silences

Dans la convocation dardée de tous les sens et des frimas

Renaît le chanteur d’opéra

Vos pieds vous portent debout nourricière

Qu’il goûte ce Bleu du Maine et se souvienne 

Or une feuille de papier trouée

C’est tout ce qu’il vous avait présenté


 

Votre sourire amoureux vous le cultiverez blet

C’est le rai nitescent de son crâne oublieux

 

 

 

Poème écrit le 18 juin 2016 après avoir vu le film franco-italien de Marguerite Duras/ Henri Colpi, Une aussi longue absence, film magnifique qui m'a inspiré ces mots sur la folie-ou non ?- d'une femme.

 

***

Biographie

Carole CLOTIS  enseigne le français, écrit, photographie. Elle est l'auteur de poèmes dont l'un a été lu à Beaubourg et diffusé dans les Fictions de France Culture en juin 2016. Elle a aussi préfacé Pays Messin, du sculpteur et écrivain Jean-Marie Wunderlich et travaille actuellement à deux projets d'écriture.

 

Pour citer ces poèmes

Carole Clotis,  « Au Singe-Rêve Hôtel  » & « Thérèse dolorosa » , Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/singe.html

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm
7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 09:33

   

Entretien poétique

Publication partielle

 

Conversation avec une artiste

 

voyageuse, nomade et orientaliste

 

Nicole Coppey & Dina Sahyouni

 

 

Avant-Première de la version imprimée de Megalesia

 

En 2012, j'ai fait la connaissance de la merveilleuse artiste Nicole Coppey par l'intermédiaire du périodique féministe Le Pan poétique des muses lors de l'appel à contribution pour la thématique « Poésie, danse et genre ».

Nicole Coppey est une artiste accomplie, elle compose de la musique, de la poésie calligraphiée et des chorégraphies. Voyageuse, aventurière, danseuse, elle dessine un monde altruiste, humain, volontairement vivifiant et mystifié au gré de ses aventures et de ses découvertes culturelles. Son art et sa poésie appartiennent par leur fond au « Cosmos » (tel qu'il est narré par Michel Onfray dans sa trilogie Brève encyclopédie du monde), par leur forme à l'hyper contemporain et à l'avant-garde. Elle aussi musicienne, interprète et poétesse.

Voir aussi  : "Portrait de Nicole Coppey" et "Portrait photographique de Nicole Coppey".

***

DS — Qu'est-ce que c'est être voyageuse, nomade et orientaliste pour Nicole Coppey ? 

NC — Être voyageuse, c'est être dans l'action, le mouvement, c’est circuler, découvrir et s’inspirer des énergies, de l’environnement et des vibrations émises, apprivoiser d’autres espaces et être sensibilisée aux différentes notions de temps rencontrées; lire dans les sourires un brin d’espoir et écouter le silence intérieur dans le bruit du temps. C'est aller à la rencontre des autres pour apprendre et comprendre les différentes cultures, leurs raisonnements, logiques, attitudes, réactions, pour percevoir leurs sensibilités, leurs émotions, pour tendre vers la notion de tolérance, de respect et de paix. Être voyageuse c’est aussi se ressourcer, mûrir, fructifier. C'est savoir partir et revenir, tout en sachant partir et rester...

Je partirai…

loin, je partirai mais…

je resterai…

Tu le sauras...

 Extrait de mon poème "Je partirai"

http://www.nicolecoppey.com/poeme/je-partirai

Être nomade, c’est se déplacer là où le cœur et l'Âme nous guident, se poser, se nourrir, réfléchir, ressentir et repartir, revenir aussi, poser ses traces, les graver sur la pierre de l’invisible visible et écouter le souffle, suivre l’instinct, une écoute intérieure; c’est un état d’être.

Je suis une nomade planant au gré du vent

volant au chant des branches

tourbillonnant dans l’air du temps

Je suis une nomade colorant l’imaginaire du chemin au levain

priant le souffle de l’esprit

amoureuse de l’invisible visible

Je suis une nomade nomade errante

Je suis une nomade sensible à la présence des archanges

soufflant l’essoufflement du rien

de la poussière et du néant

Je suis une nomade frondant les caresses du ciel

aux sons des voiles

Je suis suis je ne suis ... je suis ... le chemin divin ...

Extrait de mon poème « Je suis une nomade »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/je-suis-une-nomade

Être orientaliste, c’est être sensible et demandeuse du raffinement, rechercher les nuances colorées, les goûts exquis, les sons intra-tonaux, palper l’oralité, privilégier les émotions naturelles, simples, sensibles et authentiques; c’est être habitée par des perceptions subtiles, riches, vibratoires; c’est ressentir le fond du fond...c’est l’œil qui entend et l’oreille qui voit, comme le chott el Jerid (lac salé du nord de l’Afrique) est à la fois mer et désert; c’est être heureuse en suivant le soleil et l’étoile...dans le désert... aux sons du sable...

Reine de Saba...

guidée par l'étoile Sirius...

dans le souffle pur de l'Esprit

inspirée par le message intérieur

trace la trace sur un sable d'or

les épices suivent l’œil de la perle…

dans le doux souffle spirituel

à l'écoute profonde du parfum céleste

Poème « Sagesse et intelligence - Reine de Saba »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/sagesse-et-intelligence

 

 

DS — L'Orient ne se réduit pas à l'amour de l'exotisme dans ta poésie, il est l'exploration même des contrées lointaines du nord au sud et de l'est à l'ouest. Cet Orient ne ressemble point à l'orientalisme des poètes orientalistes, il s'en éloigne pour esquisser une autre voie :  celle des amoureuses de la vie, de ses formes et de ses richesses partout dans l'univers. Comment reçois-tu les guerres et les bizarreries de l'actualité de ces dernières années.

 

NC — Ce sont des souffrances intenses et c’est la raison pour laquelle le besoin d’être missionnaire à ma manière est présent en moi depuis ma plus tendre enfance. L’homme, quel que soit l'endroit où il se trouve dans le monde, dans l’univers, a besoin de spiritualité, de silence, de référence. La poésie dans sa dimension suprême, sublime et prodigieuse a pour cela une fonction nourricière et profonde. Elle (com)(trans)porte dans son essence, les fruits pour élever l’homme dans ses dimensions, son cœur, son corps, son Âme...

 Poème « Unité vibration Vibration unité »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/unite-vibration

Poème « Dis-moi...m'aimes-tu ? »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/dis-moi-m-aimes-tu

 

DS — Toi qui sais mêler plusieurs arts pour en faire un art multiple au service d'une poésie mystique et vivifiante, que représentent les Muses dans ta poésie multilingue et multi-arts (voire ce que je nomme « poesisars ») ?

 

NC — La poésie devrait être destinée à tous et à chacun ; pour cela, il est important de la communiquer, de la transmettre sous plusieurs angles (auditifs, visuels, en mouvement, etc..), avec également les aspects de réflexions et de sens multidimensionnels. La puissance suprême de la poésie demande plusieurs degrés pour y parvenir. Je vois dans l’art de la poésie la dimension d’élévation la plus élevée et de profondeur la plus profonde. Le poète doit écouter l’inspiration divine, c'est-à-dire l'Inspiration suprême, celle qui regroupe toutes les inspirations... elle va plus loin qu’une simple inspiration... le poète n’est que l’intermédiaire de cette voix-voie. Pour pouvoir écouter le chant intérieur, il doit être dans un silence profond et vibrant, une forme de prière... élégance et noblesse intérieures... puis le poète doit retransmettre, transcrire la couleur et le mouvement du chant du cœur et de l’esprit; la poésie est un mouvement d'Âme..Pour cela, elle doit être adressée et lue aux enfants car les enfants ont le potentiel spirituel et artistique; il faut alimenter cette pureté intérieure avec une poésie de beauté et de suprématie. Cela peut leur apporter force et discernement dans notre société superficielle. Il faut également développer la poésie sous tous les angles de transmission (plusieurs arts) pour qu'elle parle à chacun.

 

DSEt tes projets de l'année 2016-2017 ?

 

NC — ... Je suis

le chemin du vent de la lune et du soleil

du souffle de l’esprit et des nuages

des étoiles de l’univers et de l’infini

du rien du tout et du pourquoi

de l’affection de la tendresse et de l’amour

de l’Amour…

de l'Amour...

et de l’Amour...

Suis-je une berbère prière ...

 Extrait de mon poème « Une berbère »

http://www.nicolecoppey.com/poeme/une-berbere

C’est ce que j’ai toujours fait et je vais donc poursuivre cette voie..

 

 

***

 

Pour citer ce texte

Nicole Coppey & Dina Sahyouni, « Conversation avec une artiste voyageuse, nomade et orientaliste »Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°8 [En ligne], mis en ligne le 7 octobre 2016. Url : http://www.pandesmuses.fr/2016/10/conversation-nc.html

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