23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 09:04

 

N°7 | Revue culturelle d'Orient & d'Afrique

 

 

N° 7 | Cultural review of the Orient and Africa

 

 

 

 

HOPE. Mounir Fatmi (focus artist),

 

Janet Biggs, Debi Cornwall & Alexandre d’Huy

 

Beirut Art Fair

 


Presented by

 

Barbara Polla & Chiara Bertini

 

 

 


Beirut Art Fair

 

Booth B 10, BIEL Beirut International Exhibition & Leisure Center

 

When the director of an art fair decides to give its fair a political orientation, to promote human rights, to share values and to value sharing, this is an extraordinary sign of hope, and even more so when this happens in Lebanon, a country that knows so much about war and thrives so much for peace.

When the same director of the same art fair decides to select Rose Issa to curate, within the context of the fair, an exhibition on the aesthetic, conceptual and socio-political concerns of the contemporary Arab world, hope becomes a concrete construction towards intercultural understanding and openness. Issa’s exhibition, entitled Ourouba, The Eye of Lebanon, will bear witness to the diverse inspirations of artists from the Arab world, exploring memory, destruction and reconstruction, conflict and peace.


 

Analix Forever will aim to contribute to these reflections by presenting, first of all, Mounir Fatmi as a focus artist. The possibility of intercultural understanding and sharing is a « red thread » throughout the work of Moroccan artist. In Beirut, fatmi will show Impossible Union : an occidental typewriter is releasing Arabic letters... The learning of all languages would make this union possible and this work gave its title to fatmi’s latest solo show in Geneva: (IM)POSSIBLE UNION : a door that opens towards hope.

Fatmi also shows the series The Island of Roots (2017) which reminds us that the United States once have been a land of immigration and welcome. Ellis Island was this mythical gateway where so many hopes for a new life were sealed. The Island of Roots series feature reproductions of Lewis Hines photographs of which fatmi has drawn their complex, unifying roots: vegetal, neurons-like, abounding and, sometimes, bloody roots.


 

Furthermore, Analix Forever will present works by Janet Biggs, Debi Cornwall and Alexandre D’Huy. While recently in Djibouti, US-based video artist Janet Biggs witnessed Yemeni refugees fleeing the bombing and devastation in Yemen. They risk everything to cross the Gulf of Aden and arrive at Camp Markazi in Obock. At the same time, migrant Ethiopians fleeing their country’s oppression and poverty brave a four day walk across the desert of Djibouti to also arrive to Obock and take the same boats back across the Gulf of Aden, hoping to make their way to Saudi Arabia. They don’t all survive the journey, but the persistence of human hope is endless when traveling far from home. The video Afar, a fable of the human condition, with an implicit narrative, tells us about humankind and the complex, double-edged nature of otherness. The video is also about remembering and honoring a child from Djibouti, in an allusive, artistic, choreographed way.


 

Debi Cornwall, conceptual documentary artist who returned to visual expression in 2014 after a 12-year career as a wrongful conviction lawyer, presents three pictures from her long-term photographic project on Guantánamo Bay, Welcome to Camp America : a disorienting and empathic, respectful and ironic, professional and sensitive gaze on the reality of the U.S. Naval Station in Guantánamo Bay, Cuba (known as « Gitmo »). The lack of frontal criticism leaves the viewer with his/her own duty to decide what he/she is seeing and the profound meaning of the images shown.

Finally, because war is everywhere and we should not refuse to be aware of it, the works on paper by Alexandre d'Huy show us images, or rather effects of war, while never depicting human beings. The images are inspired by the thousands of thermal photographs to be found every day on the web, of explosions, blow ups, and powerful alterations of our earth. In d’Huy’s hands however they become beautiful holes, suggesting the possibility (or the necessity ?) to leave Earth through them, to join other planets, another universe. But why are we fascinated by evil beauty and the allusions to death ? This is the essential question addressed by Alexandre d’Huy in this series. So lets look and think... « The beauty will save the world » said Dostoyevsky. Could this be true ?

At least, there is HOPE.

 

À lire aussi/Read also : Beirut Art Fair, À propos

 

Encart des langues étrangères

 

 

 

Pour citer ce texte/To cite this text

 

Barbara Polla & Charia Bertini, « HOPE. Mounir Fatmi (focus artist), Janet Biggs, Debi Cornwall & Alexandre d’Huy. Beirut Art Fair », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture » sous la direction de Maggy de Coster, mis en ligne le 23 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/beirut-art-fair.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 7
22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 09:19

 

 

N°7 | Critique & réception

 

 

Avant-première

 

 

Michèle Finck

 

 

Connaissance par les larmes

 

 

 

Poèmes parus aux Éditions Arfuyen

 

 

 

Françoise Urban-Menninger

 

Blog officiel : L'heure du poème

 

 

 

 

© Crédit photo : 1ère de couverture illustrée de Connaissance par les larmes"

 

de Michèle Finck aux éditions Arfuyen, image fournie par F.Urban-Menninger

 

 

 

 

Née à Mulhouse en 1960, Michèle Finck partage dès l’adolescence sa vie entre la littérature et le piano et bientôt entre la France et l’Allemagne. Aujourd’hui, elle est professeure de littérature comparée à l’Université de Strasbourg où ses recherches visent à saisir les correspondances entre la poésie, la musique, la peinture, la danse et le cinéma. Connaissance par les larmes est son troisième ouvrage publié par les Éditions Arfuyen. D’emblée l’épigraphe de Marina Tsvétaïeva : « Ô Muse des larmes, la plus belle des Muses » nous invite à nous intéresser à cette sensibilité des pleurs qui renvoie à une culture monastico-érémétique proprement italienne, elle-même d’ empreinte grecque. Thème également central de la mystique cistercienne du XIIème siècle, les larmes témoignent de la quête de Dieu et ont partie liée avec le divin et le sacré.

 

Michèle Finck est traversée par cette grâce qui éclaire chacun de ses poèmes et donne une visibilité à l’invisible. « Même / Si / Dieu / N’/ existe / Pas / Les / Larmes / Sont / La / Trace / De / Dieu / En / Nous », écrit-elle, chaque vers, réduit à un seul mot, étant une larme versée sur la page blanche. De la larme à la mer, le poème appréhende cette cosmicité qui, selon Bachelard, nous habite depuis l’enfance. Comme chez Rimbaud qui s’écrie « Je me suis baigné dans le Poème de la mer » dans son « Bateau ivre », Michèle Finck se fait « Nageuse-chamane », son corps de femme se transmute alors dans celui du poème où il devient « Utérus aquarelle-d’azur » et l’auteure d’atteindre les cimes céruléennes dans le magnifique poème intitulé « L’alphabet des vagues » où elle écrit « Nager comme pleurer/Rend/ Visible l’invisible ».

 

Et de poursuivre tout au long de cet ouvrage la quête lancinante de l’origine en énonçant cette évidence claire et limpide : « La mer est l’utopie de toute musique, de toute poésie ». Mais si la mer nous permet d’appréhender l’origine, l’auteure précise que sa leçon de musique nous aide également à aborder les rivages de notre finitude. Un seul vers résume la magnificence de cette oraison qui loin d’être funèbre nous ouvre l’horizon : « La mer pour extrême onction ».

 

La musique, les œuvres d’art, le cinéma tissent une trame lumineuse où les larmes en sont la lie et le liant intemporels, universels. Bach, Vivaldi, Brahms, Verdi mais aussi Picasso, Edward Munch, Louise Bourgeois, Jean Hans Arp, mais encore Rossellini, Béla Tarr, Tarkovski, Alain Resnais et bien d’autres passeurs d’âmes sont conviés à travers leurs œuvres à nous aider à percevoir « les larmes dans les fentes brûlées du temps ».

 

Dans la partie du recueil baptisée : « Êtrécrire », Michèle Finck semble émerger d’un rêve éveillé, elle écrit : « L’art est un songe » et ajoute : « Ce qui reste : les larmes des mots ». Mais la poésie se cache derrière ou sous les larmes silencieuses car « Les / Larmes / Non / Pleurées / Sont / Celles / Qui / Font / Écrire » Le cri, indéniablement, traverse l’écrit de Michèle Finck. Tout à la fois Pénélope ou Philomèle, l’auteure est restée cette enfant qui ne parvenait pas à prononcer le mot « Littérature » et qui ne pouvait articuler que celui de « Luttérature », car déjà écrire, dire, relevait d’une lutte avec soi, avec les mots…

 

Michèle Finck évoque un « Corps à corps / Avec les mots / Jusqu’à ce qu’ils se tordent »… Et de défier la mort par le mot : « Écrire / Encore / Morte » et d’ériger les barricades de la révolte et de la résistance en dédiant un poème à Anna Politkovskaïa, assassinée le 7 octobre 2006 à Moscou.

Et d’achever son recueil à la fois brûlot et brûlure où « Le presque rien / est le presque tout » par cette « Neigécrire » où elle définit ainsi le « Poème / Ce / Qui / Neige / Quand / On / A / Tout / Brûlé » ou encore où elle affirme : « Celle / Qui / Neige / Même / En / Dormant / veille ». Les vers tels des flocons neigent sur la page blanche… « Celle qui neige » est « l’alchimiste des larmes » et de déclarer : « Celle / Qui / Neige/ Tient / Tête / Au / Néant ».

 

Poète de la grâce, Michèle Finck nous octroie avec « Connaissance par les larmes » une lecture purificatrice qui embellit l’âme au sens où on l’entendait au Moyen Âge. Les vers de Michèle Finck sont autant de larmes « Du divin / Qui danse / Sur l’écume »… À nous de « Faire la planche [...] » en tentant de relier le ciel à la mer, en retissant les liens de l’homme au monde dans cette verticalité de l’être qui nous permet de renouer avec la cosmicité de notre enfance.

 

 

Lien pour commander ce recueil 

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Françoise Urban-Menninger, « Michèle Finck, Connaissance par les larmes. Poèmes parus aux Éditions Arfuyen », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : N°7 | Automne 2017 « Femmes, poésie & peinture » sous la direction de Maggy de Coster, mis en ligne le 22 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/larmes-finck.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans Numéro 7
21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 11:21

 

Premier colloque 2017-2018 | I – Parcours poétiques à découvrir

 

 

 

 

Cecilia Mereiles : poète brésilienne avant-gardiste

 

 

 

Rédactrice : Maggy de Coster

Site personnel : www.maggydecoster.fr/

Site du Manoir des Poètes : www.lemanoirdespoetes.fr/

 

 

 

 

© Crédit photo :  Cecilia Mereiles, image fournie par M. de Coster.

 


 

Cecília Mereiles naît à Rio de Janeiro le 7 novembre 1901 et meurt le 9 novembre 1964 d’un cancer à soixante-trois ans. Poète avant-gardiste, elle subit l’influence des symbolistes, des romantiques baroques et des parnassiens, et est considérée comme l’un des poètes lusophones les plus importants. Journaliste, elle tenait une chronique sur l’éducation et aussi sur ses voyages en Europe et en Asie. Tour à tour professeure de Littérature luso-brésilienne à lUniversité du District fédéral et de Littérature et culture brésilienne à lUniversité du Texas, conférencière, elle obtient en 1939 le Prix de poésie Olavo Bilac de lAcadémie brésilienne des lettres pour Viagem (Voyage). Suivront d’autres prix comme le Prix Machado de Assis en 1965 ainsi que d’autres distinctions.

 

C’est en 1919 qu’elle entame sa carrière littéraire avec la publication d’un ensemble de sonnets publiés à dix-huit ans sous le tire de Spectrum. Pour elle, le rêve et la réalité sont indissociables et forment une combinaison harmonieuse. Ce qui caractérise le lyrisme de Cecília Meireles c’est la musicalité de ses vers, la contemplation dans la solitude, le silence et aussi la place faite à l’éphémère vu qu’elle a été marquée par la perte de ses parents (son père meurt trois mois avant sa naissance et sa mère alors qu’elle n’avait que trois ans) sans oublier le suicide de son premier mari, le peintre Fernando Correia Dias, et père de ses trois filles.

Orpheline de père et mère, elle est élevée par sa grand-mère qui lui inculque l’amour d’autrui, aussi dit-elle, « La dignité, lélévation spirituelle de ma grand-mère a beaucoup influencé ma façon de considérer les gens et mon regard sur la vie ».

Elle apparaît toujours souriante sur les photos, elle cultivait la joie de vivre. Elle est habitée par le sentiment douloureux de voir le monde s’engluer dans le mal, un mal qui ne lui pas inhérent et Selon elle la vie peut être réinventée et c’est ce qu’elle a tenté de faire par la poésie.

Unanimement considérée par les critiques comme une figure incontournable du modernisme brésilien, elle a une bibliographie générale foisonnante qui compte une dizaine de recueils de poèmes. Mis en musique par le chanteur Fagner, ses textes sont des classiques de la littérature brésilienne qu’apprennent les écoliers, que déclament des amateurs de poésie ainsi que feu le célèbre acteur et comédien brésilien Paulo Autran.

Passionnée par le sanskrit et le hindi, elle traduit de Rabindranath Tagore, ce qui lui valut le titre de Docteur honoris Causa de l’Université de Delhi. Elle traduit également les œuvres de Federico García Lorca, Virginia Woolf, Alexander Pushkin et Rainer Maria Rilke. Elle fonde en 1934, la première bibliothèque pour enfants à Rio de Janeiro. Depuis 1963 une école Primaire du quartier Cangaiba à São Paulo porte son nom. Évoluant en solitaire, sans se rattacher à un cénacle, elle ne rejette pas pour autant les attributs littéraires de la littérature brésilienne même si elle s’accorde une grande liberté dans le rythme et la forme.

Selon lécrivain et poète Mario de Andrade (1893-1945), « le travail de Cecília Meireles est Un paramètre de qualité comme il en existe peu dans lhistoire de la littérature brésilienne. »

En mars 2014, un hommage bien mérité lui a été rendu à Brasilia lors de la XIème Rencontre Internationale des Femmes Écrivains, présidée par Nazareth Thunoli, à laquelle nous avions été conviée.

***

Les deux poèmes ci-dessous sont traduits et insérés ici pour illustrer notre propos. 

 

 

© Crédit photo : image de la version originale du poème & de C. Mereiles, fournie par M. de Coster.

 

 

"Versets I", in Cantiques, traduit de l’espagnol par Maggy DE COSTER (NB. la version originale du poème est écrite en portugais) :

 

 

Peu importe que tu n’aies pas de Patrie.

Ne divise pas la Terre.

Ne divise pas le Ciel.

N’arrache pas à la mer des morceaux.

N’abuse de rien.

Élève-toi.

Que toutes les choses soient tiennes.

Que tu atteignes tous les horizons.

Que ton regard fixant tout,

Te mette dans tout,

Comme Dieu.

 

Cecília MEREILES

 

***

 

© Crédit photo : C. Mereiles, organisatrice de la Rencontre Nazareth Thunoli et Maggy de Coster dans la Rencontre Internationale des Femmes écrivains au Brésil en mars 2014,  

image fournie par M. de Coster.


 

 

Ce poème "Guerre" est traduit en français par Maggy DE COSTER à partir de la traduction en espagnol fournie par l’organisatrice de la Rencontre Nazareth THUNOLI lors de la XIème Rencontre Internationale des Femmes écrivains à Brasilia en mars 2014 :

 

 

Guerre

 

 

Il y a tant de sang

que les fleuves se détournent de leur rythme,

l’océan délire et repousse son écume rouge.

Il y a tant de sang que la lune elle-même se lève,

effroyable, errant en des endroits tranquilles,

somnambule aux halos rouges,

le feu de l’enfer dans ses cheveux.

Il y a tant de morts que les visages eux-mêmes,

côte à côte, ne se reconnaissent pas

et les morceaux de corps sont là

comme des épaves sans emploi.

II y a tant de morts que les âmes seules

formeraient des colonnes, ...

et atteindraient les étoiles.

Et les machines aux entrailles béantes,

et les cadavres encore armés,

et la terre avec des fleurs qui brûlent,

et les fleuves effarés, zébrés comme des tigres,

et cette mer folle pleine d’incendies

et de naufrages,

et la lune hallucinée de tout ce dont

elle a témoigné,

et vous et nous, indemnes,

pleurant sur les photos,

tout n’est qu’échafaudages –

parmi les temps longs,

rêvant d’architecture.

 

Cecília MEREILES

 

***

 

Pour citer ce texte

 

Maggy de Coster (texte, traduction & images), « Cecilia Mereiles : poète brésilienne avant-gardiste », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Premier colloque international & multilingue de la SIÉFÉGP sur « Ce que les femmes pensent de la poésie : les poéticiennes », mis en ligne le 21 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/cecilia-mereiles-avant-gardiste.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans colloques en ligne
21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 09:31

 

S'indigner, soutenir, hommages, lettres ouvertes

                                                 

 

 

 

Mère nourricière, cesse tes colères

 

 

 

Dina Sahyouni

 

 


Crédit photo : Médaillon de Gaïa en Déesse mère Isis du IVe siècle, domaine public, image trouvée sur Wikipédia

 

 

 

La terre tremble, le silence s'envole – tel l'oiseau pourchassé – des tumultes déchirent la terre, la mer, Gaïa tremble au Mexique, détruit les biens et les êtres, sa colère fait frissonner les humains.

Terre chérie, tu charries des milliers de débris, enceinte de tes incessantes colères, tu nous terrorises pauvres créatures. Ô mère Gaïa, rendors-toi à nouveau, oublie-nous durant des années, des siècles.

Mère nourricière, cesse tes colères, accorde-nous encore ta confiance et nous rebâtirons ensemble Mexico et les villes ravagées par toi, les ouragans, les cyclones et les typhons. Saint-Martin se relève à peine, Irma tourillonne au loin, mais Maria avale Jose et tourmente la Guadeloupe...

 

 

Que faire de ces jours noirs

où les humains semblent voués au désespoir ?

remplis tantôt d'amertume des guerres,

tantôt des désastres venus des mers

aigris tantôt par leurs mesquineries

affaiblis souvent par leurs furies

Terre-mère, au-delà des mers, des océans

et des caravanes des opprimé-e-s d'Orient

rendors-toi encore, rendors-toi encore

et nous reconstruirons ensemble des sorts

meilleurs pour nos semblables honni-e-s

aux quatre coins de cette planète bénie

et garderons les tombes des victimes fleuries.*

 

 

* Ce poème improvisé est un hommage aux 

  • victimes des catastrophes du mois de septembre 2017 (le tremblement de terre au Mexique, les ouragans et cyclones partout dans le monde)
  • opprimé-e-s et réfugié-e-s en Asie.

 

Improvisation du 20 septembre 2017

 

***

 

Pour citer ce poème


Dina Sahyouni, « Mère nourricière, cesse tes colères », Le Pan poétique des muses|Revue féministe, internationale & multilingue de poésie entre théories & pratiques : Lettre n°11, mis en ligne le 21 septembre 2017. Url : http://www.pandesmuses.fr/2017/9/mere-coleres.html

 

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Le Pan poétique des muses - dans La Lettre de la revue LPpdm

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